La vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis – BD

vieille

La vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis
& autres nouvelles qui font du bien

Zidrou (scénario)
Illustrateurs : Colombo – Cordoba – Gili – Homs – Hureau – Lafebre – Sempere – Siri – Van Beughen

Dupuis (2009)
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15 nouvelles composent ce recueil. Des nouvelles en BD, ça n’est pas si courant. Zidrou a écrit les textes, qu’il a proposé, au fil des rencontres, à différents illustrateurs.

J’ai beaucoup aimé la 1ère nouvelle « Coltrane » où l’on rencontre un grand-père qui accueille à bras ouverts son petit fils qui sort de prison. Dans « les brûlures » j’ai bien aimé le dessin de Simon Hureau et l’humour aussi. « Les poulets rôtis » m’a plu pour son côté « gentil » et résolument optimiste ! « Noël blanc » est une histoire surprenante de compréhension, d’humanité et d’empathie, la magie de Noël ?

La plus longue de ces nouvelles, « la vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis… » celle qui donne son nom à ce recueil, est plutôt triste.. « Visite au cimetière » par contre, comme son nom ne l’indique pas, est franchement drôle !!

Impossible de résumer toutes ces histoires, cela perdrait tout son charme. Ce sont de petits instantanés de vie, plus ou moins tristes/amusants, plus ou moins coquins selon les histoires.

Et avec la dernière nouvelle, la boucle est bouclée, on retrouve les personnages de la première histoire…

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Sans que ce soit un coup de cœur, j’ai passé un bon moment avec ce recueil. Un moment trop bref peut-être, quand les personnages nous plaisent on aimerait rester plus longtemps avec eux !

Une bd feel-good ont dit certains, moi je dirais, pas tant que ça ! On a effectivement souvent le sourire aux lèvres, mais pas tout le temps…

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Un autre avis, celui d’Iluze

De Zidrou nous vous avons déjà présenté plusieurs bd (récap)

Cette semaine, nous sommes dans la bibliothèque de Noukette

Les immortalistes – Roman américain

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LES IMMORTALISTES

Chloe Benjamin
Éd. Stéphane Marsan (2018)

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New York – 1969. Daniel ayant entendu parler d’une diseuse de bonne aventure qui est capable d’annoncer à chacun la date de sa mort, lui, son frère Simon et leurs deux sœurs Klara et Varya vont la consulter. Ils sortiront de cette visite quelque peu déboussolés…

Après un premier chapitre concernant la famille Gold et donc ses 4 enfants, nous suivrons tour à tour les vies de Simon, Klara, Daniel et enfin Varya.

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Les immortalistes est un roman que j’ai failli abandonner. Au départ, la narration qui mélange les temps, une fois au présent, une fois au passé composé ou encore au passé simple, m’a semblé bizarre (une histoire de traduction ?)… Et puis vers les pages 50/60, il y a un passage assez « cru » qui m’a surprise, je ne m’attendais pas à ça (c’est clairement un roman pour adulte ! ;)).

Mais passé ce moment de surprise, j’ai été embarquée par l’histoire de cette famille et je n’ai plus lâché ce livre de 400 pages, qui, au final, m’a beaucoup plu ! Beaucoup de sujets sont abordés : la croyance (en un dieu, en la magie, en la destinée…), le libre arbitre, les liens familiaux, l’homosexualité à San Francisco dans les années 80 (et donc le Sida) ou encore la peur de la mort…

Et la question qu’on ne peut s’empêcher de se poser, une fois le roman refermé : Si on vous proposait de vous donner la date de votre mort, accepteriez-vous ? Ou plutôt, auriez-vous la force de résister à la tentation ? Car une fois cette date connue, pensez-vous que vous l’oublieriez ? Ou qu’elle vous poursuivrait et guiderait vos faits et gestes jusqu’à ce moment fatidique ?

Un roman intéressant qui se lit sans difficulté (âmes trop prudes s’abstenir) et même avec avidité, mais qui laissera sans doute assez longtemps des traces dans ma mémoire…

immortalistes

Miroirs et fumée ♥ – Mai en nouvelles

Miroirs

Miroirs et fumée ♥

Neil Gaiman

J’ai lu (2008 / ÉO 1998)

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Miroirs et fumée est un recueil de 30 nouvelles de littérature fantastique.

Dans une longue (36 pages) et très intéressante introduction, Neil Gaiman nous explique comment il a trouvé ses idées et nous fait cadeau d’une nouvelle supplémentaire !

Je ne vous redonne pas les 30 titres, vous pourrez les voir ici sur le site NooSFere.

J’aime beaucoup les contes. Après avoir lu « Neige, verres et pommes » soit Blanche-neige revue et corrigée par Neil Gaiman, vous ne repenserez jamais à ce conte de la même façon…
C’est ma nouvelle préférée, celle que j’ai envie de raconter à tout le monde et que je ne suis vraiment pas prête d’oublier !

Mais avant d’en arriver là, vous apprendrez comment une vieille femme trouva le Saint-Graal et ce qu’elle en fit. Il vous racontera aussi ce qui peut vous arriver si vous passez sur un pont sous lequel vit un Troll.

De toutes ces histoires, celle qui m’a le moins plus je crois, même si certaines choses m’ont touchée, c’est celle qui s’intitule « Le bassin aux poissons et autres contes ». Je l’ai trouvée un peu trop longue et trop embrouillée, mais à priori, c’est une histoire vraie !

Toutes ces nouvelles sont très différentes, elles sont parfois poétiques, parfois tendres ou encore effrayantes…
En plus de lire la très bonne plume de Neil Gaiman, on a le plaisir d’apprendre pour quelles raisons il a écrit telle ou telle histoire, ou encore le contexte ou l’idée de départ.
Si vous aimez déjà cet auteur, vous apprécierez de retrouver son style dans autant d’histoires différentes, si vous ne le connaissez pas, ce recueil vous donnera sans doute envie de lire ses romans !

En bref, si vous ne connaissez pas encore cet auteur, n’hésitez pas, que ce soit pour ses romans, ses nouvelles, ses bandes dessinées (Sandman) ou encore ses livres jeunesse !

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D’autres livres de Gaiman présentés sur ce blog : Coraline, Par bonheur le lait, L’étrange vie de Nobody Owens (Mon préféré, je l’ai adoré !).

J’ai également lu et beaucoup aimé « L’océan au bout du chemin ».

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Cette (re)lecture participe au challenge « Mai en nouvelles » proposé par le blog « Hop ! Sous la couette ».

Si vous aimez les nouvelles, je vous invite à participer à ce challenge, qui propose, en prime, un concours avec de jolis lots pour les participants.

 

Cette lecture participe également au Challenge des RE chez Blandine (Vivrelivre)

TOKYO VICE – Enquête chez les yakuzas

Tokyo

TOKYO VICE

Jake Adelstein
Éditions Marchialy (2016)

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C’est une Lecture Commune avec Blandine, qui m’a offert ce roman et que je remercie pour cette découverte.

En ouvrant ce livre, je pensais lire un roman policier se déroulant au Japon. En fait, l’auteur Jake Adelstein, est journaliste et il est le premier étranger à avoir intégré un célèbre journal japonais, le Yomiuri Shinbun, journal le plus vendu au monde (le lien va vers la version en anglais du journal).

Ce livre est son histoire depuis son arrivée au Japon à l’âge de 19 ans. Devenu journaliste d’investigation, il enquêtera sur de nombreux sujets, jusqu’à se trouver confronté au monde dangereux des yakuzas. C’est donc plus un témoignage qu’un polar, mais c’est vraiment raconté comme un roman policier !

C’est une enquête touffue et totalement dépaysante que nous propose -avec une bonne dose d’autocritique et d’autodérision- Jake Adelstein. J’ai parfois eu du mal avec les noms japonais, du mal à retrouver qui était qui… C’est un roman qu’il faut lire d’une traite ou presque, pour garder le fil. Mais c’est également un livre grâce auquel on découvre les « codes » des japonais, leurs habitudes, leur quotidien, ainsi que les « bas-fonds » de Tokyo… Et ça, ça ne m’a pas fait rêver !!

L’an passé, pour ce mois du Japon, j’avais lu et apprécié beaucoup d’albums, de romans et de documentaires jeunesse essentiellement, voir ici le récapitulatif « Japon est le thème d’avril » . Et tous ces lectures m’avaient donné envie d’aller au Japon.

Cette année, ma participation se limitera probablement à Tokio vice (faute de temps, le mois est presque terminé !) mais j’avoue qu’il m’a bien refroidie côté envie de voyage au pays du Soleil Levant… Mais bon, je pense que si je lis un jour « Gomorra » je n’aurai plus envie d’aller à Naples ! (je ne vais peut-être pas le lire du coup…)

Le roman commence ainsi :

« Vous supprimez cet article, ou c’est vous qu’on supprime. Et peut-être bien votre famille aussi. Mais on s’occupera de vous en premier, pour que vous appreniez quelque chose avant de mourir. » L’homme de main élégamment vêtu parlait très lentement, de la manière dont les gens parlent aux idiots ou aux enfants, ou de la manière dont les Japonais parlent parfois aux étrangers complètement paumés. Ça ressemblait à une offre à sens unique. « Laissez tomber cet article et votre boulot, et on fera comme si rien de tout ça n’était arrivé. Écrivez votre article et il n’y aura pas un seul endroit dans le pays où l’on ne vous traquera pas. Compris ? »

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N’étant pas une grande lectrice de reportages (sauf dans les revues style Géo, Animan ou National Geographic), j’ai découvert avec Tokyo vice les éditions Marchialy.

Ce livre fait partie de la sélection 2017 du Prix du meilleur Polar des lecteurs de Points.

Ci-dessous, une interview de Jake Adelstein sur France Inter lors de la sortie de son livre en France.

Ce challenge « Un mois au Japon » est proposé par Lou de My Lou Book et Hilde du Livroblog.

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