Passionnée de lecture depuis plus de... 45 ans !! Est très heureuse actuellement d'effectuer un loooooooong remplacement en médiathèque ! ;)

Les immortalistes – Roman américain

immortalistes

LES IMMORTALISTES

Chloe Benjamin
Éd. Stéphane Marsan (2018)

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New York – 1969. Daniel ayant entendu parler d’une diseuse de bonne aventure qui est capable d’annoncer à chacun la date de sa mort, lui, son frère Simon et leurs deux sœurs Klara et Varya vont la consulter. Ils sortiront de cette visite quelque peu déboussolés…

Après un premier chapitre concernant la famille Gold et donc ses 4 enfants, nous suivrons tour à tour les vies de Simon, Klara, Daniel et enfin Varya.

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Les immortalistes est un roman que j’ai failli abandonner. Au départ, la narration qui mélange les temps, une fois au présent, une fois au passé composé ou encore au passé simple, m’a semblé bizarre (une histoire de traduction ?)… Et puis vers les pages 50/60, il y a un passage assez « cru » qui m’a surprise, je ne m’attendais pas à ça (c’est clairement un roman pour adulte ! ;)).

Mais passé ce moment de surprise, j’ai été embarquée par l’histoire de cette famille et je n’ai plus lâché ce livre de 400 pages, qui, au final, m’a beaucoup plu ! Beaucoup de sujets sont abordés : la croyance (en un dieu, en la magie, en la destinée…), le libre arbitre, les liens familiaux, l’homosexualité à San Francisco dans les années 80 (et donc le Sida) ou encore la peur de la mort…

Et la question qu’on ne peut s’empêcher de se poser, une fois le roman refermé : Si on vous proposait de vous donner la date de votre mort, accepteriez-vous ? Ou plutôt, auriez-vous la force de résister à la tentation ? Car une fois cette date connue, pensez-vous que vous l’oublieriez ? Ou qu’elle vous poursuivrait et guiderait vos faits et gestes jusqu’à ce moment fatidique ?

Un roman intéressant qui se lit sans difficulté (âmes trop prudes s’abstenir) et même avec avidité, mais qui laissera sans doute assez longtemps des traces dans ma mémoire…

immortalistes

Miroirs et fumée ♥ – Mai en nouvelles

Miroirs

Miroirs et fumée ♥

Neil Gaiman

J’ai lu (2008 / ÉO 1998)

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Miroirs et fumée est un recueil de 30 nouvelles de littérature fantastique.

Dans une longue (36 pages) et très intéressante introduction, Neil Gaiman nous explique comment il a trouvé ses idées et nous fait cadeau d’une nouvelle supplémentaire !

Je ne vous redonne pas les 30 titres, vous pourrez les voir ici sur le site NooSFere.

J’aime beaucoup les contes. Après avoir lu « Neige, verres et pommes » soit Blanche-neige revue et corrigée par Neil Gaiman, vous ne repenserez jamais à ce conte de la même façon…
C’est ma nouvelle préférée, celle que j’ai envie de raconter à tout le monde et que je ne suis vraiment pas prête d’oublier !

Mais avant d’en arriver là, vous apprendrez comment une vieille femme trouva le Saint-Graal et ce qu’elle en fit. Il vous racontera aussi ce qui peut vous arriver si vous passez sur un pont sous lequel vit un Troll.

De toutes ces histoires, celle qui m’a le moins plus je crois, même si certaines choses m’ont touchée, c’est celle qui s’intitule « Le bassin aux poissons et autres contes ». Je l’ai trouvée un peu trop longue et trop embrouillée, mais à priori, c’est une histoire vraie !

Toutes ces nouvelles sont très différentes, elles sont parfois poétiques, parfois tendres ou encore effrayantes…
En plus de lire la très bonne plume de Neil Gaiman, on a le plaisir d’apprendre pour quelles raisons il a écrit telle ou telle histoire, ou encore le contexte ou l’idée de départ.
Si vous aimez déjà cet auteur, vous apprécierez de retrouver son style dans autant d’histoires différentes, si vous ne le connaissez pas, ce recueil vous donnera sans doute envie de lire ses romans !

En bref, si vous ne connaissez pas encore cet auteur, n’hésitez pas, que ce soit pour ses romans, ses nouvelles, ses bandes dessinées (Sandman) ou encore ses livres jeunesse !

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D’autres livres de Gaiman présentés sur ce blog : Coraline, Par bonheur le lait, L’étrange vie de Nobody Owens (Mon préféré, je l’ai adoré !).

J’ai également lu et beaucoup aimé « L’océan au bout du chemin ».

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Cette (re)lecture participe au challenge « Mai en nouvelles » proposé par le blog « Hop ! Sous la couette ».

Si vous aimez les nouvelles, je vous invite à participer à ce challenge, qui propose, en prime, un concours avec de jolis lots pour les participants.

 

Cette lecture participe également au Challenge des RE chez Blandine (Vivrelivre)

Miss Endicott – Bd ado/adulte

Endicott

Endicott

Miss Endicott

Jean-Christophe Derrien & Xavier Fourquemin (ill.)

