Passionnée de lecture depuis plus de... 45 ans !! Je recherche un poste en médiathèque à partir du 1er janvier 2020 (Région Bretagne)

Sex story – La première histoire de la sexualité en BD

storyL’histoire du sexe des origines à nos jours
BD 15+

Sex story

La première histoire de la sexualité

en BD

Philippe Brenot & Laetitia Coryn

Les Arènes BD (2016)

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Présentation de l’éditeur : Tout ce que les livres d’Histoire n’osent pas raconter. Sex story dévoile la grande histoire du sexe et de l’amour.

Quand le premier couple est-il apparu ? D’où nous vient la pudeur ? L’érotisme ? Et l’amour, cette grande affaire des humains ? Avez-vous déjà entendu parler des grandes fêtes sexuelles de l’Antiquité ? De l’importance du microscope dans la répression de la masturbation ? Vous séchez ? Pas d’inquiétude !

Retraçant l’évolution des mœurs sexuelles en Occident des origines à nos jours, cet ouvrage est fait pour vous. Sex Story met à mal le tabou du sexe pour proposer un éclairage neuf. Mêlant rigueur historique et narration ludique, ce récit passionnant met les pieds dans le plat.

Fruit défendu, sexualité des dieux, éveil des sens, devoir conjugal… Mais aussi comportements sexuels méconnus de personnages pourtant incontournables, des excentricités de Cléopâtre à l’homosexualité de Michel-Ange en passant par le libertinage de Louis XV, c’est une immense fresque historique et anthropologique qui s’étale sous nos yeux.

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Sex story est une bd extrêmement drôle

et avec laquelle on apprend une foule de choses ! Saviez-vous que Cléopâtre avait inventé le vibromasseur ? Que les Égyptiens prônaient l’égalité homme/femme, qu’ils connaissaient la contraception ?

A travers les différentes périodes, on suit l’évolution (ou pas !) des mœurs, les différentes approches de la nudité ou encore de la pudeur.

La place de la femme a beaucoup évolué au fil des siècles ainsi que les mentalités sur des sujets comme la pédérastie (impensable pour nous aujourd’hui mais fréquente à Athènes dans l’aristocratie, contrairement à l’homosexualité, très mal vue à cette époque !)

Le dessin, humoristique, accompagne très bien le propos, et la liste des références bibliographiques est impressionnante (3 pages !)

Bref, si vous ne l’avez pas lue, n’hésitez plus. Instructif et humoristique, qu’est-ce que vous voulez de plus ?

La nouvelle édition a changé de nom, c’est maintenant « Une histoire du sexe« .

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Philippe Brenot connaît à priori bien son sujet. Il est psychiatre, anthropologue et spécialiste de la thérapie du couple. Il écrit aussi des articles dans Le Monde.

D’autres vous l’ont présenté avant moi : Caro, Noukette

Cette semaine, nous sommes accueillis par Moka

Sur le thème de la sexualité, un recueil de nouvelles : 16 nuances de première fois

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H. Tubman – Esclave, fille et petite-fille d’esclaves

Tubman
Mes enfants ne naîtront pas esclaves !
Récit à partir de 11 ans

Harriet Tubman
La femme qui libéra 300 esclaves

Anouk Bloch-Henry

Collection « Elles ont osé ! »

Oskar (2019)

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 Araminta Ross (alias Harriet Tubman) est née vers 1825 dans le Maryland. Elle est née esclave, de parents esclaves. Sa grand-mère était arrivée d’Afrique dans un bateau négrier.

A l’âge de 5 ans, Araminta, appelée Minty, est louée à des blancs comme esclave. A 13 ans, elle reçoit un poids d’un kilo sur la tête, qui lui donnera la « maladie du sommeil ». Quelques années plus tard, elle se marie à John Tubman, un « nègre libre ». Mais elle apprend que leurs enfants, eux, auront le même statut que leur mère, ils seront esclaves. Le jour où elle apprend ça elle décide de s’enfuir.

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Quel courage et quelle ténacité a montré cette femme ! Ayant réussi à se libérer, elle aurait pu se contenter de vivre sa vie de femme libre. Mais non, elle est retournée de nombreuses fois dans le sud pour aider d’autres esclaves à s’enfuir, à commencer par sa famille. Et cela, au péril de sa vie car sa tête était mise à prix.

