Passionnée de lecture depuis plus de... 45 ans !! Est très heureuse actuellement d'effectuer un loooooooong remplacement en médiathèque ! ;)

Amélie et le poisson #album

AmeliePoisson Amélie et le poisson

Helga Bansch

Éditions Talents Hauts (2015)

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L’auteure : Helga Bansch est enseignante, auteure et illustratrice pour la jeunesse. Elle travaille l’acrylique sur carton et sur toile et le collage.

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L’histoire : Amélie a peur de la mer. Elle rencontre un petit poisson en compagnie de qui elle oublie sa crainte. Afin de garder son ami rien que pour elle, elle l’attrape et le met dans un bocal. Mais le poisson dépérit…

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Mon avis : Une très jolie histoire d’amitié qui aurait pu mal tourner… Sauf que la petite fille se rend compte que pour se faire plaisir (garder le poisson avec elle) elle rend son ami malheureux (en le privant de liberté).

En plus d’une histoire sur l’amitié, la liberté ou le respect, j’y ai vu aussi le fait d’avoir le droit de se tromper, de faire des erreurs ou de ne pas savoir, tout simplement ! Et du coup, d’apprendre de ses erreurs…

AmeliePoisson2Si l’histoire m’a bien plu, le dessin très « enfantin » en revanche… je n’ai pas accroché !

Par contre, j’ai bien aimé la transparence de l’eau et tout ce qui passe dedans (poissons plus ou moins gros, tortue..) et le papier sur lequel la mer est peinte (au départ j’ai cru que c’était des algues dessinées, mais non, c’est une carte !). Le livre lui-même est de très bonne qualité (couverture « cirée », papier épais)

Une dernière chose : J’ai beaucoup aimé le canard qui suit Amélie partout et copie tous ses faits et gestes !

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Un livre soutenu par Amnesty International.

SignatureNat

le petit chaperon rouge et le double

notari_le-petit-chaperon-rouge_couvertureLe petit chaperon rouge

De Charles Perrault / Des frères Grimm

Illustrations de Joanna Concejo

Préface de Jacques-Pierre Amée

Collection « L’oiseau sur le rhino » section « les huppes »

Editions Notari (2015)

Je ne vais pas vous raconter l’histoire car qui ne connait pas l’histoire du petit chaperon rouge ?? Par contre, il n’est pas sûr que vous connaissiez ces deux versions là, qui sont les versions d’origine, celle de Perrault (ma préféré – celle qui finit mal) puis celle des frères Grimm (qui finit mieux, enfin, pas pour le loup !).

Petit clin d’œil : cet album est préfacé par Jacques-Pierre Amée, qui se trouve être l’arrière arrière arrière… arrière petit-fils de… Charles Perrault himself !

Joanna Concejo, l’illustratrice, est née et a fait ses études en Pologne, avant de venir s’installer en France il y a plus de 20 ans. En plus d’être illustratrice et plasticienne, elle fait aussi de la sculpture.

Ses illustrations au crayon de couleur sont très belles et très originales. Je n’ai hélas, eu dans les mains (si je puis dire) que la version pdf de cet album (ce que je regrette car j’aurai aimé « toucher » la couverture de ce livre et voir le grain du papier. ) Malgré cela, j’ai vraiment été séduite par ses illustrations. Elles apportent un vrai « plus » à l’histoire et ajoutent à l’ambiance. J’aime tout particulièrement le dessin ou le loup et le petit chaperon rouge jouent à « la course en sac » ! Et sur d’autres, les yeux du loup sont… terribles !

Un très bel album !

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LE DOUBLE

Davide Cali & Claudia Palmarucci (ill.)

Collection CuriosArt

Editions Notari (2015)

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C’est le deuxième album en PDF que j’ai reçu. Autant le premier (le petit chaperon rouge) m’a tout de suite plu, autant celui-ci… Mais procédons par ordre, de quoi ça parle ?

L’histoire : C’est l’histoire de Xavier, un ouvrier dont le travail dans une usine augmente au point de ne plus lui laisser le temps pour vivre sa vie. De là, la décision de donner sa démission. Mais son très gentil patron a une solution : lui faire faire un clone, qui vivra sa vie à sa place pendant que lui travaillera !

«Le double» est un conte contemporain très inquiétant qui nous parle du monde du travail, de respect de l’individu et de clonage humain. Les illustrations de Claudia Palmarucci, d’une grande maîtrise, interprètent magnifiquement l’univers inquiétant et fascinant de cette histoire fantastique de Davide Cali, par des dessin au crayon et peinture à l’huile sur papier.

Mon avis : Houla ! En ouvrant cet album, je me suis dit : « mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? » Les illustrations étaient grisâtres, tristes comme la tête des gens.

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Et puis, j’ai lu l’histoire. Et j’ai compris, qu’en fait, les illustrations allaient parfaitement avec l’histoire ! Un album, vous l’aurez compris, qui s’adresse plutôt aux plus grands (collège/lycée) de part son thème principal déjà (le monde du travail) mais aussi parce que c’est un album qui incite à la réflexion sur de nombreux sujets (le travail, le clonage…) mais également sur « qu’est-ce que je veux faire moi individu lamba pour m’épanouir dans la vie ? » ou encore « est-ce que c’est ça la vie ? Travailler toujours plus ? » Bref, un album qui a je le crois, toute sa place dans les CDI et les bibliothèques.

C’est un conte glaçant, cynique et triste à souhait. Mais est-ce vraiment un conte ??

La fin, heureusement, réserve une petite surprise optimiste… (que les Bretons apprécieront tout particulièrement !)

SignatureNat

 


Broadway, Une rue en Amérique 1

BroadwayCouvBroadway

Une rue en Amérique, Tome 1

Djief

Éditions Quadrants (2014)

L’auteur :  Djief, de son vrai nom Jean-François Bergeron, est un auteur/dessinateur de bandes dessinées québecois.  Il a étudié le graphisme, l’infographie 3D et sera pendant quelques années concepteur de jeux vidéos. Il travaille actuellement sur plusieurs séries, dont « Le crépuscule des Dieux » pour lequel Nicolas Jarry a écrit le scénario ainsi que sur le tome 2 de « Broadway ».

L’histoire : New York, années 20. Suite au décès de leur jeune frère Walter, George et Lenny se retrouvent propriétaires d’un cabaret situé sur Broadway. D’abord tentés de le revendre, ils décident finalement de le garder et de s’en occuper. Suite à un quiproquo, Fanny, une jeune danseuse naïve et maladroite (voir l’histoire avec son furet « Pâlichon ») est la première à être embauchée dans leur cabaret…

Mon avis : Au départ, j’ai choisi cette bd parce que le dessin et la couverture me plaisaient beaucoup. Mais ce qui est vraiment bien, c’est que le scénario et les dialogues « tiennent la route » également. L’ambiance des années folles (les cabarets, l’alcool & la prohibition) est bien rendue, que ce soit dans le scénario ou le dessin. Les couleurs sont belles et chaudes (orange, rouille) parfois un peu sépia. Et, cerise sur le gâteau, c’est un vrai « grand » format ! Bref, vivement le tome 2.

Une bd qui peut parfaitement être lue par des ados

(pour info on voit une paire de seins dans une vignette et des danseuses en « tenue légère »).

  Broadway

SignatureNat

Le journal de Gurty #Pépix

Le JournalGurtyjournal de Gurty

T.1 : Vacances en Provence

Bertrand Santini/Gurty

Collection Pépix

Éditions Sarbacane (2015)

Quand j’étais petite, je croyais que je m’appelais « Arrête ». Mais c’était parce qu’on me criait tout le temps « Arrête ! ». Maintenant, je sais que je m’appelle Gurty, et tant mieux : c’est plus joli.

Mon avis : La narratrice, Gurty, petite chienne pleine de vie, nous raconte ses vacances en Provence avec son humain Gaspard, un humain gentil, joueur, fidèle et propre. En quelques 23 chapitres (pour 125 pages) Gurty nous présente ses amis (Fleur, la petite chienne qui n’est pas normale, mais il ne faut pas se moquer !), ses ennemis (Tête de fesses le chat d’à côté et l’écureuil qui fait hi hi), nous parle de son presque voyage en Chine, de ses pipis pour marquer son territoire, de la volupté de se rouler dans le caca… Mais surtout, surtout, Gurty nous fait bien rigoler ! Et les dessins sont un régal (voir la tête de « Fleur » p.22 ou encore celle de « Tête de fesses » le chat p.16).

Et en plus, à la fin du livre, il y a « Les carnets de Gurty » des jeux, des recettes, des tests mais aussi les bons conseils de Gurty pour que votre chien soit fier de vous ! Blague à part, on sent d’ailleurs que l’auteur est sensible à « la cause animale » : Il y a effectivement ces fameux conseils (p.138/139) qui sous des airs amusants ont l’air tout à fait intelligents (Je ne suis pas une poupée : un bon maître ne déguise jamais son chien avec pulls (…) Que ceux qui veulent jouer à la poupée aillent s’acheter des poupées, non mais !) ou encore quand Gurty nous parle de Fleur et du pourquoi de son problème (dont il ne faut pas se moquer !) C’est raconté avec humour mais c’est un passage triste…

Il y a aussi l’écureuil qu’il ne faut pas toucher (pourtant, il est agaçant !) et le rat que Gurty n’aurait pas dû tuer parce que c’est un animal comme elle, dit son humain (pas comme moi dit Gurty, lui il est moche et noir alors que moi je suis belle et en couleurs !)

Bref, avec Gurty, vous allez bien rigoler (parfois être un peu dégoûté aussi… voir l’histoire du chichi ! Ou celle du caca…) et en prime ça peut même faire réfléchir ! Si avec tout ça vous ne courrez pas l’acheter…

SignatureNatMoi je suis contente, non seulement j’ai bien ri avec Gurty, mais j’ai découvert une nouvelle collection (Pépix) qui à l’air fort sympathique et un nouvel auteur (ben oui, on ne peut pas tout connaître non plus !) dont le livre jeunesse précédent (le Yark) m’a l’air également très intéressant et pourrait bien rejoindre ma PAL incessamment…