Collection Signé

Le Lombard (2007)

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Miss Endicott, Prudence de son petit nom, revient d’un long voyage aux Indes. La raison de son retour n’est pas très gaie, elle vient en premier lieu assister à l’enterrement de sa mère Maggie et ensuite la remplacer comme gouvernante auprès du jeune Kévin. Mais sa mère lui a également légué une autre tâche. La nuit, elle devient la conciliatrice de la ville et aide les plus démunis à régler leurs problèmes.

Le tome 1 commence un peu tristement et se termine sur une surprise de taille ! Du tome 2, je ne vous dirai rien, si ce n’est qu’il regorge de surprises… A commencer par celle de… la fin !!

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Dès la couverture, on reconnaît le joli trait de Xavier Fourquemin, que j’avais déjà apprécié dans la très chouette série « le train des orphelins » (lien plus bas) réalisé avec Philippe Charlot. Il a une façon de dessiner les nez (et les mentons en galoche !) tout à fait reconnaissable et unique !

Tout m’a plu dans cette bd, sauf la fin que j’aurai aimé plus…. ou moins… Ben non, je vous dirai pas !

Ce qui m’a le plus plu, c’est cette ambiance un peu victorienne, steampunk même pour la fin du 2ème tome. Du réalisme à la Dickens avec une pointe de fantastique. Les personnages ont des « gueules » comme autrefois au cinéma. Et cette femme, Prudence (dont on ne sait au final pas grand-chose), qui voyage seule, se bat comme Bruce Lee (ou presque, lui n’avait pas les aiguilles à tricoter !!), est très autonome et a beaucoup d’empathie et d’humour !

Mon seul regret finalement, c’est qu’il n’y ait pas un 3ème tome… J’aurai bien aimé une série « les aventures de Miss Endicott, gouvernante »!!

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Interview des deux auteurs

De Jean-Christophe Derrien, Sophie vous avait présenté « Résistances » le 1er tome d’une bd historique

Et de Xavier Fourquemin, nous vous avons présenté la série « Le train des orphelins »

Cette semaine c’est Moka qui nous accueille Au milieu des livres

TOKYO VICE – Enquête chez les yakuzas

Tokyo

TOKYO VICE

Jake Adelstein
Éditions Marchialy (2016)

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C’est une Lecture Commune avec Blandine, qui m’a offert ce roman et que je remercie pour cette découverte.

En ouvrant ce livre, je pensais lire un roman policier se déroulant au Japon. En fait, l’auteur Jake Adelstein, est journaliste et il est le premier étranger à avoir intégré un célèbre journal japonais, le Yomiuri Shinbun, journal le plus vendu au monde (le lien va vers la version en anglais du journal).

Ce livre est son histoire depuis son arrivée au Japon à l’âge de 19 ans. Devenu journaliste d’investigation, il enquêtera sur de nombreux sujets, jusqu’à se trouver confronté au monde dangereux des yakuzas. C’est donc plus un témoignage qu’un polar, mais c’est vraiment raconté comme un roman policier !

C’est une enquête touffue et totalement dépaysante que nous propose -avec une bonne dose d’autocritique et d’autodérision- Jake Adelstein. J’ai parfois eu du mal avec les noms japonais, du mal à retrouver qui était qui… C’est un roman qu’il faut lire d’une traite ou presque, pour garder le fil. Mais c’est également un livre grâce auquel on découvre les « codes » des japonais, leurs habitudes, leur quotidien, ainsi que les « bas-fonds » de Tokyo… Et ça, ça ne m’a pas fait rêver !!

L’an passé, pour ce mois du Japon, j’avais lu et apprécié beaucoup d’albums, de romans et de documentaires jeunesse essentiellement, voir ici le récapitulatif « Japon est le thème d’avril » . Et tous ces lectures m’avaient donné envie d’aller au Japon.

Cette année, ma participation se limitera probablement à Tokio vice (faute de temps, le mois est presque terminé !) mais j’avoue qu’il m’a bien refroidie côté envie de voyage au pays du Soleil Levant… Mais bon, je pense que si je lis un jour « Gomorra » je n’aurai plus envie d’aller à Naples ! (je ne vais peut-être pas le lire du coup…)

Le roman commence ainsi :

« Vous supprimez cet article, ou c’est vous qu’on supprime. Et peut-être bien votre famille aussi. Mais on s’occupera de vous en premier, pour que vous appreniez quelque chose avant de mourir. » L’homme de main élégamment vêtu parlait très lentement, de la manière dont les gens parlent aux idiots ou aux enfants, ou de la manière dont les Japonais parlent parfois aux étrangers complètement paumés. Ça ressemblait à une offre à sens unique. « Laissez tomber cet article et votre boulot, et on fera comme si rien de tout ça n’était arrivé. Écrivez votre article et il n’y aura pas un seul endroit dans le pays où l’on ne vous traquera pas. Compris ? »

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N’étant pas une grande lectrice de reportages (sauf dans les revues style Géo, Animan ou National Geographic), j’ai découvert avec Tokyo vice les éditions Marchialy.

Ce livre fait partie de la sélection 2017 du Prix du meilleur Polar des lecteurs de Points.

Ci-dessous, une interview de Jake Adelstein sur France Inter lors de la sortie de son livre en France.

Ce challenge « Un mois au Japon » est proposé par Lou de My Lou Book et Hilde du Livroblog.

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