La spirale – Coll. Droits de l’enfant ♥

Spirale

Une histoire terriblement poignante !
Roman jeunesse à partir de 9/10 ans

La spirale ♥
Sophie Bénastre

Coll. Droits de l’enfant
Éditions Oskar (2018)

*****

Lou et Joshua sont amis. Mais depuis quelques temps, Joshua n’est plus le même. Régulièrement, il est fatigué, il manque d’entrain. Et puis, lui qui était bon élève, se met à oublier ses livres, à ne pas faire ses devoirs. Et en plus, parfois, il ne sent pas très bon ! Lou voit bien qu’il y a quelque chose qui cloche. Joshua lui a dit que ses parents s’étaient séparés et qu’il est triste, mais Lou pense qu’il n’y a pas que ça. Elle va donc mener sa petite enquête. Et ce qu’elle va découvrir est terrible !

*****

Il est difficile de parler de ce roman sans trop en dévoiler… Il parle du « droit au refuge » (Convention Internationale des Droits de l’Enfant – Article 27 – Niveau de vie), du droit qu’on tous les enfants d’avoir « un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, spirituel, moral et social ».

Mais il parle aussi du « chantage affectif » (conscient ou non) exercé par certains parents envers leurs enfants. Et du fait que ce sont les parents qui sont responsables des enfants, et non pas l’inverse !!

Bref, « La spirale » est un petit roman (87 pages et la police de caractères est grosse) qui parle de sujets très importants. J’ai trouvé la fin est un peu trop « facile », un peu trop « happy end », mais après tout, parfois, les histoires finissent bien ! Et puis le livre s’adresse à des enfants assez jeunes, ils sauront bien assez tôt que tout ne s’arrange pas toujours aussi bien…

Un coup de cœur que je vous recommande chaudement !

*****

Bénastre Sophie… ça me dit quelque chose… Je cherche sur le blog : rien ! Puis un tour sur son site et « bon sang, mais c’est bien sûr !! » C’est également l’autrice d’un superbe album (bon je ne l’ai pas encore lu, mais la couverture est superbe et il me fait très envie) c’est « La princesse de l’aube « .

Le site de l’autrice

« Droits de l’enfant – New York 1989 », une collection qui comporte plusieurs titres : Je ne te crains plus Alycia (Harcèlement) / Je ne suis pas ton esclave (Maltraitance) / Lettre au Président du Monde (Exploitation des enfants)

*****

C’est ma 15ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

Logo Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 – Picos/Shutterstock

Memorex de Cindy Van Wilder

Véritable pépite, Memorex est un  vrai coup de cœur!

 

Roman fantastique pour adolescents dès 13 ans

Memorex

de Cindy Van Wilder

Editions Gulf Sream, mai 2016
17 euros. Existe en ePub

 

Thèmes: liens du sang, attentat, deuil, renaissance.

 

 

Présentation de l’éditeur: « 2022. Cela fait un an que la vie de Réha a basculé. Un an que sa mère est morte dans un attentat contre sa fondation, Breathe, qui promeut un art contemporain et engagé. Un an que son père, un scientifique de génie, ne quitte plus Star Island, l’île familiale. Un an qu’Aïki, son frère jumeau, son complice de toujours, s’est muré dans une indifférence qui la fait souffrir. Le jour de ce sinistre anniversaire, la famille est réunie sur l’île: c’est le moment de lever les mystères, les tabous, les rancœurs que Réha ressasse depuis un an. Au cœur de l’énigme: Memorex, la multinationale pharmaceutique de son père, ainsi que ses expérimentations sur la mémoire. Des expérimentations qui attisent les convoitises de personnages puissants et sans scrupules, prêts à tout pour accomplir leurs rêves les plus fous. »

 

Depuis «Les Outrepasseurs», le talent de Cindy Van Wilder n’est plus à démontrer. C’est avec joie que j’ai découvert «Memorex». L’intrigue se situe bien loin de l’univers de sa première saga mais on retrouve la plume poétique et le style un peu mélancolique de l’auteur. Préparez-vous à une histoire atypique où les mensonges et les trahisons jalonnent un récit empli de suspense. Vous ne reprendrez votre souffle qu’à la toute fin…

 

Avec Memorex, le bien et le mal n’existent plus. La frontière entre l’humain et l’inhumain s’amenuise jusqu’à permettre un acte contre nature. Seul compte le désir de vaincre enfin une vieille ennemie. Je n’en dirai pas plus au risque de vous dévoiler l’élément clé de l’intrigue, ce qui serait vraiment dommage car c’est ce qui fait en partie la force de ce roman. Les personnages sont tous attachants à leur manière et même si certains doivent se reprocher certains actes irréversibles, leurs motivations sont bien humaines. A travers cette œuvre, Cindy Van Wilder peint les faiblesses humaines avec une grande acuité et nous démontre qu’en définitive non, nous ne sommes pas tous égaux devant la mort. Une fois de plus, l’auteur a réussi à me charmer grâce à un univers fantastique original.

 

A un certain moment de l’histoire, nous suivons les pensées d’Aïki. C’est le personnage qui m’a le plus bouleversée. Il est au centre de l’intrigue et apporte au récit son lot de révélations. Dans «Memorex», nous retrouvons le thème de la dualité si cher à l’auteur. Cindy Van Wilder parvient avec habileté à décrire une palette d’émotions avec des mots qui sonnent justes. J’ai passé un très bon moment de lecture et je vous conseille vivement ce roman.

