Elric : Les buveurs d’âme de M Morcook et F Colin

Elric
Les buveurs d’âme

de Michael Morcook
et Fabrice Colin

Roman de Fantasy

Fleuve Noir, mai 2011
9782265089129, 19,50€

Présentation de l’éditeur :

Prince déchu, dévasté par la mort de son aimée, Elric de Melniboné a juré de ne plus jamais se servir de Stormbringer, son épée maudite qui boit les âmes et lui procure sa puissance et sa vitalité.
Accompagné de son fidèle compagnon Tristelune, Elric, abattu et mourant, part en quête de son dernier espoir : l’Anémone Noire, une plante magique ne fleurissant qu’une fois par siècle, qui pourrait lui redonner des forces et de grands pouvoirs. Pour la trouver, i.l doit gagner les ruines de Soom, une cité perdue au cœur d’une jungle inhospitalière infestée de créatures maléfiques…

Mon avis :

En préambule il faut que je vous prévienne, même si je suis allée au bout de ce roman, j’ai eu l’impression de rester totalement extérieure à l’histoire…

Déjà je ne partais pas vraiment aidée, je n’ai pas lu les tomes précédents écrits par M. Morcook dans les années 60-70. Si ce tome peut se lire indépendamment des autres je pense que la connaissance du personnage principal, de son histoire, permet de s’attacher à lui. Sans le connaître, c’est plus dur, surtout dans la situation dans laquelle il se trouve…

Je suis d’autant plus embêtée pour rédiger cet article que j’aime beaucoup les romans de Fabrice Colin lus jusqu’à maintenant, et son écriture. Ce tome, écrit « en collaboration » avec M. Morcook ne m’a pas du tout rappelé sa plume. Est-ce l’influence ? Impossible à dire pour moi puisque je ne connais pas cet auteur. Une écriture très année 60 peut être…

L’histoire est tout à fait intéressante, avec des personnages hauts en couleur, des méchants à demi et des vrais méchants, des buveurs d’âme et des aventures où se mêlent action pure et magie, mais, la conjugaison d’un héros qui ne me plait pas et d’une écriture à laquelle je me heurte, m’a bloquée.

Sur Elbakin un avis vraiment positif et très bien expliqué, avec des arguments opposés au mien, pour que vous laissiez une chance à ce roman…

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Cheyenn

Cheyenn

de François Emmanuel

Roman

Seuil, à paraître – rentrée littéraire 2011 –
9782021039269,

 

Présentation de l’éditeur :

Qui était Sam Montana-Touré dit Cheyenn, cet Indien des villes dont on retrouva le corps assassiné au fond d’une usine désaffectée ? Il est mort enfermé dans son monde. Personne ne peut témoigner sur sa vie, sa quête, sa folie. Seules subsistent de lui quelques séquences muettes extraites d’un film documentaire consacré aux sans-abris. Longtemps après les avoir filmées, le cinéaste est hanté par ces séquences. Il souhaiterait leur redonner vie et reconstruire à partir d’elles un tout autre film. Il voudrait traverser l’image de Cheyenn, filmer le  » hors champ  » de l’image et tenter de rendre à cet homme sa part d’humanité perdue. Ce livre est le récit de cette entreprise étrange et obstinée. Plus le cinéaste enquête, revisite les lieux, recherche les traces, plus il entre au coeur de la lancinante question que lui adressait Cheyenn de son regard silencieux.

Mon avis :

Cheyenn est un livre étrange, que j’ai lu d’une traite, que j’ai apprécié mais qui me laisse un goût d’insatisfaction…

Un réalisateur de documentaire, un SDF, un meurtre… et tout ce(ux) qui tourne(nt) autour. L’idée est intéressante, le thème m’a parlé, l’écriture est maîtrisée mais je n’ai pas su m’attacher réellement aux personnages. Mes lectures jeunesses modèlent mes goûts et j’ai de plus en plus de mal à apprécier les romans adultes qui ne rentrent pas assez dans leurs personnages, qui nous propose des sujets réels auxquels je n’arrive pas à adhérer. Pourtant j’ai apprécié ce livre sur beaucoup de point, pour sa vision du monde qu’il impose particulièrement. SDF, gang et monde du cinéma se côtoie, s’apprivoisent parfois, dans un mélange surprenant, souvent détonnant, mais toujours traité avec beaucoup de finesse.

Toutes les images que l’on lit dans ce texte sont extrêmement forte, on s’imagine chaque chose comme si l’on voyait le film en tournage, chaque coupe, chaque parole… L’auteur a su capter des instants éternels et nous les donner à voir !

Ce que je retiens de ce livre c’est la douceur des mots, et la dureté du thème. L’histoire est aussi celle de l’artiste et de sa quête, une quête de beauté beaucoup, de réalité souvent et de justice un peu.

Il m’aura manqué quelques pages pour m’attacher aux personnages et connaître un peu plus le fin mot de l’histoire…

 

Le site de l’auteur ICI.

Un grand merci à Libfly et Seuil pour cette lecture en avant première!

Rentrée-littéraire-icono

Le challenge 1% rentrée littéraire 2011 n’est pas encore en ligne, mais comme Schalabaya arrête je le reprends cette année, l’article sera en ligne demain ou vendredi – très vite en tout cas, avec logo et tout! – Vous en êtes ?

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LD#26 Editions Créer – suite avec une BD et un livre de cuisine!

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Hier je vous ai présenté les éditions Créer, avec deux documentaires intéressants… Je vous propose de continuer la découverte aujourd’hui avec deux autres livres, une BD et un livre de cuisine.

 

 

Le Sartre de Maurice Vigier, illustré par Gérard Ponsing

 

Nous sommes en Auvergne (puis en route vers Paris) à la fin du 19ème siècle. Léger est tailleur d’habits. Avec lui on découvre la vie des habitants à cette époque, la campagne auvergnate, Clermont, et puis Paris. L’histoire commence à sa mort, et nous allons faire un travail de mémoire, pour découvrir comment il a appris son métier, comment il est parti de sa région, ses premiers amours, sa façon de voir la vie…

Cette BD est très intéressante, tant par l’histoire que par les connaissances historiques qu’elle apporte. J’ai aimé suivre Léger dans sa découverte du monde, repérant ça et là des détails que je connais dans la vie actuelle…

Malheureusement les illustrations réalisé en colorisation directe aquarelle ne m’ont pas du tout séduites! Je les ai trouvé très belles au niveau des bâtiments, mais les visages des personnages m’ont vraiment dérangés, tant dans les lignes que dans les couleurs. C’est dommage mais c’est assez personnel, je vous invite donc à découvrir cette BD pour me donner votre avis!

 

Margaridou : journal et recette d’une cuisinière au pays d’auvergne de Suzanne Robaglia

Margaridou c’est le succès des éditions Créer, le premier ouvrage qu’ils ont publié, en 1976!

Présentation de l’éditeur :
La cuisine de la région d’Auvergne racontée. Les recettes, toutes délicieuses, sont à l’image de la cuisine française variée et équilibrée. C’est beaucoup plus qu’un livre de cuisine, c’est un reflet de l’Auvergne profonde qui allie la rudesse et la finesse à travers des mots simples et précis. De très nombreuses recettes ont été essayées par les frères TROISGROS de Roanne et sont annotées par leurs soins. De même Régis MARCON de l’Auberge des Cimes à SAINT-BONNET-LE-FROID a, grâce à MARGARIDOU et à sa recette du CARRÉ DE VEAU, gagné le BOCUSE D’OR 1996.

Mon avis :
Margaridou c’est avant tout un livre qui sent bon les herbes, un livre qui donne de l’appétit ! Pourtant il est très différent des livres de recettes classiques, car c’est véritablement un journal de recette. On peut lire les remarques et conseil de Suzanne. C’est troublant au départ, ces parties manuscrites, ces remarques qui nous expliquent par exemple où et comment trouver des morilles, avant de nous proposer une recette à base de morilles, mais finalement c’est tellement intéressant qu’on se laisse prendre au jeu.
Ce n’est pas un livre à lire d’une traite, mais c’est un livre agréable à feuilleter, qui nous permet de trouver de bonnes recettes, assorties de tous les conseils nécessaires.
Un livre avec des recettes bien auvergnates, mais pas uniquement, à offrir ou à s’offrir!

Extrait :
« Le gâteau Rapide
– une livre de farine
– 300 grammes de sucre en poudre
– 3 oeufs entiers
– 1 quart d’écorce d’orange séchée ou mieux confite
– 100 grammes de raisins secs […]
– une tasse à thé de lait ou de crème
– une cueillière à café de bicarbonate de soude.
[…]
Vous démoulerez chaud.
Avec les proportions que j’indique on peut deux ou trois gâteaux qui se conserveront longtemps en boîte en fer blanc, il est tout de même préférable de les consommer dans la semaine. »

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LD#26 Editions Créer

Pour ce 26ème rendez vous du Lundi Découverte, je vous invite à découvrir une maison d’édition auvergnate, comme moi! Vous ne connaissez pas ? Et pourtant cette petite maison d’édition n’a rien de nouveau, et tous les auvergnats l’ont au moins déjà croisé!

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34 ans d’existence, près de 200 titres et des thèmes de prédilection : L’Auvergne bien sûr mais aussi l’Architecture traditionnelle, l‘Ethnologie, l’Archéologie industrielle, l’Histoire et l’Histoire de l’Art. Une maison d’édition variée, ancienne, mais moderne aussi puisque la plupart des titres sont disponibles en version numérique !

« Faites partager votre amour de la connaissance et de la lecture! »

Voici leur devise !

Sur leur site Internet vous pouvez trouver toutes leurs publications ! Mais je vais tout de suite vous en présenter quelques unes ! 4 livres que j’ai eu l’occasion de lire, et qui ont tous un petit quelque chose de particulier! 2 aujourd’hui, 2 demain, de quoi séduire tout le monde!

 

Montluçon 1940-1944 d’André Touret

 

Un livre brillamment documenté qui nous présente une période sombre à Montluçon, ville de l’Allier.

Lié à l’histoire nationale, l’histoire de Montluçon nous permet de mieux comprendre cette période historique. Pour moi c’est réellement un livre poignant, parce que mes grands parents y étaient, dans ces années là, à Montluçon…
Un livre qui intéressera bien sûr plus particulièrement les habitants de la région, mais que je vous invite tout de même à découvrir!

 

 

Le train de Paris de Christian Izalguier

Ce livre retrace l’histoire d’une famille, au XIXème siècle, qui participe au développement du chemin de fer entre l’Auvergne et Paris.

Une fois de plus c’est richement documenté, le ton est très juste mais il permet à ce livre documentaire de ce lire comme un roman illustré. Je l’ai lu avec plaisir, sans pour autant que ce soit mon monde. J’ai apprécié le ton employé, j’ai trouvé les illustrations magnifiques et bien dans le ton, et l’ensemble m’a paru convaincant.

Mais ce qui me permet de recommander vraiment ce livre, c’est la réaction de mon grand père! Il lit peu, préfère les mots croisés, et pourtant il a dévoré ce livre ! Il l’a feuilleté pendant des heures, heureux de retrouver des choses connues, plus proches de son époque que de la mienne… Et puis les trains c’étaient son travail, ces lignes il les connaît par cœur, alors ça lui a fait plaisir d’en apprendre un peu plus, de remonter un peu le temps…

Un livre qui a su séduire deux publics totalement différents, d’âge et d’intérêt, d’habitude de lecture aussi…! Un livre intemporel, vraiment un bel objet en plus !

Extrait :
Dans la fraîcheur matinale de ce mois d’août 1925, le sifflet strident de Paris-Saint-Flour-Béziers déchire la brume qui s’attarde dans la vallée de l’Allanche.
Le panache de fumée craché par la locomotive mêle ses volutes aux bancs de brouillard qui dissuadent le soleil de venir réchauffer ces vallons retirés qui ourlent le Cézallier cantalien. Tout au long du parcours, depuis Bort-les-Orgues, s’égrène le chapelet des noms composés de ces petites gares de campagne qui desservent souvent deux bourgades. Des noms tellement évocateurs d’horizons si convoités qu’ils viendront des années après chatouiller sa mémoire : Antignac-Vebret, Condat-Saint-Amandin, Saint-Saturnin-Saint-Bonnet, Landeyrat Marcenat.
Lové dans un recoin du compartiment, Henri surnommé alors « Bouboule » en raison de l’aspect joufflu de son visage, scrute du regard le paysage qui défile sous ses yeux encore embrumés par le long voyage qu’il vient d’effectuer depuis Paris-Austerlitz.
Derrière les vitres, le décor s’anime soudainement ; les remous de la rivière sauvageonne, les montagnes aux flancs couverts de résineux, les gras troupeaux qu’accompagne le tintement des clochettes ; tout cela jaillit comme une bouffée d’air frais où se mêlent des senteurs, des saveurs si reconnaissables.
Cela fait un an qu’il attend cet instant, un an passé dans cet appartement exigu et sans âme de l’est parisien, à deux pas des boulevards des maréchaux, un an gâché par la grisaille et la vie déjà trépidante de la capitale. Comme tant d’autres auvergnats exilés à Paris, son père alors employé dans les bureaux de la Compagnie des Chemins de Fer du Paris-Orléans, n’aurait pour rien au monde laissé passer ce sacro-saint rendez-vous annuel avec les montagnes cantaliennes. Oh certes, il ne dansait certainement pas la bourrée sur les quais de départ de Paris comme le faisait dès le début du siècle les premiers voyageurs des fameux trains Bonnet, lancés par le fondateur de l’Auvergnat de Paris et qui permettaient à ses compatriotes de revenir régulièrement et à bon marché au pays. Mais ces échappées vers le Cantal, Ferrière et la vallée de l’Alagnon étaient vécues comme le culte d’un lien presque charnel unissant la famille à la terre.
Dans quelques instants, le long convoi parti la veille au soir de la gare d’Austerlitz arrivera en gare de Neussargues. La correspondance à sept heures vingt et une en direction d’Arvant sera prétexte à un étrange affairement de la part des hommes du rail. En un temps record, on y verra tout à la fois les « atteleurs » se charger d’accrocher les wagons, « l’acrobate » éteindre de l’extérieur les lampes des compartiments, d’autres cheminots vérifier et donner les ultimes soins à ce cheval monstrueux appelé locomotive, enfin « l’aboyeur » donner le signal du départ.

Demain je vous présente une BD et un livre de recettes… un peu particulier! Cette maison d’édition vraiment variée propose de nombreuses belles surprises!

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