Les chemins de l’école

♥ Les chemins de l’école ♥

D’après la série télévisée « Les chemins de l’école »

Éditions Nathan (2015)

Dès 8 ans

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Ani en Malaisie Ani – Malaisie

Ani, 11 ans, vit avec sa famille sur l’île de Pulau Silawa, en Malaisie. Il fait partie de la communauté des nomades de la mer, qui s’est établie dans un village sur pilotis. Tous les matins, Ani met plus d’une heure pour aller à l’école, en bateau, ou plutôt sur une embarcation précaire qui peut chavirer à tout moment…

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Devi en IndeDevi – Inde

C’est à Kalingapatnam, un village-île sur la côte de la mer du Bengale, que Devi, petite indienne de 13 ans, est prête à parcourir des kilomètres à travers plaines et rivières pour atteindre son école à Kusumpuram. Ces épreuves, Devi est prête à les affronter pour accomplir son rêve : devenir docteur et ainsi soigner les plus démunis de son village.

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Erbol en KirghizieErbol – Kirghizie

A 2400 mètres d’altitude, en Kirghizie, au nord-ouest de la Chine, Erbol, 12 ans, harnache son cheval. Depuis Kichy Naryn, minuscule hameau perdu à dix heures de route de la capitale, la vie citadine paraît bien lointaine. La neige recouvre ces horizons infinis sur plusieurs mètres d’épaisseur. Chaque matin, Erbol se prépare à affronter trois heures de trajet pour rejoindre son école. Complètement seul, il ne peut compter que sur lui-même et sur sa fidèle monture.

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Francklyn à MadagascarFranckyn – Madagascar

C’est au Sud de Madagascar, dans le village d’Andranotakatse, que les deux jeunes frères Francklyn et Olivier parcourent chaque dimanche matin 20 kilomètres de marche pour accéder à leur école. Durant la semaine, les deux frères vivent seuls, loin de leur famille, en totale autonomie. Cette lutte pour l’éducation, déjà commencée par leur père, leur donne l’espoir d’un avenir meilleur où il ne sera pas forcément question de devenir, pour construire leur vie, un éleveur de zebu comme il l’est de coutume chez les Malgaches.

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Les chemins de l’école sont des livres tirés d’une série télévisée diffusée sur France 5, elle-même inspirée par le film documentaire de Pascal Plisson.

Les chemins de l’école, c’est aussi une association qui aide à la scolarisation d’enfants à travers le monde. L’achat de ce livre contribue au développement de cette association. Ils ont également une page Fb.

Mon avis : Je lis assez peu de documentaires, mais là, j’appellerais plutôt ça des « documentaires romancés ». Et je dois avouer que j’ai vraiment beaucoup aimé ces petites histoires ! Faciles à lire et à comprendre pour de jeunes lecteurs (de petits paragraphes écrits gros, des photos et deux doubles pages à la fin pour « en savoir plus »).

C’est à la fois proche des enfants car ce sont d’autres enfants, et en même temps, totalement dépaysant pour nos enfants (aller à l’école en barque ou à cheval, ce n’est pas très courant en France !)

Un coup de cœur pour ces petits livres qui nous permettent de partager, le temps de quelques pages, le quotidien très différent d’autres enfants !

SignatureNat

Louise de New-York ♥

Louise de New-York La détectiveLouise de New-York

La détective

Jean Poderos & Gaia Guarino

Éditions Courtes et Longues (2013)

Mais qui a coupé l’électricité dans tout le quartier ? Pas d’affolement, Louise est sur le coup. Quoi ? Vous ne connaissez pas Louise de New York ?
Louise, c’est une grande détective… Et elle en a résolu des affaires ! Avec son chat Clairon, au milieu des immeubles de New York, Louise mène l’enquête.

Louise de NY la détective page intérieure

J’adore ces deux albums, mais j’ai trouvé le premier (la détective) encore plus chouette !

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Louise de New-York

L’actrichanteuse

Jean Poderos & Gaia Guarino

Éditions Courtes et Longues (2014)

Louise de New-York l'actrichanteuseIncroyable Louise, formidable Louise ! Elle danse et chante et joue la comédie… Une artiste complète.
Elle l’a rêvé si fort qu’aujourd’hui son rêve s’accomplit. Qui dira le contraire ?

Jean Poderos explore tous les rôles et tous les jeux avec lesquels les enfants se rêvent et se construisent. Gaia Guarino crée un Hollywood frais et subtil, original et pétillant, pour une Louise toujours plus espiègle.

C’est bien simple, j’ai a-do-ré ces albums !

Les illustrations sont splendides, le côté rétro (les imprimés des années 70 sont partout, dans les vêtements, les meubles…), les couleurs, tout m’a plu !

J’ai retrouvé des imprimés qui se trouvaient sur les murs chez mes grand-parents et, du coup, je suis encore plus retombée en enfance…

Quand à l’histoire… Que vous dire pour vous donner envie de le lire, sans dévoiler les intrigues ? Les deux albums racontent la vie d’une petite fille, entre rêves et réalité ! Une très jolie découverte.

Deux albums grand format (plus grand qu’un A4), du papier et une couverture de très bonne qualité pour un contenu amusant, coloré et plein d’imagination !

