L’enlèvement du prince Olèomargarine de Marc Twain et Philip Stead

Une fabuleuse aventure aux confins de l’imagination!

Album pour enfants dès 6 ans

L’enlèvement du prince Oléomargarine

de Mark Twain

et Philip Stead

Editions Kaléidoscope, 2018,
illustrations d’Erin Stead,
156 pages, 19,90 euros

Thèmes: quête – fable sociale

Présentation de l’éditeur : En 1879, dans un hôtel parisien, les filles de Mark Twain montrent un dessin extrait d’un magazine à leur célèbre papa et le supplient d’inventer une histoire. C’est ainsi qu’est né Johnny, jeune garçon démuni entraîné malgré lui dans une quête pour retrouver un prince disparu. Les notes de cette histoire inachevée sont confiées à Philip Stead. Il la termine et, ce faisant, redonne vie à Mark Twain en imaginant des échanges (parfois hilarants!) avec l’illustre auteur. Quant aux magnifiques illustrations d’Erin Stead, elles accompagnent cette fable sociale avec subtilité et élégance.

 

En commençant cette lecture, je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant d’anecdotes humoristiques (bien que la quatrième de couverture le laissait présager). En effet pour Johnny, le jeune héros de cette histoire, ça commence plutôt mal. Une fois le décor dramatique bien planté, Mark Twain nous narre un destin jalonné de rencontres, entrecoupé de chapitres où Philip Stead et lui-même échangent leurs idées à propos des protagonistes, des péripéties qui les attendent en bref de la suite de l’histoire.

Le lecteur se retrouve donc dans un univers décalé (qui suit malgré tout les règles du conte traditionnel). Johnny, sur ordre du roi, doit retrouver le prince Oléomargarine qui aurait été enlevé par des Géants. Petit détail qui a son importance, le roi en question est d’une taille ridicule pour un monarque (imaginez le lord dans «Shrek»). Quant aux «Géants», l’auteur nous réserve également une surprise à la fin de l’histoire, lorsque l’on sait enfin qui ils sont réellement.

J’ai beaucoup apprécié le côté original de cet album et Philip Stead a eu une idée géniale en imaginant les dialogues cocasses qui auraient résulté de sa rencontre avec Mark Twain.

De plus, les illustrations d’Erin Stead apporte une touche de douceur et de magie supplémentaires.

Une belle œuvre donc à mettre entre toutes les mains.

 

~Melissande~

+Le site de l’éditeur

+Le site d’Erin Stead

+ L’avis de Mes échappées livresques (blog littéraire)

 

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Jane Eyre – Roman « classique »

   JaneInitialement édité sous le nom de Currer Bell

Jane Eyre
Charlotte Brontë

Dargaud Jeunesse (1979)

Éd. Atlas (1991)

Éditions Pocket (1990)

****

Version originale parue en 1847

*****

J’ai comparé 3 versions :

Jane  Jane  Jane

Jane, une jeune orpheline de 10 ans, est recueilli par son oncle. Malheureusement, celui-ci décède peu après. Elle reste donc avec sa tante et ses cousins, qui ne l’aiment guère et ne cessent de la tourmenter. Sa tante l’envoie dans un internat, Lowood, où elle ne va pas être mieux traitée, mais elle s’y fait une amie. Elle y restera plusieurs années, en tant qu’élève puis comme professeur. Souhaitant changer de vie, Jane accepte un poste de préceptrice dans un château, Thornfield Hall. Elle va y faire la connaissance du propriétaire Mr Rochester…

*****

Le premier que j’ai lu, c’est la version « jeunesse » parue chez Dargaud en 1979. J’avoue avoir été très (désagréablement) surprise de constater qu’il n’est nulle part fait mention du fait que ce soit une version abrégée ! Si on ne connaît pas, ou si on n’a pas une autre version sous la main, on ne peut pas savoir que ce n’est pas l’intégrale.

Dans ce roman, l’histoire est bien sûr conservée (en gros !), mais on a enlevé bon nombre de descriptions et simplifié les tournures de phrases, bref, enlevé tout ce qui fait le charme de l’écriture de Charlotte Brontë !

Les éditions « adulte »

Ensuite j’ai voulu voir s’il pouvait y avoir des différences significatives entre deux éditions « adulte » (selon le traducteur, l’éditeur, l’époque ?). La réponse est oui, il y en a. Dans la version des éditions Atlas par exemple (traduction d’Henriette Guex-Rolle) Mrs Reed vouvoie Jane, alors qu’elle la tutoie dans la version chez Pocket par exemple (traduction Sylvère Monod). Mais ensuite je me suis aperçue que la version des éditions Atlas (377 pages) n’était pas une version intégrale non plus !

Et c’est dommage, parce que la traduction, un plus « vieillotte » me plaisait mieux. Mais tant qu’à faire, je vais lire l’intégrale (695 pages) !

