La saga de Grimr – BD ado/adulte

Grimr La saga de Grimr

Jérémie Moreau

Delcourt (2017)

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2018 : Fauve d’Or Prix du meilleur album du Festival d’Angoulême

Dès le début, on connaît la fin. Mais on ne le sait pas.

Un écrivain cherche des preuves pour rédiger une saga. Car une saga repose toujours sur des faits avérés et recoupés.

L’histoire se déroule en Islande, terre sauvage et belle, au XVIIIème siècle. Une période difficile pour l’Islande qui, à cause d’une succession de catastrophes naturelles et du « vol » de ses ressources naturelles par le Danemark, se retrouve dans la misère la plus totale… Un jeune garçon, Grimr, orphelin à cause d’une éruption volcanique, est recueilli par Vigmar, un homme malin et débrouillard, ébahi par la force physique de ce jeune garçon. Ensemble, ils vont pouvoir survivre dans ce monde hostile.

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Je ne peux pas dire que j’apprécie vraiment le dessin de Jérémie Moreau. Ou, plus précisément, sa façon de dessiner les personnages.

Parce qu’en ce qui concerne les paysages (les illustrations pleine page sont de toute beauté !), on peut dire qu’il donne très envie d’aller visiter l’Islande, cette terre de feu et de glace ! Et j’ai vraiment adoré sa façon de raconter l’histoire, c’est un vrai « conteur » !

Si je peux vous conseiller une chose, ne vous arrêtez pas à la couverture. Elle m’a freinée pendant plusieurs mois. Je pense pourtant qu’il aurait été vraiment dommage de passer à côté de cette très belle histoire, pleine du bruit et de la fureur de cette magnifique terre islandaise.

Installez-vous confortablement, bien au chaud, et laissez vous transporter sur cette île rude et sauvage qu’est l’Islande !

Grimr

Delcourt vous permet de lire les 25 premières pages

D’autres avis : Karine, Noukette, Moka, Caro, Petite Noisette, Le petit carré jaune, Enna, Alice, Lecturissime (si j’ai oublié l’avis d’un des participants à la BD de la semaine, n’hésitez pas à me le dire !!) et Mo’ !!!!

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Les blogs de Jérémie Moreau : « Chronique contemporaine des pousseurs de pierre« , un site plus récent, et son site actuel

Du même auteur (illustrateur uniquement sur cet album) : Le singe de Hartlepool : vu par Sophievu par Nathalie

 

Cette semaine nous sommes accueillis par Mo’ du Bar à BD

Et cette bd participe aussi au Challenge « Un max de BD en 2018 » de Kobaitchi

Pour la ligne 32) Qu’on a acheté/loué après la lecture d’une critique sur un blog (et ce serait bien d’indiquer lequel)

Et c’est grâce aux participants de la BD de la semaine que j’ai fait cette jolie découverte !! Les liens vers leurs articles un peu plus haut…

La vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis – BD

vieille

La vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis
& autres nouvelles qui font du bien

Zidrou (scénario)
Illustrateurs : Colombo – Cordoba – Gili – Homs – Hureau – Lafebre – Sempere – Siri – Van Beughen

Dupuis (2009)
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15 nouvelles composent ce recueil. Des nouvelles en BD, ça n’est pas si courant. Zidrou a écrit les textes, qu’il a proposé, au fil des rencontres, à différents illustrateurs.

J’ai beaucoup aimé la 1ère nouvelle « Coltrane » où l’on rencontre un grand-père qui accueille à bras ouverts son petit fils qui sort de prison. Dans « les brûlures » j’ai bien aimé le dessin de Simon Hureau et l’humour aussi. « Les poulets rôtis » m’a plu pour son côté « gentil » et résolument optimiste ! « Noël blanc » est une histoire surprenante de compréhension, d’humanité et d’empathie, la magie de Noël ?

La plus longue de ces nouvelles, « la vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis… » celle qui donne son nom à ce recueil, est plutôt triste.. « Visite au cimetière » par contre, comme son nom ne l’indique pas, est franchement drôle !!

Impossible de résumer toutes ces histoires, cela perdrait tout son charme. Ce sont de petits instantanés de vie, plus ou moins tristes/amusants, plus ou moins coquins selon les histoires.

Et avec la dernière nouvelle, la boucle est bouclée, on retrouve les personnages de la première histoire…

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Sans que ce soit un coup de cœur, j’ai passé un bon moment avec ce recueil. Un moment trop bref peut-être, quand les personnages nous plaisent on aimerait rester plus longtemps avec eux !

Une bd feel-good ont dit certains, moi je dirais, pas tant que ça ! On a effectivement souvent le sourire aux lèvres, mais pas tout le temps…

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Un autre avis, celui d’Iluze

De Zidrou nous vous avons déjà présenté plusieurs bd (récap)

Cette semaine, nous sommes dans la bibliothèque de Noukette

 

 

Et cette bd participe aussi au Challenge « Un max de BD en 2018 » de Kobaitchi

Pour la ligne 20) Loué/emprunté à la bibliothèque

Ar-Men, l’enfer des enfers – BD Ado/ Adulte

 

Ar

Ar-Men

L’ENFER DES ENFERS

Emmanuel Lepage

Futuropolis (2017)

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Comme dit le dicton : Qui voit Sein, voit sa fin.

(En entier c’est : « Qui voit Molène voit sa peine. Qui voit Ouessant voit son sang. Qui voit Sein voit sa fin. Qui voit Groix voit sa croix.) Et en voyant cette carte (merci Wiki) on comprend aisément pourquoi !

