Notre Jack de Michael Morpurgo

Notre Jack est un roman illustré tout en douceur sur les espoirs et les rêves d’un jeune homme en 1915…

Roman illustré pour la jeunesse
à partir de 9 ans

Notre Jack
de Michael Morpurgo

Gallimard Jeunesse, septembre 2018,
ill., 72 pages, cartonné,
illustrations de David Gentleman,
12 euros.
Disponible en numérique (8,49 euros).

Thèmes: paix, espoir, première guerre mondiale, mémoire

 

Présentation de l’éditeur:

Michael et son grand frère Otto ont toujours vu chez eux un casque militaire semblant venir d’une autre époque. Jouet, mangeoire pour les poules, corbeille à fleurs… au fil du temps, l’objet est entré dans le quotidien de la famille.

Jusqu’au jour où Michael découvre qu’il a appartenu à leur arrière-arrière-grand-père, «notre Jack», mort sur le champ de bataille en 1915. Les deux frères décident alors de rendre un hommage vibrant à leur aïeul, acteur mordu de théâtre et de poésie, et fou amoureux de sa chère épouse, Ellie.

 

Tout comme pour «Le plus grand peintre du monde», étant donné qu’il s’agit de la même collection, cet album à couverture rigide est magnifiquement illustré.

C’est une histoire touchante que nous raconte l’auteur qui semble être dans son élément lorsqu’il s’agit de narrer et de romancer des faits historiques. Si le récit commence sur un ton léger, au fur et à mesure que le personnage principal (un jeune garçon pacifiste qui tient la guerre en horreur) découvre le passé de son aïeul, ce dernier est véritablement chamboulé.

La vision de la guerre de Michael et d’Otto va donc évoluer pour arriver à un consensus entre les deux frères. En effet, il n’y a pas plus opposés que ces derniers; Otto est passionné par les guerres et joue au soldat à longueur de journée tandis que Michael passe son temps à répandre des signes de paix à travers la maison.

Par hasard, Michael va faire une découverte importante, de celles qui changent une vie.

J’ai beaucoup aimé ce roman illustré tout en finesse et en pudeur. Grâce au ton employé par Michael Morpurgo, nous plongeons dans ce que l’on a nommé autrefois «la guerre fraîche et joyeuse» à travers le journal intime d’un jeune homme féru de théâtre, grand admirateur de Shakespeare.

~Melissande~

 

+ Le site de l’illustrateur David Gentleman (ce monsieur a tout de même 88 ans!)

+ Le site de l’éditeur

+ les articles de Sophie sur d’autres romans de Michael Morpurgo traitant également de la guerre: Cheval de guerre , Soldat Peaceful et La trêve de Noël

 

Le plus grand peintre du monde de Michael Morpurgo

le plus grand peintre du monde

Une rencontre magique, magnifiquement illustrée!

Album pour la jeunesse dès 8 ans

Le plus grand peintre du monde

de Michael Morpurgo

Illustrations de François Place

Gallimard jeunesse, 2018,
64 pages ill., cartonné,
13 euros, disponible au format numérique (pdf 8,49 euros).

Thèmes : art, amitié, enfance.

 

Présentation de l’éditeur: Yannick se souviendra longtemps de ces vacances dans le sud de la France: la gentillesse de sa tante, l’auberge animée de son oncle, les beaux yeux de sa cousine Amandine, les douces collines si chères au héros de sa mère, le peintre Cézanne…

Et tandis que la Provence capture le cœur du jeune garçon, Yannick ressort grandit de son séjour rempli de rencontres et de nouvelles expériences.

 

Mon avis

Avec «Le plus grand peintre du monde», Michael Morpugo nous conte la rencontre d’un jeune garçon avec un monstre sacré de la peinture d’une manière très poétique. Dès le départ le décor est mis en place et se fait complice des événements. En effet, comment ne pas être dans l’ambiance lorsque l’auteur décrit toutes les beautés des paysages de Provence… L’histoire est simple mais touchante et Yannick est un jeune garçon très attachant. Ce livre est idéal pour les jeunes lecteurs car Michael Morpurgo utilise des mots et des structures de phrases adaptées à un plus jeune public.

 

L’objet livre est très beau, j’apprécie énormément le travail de François Place. Ses illustrations collent parfaitement au récit et nous offre un voyage au cœur du sud de la France. C’est la première fois que je lis un livre de Michael Morpurgo bien qu’il soit déjà très connu pour «Cheval de guerre» (d’ailleurs adapté au cinéma par Steven Spielberg en 2011) et «Soldat Peaceful».

~Melissande~

 

+ le site de l’éditeur

+ le site de l’illustrateur

+ la présentation du livre cheval de guerre ainsi que l’avis de Telerama sur le film

+ la présentation du livre Soldat Peaceful

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Memorex de Cindy Van Wilder

Véritable pépite, Memorex est un  vrai coup de cœur!

