Ueno Park d’Antoine Dole #RL2018

Huit adolescents, huit récits, huit destins sous les cerisiers en fleurs de Ueno Park au Japon.

Ueno ParkRoman pour adolescents – dès 14 ans
Rentrée littéraire 2018

Ueno Park

d’Antoine Dole

Actes Sud Junior, 22 août 2018
9782330108273, 13,50€
Disponible en numérique epub 9,99€

Thèmes : Japon, adolescence

Ueno Park est un grand parc de Tokyo, où les habitants et touristes viennent chaque printemps pour Hanami : admirer les sakura, les cerisiers en fleur. C’est cet évènement qui rassemble dans ce récit huit adolescents. Un roman choral avec huit histoires à la première personne, pour huit destins d’adolescents japonais.

“À la sortie de la gare, Ueno Park n’est qu’à quelques minutes. Un cerisier immense accueille les visiteurs. Un éclatement de douceur contre le paysage de béton froid. Vu d’ici, Tokyo n’est plus cette capitale immense qui mâche les corps et les recrache. Cette ville qui m’a tant fait peur ces derniers mois semble retenir son souffle. Tout au long du trajet qui m’a menée ici, j’ai la sensation d’avoir marché sur la pointe des pieds, en effleurant à peine le sol. À chaque pas, mon coeur sur le point de lâcher.”

Bien qu’Antoine Dole soit un auteur français, c’est une vraie plongée au Japon que fait le lecteur grâce à ce Ueno Park. Avec ces huit protagonistes on entre dans les questionnements de la jeunesse actuelle, avec une partie de questionnement très universels, mais aussi des choses typiquement japonaises, dans l’air du temps. Avec ces huit jeunes nous sommes nous aussi au Japon, et on en comprend mieux de nombreux aspects.

Pas d’adolescent guilleret caricature de manga ici, mais huit jeunes en mal-être, qui se sentent seuls. Impossible de vous décrire chaque personnage, chaque histoire, mais avec Ayumi, Haruto, Noriyuki, Sora ou Aïri nous plongeons dans un univers tokyoïte un peu décalé. Certains maux sont très liés au Japon, comme un orphelin du tsunami de 2011, ou un genderless kei, d’autres sont plus universels, comme une fan obsessionnelle, un malade du cancer, un sans-abri ou une hikikomori (vivre reclus chez soi). Huit adolescents pour huit solitudes qui portent grâce à la plume d’Antoine Dole.

Ueno Park n’est un roman que grâce à son dernier paragraphe qui boucle la boucle, mais il s’apparente plus à un recueil avec ces huit personnages bien distincts et leur huit histoires personnelles. 130 pages seulement mais des mots puissants, des destins touchants. Peu de temps, un instantanné de vie, cette fête d’Hanami qui invite à se réunir. Nos huit protagonistes se racontent en faisant le point sur leur vie, leurs espoirs. Ces jeunes sont différents de ce que l’on attend d’eux généralement, ou de ce qu’ils voudraient être. Cela donne des personnalités attachantes, des sentiments forts, pour un recueil véritablement touchant.

Antoine Dole nous offre une promenade atypique dans Ueno Park, où les cerisiers ne sont que spectateurs des vies qui se trament à leur pied. Un récit fort, poignant, qui se déroule pourtant avec une douceur incroyable et une absence totale de jugement. Huit destins à découvrir en même temps que cette vision différente du Japon qu’ils proposent.

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

A la belle étoile – Roman jeune ado

A

A la belle étoile

Éric Sanvoisin

Le Muscadier (2018)

*****

Pierrot n’est pas tout à fait un grand frère comme les autres. Il a 18 ans, mais il ne passera jamais le permis de conduire. Il ne va pas à l’école et ne travaille pas. et il a peur de beaucoup de choses… Pour Yaëlle, 10 ans, avoir un grand frère « différent » ce n’est pas toujours facile et c’est dur aussi à expliquer aux copines. Mais quand Yaëlle emmène son grand frère dans son école pour le « montrer » à ses copines, ça ne se passe pas très bien.

*****

Un petit roman qui aborde des sujets pas forcement très faciles : le handicap mental, les Sans Domiciles Fixes ou encore les relations entre frères et sœurs ! Il y a 4 parties : la première est racontée par Yaëlle, la seconde par son grand frère Pierrot, la 3ème par la « fée » alias Justine, SDF et enfin la conclusion de l’histoire est de nouveau racontée par Yaëlle. C’est une histoire émouvante sans être « cul-cul » et dont la conclusion demandera peut-être quelques explications pour les plus jeunes.

Une jolie lecture !

*****

Éric Sanvoisin, vous le connaissez sans doute, c’est l’auteur du très célèbre « Buveur d’encre » ! C’est un auteur prolifique, qui a écrit près de 70 livres. Les enfants, il les connaît bien : il a été instituteur, éducateur spécialisé, papa de 9 enfants… Et aujourd’hui, il est bibliothécaire et écrivain.

*****

Le site de l’auteur

Du même auteur : Fériel, Le buveur de dictionnaire (2ème roman présenté), et  Ma petite sœur d’occasion (qui a reçu de nombreux prix !)

