Lectures de Mai

Lectures de mai

Lectures diverses et variées de ce mois-ci :

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Un conte : La petite poule rousse et le renard russe de Maud Riemann aux éditions Bilboquet (2005)

Un conte traditionnel. La petite poule  vit seule, mais elle a beaucoup d’amis. Elle est très gentille et n’hésite jamais à rendre service, à recoudre ou raccommoder ce qui a besoin de l’être. Le renard, qui a faim, va se servir de la gentillesse de Maroussia pour essayer d’en faire son déjeuner… L’histoire est amusante, mais ce qui est encore plus chouette, ce sont les illustrations. Ce sont des collages et on a vraiment une impression de 3D, c’est très réussi !

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Lectures de maiUn album : La maison de J. Patrick Lewis et Roberto Innocenti chez Gallimard (2010)

C’est une très jolie poésie, dans laquelle une maison nous raconte sa vie. Construite en 1656, une année de peste nous dit-elle, elle traverse les siècles, tombe en ruines puis renaît, différente mais pas forcement plus belle…

Chaque double page illustrée est à la fois identique (c’est la même maison, le même endroit) et en même temps très différente selon les saisons et le temps qui passe.

Un album découvert parce que je cherchais d’autres livres de Roberto Innocenti dont j’ai lu récemment le très effrayant « La petite fille en rouge » (un détournement du Petit Chaperon Rouge).  A découvrir pour ses splendides illustrations !

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Une bd : Le Lectures de maibeau voyage de Springer & Zidrou chez Dargaud (2013) – Ado/Adulte

Un beau voyage, c’est ce qui attend Léa. Depuis toujours Léa cherche sa vie. Elle en bricole une, entre rébellion et provocation. Mais un jour, son père meurt. Alors Léa part sur les traces de son passé. Elle y trouvera une raison de vivre.

Une histoire triste, touchante et émouvante, mais je n’ai pas vraiment aimé les illustrations et du coup, je l’ai lu très vite, trop vite sans doute…

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Un p’tit dernier ? Didgeridoo de Frédéric Marais aux éditions des Fourmis Rouges (2014) Lectures

Au début du monde, il y avait si peu d’espace entre le ciel et la terre que les hommes devaient se tenir à quatre pattes et ramper pour se déplacer. Mais un jour, un garçon trouve un morceau de bois bien droit et solide et décide de l’utiliser pour repousser le ciel de toutes ses forces.

J’ai beaucoup aimé l’histoire, très belle, un genre de légende aborigène sur les débuts de la terre. J’ai eu un peu plus de mal avec les couleurs, juste un bleu très sombre et un rouge orangé avec quelques touches de blanc. On se croirait presque dans un volcan ! Une ou deux comme ça, je trouve ça beau, tout un album, ça a un côté « agressif » (le mot est mal choisi, je ne sais pas trop comment expliquer l’effet que ça me fait !) Lectures

Boule à zéro 2 Le gang des crocodiles – Zidrou

Bande dessinée jeunesse

Boule à Zéro

Tome 2 :
Le gang des crocodiles

 Zidrou
Serge Ernst

Bamboo, Janvier 2013
978-2-81892-206-4, 10,90€

 Boule à zéro, c’est le surnom d’une petite fille, dans les couloirs de l’hopital La Gaufre. Zita est atteinte d’une leucémie. D’entrée le décalage entre la maladie et l’humour donne le ton de cette bande dessinée.

Zita dans ce deuxième tome va vivre une aventure haute en couleur, qui débute avec les contes de Mama Kigali. Des contes qui entraînent enfants et adultes au coeur de l’Afrique, avec de dangereux crocodiles. Des contes qui redonnent espoir à cette bande d’enfants hospitalisés… Et s’il suffisait de toucher la queue d’un crocodile pour guérir ? Quand une exposition de reptile passe par là, les enfants n’hésitent pas à faire le mur !

Des événements tirés par les cheveux mais qui donnent le sourire tant les situations sont cartoonesques. Les gags sont plus prévisibles et attendus que dans le premier tome, mais cela reste bourré d’humour une vraie force avec ce thème dur des enfants malades. L’intrusion des personnes âgées dans le scénario apporte aussi de nombreux gags et une dimension familiale à un milieu qui en manque un peu.

Les dessins de Ernst sont vraiment à saluer car ils apportent beaucoup à l’humour et l’aspect enfantin de cette bande dessinée. Les couleurs claires créent une ambiance apaisée qui sonne juste et apporte beaucoup de réalité à l’ensemble.

Une vraie réussite malgré une histoire farfelue car on se plonge dans l’intimité d’un service pédiatrique hospitalier avec tout ce qu’il compte de destins tragiques mais surtout de vie et d’amour! Un regard optimiste et enfantin mais résolu!

+ Serge Ernst, un auteur engagé contre le cancer

+ le site de l’association sur 2000bd.org

+ lire un extrait

+ la bande annonce

+ mercredi BD