Jours de soleil – Nouvelles ado/adultes

soleil

Nouvelles

Jours de soleil

Claire Mazard

Le Muscadier (2017)

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Cinq nouvelles. Des nouvelles qui se passent au soleil, dans les pays chauds. Vacances au Sénégal pour Audrey et Mathias avec un autochtone sympathique comme guide. Dans un grand hôtel d’Hammamet, ville tunisienne en bord de mer, pour Sophie et Marie. Au Maroc pour cette enquêtrice de guide touristique. En Côte d’Ivoire, à Abidjan à la rencontre de trois écrivains publics.

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Les nouvelles :
  • Jean-Paul dit le « Pape » : Cette première nouvelle m’a laissé un arrière goût un peu amer dans la bouche… Ne pourrait-il y avoir autre chose que de la moquerie ou de la duperie entre touristes et autochtones ?
  • Le vieux tunisien : Les riches touristes qui salissent tout et les pauvres autochtones à leur service. Et un geste final assez étrange tant on ne sait s’il est inspiré par la bonté ou la pitié… Mais j’ai trouvé cette nouvelle plus sympathique que la première !
  • Partout dans le monde : Une prise de conscience de la condition féminine et du droit des femmes ! Non, nous ne sommes pas égales selon où nous naissons…
  • Irénée : l’histoire de trois écrivains publics, trois frères qui écrivent trois sortes de courriers différents. Pour moi, la plus douce et la plus jolie de ces cinq nouvelles.
  • Le Pizzaïolo : Où comment peuvent naître les vocations même au bout du bout du monde !

Toutes ces nouvelles m’ont bien plu, même si certaines sont plus « douces » que d’autres !

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De cette autrice, j’avais beaucoup aimé le recueil de nouvelles Jours de neige

Éditions Le Muscadier

Le site de Claire Mazard

De cette maison d’édition, nous vous avons déjà présenté plusieurs titres : Bêtes de pensée et Badalona, 40 jours d’automne, Station sous-paradis, les mains dans la terreVirée nomade, Phobie, Orient extrême, le 9E continent, l’aigle noir, le réveil de ZagapoïEmma, La peau noire des anges, Plastique apocalypse et Dysfférent

Pour lire quelques pages de ce recueil, c’est par ici :

Un livre qui participe aussi  à l’objectif PAL chez Antigone

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13 à table – Des écrivains s’engagent

tableNouvelles sur le thème de la fête

13 à table !

2019
Nouvelles

Pocket (2018)

1 livre = 5 euros = 4 repas

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Philippe BESSON – Françoise BOURDIN – Maxime CHATTAM – François d’EPENOUX – Éric GIACOMETTI – Karine GIEBEL – Philippe JAENADA – Alexandra LAPIERRE – Agnès MARTIN-LUGAND – Véronique OVALDÉ – Roman PUÉRTOLAS – Jacques RAVENNE – Tatiana DE ROSNAY – Leïla SLIMANI – Alice ZENITER
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15 auteurs (Voir ci-dessus !) se sont réunis pour nous proposer ce recueil de 14 nouvelles. Des écrivains qui s’engagent. En effet, comme chaque année depuis 5 ans, chaque livre acheté = 4 repas pour les restos du cœur. La couverture a été réalisé par l’illustrateur PLANTU.

Il y a des histoires de fêtes, plus ou moins grandes, plus ou moins réussies. Des histoires où l’on mange, où l’art de la table est important. Des histoires amusantes, d’autres très tristes. Certaines sont très réalistes, d’autres touchent au fantastique.

Je ne vais pas vous résumer une à une toutes les nouvelles, je vais juste vous parler de celles qui m’ont fait sourire ou qui m’ont surprise ou encore qui m’ont permis de découvrir un nouvel auteur !

Laissée-pour-compte de Françoise Bourdin :

Lilybeth organise une fête chez elle. A 34 ans, elle désespère de rencontrer l’homme de sa vie.

C’est une jolie histoire, joyeuse, « feel-good » comme on dit et qui m’a fait sourire. Elle m’a de plus permis de découvrir la plume de l’autrice que je ne connaissais que de nom.

Le point d’émergence de Maxime Chattam :

Jusqu’au bout on se demande ce qui est arrivé à ce pauvre homme. Est-il dans le coma ? Souffre t-il d’un locked-in syndrome ? Et puis, à la dernière page, on sait. Et c’est affreux !!!

C’est une des plus terribles !! Quelle surprise… Et quand je dis terrible, c’est plutôt terrifiante ! On ne voit pas arriver la fin… J’ai adoré !

Big Real Park de François d’Epenoux :

Un journaliste rencontre le directeur commercial d’une entreprise de « parc de loisirs ». Un homme terriblement cynique. Le journaliste est très réaliste !

Cette nouvelle est également terrifiante ! Le cynisme à ce point est quelque chose qui me dépasse…

Nuit d’ivresse de Giacometti et Ravenne :

Alex ne supporte pas la vodka. Ce n’est pas qu’il n’aime pas ça, non, ça le rend vraiment malade. Et il va vivre une drôle d’aventure…

Encore deux auteurs que je connais de nom depuis longtemps, mais dont je n’avais encore rien lu. Et cette nouvelle, plutôt fantastique, m’a donné très envie de lire un de leurs romans.

Dans les bras des étoiles de Karine Giebel :

L’histoire d’un sans abri et de son chien. Souvenirs de nuits sans sommeil, d’une vie qui a basculé.

Celle-ci est terriblement réaliste. Et vraiment très triste.

La fête des voisins de Leïla Slimani :

Une femme, quasi séquestrée par son mari, observe ses voisins.

Une chute à la hauteur de l’enfer vécu par cette femme.

Ce recueil de nouvelles, 13 à table ! est à la fois un très bon moment de lecture et une bonne action.

Alors n’hésitez plus, achetez-le !

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Les Restos du cœur

De Romain Puértolas, Sophie vous a présenté un roman jeunesse : Un détective très très très spécial

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Relire Hopper -Mai en nouvelles

Hopper

Relire Hopper

Anthologie présentée par Alain Cueff
Éd. de la Réunion des Musées Nationaux (2012)
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7 auteurs pour 7 nouvelles
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J’aime Edward Hopper et la couverture de ce recueil de nouvelles, avec ce morceau de tableau, ne pouvait que m’attirer. Merci à Blandine d’y avoir pensé !

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https://imgc.allpostersimages.com/img/print/affiches/edward-hopper-nightawks-noctambules-ou-les-oiseaux-de-nuit-1942_a-G-9315082-9118560.jpg

Nightawks – 1942 – Un de ses tableaux les plus connus

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Ce que j’aime dans les tableaux d’Edward Hopper, c’est l’ambiance. Elle n’est pas toujours très gai, je ressens souvent la solitude, la déprime parfois, des gens qui peuplent ses peintures… Ce sont des instantanés de la vie courante, figés dans le temps, et pourtant j’adorerais aller me promener dans ses tableaux ! J’ai envie de savoir qui sont les personnages, ce qu’ils font, où ils vont… Et je n’ai pas cette « empathie » ou cette curiosité avec tous les tableaux ou tous les peintres.

J’ai dû mal à expliquer pourquoi ça me plait autant. Les couleurs ? Le style ? Non, je crois vraiment que c’est « l’atmosphère » qui se dégage de ses tableaux et sans doute aussi la solitude qu’on perçoit chez les personnages.

Et dans les nouvelles de ce recueil, on retrouve un peu cette même ambiance.

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1) La plus belle chose au mondeNorman Mailer

Un vagabond sans le sou se fait piéger par des joueurs de billard pas très honnêtes.

La « morale » de l’histoire pourrait être : « Il en faut parfois peu pour être heureux… »

2) L’homme soucieuxGrace Paley

Un homme marié s’intéresse d’un peu trop près à sa voisine…

Où comment passer près de la mort peut changer radicalement votre vision de la vie ! J’ai moyennement apprécié cette nouvelle dont le style ne m’a pas convaincue.

https://www.edwardhopper.net/images/paintings/newyork-movie.jpg

New York Movie – 1939

3) Le rien qui n’est pas làLeonard Michaels

Ce n’est pas vraiment une nouvelle. Plutôt un essai sur l’œuvre de Hopper en se basant sur un tableau que l’auteur, de son propre aveu, apprécie beaucoup : New York movie.

J’avoue que je manque cruellement de références pour apprécier ce que dit Mr Leonard Michaels. Il y a toutefois deux choses avec lesquelles je suis d’accord avec lui, pour les avoir moi-même ressenties : ce sentiment de solitude, souvent présent, et la facilité avec laquelle on peut se faire tout un film, s’inventer toute une histoire à partir d’un tableau de Hopper.

4) J’ai créé mon néantPaul Auster

L’errance d’un jeune homme qui trouve refuge dans Central Park où il survit tant bien que mal au fil des jours et des rencontres.

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une nouvelle, mais d’un extrait du roman « Moon Palace » (1989) dans lequel un jeune homme s’interroge, puis se laisse aller, persuadé que c’est son destin.

Un auteur que j’apprécie beaucoup, et un extrait qui m’a donné envie de lire le roman !

5) CrépusculeJames Salter

Nouvelle extraite d’un recueil de nouvelles « American Express » (Prix Faulkner 1989)

«C’était une femme qui avait un certain style de vie. Elle savait donner des dîners, s’occuper des chiens, entrer dans un restaurant. Elle avait sa façon de répondre aux invitations, de s’habiller, d’être elle-même. D’inestimables qualités, pourrait-on dire. C’était une femme qui avait lu, joué au golf, assisté à des mariages, qui avait de belles jambes, qui avait connu des épreuves. C’était une femme dont personne ne voulait plus.»