Et quand la guerre de Sécession débute, elle n’hésite pas à s’enrôler comme infirmière.

Ce récit biographique se lit comme un roman et il m’a beaucoup plu !

Un récit plus complet que l’autre présenté sur le même thème (mais l’autre a une partie documentaire) : La femme noire qui montra le chemin de la liberté

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De la même autrice : Dans la toile du passé

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C’est ma 5ème participation au challenge d’Enna, le African American History Month

https://lh3.googleusercontent.com/NJnOLTnUE8fkiZsVl1i1izT7vOHXNGOPHLQjqRId1JpfEFqKWAcUwN5n7GBF_e58zQILzh0WGngvDgQS7ipzPnq9H67GtMd2qXxvM9zbKIbK_MQ3_JAAldd8gaT1e7A3aGkZOMXBvjNJgJZlVIaJ2ATzFmtXj99njz-Et0r3dZ4THrCRoy_YbsiQ7fSYXRv0jyFRP-cYo9yrOw1F__P_zwu6bT0jzmZMF14ZCqb6n9Zz3x0jbt7DYh3OG3VQtqiRyWq5rcm2oI3OQIRVT4GvZXKW-4SyeXbYRAcg5ULbp8QTzveC_2a3NHvwpM5qtgbC0z4XoSSvjTcmO1pxLDrTSFF5fiLh_k_XRaydonBbOofIkq454r8re2zHzgpCLyVwRsvlDPDOoDT_exPnPqM8PFBqZJIXEH_rIe8vt9pZ_3i-YNaqssjQ-ucvhjNVg3XWErvt3XlJpnpfxrU-YGBrykRPrtRiKfXdYecBMXdtE2aw55_lZbv94o058_3V7qw9ovoNWHlwZyTCIYj4YuVSsfkmZxfwrUgVt2WrY0OlW_o2X7JhdY6OlRkWvMobupkxBuGk5pWynXfj1bmXegYuyYl66dl4esZ-rJCgvH01dIMRZquQ28bawqjhlidFq8mkCOjRWrMW_Z46OeCQtp1sRNOt4aWUHVNz=w960-h480-no

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Ruby tête haute – Album sur la ségrégation

RubyHistoire d’une fillette qui voulait aller à l’école
Album à partir de 9 ans

RUBY TÊTE HAUTE

Irène Cohen-Janca & Marc Daniau

Les éditions des éléphants (2017)

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Avec le soutien d’Amnesty International

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Comme tous les jeudis matin, la maîtresse nous montre la reproduction d’un tableau. Aujourd’hui, c’est une petite fille qui porte des livres et qui est entourée de 4 policiers. Elle nous demande ce qu’on en pense. Les réponses fusent : « Ses parents sont riches et ils ont peur qu’elle se fasse kidnapper. » « Non, elle a fait une bêtise et on l’emmène en prison ». « Elle ne veut pas aller à l’école, alors on a envoyé les policiers la chercher… »

Dès le lendemain, la maîtresse nous a expliqué l’origine du tableau. En 1960, Ruby Bridges avait 6 ans et elle habitait en Louisiane, un état du sud des États-Unis. Après avoir passé un examen difficile, elle a été accepté dans une école de « blancs ». Le jour de la rentrée, elle avait mis sa plus belle robe. Il y avait beaucoup de gens dans les rues et Ruby s’est même demandé si ça n’était pas le carnaval, car ils faisaient beaucoup de bruit et de grimaces…

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https://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/e/ed/The-problem-we-all-live-with-norman-rockwell.jpg/300px-The-problem-we-all-live-with-norman-rockwell.jpg

The problem we all live with – Norman Rockwell (1964)

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Heureusement pour elle, ce jour-là, cette petite fille, Ruby, n’a pas compris que tous ces cris lui étaient destinés. Tout ça parce qu’elle était noire… J’avoue que c’est quelque chose que je n’ai jamais compris. On peut reprocher à quelqu’un son comportement, son caractère mais comment lui reprocher quelque chose dont il n’est absolument pas responsable (et à laquelle il ne peut apporter aucun changement !), comme la couleur de sa peau ? Je trouve ça insupportable.