Lecture toujours en cours et pour l’instant, je me régale ! Je vous conseille vraiment de choisir l’intégrale…

*****

Un roman qui a été réédité, en version intégrale ou abrégée, plus de 12 fois en France. Pour la télévision, la BBC a réalisé 3 mini-séries (en 1973, 1983 et 2006). Quand au cinéma, entre 1910 et 2011, il y a eu  plus 14 adaptations ! Une adaptation en bande dessinée (Monique Amiel et Noël Gloesner) est sortie en 1999. Et les éditions Nobi Nobi ont sorti une adaptation en manga en 2017.

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Jane Eyre en Pdf (et c’est encore une version légèrement différente liée à un traducteur différent)

Et si vous préférez écouter : Jane Eyre (audio)

Bande annonce de la dernière adaptation réalisée en 2011 par Cary Fukugana avec Michael Fassbender et Mia Wasikowska dans les rôles principaux. Je ne l’ai pas vu, mais ça me tente bien !

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Clin d’œil : Pour le mois anglais (en juin !) j’envisage de (re)lire « L’affaire Jane Eyre » de Jasper Fforde.

Classique

Challenge Cette année je (re)lis des classiques – 1ère participation (Janvier : Les sœurs Brontë)

au Challenge Petit Bac chez Enna – Catégorie Prénom

et au Challenge Objectif PAL -n°1 chez Antigone

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Art ‘bracadabra – Album documentaire

Art

Art’bracadabra
Raphaël Garnier

Éditions Amaterra (2018)

Centre Pompidou

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Présentation du Centre Pompidou : Raphaël Garnier a conçu une série de petits films Art’bracadabra, dans le cadre de la web série Mon œil du Centre Pompidou, à destination des enfants. Elle fait découvrir les fondamentaux de l’art de manière ludique et onirique. Cette approche de l’art a été adaptée sur papier. Afin de garder un caractère ludique, cet ouvrage ambitieux inclut des volets, une roue, du rhodoïde, un pop up, une tirette, de l’embossage, des encres spéciales. Chacun de ces systèmes fait évoluer une image pour expliquer le point, la ligne, la couleur, l’outil, le volume, la perspective…

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Art ‘bracadabra est un album documentaire très original, que j’ai eu grand plaisir à regarder. Avec beaucoup d’humour, Raphaël Garnier nous parle des formes, des textures, du contraste, de la couleur, du volume… Il « parle » à nos yeux, mais à nos doigts également (creux et bosses, roue à tourner…). Il part du point (premier contact du pinceau sur la toile) et nous emmène jusqu’à la composition du tableau.

Un livre original et intéressant, pour petits et grands !

J’avoue que je ne sais pas trop à partir de quel âge conseiller cet album… Mais il est tout cartonné, et, à mon avis, on peut déjà le parcourir avec un jeune enfant (3 ans) en lui faisant suivre les formes, les contours avec son doigt, en lui montrant les différentes couleurs ou textures… Et peut-être en refaisant certaines choses avec de la peinture à doigt ? Des points, des lignes, des formes, géométriques ou non… Il y a tellement à voir et à apprendre dans ce livre qu’une lecture ne suffira pas.

Un très beau livre que je vous encourage vivement à aller feuilleter dans votre librairie ou votre bibliothèque préférée.

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Site de l’auteur

Sur le site de l’éditeur, Amaterra, vous pourrez voir quelques pages de ce livre très original !

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La lanterne de tonton – Album

lanterne

Une bien jolie tradition pour le nouvel an !

La lanterne de tonton ♥

Wang Yage – Zhu Chenliang

Éditions HongFei (2019)

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Nouvel an – Chine – Lanternes – Jeux d’enfants – Neige

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C’est le nouvel an ! Ce matin, quand la petite Zaodi s’est réveillée, un beau manteau de neige recouvrait tout. Aujourd’hui, l’oncle de Zaodi est venu lui offrir une lanterne, comme le veut la tradition. Zaodi est ravie ! A la tombée de la nuit, la maman de Zaodi allume la lanterne afin que la petite fille aille jouer dehors avec ses amies. Chacune admire la lanterne des autres. Certaines ressemblent à des fleurs de lotus, d’autres à de grosses pastèques…

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La lanterne de tonton raconte une histoire toute simple mais qui m’a permis d’apprendre quelque chose. En effet, j’ignorais de quelle façon les chinois fêtaient le nouvel an ! Une belle histoire qui m’a bien plu.

Et j’ai adoré les illustrations. Très gaies, très colorées, elles sont « vivantes » et joyeuses ! On sent bien tout le plaisir de ces enfants qui courent dans la neige et s’amusent…

A la fin de l’album, une partie « documentaire » nous explique d’où vient cette tradition et nous présente les deux auteurs et la maison d’édition.

Coup de cœur pour ce bel album à l’ambiance à la fois hivernale et festive !

lanterne

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WANG Yage (mini biographie sur le site de l’éditeur)

ZHU Chengliang (mini bio et biblio sur le site de Ricochet)

D’autres albums sur le thème de la Chine : Toile de dragonLa petite souris et l’empereur de ChineUne journée à Pékin (3ème alb.)

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Un album qui participe au Challenge Album

challenge albums 2018

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et au Challenge Petit Bac chez Enna – Catégorie objet

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