De cet auteur, j’ai lu « un bonheur parfait », roman que je n’avais pas vraiment apprécié car trop peu d’émotions y passaient, les personnages étaient des personnages, c’est tout. Dans cette nouvelle, c’est pareil, on suit une femme, le temps d’une journée, mais rien ne passe, on ne ressent aucune empathie pour cette femme. Elle a 46 ans, vit seule depuis que son mari l’a quittée. Une nouvelle dans laquelle, malgré tout, on voit bien la tristesse et la solitude et qui, de ce fait a toute sa place dans ce recueil qui se réfère à certains tableaux de Hopper !

https://www.edwardhopper.net/images/paintings/cape-cod-evening.jpg

Cape Cod Evening – 1939

6) Cape Cod EveningAnn Beatie

Dans cette nouvelle, une femme raconte son histoire et celle de son mari, comment ils ont récupéré le chien qui est sur le tableau et l’histoire de leur voisin, un peintre, Mr Hopper (qui donc a peint le tableau…)

On voit bien ici que l’auteur a « plongé » dans le tableau pour nous en rapporter cette histoire ! Et c’est tout à fait l’effet que me font les tableaux de Mr Hopper : j’ai toujours envie d’aller dedans, voir ce qui se passe sur le côté, derrière, d’aller discuter avec les gens… Je me fais très souvent des « films » avec ses tableaux…

Matin en Caroline du Sud – 1955

7) L’ombre écarlateWalter Mosley

Socrate, un vieil homme noir qui vit seul, attrape un gamin, Darryl, qui vient de tuer un coq. Il lui fait plumer le coq puis le cuisine et ils le mangent ensemble. Le vieil homme sent bien que quelque chose ne va pas avec le gamin, aussi il le « cuisine » un peu pour essayer de l’aider… Tout ça sous « le regard » de la femme noire du tableau…

Une drôle d’histoire, pas franchement gaie !!

Au final, ce recueil m’aura permis de découvrir de « nouveaux » auteurs et de me (re)plonger dans l’atmosphère -si particulière !- des tableaux d’Edward Hopper.

Cet ouvrage se termine avec une courte biographie de chaque auteur, ainsi qu’une bibliographie pour chacun.

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Cette lecture participe au challenge « Mai en nouvelles » proposé par le blog « Hop ! Sous la couette ».

Si vous aimez les nouvelles, je vous invite à participer à ce challenge, qui propose, en prime, un concours avec de jolis lots pour les participants.

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La vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis – BD

vieille

La vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis
& autres nouvelles qui font du bien

Zidrou (scénario)
Illustrateurs : Colombo – Cordoba – Gili – Homs – Hureau – Lafebre – Sempere – Siri – Van Beughen

Dupuis (2009)
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15 nouvelles composent ce recueil. Des nouvelles en BD, ça n’est pas si courant. Zidrou a écrit les textes, qu’il a proposé, au fil des rencontres, à différents illustrateurs.

J’ai beaucoup aimé la 1ère nouvelle « Coltrane » où l’on rencontre un grand-père qui accueille à bras ouverts son petit fils qui sort de prison. Dans « les brûlures » j’ai bien aimé le dessin de Simon Hureau et l’humour aussi. « Les poulets rôtis » m’a plu pour son côté « gentil » et résolument optimiste ! « Noël blanc » est une histoire surprenante de compréhension, d’humanité et d’empathie, la magie de Noël ?

La plus longue de ces nouvelles, « la vieille dame qui n’avait jamais joué au tennis… » celle qui donne son nom à ce recueil, est plutôt triste.. « Visite au cimetière » par contre, comme son nom ne l’indique pas, est franchement drôle !!

Impossible de résumer toutes ces histoires, cela perdrait tout son charme. Ce sont de petits instantanés de vie, plus ou moins tristes/amusants, plus ou moins coquins selon les histoires.

Et avec la dernière nouvelle, la boucle est bouclée, on retrouve les personnages de la première histoire…

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Sans que ce soit un coup de cœur, j’ai passé un bon moment avec ce recueil. Un moment trop bref peut-être, quand les personnages nous plaisent on aimerait rester plus longtemps avec eux !

Une bd feel-good ont dit certains, moi je dirais, pas tant que ça ! On a effectivement souvent le sourire aux lèvres, mais pas tout le temps…

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Un autre avis, celui d’Iluze

De Zidrou nous vous avons déjà présenté plusieurs bd (récap)

Cette semaine, nous sommes dans la bibliothèque de Noukette

 

 

Et cette bd participe aussi au Challenge « Un max de BD en 2018 » de Kobaitchi

Pour la ligne 20) Loué/emprunté à la bibliothèque

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