Maintenant, c’est ma vie de Meg Rosoff + film

 Roman adolescent

Maintenant, c’est ma vie

de Meg Rosoff

Titre original : How I live now

Albin Michel Wiz / Le livre de poche jeunesse
2-226-17006-5 / 978-2-01-322734-6
14€ / 5,50€

Thèmes : Adolescence, Amour, Angleterre, Anorexie, Guerre

 

 » Tout a changé l’été où je suis partie en Angleterre passer quelque temps chez mes cousins. Un peu à cause de la guerre, qui a chamboulé pas mal de choses, évidemment, sauf que de toute façon, avant la guerre je ne me rappelle presque rien – pas de quoi écrire un livre, contrairement à ce qui va suivre. Non, si les choses ont changé c’est surtout à cause d’Edmond. Voilà ce qui s’est passé… « 

 

Prix Luths (Allemagne), Prix Michael L. Printz (Etats-Unis) et Prix du Guardian (Angleterre)

Mon avis :

Ce roman lu à sa sortie en 2006 m’avait littéralement enchanté! L’occasion d’une Lecture Commune avec Liyah m’a permis de le relire, et ce livre reste un coup de coeur. Pourtant mon avis sera court, je suis pressée par le temps, et j’ai toujours du mal à parler des livres que je relis, c’est moins spontané…

 Une intrigue passionnante, entraînante, loin de la simple histoire d’amour, et du mystère, beaucoup, c’est ce qui m’a charmé dans ce roman. Daisy est une adolescente anorexique, envoyée de force en Angleterre, chez des cousins qu’elle ne connaît pas. Pourtant alors que la guerre se déclenche et que tous les éléments sont réunis pour lui faire vivre un enfer, l’amour est omniprésent dans ce livre. L’amour c’est ce qui rend Daisy vivante, la responsabilité c’est ce qui lui donne envie de vivre.

Les ellipses et l’intemporalité permettent à chacun d’y voir ce qu’il veut, d’interpréter le livre à sa manière. Les personnages sont mystérieux, ils créent un monde en marge de la guerre, sans que celle ci soit occultée ou diminuée. La petite Piper, amoureuse de la nature est un des personnages dont je me souvenais bien de ma première lecture…

Et malgré cette magie des personnages, le roman est très réaliste, saisissant et émouvant. A recommander sans modération !

Meg Rosoff nous entraîne dans ce récit avec brio, et m’a donné envie de lire ses livres suivants, et de parcourir régulièrement son blog.

L’avis très mitigé de Karine:) pour nuancer mon propos, puisque quand j’aime je ne sais pas dire le négatif :) ainsi que les avis de Tiphanya et Mélanie.

Extraits :

« Elle m’a demandé ce qu’on allait devenir et je lui ai dit que je n’en savais vraiment rien mais qu’il ne pouvait rien nous arriver tant qu’on était ensemble. Je lui ai demandé Tu sais ce que ça veut dire, invincible ? Elle a fait oui de la tête vu qu’à neuf ans elle a sans doute lu plus de livres que la plupart des gens durant leur vie entière. Alors j’ai ajouté Eh bien, tant qu’on reste ensemble, on est invincibles. »

Film :
adapté au cinéma en mars 2014 How I Live Now
Une adaptation américaine de Kevin Mac Donald. Avec Saoirse RONAN, George MAC KAY, Tom HOLLAND, Harley BIRD et Anna CHANCELLOR.
Sortie le 12 mars 2014. Drame / Aventure 1H46

  • Synopsis :Daisy, jeune New-Yorkaise de 15 ans passe pour la 1ère fois ses vacances chez ses cousins dans la campagne anglaise. Rires, jeux, premiers émois,ces vacances se révèlent idylliques. Une parenthèse enchantée qui va brutalement exploser quand éclate sur cette lande de rêve la troisième Guerre Mondiale…

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Daddy est mort… retour à Sarcelles d’Insa Sané

 

 

Daddy est mort… retour à Sarcelles

d’Insa Sané

 

Roman adolescent

 

Editions Sarbacane (Roman), 2010

978-2-84865-422-, 15€

 

Daddy est mort… est le 4ème volet de la « Comédie Urbaine » d’Insa Sané.

 

Mots Clés : Paris, Banlieue, Violence, Famille, Slam

 

Présentation de l’éditeur :

« 1995, Sarcelles.
Tandis que Djiraël s’envole pour Dakar, son pote Daddy a du pain sur le bitume : à 20 ans, il va être père. