Des albums pour les petits [Tituce]

Une nouvelle participation de Tituce au Challenge Je lis aussi des albums, avec 4 albums pour les petits !

Cherche la petit bête

de Delphine Chedru 

Naïve, 2008
9782350211473 – 14 €

Un livre qui a attiré mon attention avec son titre.
Puis en le feuilletant j’ai adoré le graphisme des illustrations : des formes géométriques faisant penser à des œuvres contemporaines.
Et je me suis laissée prendre au jeu en lisant les textes très simples qui nous invitent à chercher les petites bêtes sur chaque page. Chacune d’elle est accompagnée d’une petite « intrigue ». Mon œil d’adulte a mis du temps à trouver certaines bêtes.
Mon asticot de 3 ans qui adore chercher des détails dans les livres, est tombé raide dingue de ce livre. Son œil est beaucoup plus aguerri que le mien. Et les formes géométriques ne trompent pas son petit oeil. Il connaît par cœur l’emplacement de chaque bête, mais ne se lasse pas.
Super avantage : il peut le regarder et prendre beaucoup de plaisir seul. Les textes sont simples et son grand frère peut lui lire aussi.
Chaque adulte sollicité pour la lecture de ce livre, s’est laissé prendre au jeu et surtout à la curiosité!
Nous avons adoré ce livre à l’esthétisme superbe.

+ Sur le site de l’éditeur Naïve

Grosse Colère 

de Mireille d’Allancé 

École des Loisirs, 2000
9782211073455, 5,60€

Un livre qui nous a drôlement aidé à communiquer sur la colère avec notre enfant. Il fait parti de ma bibliothèque idéale!
L’histoire d’un petit garçon qui est en colère et que son papa envoie dans sa chambre.
Le visuel et le texte sont vraiment explicites. On découvre comment la colère monte au cœur de ce petit garçon, comment elle s’exprime.
Je n’ose vous en dire plus, Je préfère vous laisser le plaisir de découvrir l’illustration de cette colère en découvrant ce livre. Comment elle éclate et comment elle s’apaise.
Ce livre est un vrai support pour permettre à un enfant colérique de s’exprimer sur le sujet. Mais à l’inverse ce livre nous a beaucoup servi à rester calme avec nos enfants en leur parlant de notre colère qui montait! Et donc de désamorcer des conflits. L’image du livre était beaucoup plus efficace qu’un: « Attention je vais m’énerver! »
Je ne suis pas totalement séduite par le style des illustrations, mais ce qui importe dans ce livre pour moi c’est vraiment le message. Et là, l’efficacité y est.

+ Sur le site de l’éditeur

C’est ma Journée ! 

de Anne Sol 

Les Éditions de la Bagnole, 2012

Un joli imagier cartonné pour les plus petits.
Un livre qui parle de la journée de l’enfant, illustrée de magnifiques photos d’Anne Sol. La créatrice de ce livre photographie sa fille dans chaque instant qui rythme la journée de l’enfant. La photo fait le focus sur les objets quotidiens et je trouve le style vraiment sympa. L’enfant reconnaît très bien les objets et s’y identifie complètement. La page de gauche met l’objet en situation et la page de droite illustre l’objet dans un cadre coloré. Une phrase simple pour nommer cette étape de la journée avec le mot clef en couleur. J’adore! De plus mon fils de CP peut facilement le lire à son petit frère.
Plein de couleurs, de gaîté et de peps dans ce livre qui parle aussi de papa et de maman!
J’aime les imagier photo. Et je trouve celui ci d’une grande qualité. Les photos sont d’une très grande qualité et dégagent énormément de bonheur!
C’est une vrai découverte (merci à La mare aux mots ), j’aurais aimé rencontrer ce livre plus tôt et compléter la collection:
– C’est à moi !
– C’est ma couleur !
– C’est le contraire !
– C’est les vacances !
Mon loulou de 3 ans est tombé amoureux de ce livre, qu’il vient me lire à sa manière!

+ Sur le site de l’éditeur

Grosse Légume

de Jean Gourounas 

Édition Le Rouergue, 2003

 

Comment montrer une autre image du légume à son enfant ?
Un livre qui fait l’apologie du légume avec humour, jeux de mots, onomatopées.
Les illustrations sont colorées et réalistes.


Un petit ver dévore les légumes les uns après les autres en rencontrant quelques déboires. L’enfant suit avec son doigt l’aventure du ver en apprenant le nom des légumes et en les découvrant les uns après les autres. Il est très drôle, rôte, pète, cri …
C’est aussi une manière de suivre la chaîne alimentaire.
On s’amuse dans ce livre à découvrir les légumes et leur nom. Un vrai support pour les enfants qui ont du mal avec les légumes.
Une fin surprenante.

Mes enfants se régalent avec se livre qu’on lit et relit en boucle.

+ Participation de Tituce au challenge Je lis aussi des albums
cadeaumaestro

De l’amour dans les albums #1 [Tituce]

Je laisse aujourd’hui mon blog à Tituce, qui dans le cadre du challenge Je lis aussi des albums 2014 commence à prendre un peu d’avance sur le thème de février et vous offre ainsi pleins de belles idées pour préparer notre rendez-vous, qui je le rappelle sera le samedi 1er février ! 

 

Georges le dragon

de Geoffroy de Pennart 

L’École des Loisirs, 2011
Lutin poche € 5,60
Kaléidoscope € 13,20

Ahhhh l’amour, l’amitié … 2 notions si complexes et si proches!

Ce livre est bien écrit avec des illustrations comme j’aime, c’est-à-dire représentatives, mais avec un style et de jolis détails à chaque page. D’ailleurs la page interne est faite avec des esquisses au crayon, du personnage de Georges!
Le thème est très bien choisi pour attirer les enfants. Il mixte avec une princesse, un chevalier, un dragon.
J’ai d’ailleurs été attiré par cette histoire avec un titre de dragon, pour mon chevalier fan de dragon. Mais rien à voir avec des histoires de batailles ou de « testostérone »! Un simple récit, qui oscille entre cœur brisé, amour et amitié! Et dans lequel nous nous sommes laissés transporter.
Loulou s’est vite identifié. On a le cœur qui bat avec celui du dragon. On bombe le torse avec lui, On est triste avec lui. On espère avec lui … On a qu’une envie, c’est de tourner la page pour savoir ce qui va se passer.

Une partie de l’histoire me fait penser à Barbapapa qui cherche à trouver sa place dans ce monde. Tout comme Georges le Dragon, c’est un personnage hors-norme surtout par la taille. Pas d’inquiétude, ce n’est pas du Barbapapa!

Je reprocherais l’écriture qui est entre calligraphie et imprimerie et ne facilitera pas la lecture seul, par mon CP de loulou.
On peut retrouver Georges, dans un autre opus : « La princesse, le dragon et le chevalier intrépide »

Le grand amour de Bô l’ourson 

de Claire Clément
illustré par Éric Gasté 

Bayard, 2007
les belles histoires des touts petits

J’aime beaucoup la collection « les belles histoires des touts petits » de chez Bayard. Les histoires sont vraiment chouettes. Les livres sont une vraie transition entre le livre cartonné et le livre papier. En effet, les pages sont fines mais plastifiées, donc assez solides pour résister aux petites terreurs lorsque maman à le dos tourner. Le petit prix de cette collection est aussi un atout

Ici, on parle d’amour. De l’amour inconditionnel du petit ourson Bô pour sa maman.
Même quand maman veux que Bô coupe un peu le cordon, car il est grand maintenant. L’amour de l’ourson reste aussi grand.
Bô se trouve face à un obstacle insurmontable à ses yeux. La grande rivière qu’il doit traverser pour retrouver sa maman. Il est désespéré et très triste. Il ne s’en sent absolument pas capable. Mais un loup s’approche de sa maman de l’autre côté de la berge ! Sans s’en apercevoir Bô trouve du courage poussé par son amour filiale et traverse cette rivière. Quelle fierté! Le loup a fui la raclée de maman ours.
L’ourson s’est dépassé par amour et sa maman est si fière de son fils si courageux. Oui ça dégouline de sentiment, mais des sentiments à hauteur des touts petits et de nos cœurs qui dégoulinent d’amour pour nos enfants !

C’est un joli livre qui montre à l’enfant qu’on peut déplacer des montagnes, même lorsqu’on est découragé. On est capable de choses qu’on n’ose imaginer.

J’ai eu l’occasion de rencontrer Claire Clément et j’ai totalement adhéré à son discours : les enfants dans ce monde si difficile ont besoin de retrouver confiance en eux et de réaliser leur rêve. Elle s’efforce dans son écriture de revaloriser les valeurs telles que l’amour, le courage … Ses récits pour les touts petits sont simples afin que l’enfant s’identifie totalement au petit héros.

+ De la même auteure, pour les plus grands : Sami,Goliath  Oscar, Ousmane, et les autres

La cuillère amoureuse

de René Gouichoux
illustré par Catherine Proteaux-Zuber 

Bayard, 2009
les belles histoires des touts petits

J’aime toujours autant cette collection. Il faut dire que petite, j’étais abonnée aux Belles Histoires et que j’y retrouve tout ce que j’aimais enfant. Mon fils de bientôt 7 ans, commence ses premiers émois et il adore cette histoire.

En tant que maman, j’aime que ce soit une fille avec son papa, qui prennent le petit-déjeuner. J’adore les livres qui parlent des papas. La petite fille commence a raconter qu’elle a un amoureux à son papa. Mais celui-ci est dans son journal. Situation mille fois vécue par les enfants, lorsqu’ils parlent à leurs parents, qui ont toujours mille et une autres occupations. Du coup elle entend une petite voix et se retrouve face à la petite cuillère sur la table du petit-déjeuner.

La petite cuillère ne sait pas qui lui a offert une fleur et qui est son amoureux. Marine, la petite fille va l’aider à « enquêter ». Elles interrogent le bol, le sucre, le verre, sans succès. Mais l’amoureux se dévoile timidement. Et Marine retrouve son papa qui a fini le journal. Celui-ci la questionne sur ce prétendant. Car les parents, mine de rien, restent attentifs à leur enfant.
Dans ce livre, on parle d’amour, de timidité amoureuse et des parents occupés, qui savent écouter leur enfant.
On aime beaucoup les illustrations. Les deux « humains » sont des dessins très simples et les objets ressemblent à des photos, et sont donc très réalistes. On aime beaucoup ce contraste.

Un joli petit livre pour les jeunes amoureux. J’avoue, il nous permet d’aborder le sujet plus facilement.

Le Prince et la Charmante Sorcière

de Florence Vandermarlière
 illustré par Marion Piffaretti
 

Editions Lito, 2009

Un format un peu poche, couverture souple, avec un prix bien sympathique.

C’est une histoire de prince charmant atypique, fini les jolies princesses gnangnans ! Des illustrations assez simplistes ou le crayon agrémente une robe en papier journal, une colline en tissus écossais, une prairie en tapisserie à fleurs, un sapin en tweed… j’aime ce côté un peu kitsch !

Ce conte totalement moderne, casse tous les codes des contes classiques. C’est le prince Charmant qui est dans son château et s’ennuie ! C’est sa maman qui veut le marier. Mais aucune des princesses prétendantes n’est aussi bien que sa mère la reine. Il fuit alors en pleine nuit et rencontre « une véritable sorcière, pour la première fois de sa vie ». Une femme si différente de sa mère !
La sorcière s’exprime avec des mots qu’aiment les enfants : « sacrebleu de scrogneugneu » – « sacrebleu de yapalfeu » … La sorcière est finalement si originale et différente de la reine, que Charmant veut en faire sa femme.
Il l’impose, se marie, entouré de la cours, des fantômes et des squelettes et part vivre au fond de la forêt dans un manoir.

On aime la modernité de ce conte et de ses illustrations. On déplore juste la rapidité du coup de foudre et du mariage qui suit. On aurait aimé un peu plus de « débats » pour imposer son amour et son mariage.

Une très jolie découverte résolument moderne.

Un de mes superbes coup de coeur de la bibliothèque des loulous :

La boite au trèsor

de Michel Escoffier
 illustré par 
Éléonore Thuillier 

Éditions Kaleidoscope

Tout d’abord ce livre nous parle d’un trésor, mes garçons, petits pirates en herbe se laissent emporter par l’histoire.
Et l’histoire nous transporte, nous, dans la dure loi de notre monde d’adulte rempli d’égoïsme. En effet personne ne veut aider le pauvre petit Suricate à récupérer ce trésor. Mais heureusement celui est très malin et par des ruses très drôles réussit à convaincre les autres animaux. Et lorsqu’il arrive à récupérer le trésor, personne n’y trouve ce qu’il espérait. Ni le suricate, ni les animaux, ni mes loulous! Mais il découvre un trésor encore plus beau.

J’adore les valeurs de ce livre, hyper complet. On y retrouve de l’humour, des illustrations magnifiques (pleines de petits détails pour les plus grands aussi). On y traite de beaucoup de choses au niveau des enfants : l’entraide, l’égoïsme, l’amitié, et surtout même même s’ils n’ont pas ce qu’ils espéraient, on peut découvrir de très belles choses ! Dans notre société consommatrice, je trouve ce sujet très intéressant. Bref, un livre qui amène à de nombreuses discussions.

Un petit bijou.

Kinderzimmer – Valentine Goby [par Cécile]

Aujourd’hui voici l’avis de Cécile W. qui participe au challenge de la rentrée littéraire. Cécile n’ayant pas de blog publiera ses avis sur le groupe facebook ainsi qu’ici, afin que tout le monde puisse les lire! N’hésitez pas à lui laisser des commentaires, peut être que cela l’incitera, comme Sophie, que vous avez pu découvrir dimanche, à ouvrir son propre blog ;)

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Roman adulte
Rentrée Littéraire 2013

Kinderzimmer

Valentine Goby

Actes Sud, août 2013
9782330022600, 20€

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Thèmes : Seconde guerre mondiale, maternité

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1944. Mila, résistante, est arrêtée et déportée à Ravensbrück au moment même où elle se découvre enceinte. Sur les conseils de l’infirmière lors de la visite médicale, elle décide de cacher sa grossesse autant que possible. Dans le blok, au milieu des maladies, de la faim, des actes de résistance et du marché noir, la solidarité s’organise autour d’elle et de son enfant à naître, qui rejoindra par la suite la chambre des enfants.

Encore un livre sur la Seconde guerre mondiale ? Oui, mais pas un livre de plus selon moi : un livre à part. Quel talent, quelle jolie plume faut-il pour tirer de cette noirceur, de cette horreur, un roman aussi beau et plein d’une émotion qui ne soit pas tire-larmes… Valentine Goby ne nous épargne rien de la maladie et de la puanteur, des coups et de la mort ; de la survie de ces milliers de femmes qui, dans une promiscuité inimaginable et confrontées à la faim et aux travaux qui, on le sait, les font mourir à petit feu, se raccrochent au moindre espoir, à un repas évoqué à défaut d’être consommé, aux souvenirs qui illuminent autant qu’ils peuvent faire désespérer.
« Encore » un roman sur ce sujet, mais qui nous permet de découvrir une réalité encore fort méconnue (pour ma part) malgré tout ce que l’on a pu voir et lire déjà : celle de la chambre des enfants, de ces femmes qui arrivaient dans ce lieu de mort en portant la vie.
C’est un superbe roman que j’ai terminé hier matin, mon fils de 14 mois endormi sur mon ventre après un xième réveil nocturne, prenant pleinement conscience de la chance qui est la mienne d’être réveillée par lui, de pouvoir dormir près de lui, l’allaiter autant qu’il le souhaite, sans craindre d’avoir à compter les jours qui nous sont offerts.
J’ai découvert Valentine Goby avec ce titre, nul doute que je m’empresserai de rechercher les autres!
J’ajouterais, en tant qu’enseignante, que c’est un roman nécessaire, parce que nos élèves semblent de plus en plus oublier que tout cela n’est pas qu’une fiction. Un roman qui me semble une très belle occasion pour une exploitation conjointe en français/histoire, dans le cadre d’un travail sur la Seconde guerre mondiale.

Cécile W.
Challenge 1% Rentrée Littéraire 1/6

Kinderzimmer – Valentine Goby [invité]

Aujourd’hui voici l’avis de Sophie M. qui participe au challenge de la rentrée littéraire. Sophie n’ayant pas de blog publiera ses avis sur le groupe facebook ainsi qu’ici, afin que tout le monde puisse les lire! N’hésitez pas à lui laisser des commentaires!

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Roman adulte
Rentrée Littéraire 2013

 

Kinderzimmer

Valentine Goby

Actes Sud, août 2013
9782330022600, 20€

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Thèmes : Seconde guerre mondiale, maternité

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La chambre des enfants … ou l’histoire d’une mère courage sur fond de seconde guerre mondiale et de camp de concentration.

« En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille femmes. Sur ce lieu de destruction se trouve comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Dans cet effroyable présent une jeune femme survit, elle donne la vie, la perpétue malgré tout. Un roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l’Histoire n’a pas encore eu lieu, et qui rend compte du poids de l’ignorance dans nos trajectoires individuelles. »

Kinderzimmer est une de ces lectures qui laisse des traces , qui vous poursuit et vous invite à repenser ce que vous venez de lire.

Ce roman est une petite perle littéraire ni plus ni moins. L’auteure connait son sujet et le maîtrise parfaitement, lui permettant ainsi de nous livrer des personnages « vrais et sincères ». Pas besoin d’en faire trop, pas besoin de détails sordides ou de romance facile. Non, rien de tout ça uniquement de l’humain, de l’authenticité et de la simplicité pour cette écriture fluide qui vous agrippe sans vous laisser repartir. L’émotion est présente, les faits sont là et tout se combine à merveille, vous emporte sans verser dans le larmoyant. Kinderzimmer est le récit d’un drame humain (le camp de Ravensbruck), mais aussi un récit plein d’espoir et de force accessible à tous (du « simple lecteur » à l’étudiant en passant par l’amateur d’Histoire).

Je qualifierai ma première lecture de cette rentrée littéraire comme étant une petite perle ou une vraie claque … au choix … Quant à moi, j’ai découvert cette auteure avec cet ouvrage et n’ai qu’une envie : découvrir le reste de son univers livresque.

Sophie M.

Challenge 1% Rentrée Littéraire 1/6