 

Roman fantastique pour adolescents dès 13 ans

Memorex

de Cindy Van Wilder

Editions Gulf Sream, mai 2016
17 euros. Existe en ePub

 

Thèmes: liens du sang, attentat, deuil, renaissance.

 

 

Présentation de l’éditeur: « 2022. Cela fait un an que la vie de Réha a basculé. Un an que sa mère est morte dans un attentat contre sa fondation, Breathe, qui promeut un art contemporain et engagé. Un an que son père, un scientifique de génie, ne quitte plus Star Island, l’île familiale. Un an qu’Aïki, son frère jumeau, son complice de toujours, s’est muré dans une indifférence qui la fait souffrir. Le jour de ce sinistre anniversaire, la famille est réunie sur l’île: c’est le moment de lever les mystères, les tabous, les rancœurs que Réha ressasse depuis un an. Au cœur de l’énigme: Memorex, la multinationale pharmaceutique de son père, ainsi que ses expérimentations sur la mémoire. Des expérimentations qui attisent les convoitises de personnages puissants et sans scrupules, prêts à tout pour accomplir leurs rêves les plus fous. »

 

Depuis «Les Outrepasseurs», le talent de Cindy Van Wilder n’est plus à démontrer. C’est avec joie que j’ai découvert «Memorex». L’intrigue se situe bien loin de l’univers de sa première saga mais on retrouve la plume poétique et le style un peu mélancolique de l’auteur. Préparez-vous à une histoire atypique où les mensonges et les trahisons jalonnent un récit empli de suspense. Vous ne reprendrez votre souffle qu’à la toute fin…

 

Avec Memorex, le bien et le mal n’existent plus. La frontière entre l’humain et l’inhumain s’amenuise jusqu’à permettre un acte contre nature. Seul compte le désir de vaincre enfin une vieille ennemie. Je n’en dirai pas plus au risque de vous dévoiler l’élément clé de l’intrigue, ce qui serait vraiment dommage car c’est ce qui fait en partie la force de ce roman. Les personnages sont tous attachants à leur manière et même si certains doivent se reprocher certains actes irréversibles, leurs motivations sont bien humaines. A travers cette œuvre, Cindy Van Wilder peint les faiblesses humaines avec une grande acuité et nous démontre qu’en définitive non, nous ne sommes pas tous égaux devant la mort. Une fois de plus, l’auteur a réussi à me charmer grâce à un univers fantastique original.

 

A un certain moment de l’histoire, nous suivons les pensées d’Aïki. C’est le personnage qui m’a le plus bouleversée. Il est au centre de l’intrigue et apporte au récit son lot de révélations. Dans «Memorex», nous retrouvons le thème de la dualité si cher à l’auteur. Cindy Van Wilder parvient avec habileté à décrire une palette d’émotions avec des mots qui sonnent justes. J’ai passé un très bon moment de lecture et je vous conseille vivement ce roman.

 

~Melissande~

 

+ Biographie de Cindy Van Wilder

+ d’autres avis de lecteurs sur le blog de l’auteur

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Les cailloux d’Eléa Dos Santos

Que faire des pierres que l’on nous jette?

Album illustré (sans texte)

 Les cailloux

d’Eléa Dos Santos

Editions Chandeigne, octobre 2018
32 pages -12,90 euros

Thèmes : différence, les liens d’amitié, le pardon

***

Présentation de l’éditeur: « Un récit simple et sans mots, sur les aléas de la vie d’un petit être sociable et naïf qui n’est pas de la même couleur que ses voisins. Que faire des pierres que l’on nous jette? Telle est la question posée par ce petit bonhomme violet, qui, avec ses gestes, nous montre comment il choisit de se construire, de se lier avec l’autre, d’accueillir et de pardonner. »

 

Cet album très coloré raconte (mais sans mots) l’histoire touchante d’un petit être en mal d’amis qui tente maladroitement de créer des liens. Au début de l’histoire, le protagoniste est seul mais au fur et à mesure de ses rencontres, la situation va évoluer…

Eléa Dos Santos nous offre une oeuvre dépouillée car il n’y aucun décor mais le visuel n’en est pas moins intense et la découverte est loin d’être ennuyeuse. En effet, grâce à des tons très colorés, ces personnages attirent le regard et l’on est curieux de savoir comment cela va se terminer. Malgré l’hostilité qu’éprouvent les autres personnages à son encontre, le petit homme violet est persévérant. Il a beaucoup de qualités et ces dernières seront une véritable force dans son apprentissage de la vie en société. Car comment entrer en relation et se faire aimer quand on est différent? Telle est la question que se pose notre petit homme et il finira par trouver la réponse.

C’est la première fois que je parcours un album composé uniquement d’illustrations et je dois dire que cela m’a convaincu car le message passe très bien sans que l’on doive mettre obligatoirement des mots. Une belle découverte donc que je vous recommande.

 

+ Vous trouverez plus d’informations sur le site de l’éditeur

+ il faut savoir que « Les cailloux » a été sélectionné pour figurer parmi les pépites du SLPJ.

 

~Melissande~

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