Fuir encore – thriller ado

FuirUn polar captivant !

Roman à partir de 11/12 ans

FUIR ENCORE…
Pascale Perrier

Oskar éditions (2018)

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Présentation de l’éditeur : De son enfance, Romane garde l’image d’une fuite permanente. Mais pourquoi déménage-t-elle si souvent ? Pourquoi change-t-elle de nom à chaque fois ? Pourquoi ne sait-elle rien sur son père ? Sa mère lui a toujours expliqué qu’elles vivaient toutes les deux sous le régime de la protection des témoins. Et si Romane courait de graves dangers ?

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Fuir encore… est un polar original et captivant que l’on n’a pas envie de lâcher une fois commencé ! L’écriture est dynamique, il y a de multiples rebondissements et on ne s’ennuie pas une minute. Le secret qui entoure la vie de Romane et de sa mère gâche l’existence de la jeune fille, l’empêchant de vivre une vie normale. Et je n’ai pu m’empêcher d’avoir de la peine pour Romane, qui n’est pas responsable du passé de ses parents mais qui en subit les conséquences… A lire !

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Un extrait (p.5) : « De mon enfance, je garde l’image d’une fuite permanente, d’écoles dans lesquelles je suis toujours considérée comme « la nouvelle », de cartes d’identité découpées en petits morceaux avant d’être jetées à la poubelle, des secrets et de codes à apprendre par cœur, pour le cas où les choses tourneraient mal. Au fil des semaines et des déménagements, mon nom et mon prénom changent. Je m’appelle successivement Agathe Chaix, Lina Liez, Camille Vendrennes, Laure Triaize, et tant d’autres. L’histoire officielle de ma vie évolue en fonction des villes où nous nous installons. Tout est mouvant, jusqu’à ma date de naissance. A vrai dire, je ne me souviens plus de mon nom véritable. Ma mère dit que c’est sans importance ; il suffit que je me rappelle l’actuel. A la croire, ce qui compte, c’est le présent. »

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De la même autrice j’ai également beaucoup aimé : « Là-bas, tout ira bien »

Le blog de Pascale Perrier

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L’assassin du marais – Catherine Cuenca

maraisUne histoire qui épouse la cause des femmes !
Roman policier historique ado

L’assassin du marais
Catherine Cuenca

ScriNeo (2019)

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Paris, 1849. Julie Paupelier, une jeune femme de 20 ans qui travaille comme vendeuse (rayon parapluies et ombrelles) à la « Belle Mercerie » est inquiète. Son amie Sidonie, également vendeuse (rayon dentelles et rubans) a disparu depuis 3 jours. Elle est allée déclarer sa disparition au Poste de Police, mais on ne l’a pas cru. En désespoir de cause, elle va voir Mme Caron, une spirite, pour essayer de savoir ce qui est arrivé à son amie.

Alexandre Delage est un jeune policier. Il enquête sur le meurtre d’une jeune couturière de 29 ans, Fraisine Maillet. Il s’aperçoit vite que ce n’est sans doute pas un acte isolé…

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J’ai trouvé ce roman très intéressant pour son côté historique (révolution de 1848) et surtout pour son côté féministe. A la fin du roman, quelques pages présentent des femmes qui se battaient déjà alors, pour avoir le droit de divorcer, de travailler, de se présenter aux élections… Bref, pour être des citoyennes à part entières, libres et égales en droit aux hommes !

On y parle ainsi de Jeanne Deroin, première femme à se déclarer candidate aux élections législatives (voir ici sa campagne électorale), mais aussi Désirée Gray et Eugénie Niboyet fondatrices du journal « La femme libre » ou encore Jenny D’Héricourt, institutrice puis autrice.

Plus de 170 ans après, il reste encore bien des progrès à accomplir…

De l’assassin du marais, j’ai également beaucoup aimé l’ambiance et le côté « politique« .

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Extrait (p.46) :

« Il contempla les allées et venues des passants, jusqu’à ce que son regard tombe sur un petit chapeau bleu à rubans. Aussitôt, il n’y eut plus rien d’autre dans la rue. C’était comme si ses yeux avaient été aimantés par ce chapeau, et par la femme à qui il appartenait : jeune, blonde, mince, la taille bien tournée. Soudain, le désir qu’il connaissait si bien s’empara de lui ; une attirance irrépressible, l’instinct du chasseur pour la proie. »

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De cette autrice, Sophie vous a déjà présenté : Le passage des lumières et Le mystère de la tête d’or

Et pour en savoir plus sur l’avènement de la IIème République, dont il est parfois question dans ce roman, voir l’article d’Hérodote

Un roman qui participe au Challenge Petit Bac chez Enna

Catégorie Métier/Fonction !

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Oradour sur Glane, un village si tranquille

OradourA lire pour ne pas oublier…

Roman documentaire ado

ORADOUR sur GLANE
Un village si tranquille
Vanina Brière

Oskar éditions (2018)

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10 juin 1944. La 2ème division de SS  « Das Reich » veut se venger de la Résistance qui leur a fait subir de nombreuses pertes et ralenti leur avancée vers la Normandie où les alliés ont débarqué. Ils choisissent de raser un village entier en représailles et de tuer tous les habitants. Oradour sur Glane sera le village choisi. C’est un village facile d’accès, facile à encercler et à détruire. 642 hommes, femmes et enfants vont être froidement exécutés ce jour là. Il n’y aura en tout et pour tout que cinq survivants…

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Il y a une dizaine d’années, sur la route du retour des vacances, nous nous sommes arrêtés à Oradour sur Glane et nous avons marché à travers ce village détruit avec les enfants. Ce fut une singulière expérience. C’est un lieu dans lequel la mort est partout. Tout a été conservé en l’état car en mars 1945, lors de sa visite du village, le Général de Gaulle a souhaité conserver intact le souvenir de ce village martyr afin d’éviter qu’un pareil malheur ne se reproduise.

Je ne saurais dire exactement ce que j’ai ressenti en visitant cet endroit. C’était l’été, il faisait chaud, mais pourtant j’avais la chair de poule. Ce qui s’y est passé est tellement terrible, tellement inimaginable !! Et pourtant… Cette guerre a engendré tellement d’horreurs.

Un roman documentaire qui raconte les quelques jours avant et après le massacre suivi d’une douzaine de pages purement documentaires sur le monde à cette époque là.

A lire pour que la bêtise et la haine ne gagnent plus.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0b/Oradour-sur-Glane-Hardware-1342.jpg/1280px-Oradour-sur-Glane-Hardware-1342.jpg

Photo de Dennis Nilsson

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Centre de la mémoire d’Oradour sur Glane

Chez le même éditeur, un roman qui traite aussi de la seconde guerre mondiale : Le sourire du diable

Un roman qui participe  à l’objectif PAL chez Antigone

  

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Là-bas, tout ira bien – P. Perrier & S. Baussier

bienTout ira bien ? Vraiment ?

Roman ado

Là-bas, tout ira bien
P. Perrier & S. Baussier

ScriNeo (2019)

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Thèmes : Europe / Crise économique / Migration / Futur
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Les parents d’Erwan et Iza sont catégoriques : il faut partir. Nous sommes en France, en 2030. Toute l’Europe est en crise, il n’y a plus de travail, plus rien à manger ou si peu. Ils vont donc faire comme les autres, aller « là-bas », à 4000 kms au nord de la France. Une terre d’accueil où il y a du travail, où tout ira bien, du moins, c’est ce que dit la rumeur. Alors ils ont pris un sac chacun. Et ils sont partis. Sans se retourner. A quoi bon ?

Léon, lui, a quitté la ferme de ses parents avant qu’elle ne soit saisie par la banque. La veille, on leur a volé leur dernière vache. Léon a donc décidé de partir chercher du travail « là-bas ». Il pourra ainsi aider ses parents, leur envoyer de l’argent. Il met ses sacoches sur son vélo et s’en va sans un regard en arrière.

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C’est un roman qui surprend

et qui secoue parfois. Parce que là, le migrant, c’est moi, c’est vous, c’est le français. Qui part dans le Nord, à 4000 kms de chez lui pour trouver du travail, pour avoir de quoi manger, pour survivre. On suit les 3 ados dans leur « aventure », dans leur vie quotidienne, dans leurs efforts pour survivre.

Un roman que tout le monde devrait lire, pour comprendre combien il est dur de tout quitter. Et combien il est dur de survivre dans des lieux inconnus. Les risques que cela comporte. L’inconnu, la défiance, la précarité (ne pas savoir où dormir, ce qu’on va manger, les problèmes que l’on va rencontrer, si l’on va pouvoir se laver…). C’est terrible.

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Extrait (p.13) : « Les parents ignorent encore quel travail ils feront. On leur a dit que la société Common Nvod embauchait facilement les gens de chez nous, surtout ceux qui ont déjà de l’expérience, mais on n’en sait pas plus. Les recrutements ont lieu sur place, il n’est pas possible d’organiser quoi que ce soit depuis ici. Aucune information ne filtre. On se demande parfois si ce ne sont pas des rumeurs, mais on n’a plus le choix. On doit tenter le coup. »

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Le site de Pascale Perrier

De cette autrice, j’étais persuadée d’avoir lu « Tu n’es pas celle que tu crois », mais je n’en trouve plus trace… Par contre, dans ma PAL, j’ai « Fuir encore » qui m’attend !

Celui de Sylvie Baussier

D’autres ouvrages de Sylvie Baussier présentés sur ce blog : Le club des poneys, Le vétérinaire (1er doc présenté), Dis bonjour à la dame (1er doc présenté)

Pour lire un extrait du roman et une bio des deux autrices : le site de l’éditeur

Ce roman participe au Challenge Petit Bac chez Enna

Catégorie Lieu !

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