 

~Melissande~

 

+ Biographie de Cindy Van Wilder

+ d’autres avis de lecteurs sur le blog de l’auteur

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Je ne te crains plus Alycia ! Collection « Droits de l’enfant »

Alycia

Que faire contre le harcèlement ?
Roman jeunesse à partir de 9 ans

Je ne te crains plus Alycia !
Michèle Bayar

Coll. Droits de l’enfant
Oskar éditeur (2018)

*****
Harcèlement / Timidité

*****

Jade est contente de partir en colonie de vacances. Non seulement elle va échapper à ses parents, qui la prennent encore pour une petite fille alors que c’est une pré-ado (elle a 10 ans 1/2), mais elle va surtout échapper au harcèlement de sa nouvelle voisine, Alycia, qui passe son temps à l’humilier. Malheureusement, au moment du départ, elle s’aperçoit qu’Alycia fait partie du voyage…

*****

Un court roman (80 pages) facile à lire et qui permet de bien comprendre comment on peut se laisser piéger par un harceleur (timidité / honte). Et qui donne aussi des pistes pour sortir du harcèlement (se confier à quelqu’un par exemple !)

Un roman qui permettra peut-être aussi aux enfants de comprendre que « harceler » quelqu’un n’est pas un jeu et que cela a des conséquences… La première étant de « rendre malade » (y compris physiquement) la personne victime du harcèlement !

J’ai beaucoup aimé le personnage de Maélys, une jeune fille pleine de ressources !

*****

« Droits de l’enfant – New York 1989 », une collection qui comporte plusieurs titres : La spirale (Droit au refuge) / Je ne suis pas ton esclave (Maltraitance) / Lettre au Président du Monde (Exploitation des enfants)

*****

Lire le début de ce roman sur le site de l’autrice

C’est ma 13ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

Logo Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 – Picos/Shutterstock

Le peuple du chemin Marion Achard

Le peuple du chemin. Laissez technologie et vie occidentale de coté pour plonger au coeur de l’Amazonie, sur les traces d’une jeune indienne et de son peuple, qui vivent paisiblement au fond de la forêt… mais pour combien de temps ?

roman jeunesse dès 9 ans
Sélection du Prix des Incos CM2-6e 2018-2019

Le Peuple du chemin

de Marion Achard

Talents Haut, 2017
96 pages, 12€

***

Thèmes  : forêt amazonienne, déforestation, massacre, tragédie

***

Daboka est une jeune fille qui vit dans la forêt amazonienne en harmonie avec la nature. Son peuple vit simplement, avec les ressources de la nature, sans contact avec le reste du monde. Ils se déplacent juste de temps en temps pour rencontrer leur cousin, qui vivent un petit peu plus loin dans la forêt. Lors d’un de ces déplacements, ils découvrent un étrange bandeau noir qui coupe la forêt en deux. Près de ce bandeau, des géants bruyants et des hommes habillés avec des peaux étranges. Une compagnie pétrolière s’installe.

Surprise, Découverte, Massacre. 

Daboka et sa soeur Loca vont alors découvrir un autre monde, une autre façon de vivre et d’utiliser la nature. S’adapteront-elles ?

Nous avons marché, des jours et des jours. La forêt devenait marécage, les rivières, simples ruisseaux et le soleil ne perçait plus à travers les grands arbres. L’ombre nous a rassurés, elle nous a abrités. Nous nous sommes cachés si loin que nous étions persuadés de ne jamais revoir les étrangers. Jamais je n’aurais pensé qu’ils arriveraient jusqu’à nous…

Tiré d’une histoire malheureusement vraie, Le peuple du chemin permet, grâce à la narration menée par Daboka de comprendre le regard radicalement différent de ce peuple sur la nature, la famille, le rapport aux autres. Avec cette jeune fille malmenée on ne peut ni ignorer ni détourner les yeux. Un roman sincère, documenté, touchant ! Marion Achard réussi à rendre tangible les pensées de Daboka. Avec ce regard à la fois franc et naïf, c’est notre regard qui est obligé de changer. J’ai trouvé particulièrement déstabilisant le passage où les jeunes filles sont des phénomènes de foire, prises en photo, observées par la foule curieuse mais qui semble indifférente à leur sort. Les mots sont justes et font presque de ce roman un témoignage.

96 pages seulement, un court instant dans la vie de Daboka, sans début ni fin, juste ce moment, cette douloureuse épreuve.

Ce livre est soutenu par Amnesty International. En conclusion, quelques pages expliquent aux jeunes lecteurs ce qu’est la déforestation et son impact sur les tribus amazoniennes. Un premier pas vers une prise de conscience différente du monde qui nous entoure. Sélectionné au Prix des Incos cette année, je vais le lire avec mes élèves, et j’ai hâte de voir leur réaction ! Nous aurons aussi la chance de rencontrer l’auteur !


+ Illustration de couverture réalisée par Julien Castanié.

+  Amnesty International

 + Avis et extraits chez Ocalypso

+ Sur le site de l’éditeur

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :