Asymétrie – Rentrée Littéraire

Asymétrie

Asymétrie

Lisa Halliday

Coll. Du monde entier

Gallimard (2018)

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Rentrée littéraire – Sortie prévue le 16/08/2018
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New-york. Alice, jeune femme de 25 ans est assise sur un banc, dans un parc. Elle essaie de lire, un livre sans guillemets qui l’ennuie. Elle travaille comme assistante d’édition, ce qui fait qu’elle reconnaît tout de suite l’homme qui l’aborde en s’asseyant à côté d’elle. Il s’agit d’Ezra Blazer, un écrivain célèbre qui a reçu le Pulitzer. Tous deux vont nouer une étrange relation.

La deuxième partie raconte comment Amar Jaafari, un américain d’origine irakienne se retrouve coincé à l’aéroport en Grande-Bretagne, alors qu’il tente de rentrer en Irak pour aller voir son frère.

La troisième et dernière partie nous ramène à Ezra Blazer, dans une longue interview entrecoupée de morceaux de musique classique.

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Asymétrie est un roman que j’ai eu beaucoup de mal à lire. Je manquais probablement de « bases » pour cette lecture très « américaine » avec ses références musicales, littéraires, cinématographiques, sans parler du base-ball…

Je n’ai rien compris ! Que viennent faire ces nombreux extraits de romans (Alice, Huckleberry Finn, Albert Camus et d’autres encore) ? Et ces trois pages sur l’hyperplasie congénitale (p. 247 à 249) ?

J’ai vraiment eu du mal à entrer dans cette histoire, j’ai trouvé le style totalement décousu,  je n’ai pas compris le but de tous ces extraits de romans et il y avait trop de passages sur le base-ball à mon goût.

Une vie dans l’hémisphère nord en Amérique, une autre dans l’hémisphère sud, en Irak, et une interview finale qui était censée nous donner les « clés » de ce roman. Un niveau de lecture sans doute trop ardu pour moi parce que je n’ai jamais trouvé ces fameuses clés… J’ai vraiment peiné à terminer ce roman, il ne m’a guère passionnée ! La dernière partie est encore celle qui m’a le plus plu, avec cette interview de l’écrivain et les nombreux très beaux morceaux de musique classiques cités.

Lire les premières pages sur le site de l’éditeur

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ELLE

 7 ème lecture / 28

(Ordre de lecture, pas de présentation)

C’est ma 2ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire !

Logo Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 – Picos/Shutterstock

Tu t’appelais Maria Scheider – Rentrée littéraire

Maria

Tu t’appelais Maria Schneider

Vanessa Schneider

Grasset (2018)

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Rentrée littéraire – Sortie prévue le 16/08/2018
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Maria

Maria Schneider, c’est cette jeune actrice d’à peine 19 ans qui est « violée » par Marlon Brando dans « Le dernier Tango à Paris » de Bernardo Bertolucci. Elle n’a pas été réellement violée bien évidemment, c’est un tournage de film, mais elle n’avait pas été prévenue de cette scène, pour faire « plus réaliste et qu’elle réagisse avec rage à cette humiliation » en « fille et pas en actrice », selon le réalisateur.

A cause de cette scène, de ce film, elle trainera toute sa carrière durant une réputation sulfureuse, de dépravée puis ensuite de droguée.

Vanessa Schneider, l’auteure, cousine de Maria, nous parle dans cette (auto et bio)graphie, de l’histoire de Maria mais également de sa propre vie et de celle de sa famille de fous comme elle l’appelle. Elle raconte en quoi cette cousine plus grande, admirée, presque adulée, à influencé sa vie.

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C’est un livre facile à lire, l’écriture de Vanessa Schneider est fluide et agréable. Les chapitres sont courts, donnant beaucoup de rythme à ce document. L’histoire d’une famille franchement atypique, avec beaucoup d’anecdotes sur le milieu du cinéma, d’autres sur la politique, d’autres encore sur la vie dans les années 70/80.

Au final, on se dit que si on avait été plus respectueux du droit des femmes à l’époque, cette femme, Maria Schneider, aurait pu avoir une vie très différente…

Un livre qui m’a beaucoup plu !

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Un extrait :

« Tu as quinze ans. L’âge où ta mère a eu son premier enfant, l’âge où notre grand-mère a été mariée de force. L’âge où dans notre famille, les femmes entrent brutalement dans l’âge adulte, l’âge où les mères ne supportent plus leur fille. La tienne t’a mise à la porte. Papa et Maman te proposent de venir vivre chez eux dans leur deux-pièces du 7ème arrondissement de Paris. Il y a eu cette terrible dispute chez toi, personne n’a cherché à en savoir plus. On murmure que ta mère a surpris ton beau-père dans ton lit. »

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ELLE

3 ème lecture / 28

(Ordre de lecture, pas de présentation)

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C’est également ma 1ère participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire !

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Persuasion – Mois anglais !

Persuasion

Persuasion

Jane Austen
Christian Bourgois éditeur (1980)
Première édition 1818
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Persuasion

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Tout au long de ce roman, on suit la jeune Anne Elliot. On apprend à connaître sa famille, c’est à dire son père Sir Walter Elliot, Baronnet et propriétaire du château de Kellynch, personnage sot et vaniteux, sa sœur aînée, Elizabeth, très semblable à son père et Mary, la sœur cadette, seule à être mariée (hypocondriaque et franchement pénible !).

Sir Walter étant plutôt dépensier, vint un moment où, les finances s’épuisant, il fallut prendre une décision. Ne souhaitant à aucun prix vendre son château, Sir Walter accepta finalement de le louer et de partir vivre à Bath.

Anne n’aimait pas Bath, mais personne ne lui demanda son avis. A 27 ans, elle avait l’habitude d’être considérée comme une quantité négligeable, une fille gentille et serviable, mais qui, fait criminel aux yeux de son père, avait perdu le premier éclat de la jeunesse… A 19 ans, très amoureuse, elle avait été demandée en mariage par le Capitaine Wentworth. Mais celui-ci n’ayant aucune fortune vit sa demande rejetée par Sir Walter. Anne n’ayant jamais véritablement oublié ce premier (et unique !) amour, son visage s’était vu marqué par ce renoncement.

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J’ai toujours un peu de mal à entrer dans ce genre de roman : le temps de me familiariser avec tous les personnages d’une part et avec l’écriture d’autre part. Mais une fois qu’on est dedans, on se laisse porter par l’histoire.

Anne est une héroïne simple, modeste, intelligente et cultivée mais très réservée. Réserve qui provient peut-être aussi d’une certaine tristesse. Celle d’avoir perdu sa mère tout d’abord, puis d’avoir été dans l’obligation de refuser la demande en mariage du Capitaine Wentworth…

Tous les personnages de cette histoire sont bien « travaillés » en ce sens qu’aucun ne laisse indifférent. Soit on les aime bien, soit on les déteste, mais aucun n’est « transparent » comme cela arrive parfois dans les personnages secondaires.

L’histoire est relativement simple, mais il y a tout de même quelques rebondissements qui font qu’on ne s’ennuie jamais tout au long de ce joli roman !

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Lu grâce à Agnès dont c’est le roman préféré de cette auteure.

L’avis de Lou (un tout petit peu moins enthousiaste)

De Jane Austen, j’avais déjà lu (et vu !) l’an dernier « Orgueil et préjugés » (présenté sur un autre site mais toujours dans le cadre du Mois Anglais).

Un site entièrement consacré à Jane Austen (en français)

The Jane Austen Center (en anglais) – Pour les grands fans, il y a un festival à Bath en septembre (voir sur le site)

Sur France Culture, 4 épisodes de « la compagnie des auteurs » consacrés à Jane Austen.

Persuasion en pdf (version anglaise)

Persuasion en pdf (version française traduction de 1882)

Ce roman participe au Mois Anglais chez Lou & Cryssilda, ainsi qu’au Challenge « je (re)lis des classiques« .

Persuasion

classiques

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

L’âme soeur – Roman adulte

âme

L’âme sœur

Agnès Karinthi
Collection Hélium
L’Astre Bleu (2018)
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Depuis des années, Philippe Bérichon essayait de retrouver Anne, son amie d’enfance, son âme sœur. Mais impossible de la retrouver car il ne connaissait pas son nom de famille et ses quelques demandes à la mairie ou l’école n’avaient pas reçues de réponse. Pourtant, un jour, en rangeant le garage de ses parents, il tombe sur un carton contenant ses affaires de CE2… Et dans ce carton, en plus d’une photo de classe, il trouve un dessin signé d’Anne. Il connaît enfin son nom, il va pouvoir la retrouver…

Le roman commence le dimanche 4 janvier 2015, Philippe est enfin devant la porte d’Anne :

Cette fois, ce n’est plus un rêve. Il l’a retrouvée. Il prend une longue inspiration et sonne. Le visage d’une femme jeune s’encadre dans l’entrebâillement de la porte. Philippe ébauche un sourire.

« Tu me reconnais ? »

Il lui tend un bouquet de roses. Elle élargit suffisamment l’ouverture pour passer le bras et attraper les fleurs, mais ne fait pas un geste de plus. Ils s’observent quelques instants dans un profond silence.

Il sourit, encourageant.

« Ça fait des semaines que je te cherche. Ça n’a pas été facile de te retrouver. Tu n’as pas de compte Facebook ni Twitter.

– Je n’en veux pas.

– Pas grave. Je n’en suis pas fan, moi non plus. Je me suis débrouillé autrement. »

Il la dévisage avec un plaisir qu’il ne cherche pas à cacher.

« Tu n’as pas changé. Les mêmes cheveux, les mêmes yeux »

Comme elle ne réagit pas, il insiste.

« Tu vois qui je suis ? Tu me reconnais ? »

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Voilà un roman qui ne restera pas longtemps sur votre table de chevet une fois entamé. Je l’ai commencé le matin, et terminé l’après-midi… Ce n’est pas un polar, mais il y a du suspense ! Il y a tellement de secrets, de non-dits… Des choses que l’on sent, que l’on devine même, mais d’autres qui nous tombent sur le coin de la figure sans qu’on s’y attende !!

Il faut dire que le personnage principale, Anne, est amnésique depuis l’âge de 9 ans et que sa mère ne l’aide pas vraiment à retrouver la mémoire. Tout ça donne une drôle d’ambiance par moments, avec des personnages auxquels on s’attache (enfin pas tous hein ! ) d’autres au contraire dont on se méfie rapidement et qu’on ne voudrait surtout pas rencontrer…

Ce roman a un point commun avec le premier roman de l’auteure : A la fin de « Quatorze appartements », j’étais sous le charme du personnage principal, une femme avec qui j’aurai volontiers passé un moment à discuter. Ici, c’est pareil, j’ai eu la même impression. On se sent proche d’Anne, on s’attache à elle, on la plaint aussi, on aurait envie de mieux la connaître, voire de l’aider…

Un roman qui m’a beaucoup plu et dont je vous recommande bien évidemment la lecture !

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De cette auteure, j’avais déjà lu et présenté (sur un autre site) : Quatorze appartements.