Bref. L’histoire est amenée de façon très intelligente et le fait que ce soit la petite fille qui la raconte, la met à hauteur d’enfant. Les illustrations sont très colorées et expressives. Et à part une ou deux illustrations, elles sont plutôt gaies et reflètent l’énergie de cette petite fille.

A la fin de l’album, une page documentaire revient sur la ségrégation aux États-Unis, sur le tableau de Norman Rockwell et sur quelques faits liés à cette histoire (avec une photo de Ruby vers 6 ans, adorable !)

Un très bel album ♥

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Pour feuilleter quelques pages (site de l’éditeur)

Sur ce blog, déjà présentés :

Écrit par Irène Cohen-Janca : La tour Eiffel est amoureuse

Illustré par Marc Daniau : Les mille oiseaux de Sadako

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C’est ma quatrième participation au challenge d’Enna, le African American History Month

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D’autres livres, présentés sur ce blog, sur la ségrégation raciale aux États-Unis :

Les Romans

Les Romans jeunesse

Les albums

Les Bandes Dessinées

Les documentaires

En bonus, une chanson qui m’a toujours donné des frissons : « Strange fruit » une chanson écrite par Abel Meeropol et interprétée par Billy Holiday (les paroles et la chanson traduite ici)

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Les misérables – Adaptation BD

misérablesAdaptation BD

Ado / Adulte

LES MISÉRABLES

T1 : Fantine

L’Hermenier, Looky & Samh

Jungle Pépites (2019)

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D’après l’œuvre de Victor Hugo (1862)

à lire en pdf ici

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Après 19 ans de bagne, Jean Valjean est enfin libéré. Il a marché pendant 4 jours, il aimerait manger et se reposer. Malheureusement, à cause de son passeport jaune (qu’on donnait aux bagnards libérés) aucune auberge ne souhaite l’accueillir. Monseigneur Myriel l’accueille à sa table, sous son toit et le traite comme tous ses invités, avec gentillesse et respect. Grâce à cet homme, qui lui a fait confiance, Jean Valjean va devenir un autre homme : Monsieur Madeleine. De son côté, Fantine a été abusée par son amour pour un jeune homme. Celui-ci rentre chez ses parents, la laissant seule avec un enfant à naître.

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Les Misérables :

Si je connais cette histoire, ce n’est pas parce que j’ai lu le roman (bien que le tome 1 de l’intégrale soit dans ma pal) mais grâce au film avec Gérard Depardieu (ainsi qu’aux multiples adaptations réalisées d’après cette œuvre, que ce soit les films, pièces de théâtre ou bandes dessinées, dont j’ai pu lire les résumés ou voir des extraits).

A première vue et avec le peu de connaissances dont je dispose, je dirais que l’histoire d’origine à l’air d’avoir été respectée, même si on se doute qu’elle a été un peu « compressée ». Dans la BD, la rencontre entre Jean Valjean et Petit Gervais a lieu à la page 16. Dans le roman, c’est à la page 131…

Bien évidemment aussi, ce qui fait des « Misérables » un classique de la littérature française, c’est l’écriture de Victor Hugo. Mais ce que j’aime dans les adaptations, c’est qu’elles peuvent donner envie de lire l’œuvre d’origine ! Ce que j’ai fait à plusieurs reprises…

J’ai bien aimé les couleurs plutôt vives et les illustrations. Sauf que j’ai trouvé que les visages manquaient parfois un peu d’expression. Par contre j’ai bien aimé les décors, les costumes et la mise en page, variée (les cases). Je lirai la suite !

http://www.editions-jungle.com/IMG/png/pages_de_les-miserables-t01-int-light_page_1.png

Le cahier final m’a bien plu, c’est une bonne idée, mais il aurait pu être un tout petit peu plus étoffé. Il a été réalisé par Éléonore de Gé, qui propose une courte biographie de Victor Hugo, une petite présentation de l’époque et des jeux pour les plus jeunes. La bd en elle-même est un bel ouvrage, solide et avec un signet, bien pratique !

Voir par ici l’avis de Blandine

Une bd qui participe à deux challenges :

https://delivrer-des-livres.fr/wp-content/uploads/2017/11/Logo-Rouge-BD-de-la-semaine-250x250.jpg Cette semaine, c’est chez Stéphie

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Cette année, je (re)lis des classiques

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