Moins qu’hier (plus que demain) Fabcaro encore – BD

MoinsDes portraits de couples sur un ton décalé, absurde, hilarant !
Bande dessinée adulte *

Moins qu’hier
(plus que demain)
Fabcaro

Glénat (2018)

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Ça commence à 6h58 avec Géraldine et Fabien qu’on va retrouver à plusieurs reprises au fil de la bd. Fabien essaie de joindre Géraldine sur son portable mais elle ne répond pas. Il lui laisse un message « Oui, c’est moi… Tu t’es levée hyper tôt dis donc… J’imagine que tu  es allée acheter des croissants, c’est adorable, ça tombe bien j’ai une faim de loup… » Image suivante : « En plus, je vois que tu as pris ta valise… ça sent le p’tit déjà ultra-copieux ça… Petite cachottière… »

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Le ton est donné, et ça va être comme ça tout au long de la journée avec les différents couples rencontrés. J’ai également adoré la planche de la page 10 à 8h42 avec Émeline et Philippe (vous pouvez la lire sur le site de l’éditeur, voir lien ci-dessous).

Fabcaro :

C’est encore une belle découverte faite grâce au groupe de la bd de la semaine ! Le dessin, les couleurs, ne m’auraient pas attiré plus que ça je l’avoue, et pourtant il aurait été vraiment dommage de passer à côté, c’est trop drôle !

Un humour décalé, absurde, noir parfois, fait de cynisme, de non-dit (ou de trop dit !), de bêtise, de déni… J’adore !!!

Et mon conjoint, à qui je l’ai fait lire (et qui n’est pas un gros lecteur de bd à part les classiques de son enfance), m’a dit à la fin de sa lecture : « il en a fait d’autres ? »

Le steak haché de Damoclès

La réponse est oui ! Et j’ai d’ailleurs lu « Le steak haché de Damoclès » aux éditions La cafetière (qui a édité 9 bd de Fabcaro, avis aux amateurs…) Une courte bd d’inspiration autobiographique (sympa mais un peu moins amusante que ses bd plus récentes…)

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Lire les premières pages sur le site de l’éditeur

Du même auteur, déjà présenté ici : Et si l’amour c’était aimer ? (avec un micro-avis sur Zaï zaï zaï zaï)

D’autres que moi l’ont lu : Sabtail, Mespagesversicolores, Noukette, Jérôme

* Si je parle de « BD adulte » c’est uniquement parce que le côté parfois très noir ou cynique des relations de couple présentées ici risquent de ne pas faire rire des ados…

Cette semaine, nous sommes chez Moka, au milieu des livres !

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Barracuda for ever – Roman jeunesse -ou pas !

Barracuda

Une histoire un peu folle, un peu décalée mais ô combien émouvante !

Barracuda for ever
Pascal Ruter

JC Lattès (2017)
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Présentation de l’éditeur

« À l’âge de quatre-vingt-cinq ans, mon grand-père Napoléon décida qu’il lui fallait se renouveler. Il traîna ma grand-mère Joséphine devant les tribunaux. Comme elle n’avait jamais rien su lui refuser, elle se laissa faire. Ils divorcèrent le premier jour de l’automne.

– Je veux refaire ma vie, avait-il dit au juge chargé de l’affaire.

– C’est votre droit, avait répondu ce dernier. »

Voici l’histoire d’un duo irrésistible : un petit-fils et son grand-père, prêts à toutes les fantaisies pour conjurer les tourments de l’existence.

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C’est une comédie douce-amère que cette histoire. Des passages font sourire mais en même temps, on pressent rapidement que ça risque de ne pas être si drôle que ça !

Les personnages

Le grand-père, Napoléon, ne veut clairement pas vieillir. Il ne l’accepte pas. C’est un personnage truculent, libre, un peu fou et plutôt « encombrant » pour son entourage et les personnes qui sont amenées à s’occuper de lui.

Le petit fils lui, est clairement plein d’admiration pour ce grand-père farfelu avec lequel il parle l’espéranto, même si son regard change, évolue au fil du roman.

La grand-mère, elle, s’est laissée mettre de côté, un peu comme un vieux vêtement dont on ne voudrait plus. Les personnages sont tous attachants, pour différentes raisons. J’ai beaucoup aimé le personnage de la mère.

C’est un roman que j’ai bien aimé, même si j’avoue avoir été surprise car je m’attendais à une « vraie » comédie. Or il y a des thèmes importants et pas franchement drôles qui sont abordés, même si c’est fait de manière à faire sourire.

Un roman qui aborde tellement de thèmes au final, que probablement personne ne sera touché par la même chose !

*****Barracuda

Il est sorti à la même date, u aux éditions Didier Jeunesse avec cette couverture :

Lire les premières pages ici

Et il est également édité avec des couvertures différentes en gros caractères chez Gabelire https://editionsgabelire.com/wp-content/uploads/2017/07/Barracuda-for-ever_web.jpg

et au livre de poche http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/2462/2462081-gf.jpg

Retrouvez ici l’avis de Blandine, qui m’a convaincue de le lire ! ;)

Du même auteur Sophie vous a présenté : Le cœur en braille et Du bonheur à l’envers

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Rivière tremblante – Rentrée Littéraire

Rivière

Un roman sombre, très sombre…

RIVIÈRE TREMBLANTE

Andrée A. Michaud

Rivages/noir (2018)

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On suit deux histoires en parallèle :

En 1979, celle de Marnie, 11 ans, dont le meilleur copain, le presque frère, Michaël Saint-Pierre, 12 ans, a mystérieusement disparu par un après midi d’orage.

Puis, en 2009,  on est confronté à la terrible douleur de Bill, auteur de livres pour enfants, dont la petite fille, Billie, 8 ans et 9 mois, a également disparu sans laisser de traces…

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On m’a présenté ce roman comme un roman policier. Certes, il y a des disparitions et des enquêtes sur ces disparitions. Mais alors que dans un polar on suivrait le détective, le policier, l’enquêteur ou à l’inverse le meurtrier ou le responsable de la dite disparition, ici nous sommes avec les proches des victimes.

Et c’est surtout d’eux dont il est question. De leur incommensurable tristesse bien sûr (l’une a perdu son meilleur ami, l’autre sa petite fille) mais aussi de leur incompréhension, de leurs doutes, de leurs déchirements, leur envie d’en finir, leur culpabilité même…

Et la question suprême : peut-on faire son deuil quand on ne sait pas ce qui s’est passé ? Quand il n’y a pas de corps à enterrer, de cercueil sur lequel pleurer ? Comment continuer à vivre dans ces conditions ?

Ce n’est pas un polar « page-turner » avec moults retournements de situations. Ceux qui, lisant ce roman, s’attendront à un suspense d’enfer, risquent d’être déçus.

Cela s’apparente beaucoup plus à un roman psychologique. Mais « Rivière tremblante » est tout de même un roman noir, très noir dont j’ai beaucoup aimé l’écriture ! Et qui m’a bien donné envie de lire les autres romans de cette auteure, dont « Bondrée » dont j’avais entendu beaucoup de bien !

Extrait :

« Accroupie près de la pierre tombale d’une inconnue faisant face au couchant pour l’éternité, j’ai demandé à mon père de me venir en aide, j’ai prié la mère que je n’avais pas connue, morte trop jeune, broyée en plein soleil, j’ai imploré le ciel de m’envoyer un signe, et c’est à ce moment là que le cri a retenti, un cri d’effroi pouvant aussi bien venir du creux de la terre que des profondeurs de ma mémoire. Michael, ai-je murmuré d’une voix enrouée par la pluie et le froid, c’est toi Michael ? »

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ELLE

10ème lecture / 28

(Ordre de lecture, pas de présentation)

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C’est ma 11ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

Logo Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 – Picos/Shutterstock

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

La vraie vie – Roman Rentrée Littéraire

VraieUn roman « coup de poing » de la Rentrée Littéraire…

LA VRAIE VIE
Adeline Dieudonné

L’iconoclaste (2018)
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Présentation de l’éditeur

Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents. Et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance. La mère est transparente, amibe craintive, soumise à ses humeurs.

Avec son frère, Gilles, elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre. Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse en attendant la petite musique qui annoncera l’arrivée du marchand de glaces. Mais un jour, un violent accident vient faire bégayer le présent. Et rien ne sera plus jamais comme avant.

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Elle a 10 ans. Et dans sa vie, il y a… Un père ultra violent, une mère éteinte et un petit frère de 3 ans son cadet qu’elle protège autant qu’elle peut et qu’elle adore. Il y a aussi cette chambre pleine de cadavres, trophées de chasse du père, avec cette hyène qui lui fait si peur.

Le jour de l’accident, son petit frère arrête de rire. Cela va enclencher chez elle une sorte de moteur intérieur, une motivation sans faille que rien ne va pouvoir arrêter.

Je l’ai lu en un après-midi. Et au soleil, heureusement. La violence est partout dans ce roman. Violence physique, conjugale, psychologique, amoureuse même… Je n’en dis pas plus, si ce n’est que c’est un roman bourré d’énergie, terriblement addictif, qu’on ne lâche plus une fois commencé.

On en prend plein la tête !! Plus qu’une lecture « coup de cœur », c’est une lecture « coup de poing »…

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Extrait : C’était un homme immense, avec des épaules larges, une carrure d’équarrisseur. Des mains de géant. Des mains qui auraient pu décapiter un poussin comme on décapsule une bouteille de coca. En dehors de la chasse, mon père avait deux passions dans la vie : la télé et le whisky. Et quand il n’était pas en train de chercher des animaux à tuer aux quatre coins de la planète, il branchait la télé sur des enceintes qui avaient coûté le prix d’une petite voiture, une bouteille de Glenfiddich à la main. Il faisait celui qui parlait à ma mère, mais, en réalité, on aurait pu la remplacer par un ficus, il n’aurait pas vu la différence.

Ma mère, elle avait peur de mon père.

 

Prix du Roman FNAC 2018

Prix Première Plume 2018

Il faisait également partie de la première sélection du Goncourt et il est dans la 2ème sélection du Renaudot.

ELLE

9ème lecture / 28

(Ordre de lecture, pas de présentation)

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Je l’ai également lu dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire Rakuten

#lavraievie #AdelineDieudonne #MRL18 #Rakuten

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C’est ma 10 ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

Logo Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 – Picos/Shutterstock