Éditions Le Muscadier

De cette maison d’édition, nous vous avons déjà présenté plusieurs titres : Bêtes de pensée et Badalona, Jours de neige (un recueil de nouvelles), 40 jours d’automne, Station sous-paradis, les mains dans la terreVirée nomade, Phobie, Orient extrême, le 9E continent, l’aigle noir, le réveil de Zagapoï et La peau noire des anges

Tu ne sais rien de l’amour : un roman souvenir

Tu ne sais rien de l’amour est un roman touchant sur l’amour, les amours, qui entremêle amitié, adolescence, famille et secrets.

Tu ne sais rien de l'amourRoman pour adolescents dès 14 ans

Tu ne sais rien de l’amour

de Mikaël Ollivier

Thierry Magnier, 2016
Collection Grands Romans
9782364749522, 15,90€
240 pages
Disponible en epub numérique

Thèmes : amour, souvenir, amitié, famille, secret

***

!! Attention, ne lisez pas la 4ème de couverture de ce roman, trop explicite, pour préserver le suspense !!

Nicolas est médecin, sa garde commence dans quelques heures quand un mail de sa mère vient troubler sa nuit. Il hésite à l’ouvrir. Ce mail est aussi adressé à Malina, alors il se met à penser à elle, à son enfance, son adolescence. Peu à peu, entre présent et passé, on suit le fil de la vie de Nicolas, mais aussi celle de cette Malina. Cette petite voisine, orpheline de mère, qui venait tout le temps chez eux, partait en vacances avec eux, au point qu’à deux ans déjà, ils étaient inséparables.

Au fur et à mesure du récit, des secrets apparaissent, des révélations. Des histoires secondaires qui aident à mieux comprendre les protagonistes de ce récit, et notamment les parents de Nicolas. Ses parents qui selon les périodes du récit sont de simples toiles de fond ou de vrais acteurs au coeur de l’intrigue. Enfin Malina est un personnage que l’on a du mal à cerner, tout au long de ce récit, et qui pourtant hante complètement le héros.

Plusieurs passages font facilement écho à des expériences personnelles… celui-ci m’a touché :

C’était à l’époque du premier arrêt maladie de mon père, quand je me suis mis à fermer moi-même les volets, le soir. Période – je ne m’en rends compte qu’aujourd’hui, avec le recul des années – étrange et fébrile, durant laquelle je savais inconsciemment que quelque chose de grave était en marche, dont personne ne me parlait, et dont je n’avais d’ailleurs pas du tout envie que l’on me parle, bien trop agrippé à l’égocentrisme de l’enfance. Pourtant, je ne pouvais manquer de m’apercevoir que ma mère était nerveuse et tendue.

L’alternance entre deux périodes, avec ce Nicolas adulte est intéressante, mais elle rend les personnages finalement moins attachants. Un détachement se crée entre le lecteur qui s’attache assez facilement aux adolescents que l’on suit, et le personnage adulte dont la réflexion plus mûre vient troubler les jolis souvenirs. Car ce récit oblige à une vraie réflexion sur l’amour et la famille. Une réflexion difficile, parfois dérangeante, mais dans l’air du temps. Proposer un récit double permet aussi d’apporter une fin bien plus construite et profonde.

Tu ne sais rien de l’amour est un récit poignant à la chute surprenante, qui touche le lecteur et marque sa vision de l’amour. Rien de choquant dans ce récit pour un lecteur adolescent, mais sa lecture réclame je pense une certaine maturité pour l’apprécier, 14-15 ans sans doute…


+ De Mikaël Ollivier nous vous avons déjà présenté :

Petit poche : – Jack est là   et   Trop fort, Victor

petitetropfortvictor

+ D’autres romans de Mikaël Ollivier à découvrir (et que j’ai beaucoup aimé) :
La vie en gros
Tu sais quoi ?
Le monde dans la main

 

Avez-vous déjà lu des titres de cet auteur ?

Une enquête de Mado et Lili – Roman jeunesse

Mado

Une enquête de Mado et Lili
On a volé les poules de Clémentine !

Élise Fontenaille & Stéphanie Marchal
Oskar éditeur (2018)

^^^^^

Mado et Lili sont voisines et amies depuis toujours. Elles adorent jouer dans le jardin de Clémentine, leur voisine, leur grand-mère de cœur. La porte de celle-ci est toujours ouverte, et pour tout le monde, enfants ou animaux ! Mais ce matin, Clémentine est en larmes : ses deux poules, Boulette et Maigrelette, ont disparu !

Les deux amies décident immédiatement de mener l’enquête, chacune à sa façon. Mado pose des questions et prend des notes dans son calepin, Lili cherche des indices et les photographie avec son smartphone. Retrouveront-elles Boulette et Maigrelette ? Je vous laisse le plaisir de découvrir la fin de cette petite histoire !

^^^^^

Pour les amateurs d’enquêtes, de mystères. Les deux fillettes vont rencontrer une galerie de personnages « haut en couleurs » ! Il y a de l’amitié, de l’humour et aussi du suspense bien sûr, dans cette enquête qui devrait plaire aux plus jeunes. Les illustrations enfantines, mais très expressives, renforcent le côté humoristique de l’histoire et plairont sans nul doute aux enfants. A partir de 7 ans (Bons lecteurs de fin de CP).

^^^^^

Pour voir des illustrations de Stéphanie Marchal, c’est par ici, et aussi par là

 

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :