Chaque soir à 11 heures de Malika Ferdjoukh

Chaque soir à 11 heures

de Malika Ferdjoukh

Roman adolescent

Flammarion, 7 septembre 2011
400 pages, 13€

Présentation de l’éditeur :

Willa Ayre s’est classée dans la catégorie des filles que les garçons ne voient jamais, des insignifiantes, des petits chats caustiques mais frileux.
Iago, lui, attire tous les regards. Il est le garçon dont rêvent toutes les filles du lycée. Dès la rentrée, Iago pose les yeux sur Willa et la choisit. Mais à une fête, Willa rencontre le bizarre et ténébreux Edern. Dès lors, sa vie prend une tournure étrange. De la grande maison obscure cachée au fond de l’impasse, la jeune fille doit découvrir les secrets, sonder son coeur, et faire un choix…

Mon avis :

Coup de coeur pour ce nouveau roman de Malika Ferdjoukh, auteure que j’aime déjà beaucoup. Je l’ai découvert avec les Quatre soeur(qu’il faut absolument lire!) et j’ai depuis lu une grande partie de sa bibliographie. Pourtant aucun livre n’avait réussi à surpasser les 4 soeurs… pourtant chaque soir à 11h le rejoint aisement sur la première marche !

Au début j’aimais le ton, j’aimais le personnage principal, ce style de vie un peu décalée assez caractéristique des romans de Malika Ferdjoukh… pourtant toute la partie amourette copinette fête et champagne à gogo dans de grandes suites de luxe me laissait plus perplexe. Un personnage mystérieux pourtant m’intéressait particulièrement… Ensuite, les amourettes deviennent du bonheur pur tant c’est bien écrit, tant les personnages sont attachants, et tant l’intrigue nous entraîne dans son tourbillon!

C’est à la fois une lecture doudou, une enquête prenante, un monde merveilleux, un univers décalé… j’ai tout aimé dans ce roman, une fois passé les premiers chapitres un peu trop adolescents pour moi… Un vrai coup de coeur, que je vais recommander sans moderation, parce que si les parents n’y ont pas la part belle, les adolescents sont de vrais personnages, fins et intelligents! En plus l’intertextualité est savoureuse!

Les personnages de ce roman nous habitent, comme autant d’amis, pendant tout le livre et même après, avec de jeunes hommes à croquer (pour tous les goûts), des méchants dont on ne se méfie pas, des personnages secondaires tellement bien dépeint qu’on a l’impression de les connaître autant que notre héroïne Willa… C’est touchant, prenant, effrayant, sanglant, poignant… Marni n’est qu’une enfant mais son vocabulaire et son esprit en font ma chouchoute!

Je ne vous en raconte pas plus, pour ne pas vous gâcher la surprise, de toute façon tout ce qu’il y a à savoir c’est qu’il faut le lire… surtout si vous êtes de sexe féminin et que vous avez entre 12 et euh…. 100 ans ? enfin jusqu’à ce que vous n’ayez plus du tout l’esprit d’une jeune femme disons, alors à vous de voir ;)

+ Premier roman de la nouvelle collection Emotions chez Flammarion
+ une belle couverture rose
+ Un livre reçu dédicacé, merci beaucoup Mme Ferdjoukh
+ L’avis de Faelys,  Fantasia,

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Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

♥ La patience des buffles sous la pluie de David Thomas

La patience des buffles sous la pluie

de David Thomas

Recueil de nouvelles

Le Livre de Poche, juin 2011
9782253129486, 6€

Présentation de l’éditeur :

Je sais qu’elle m’a aimé mais qu’elle ne m’aimera jamais plus. Je n’en souffre pas. J’accepte son absence comme quelque chose d’irrémédiable. Je n’attends rien, je ne souhaite que de me retrouver seul sans son image floue. Je trouve cela long, si long qu’il m’arrive d’en désespérer. Alors, parfois, pour me rassurer et parce que je refuse de me battre inutilement contre ce qui me dépasse, je songe à ces buffles dans ces plaines africaines qui, lorsque l’orage s’abat sur la savane, se maintiennent solidement sur leurs quatre pattes, baissent la tête et attendent, immobiles, que cesse la pluie. D. T. Préface de Jean-Paul Dubois.

Mon avis :

Après une très belle préface de Jean-Paul Dubois, on entre dans ce livre avec toute l’attente que nous offre ce titre, à la fois beau et intriguant. Ce n’est pas un roman – pas vraiment – même si on croit parfois reconnaître des personnages récurrents, chaque histoire / nouvelle est indépendante des autres. Comme le Christian Aulhier du journal « Le Figaro » ces nouvelles sont des instantanés de vies ordinaires.

J’ai commencé par lire ce livre à la suite, page après page, j’appréciais les mots, je trouvais ces instantanés grinçants, touchants, parfois drôle. Pourtant c’est ce matin en reprenant le livre que j’ai trouvé MA façon de lire ce livre… au hasard! Les nouvelles ne font guère plus d’une ou deux pages, et ne se suivent pas vraiment, alors piocher dans ce livre est un vrai bonheur. On y lit pourtant beaucoup d’histoires de couples, de séparations, mais chacune à sa manière nous emporte dans son histoire, puis nous laisse avec nos propres souvenirs. Parce que ces instantanés sont tellement des morceaux de vie qu’on en a tous vécu quelques-uns, nous ou quelqu’un qu’on connait…

J’ai particulièrement apprécié certains textes. Sudoku m’a fait rire, Surprise aussi, avec ses trois points de vus, et les différences dans l’histoire… D’autres m’ont pris à la gorge… Le seul inconvénient à lire au hasard c’est que j’avais peur de rater un texte, mais quel plaisir de retomber sur un texte déjà savouré, et d’en reprendre une bouchée!

Lire ces dialogues, ces échanges ou ces pensées c’est plonger au coeur du monde, dans ce qu’il a de plus intime, vicéral ou superficiel. C’est un peu vivre.

Extraits :
Arnaque

Vous, les écrivains, vous êtes une belle bande d’arnaqueurs. Ah ca, tu m’as bien embobinée avec tes bouquins. Ah ça, pour écrire des jolies choses t’est le premier, mais pour les vivre, y a plus personne. Ça oui, pour faire des jolies phrases t’est en tête de peloton, je reconnais que t’es bien placé, mais pour ce qui est du quotidien,permets-moi de te dire que t’es franchement à la traîne. T’es même carrément nul. Faut pas croire tout ce qu’il écrit, madame, croyez-moi, je vis avec lui, faut pas croire UN mot de ce qu’il écrit. Ce type-là n’a jamais foutu les pieds sur les îles Sakhaline, ni au Japon, ni à Caracas, c’est un pantouflard, un vrai, pour partir en vacances trois jours, faut négocier deux mois. Les armes à feu, il connaît pas, si ses personnages savent les démonter dans le noir, lui il n’en a jamais vu, ce serait même du genre à se tirer une balle dans le pied avec. Quand à ses héros capables de fabriquer des centrales nucléaires avec une capsule de Sprite et deux bouts de fils de fer, là aussi c’est de la flûte, il sait rien faire de ses dix doigts, lui mettez pas un casse noix entre les mains, il serait foutu de se pincer. Et les sentiments, Ah ! T’en a fait, soupirer des femmes avec tes pages écrites bien comme il faut, ah oui, les lectrices, tu sais aller les chercher, tu sais les cueillir, mais moi je peux me brosser ! Bon et puis les scènes d’amour, je préfère pas m’étendre, je voudrais pas blesser. Non, non, un vrai tocard, je vous dis. De la pure arnaque.

Mezzanine
Je sais qu’elle me regarde. Elle est là, dans la mezzanine et je sais qu’elle m’observe travailler en bas. Elle fait souvent ça et je crois qu’elle s’est rendu compte que je le savais. Ce qui est sûr, c’est que depuis huit ans que nous habitons cette maison, ni elle ni moi ne l’avons jamais évoqué. Moi, je fais toujours comme si je ne la voyais pas. Je ne sais pas très bien pourquoi elle fait ça, mais ça m’amuse. J’aime bien ce petit jeu.
Gamberge
Tu gamberges. Tu regardes ta vie. Ça ne colle pas. Alors tu déprimes. Combien de vies ratées pour une vie réussie ? C’est quoi, les proportions ? Qu’est-ce que j’ai mal fait pour en arriver là ? C’est quand, que j’ai merdé ? J’ai encore le temps de me rattraper ? Combien de chances il me reste pour m’en sortir pas trop mal ? Elle peut encore changer, ma vie ? Je ne suis pas fait pour cette vie-là ? Ça se change, une vie ? Je veux dire, ça se change vraiment ? C’est quoi, le problème ? C’est ma névrose ? Comment on fait pour tordre une névrose ? J’ai mangé mon pain blanc, alors ? Je l’ai mangé sans m’en rendre compte, c’est ça ? Je vais encore ramer longtemps comme ça ? C’est encore loin, l’Amérique ? Est-ce qu’un jour moi aussi je mâchouillerai un brin d’herbe sous un saule en me disant que la vie est belle ? Qu’elle est sacrement belle ? Faut que j’arrête de gamberger, c’est pas bon.

Et Bonne rentrée à tous les profs ;)

Lettre à mon ravisseur

Lettre à mon ravisseur

de Lucy Christopher

Roman pour adolescents

Gallimard, Scripto
2010

Présentation de l’éditeur :

Ça s’est passé comme ça.
J’ai été volée dans un aéroport. Enlevée à tout ce que je connaissais, tout ce qui était ma vie. Parachutée dans le sable et la chaleur. Tu me voulais pour longtemps. Et tu voulais que je t’aime. Ceci est mon histoire. Une histoire de survie. Une lettre de nulle part. Un thriller psychologique qu’on ne peut ni arrêter, ni oublier.

Mon avis :

♥ Coup de Coeur ♥

Quel magnifique livre! De la simplicité des mots découle une intrigue complexe, et dure.

Gemma a 16 ans quand elle est enlevée par Ty. Un enlèvement peu banal, plus dans le fonds que dans la forme.

La force de ce livre résite dans la simplicité des mots que nous livre Gem. Son histoire, ses peurs, ses ressentis, ses souvenirs. Surtout sa vision de Ty son ravisseur. On se laisse conduire dans l’histoire par Gem, on est tellement imprégnée par sa vision des choses qu’on ne peut s’empêcher de trouver cette sordide histoire vraiment belle. Pleine d’amour. Avec une belle découverte du désert australien en prime.

On apprend à connaître Ty, son histoire, et on ne peut pas s’empêcher d’espérer une fin heureuse. Sauf qu’on fini par ne plus savoir ce qu’est une fin heureuse.

Les mots de Gemma m’ont porté tout au long de l’histoire, et je n’ai pu qu’adorer ce livre. Un beau coup de coeur.

Le réveil de Scorpia (Alex Rider 9) d’Anthony Horowitz

Le réveil de Scorpia
(Alex Rider 9)

d’Anthony Horowitz

Roman d’aventure / espionnage pour adolescents

Hachette, juin 2011
9782012022898, 11,90€

Présentation de l’éditeur :

Scorpia, cet organisme de l’ombre qui a fait tuer les parents d’Alex Rider, est plus puissant que jamais et joue avec le feu dans la poudrière du monde : le Moyen Orient.
Personne n’est mieux en mesure d’ébranler Scorpia que Alex. Et personne n’est mieux à même de déstabiliser Alex que Scorpia.

Mon avis :

Pour Alex Rider, promis, la vie d’espion, c’est fini… Du moins ça devait l’être! Il revient dans ce 9ème et dernier tome, pour une aventure qui va permettre de clore un des plus gros chapitre de sa vie… Ni une ni deux on embarque à notre tour avec Alex dans cette nouvelle aventure, où il va une fois de plus côtoyer la mort de près!

Les premiers chapitres nous tiennent éloigné d’Alex, on entre au coeur de Scorpia, on découvre leurs nouveaux plans… et ensuite seulement Alex apparait, pour tomber dans un piège mené de main de maître. On tourne les pages avec avidité, comme dans chaque aventure, on trépigne d’impatience, on a envie de l’aider, de lui souffler la vérité, au lieu de cela on le voit s’enfoncer, peu à peu, et on sent la fin inéluctable… Ah je ne vous en dit pas plus, mais j’ai versé ma petite larme.

Si j’ai lu tous les premiers tomes d’un seul coup, je suis depuis la sortie du tome 5 les aventures au fur et à mesure des publications. J’apprécie d’ailleurs qu’Hachette les traduise assez rapidement… J’aime l’univers d’Alex Rider même s’il s’adresse à des adolescents, j’aime entrer dans l’action sous la plume d’Anthony Horowitz que j’apprécie énormément, pour me plonger dans ce monde qui est un beau mélange de James Bond et de Langelot…
Une chouette série, dont le dernier opus est à la hauteur… je ne me suis pas lassée de cette série, et je vais continuer de lire Anthony Horowitz ! J’attend entre autre son nouveau projet pour adulte, la suite des aventures de Sherlock Holmes, The House of Silk qui sort le 1.11.11 en angleterre!