Bref, un vrai gros coup de pour cette petite Louise !

SignatureNat

 

 

♥ La Tour Eiffel est amoureuse

toureiffelamoureuseAlbum jeunesse
Coup de coeur

La Tour Eiffel est amoureuse

d’Irène Cohen-Janca

illustré par Marizio A. C. Quarello

Milan, 2014
16,90€

Le duo d’auteurs de Les arbres pleurent aussi propose un autre titre touchant, la Tour Eiffel est amoureuse. Un album plein de poésie, servi avec brio par les illustrations. Un grand format qui permet d’admirer les traits, notamment les arbres et feuilles qui m’avaient séduite dans Les arbres pleurent aussi.

Notre pauvre Tour Eiffel fait grise mine, elle aime, à en être malade, et tellement mélancolique. Les mouettes vont se faire les messagers de cette nouvelle, et les monuments parisiens vont tour à tour déclarer leur flamme à notre belle dame. Mais ce n’est pas d’eux, que la belle est amoureuse, mais d’un lointain géant, qui veille sur les mers.

Outre cette histoire, touchante, ce sont véritablement les illustrations qui retiennent l’attention dans cet album. Trois couleurs seulement, et pourtant une découverte merveilleuse de Paris, avec des points de vue remarquables, des ombres, des premiers plans, lignes et contre-plongées. Un ensemble fabuleux qui permet à l’adulte de prendre au moins autant de plaisir que l’enfant.

Coup de coeur pour ce voyage parisien, magnifiquement illustré par un italien !

♥ ♥ Judy portée disparue ♥ ♥

 Judy portée disparueJudy portée disparue ♥

Anne Cassidy

Coll. Macadam

Ed. Milan (2007)

A partir de 13/14 ans

L’auteure : Elle a d’abord été prof puis a décidé d’arrêter pour se consacrer à l’écriture. Ce qu’elle aime dans le polar, ce n’est pas de partir à la recherche du coupable mais de comprendre « pourquoi » le crime a été commis et aussi les répercutions sur l’entourage. Elle est connue pour avoir écrit « l’affaire Jennifer Jones » (Prix du meilleur livre pour adolescent en 2004 en Angleterre.)

L’histoire : « L’émission sur les enfants disparus commença. L’animateur présenta les quatre enfants dont il serait question ce soir. En voyant la photo de Judy, j’oubliai tout autour de moi, absorbée par la télévision, incapable de détourner les yeux de l’écran. « Judy Hockney n’avait que cinq ans lorsqu’elle a disparu par un froid après-midi de novembre, il y a huit ans. C’était une enfant douée, bavarde, chaleureuse. Peu avant sa disparition, elle se trouvait avec sa soeur Kim. Après s’être disputée avec elle, Judy est partie seule de son côté et plus personne ne l’a revue. »

Huit ans. Huit ans déjà que Judy a disparu au coin de la rue. Pourtant, pour sa soeur Kim, Judy est partout. Pas un jour sans que Kim ne pense à elle. Pas un jour sans qu’elle croie l’apercevoir parmi les autres enfants. Judy n’est plus là ; mais elle prend toute la place. Et Kim ne vit plus que pour cet infime espoir : retrouver sa soeur. » (Quatrième de Couverture)

Mon avis : Pfou… Que c’est difficile de sortir d’un roman comme ça… C’est un polar, oui, certes. Et j’ADORE les polars. Mais souvent dans les polars, on sait qu’il y a eu un crime et le roman tourne autour de la recherche de l’assassin, la quête des indices… Ici, rien de tel. Une petite enfant a disparu, on ne sait pas ce qui s’est passé. Tout ce qu’on sait, qu’on ressent, c’est la douleur de la perte, pour ses parents, sa sœur, les proches. Et puis la terrible, la lancinante, l’invivable culpabilité de la sœur (9 ans à ce moment là) à qui on avait confié sa petite sœur de 5 ans et qui l’a « perdue ». Toute la vie des parents et de Kim tourne autour de la disparition de Judy, les parents ont monté une association pour les enfants disparus et Kim, elle, voit sa sœur partout. Un moment terrible, abominable : quand la mère (fatiguée, excédée, mais quand même !) se tourne vers sa fille aînée en lui disant :

« – Comme si je n’avais pas assez de problèmes, cria Maman. J’ai déjà perdu ma fille. Pourquoi faut-il toujours que tu rendes les choses plus difficiles ?

– Quoi ? J’étais liquéfiée.

– Chaque fois qu’on essaye de remettre ou d’aller de l’avant… Comme si les choses n’étaient pas assez compliquées pour nous, il faut en plus qu’on te surveille pour que tu ne perdes pas complètement la boule. »

Pfou… J’étais estomaquée en lisant ça. Une mère peut-elle vraiment dire ça à sa fille, déjà traumatisée par la disparition de sa sœur ? Bon, ok, ok, c’est un livre, c’est une histoire, on se calme !! Vous l’aurez compris, un livre que j’ai beaucoup aimé et qui m’a vraiment touchée, bref, un coup de cœur ! J’en lirai d’autres du même auteur, c’est sûr !

SignatureNat