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La chaussée de Sein est un récif granitique de 25 kms qui part de la pointe du Raz. Son point culminant (15 m !) se situe sur l’île du même nom. De nombreux navires se fracassaient sur ses rochers avant la construction du phare Ar-men (et même après d’ailleurs !)

Des légendes bretonnes disent qu’il s’agit du territoire sacré du Bag Noz le vaisseau fantôme, avec à sa barre l’Ankou, le valet de la mort (d’habitude il conduit une charette, ça change un peu !)

Plusieurs « chapitres » composent ce bel album. Au départ, c’est Germain, un des deux gardiens du phare qui raconte le quotidien et puis aussi les « visites » de sa fille, à laquelle il conte des légendes, comme celle de la ville d’Ys engloutie par les flots…

Un jour, après une grosse tempête, Germain découvre une histoire gravée sous le crépi de l’escalier. Une histoire qui va le projeter dans le temps, en 1850, avant (et pendant) la construction du phare (démarrée en 1867 – terminée en 1881)

Ar

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Depuis toujours, j’adore les contes et légendes. Et ça tombe bien, la Bretagne, qui m’a adoptée depuis près de 30 ans, en regorge.

Ce magnifique roman graphique (je trouve que la couverture -trop sombre- ne rend pas hommage à certaines pages intérieures – splendides !) mélange la dure réalité de la construction d’un phareAr Men-, la vie sur une île balayée par le vent et la mer, Sein avec la légende de la ville d’Ys, ville créée pour Dahut, la fille bien-aimée du Roi Gradlon.

C’est une bd assez conséquente (plus de 90 pages) et je pensais en la démarrant n’en lire que quelques pages avant d’aller me coucher. Je n’aurai pas dû la commencer le soir ! Je l’ai bien entendu lu d’une traite, totalement envoutée. Et je l’ai reprise le lendemain pour m’attarder sur certaines illustrations (voilà 3 fois que je la relis. Je vais être obligée de me l’acheter !)

J’ai tout aimé dans cette bd : L’histoire, envoûtante, les illustrations, magnifiques (on « voit » le mouvement des vagues, l’intensité lumineuse du phare… c’est magique !) et les couleurs, superbes !

Un vrai gros coup de cœur que je vous conseille de lire toutes affaires cessantes ! ♥ ♥ ♥

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D’autres que moi ont aimé : L’étagère imaginaireMo’AntigoneJérômeBrizeCaroLecturissimeEimelleBlandineBricabookSandrineSaxaoul

Nous vous avions déjà présenté deux bd d’Emmanuel Lepage : Un printemps à Tchernobyl + Oh, les filles

Deux articles de presse et radio plein de détails : Le Télégramme, France Inter

Interview de l’auteur par Un amour de BD

 

Cette semaine, nous sommes chez Noukette

Et cette bd participe aussi au Challenge « Un max de BD en 2018 » de Kobaitchi

Pour la ligne 42) Qu’on aimerait faire lire au monde entier

Et c’est encore grâce aux participants de la BD de la semaine que j’ai fait cette super découverte !! Les liens vers leurs articles un peu plus haut…

Miss Endicott – Bd ado/adulte

Endicott

Endicott

Miss Endicott

Jean-Christophe Derrien & Xavier Fourquemin (ill.)

Collection Signé

Le Lombard (2007)

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Miss Endicott, Prudence de son petit nom, revient d’un long voyage aux Indes. La raison de son retour n’est pas très gaie, elle vient en premier lieu assister à l’enterrement de sa mère Maggie et ensuite la remplacer comme gouvernante auprès du jeune Kévin. Mais sa mère lui a également légué une autre tâche. La nuit, elle devient la conciliatrice de la ville et aide les plus démunis à régler leurs problèmes.

Le tome 1 commence un peu tristement et se termine sur une surprise de taille ! Du tome 2, je ne vous dirai rien, si ce n’est qu’il regorge de surprises… A commencer par celle de… la fin !!

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Dès la couverture, on reconnaît le joli trait de Xavier Fourquemin, que j’avais déjà apprécié dans la très chouette série « le train des orphelins » (lien plus bas) réalisé avec Philippe Charlot. Il a une façon de dessiner les nez (et les mentons en galoche !) tout à fait reconnaissable et unique !

Tout m’a plu dans cette bd, sauf la fin que j’aurai aimé plus…. ou moins… Ben non, je vous dirai pas !

Ce qui m’a le plus plu, c’est cette ambiance un peu victorienne, steampunk même pour la fin du 2ème tome. Du réalisme à la Dickens avec une pointe de fantastique. Les personnages ont des « gueules » comme autrefois au cinéma. Et cette femme, Prudence (dont on ne sait au final pas grand-chose), qui voyage seule, se bat comme Bruce Lee (ou presque, lui n’avait pas les aiguilles à tricoter !!), est très autonome et a beaucoup d’empathie et d’humour !

Mon seul regret finalement, c’est qu’il n’y ait pas un 3ème tome… J’aurai bien aimé une série « les aventures de Miss Endicott, gouvernante »!!

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Interview des deux auteurs

De Jean-Christophe Derrien, Sophie vous avait présenté « Résistances » le 1er tome d’une bd historique

Et de Xavier Fourquemin, nous vous avons présenté la série « Le train des orphelins »

Cette semaine c’est Moka qui nous accueille Au milieu des livres

 

 

 

 

Et cette bd participe aussi au Challenge « Un max de BD en 2018 » de Kobaitchi

Pour la ligne 19) Dont la couverture est majoritairement verte (le tome 1)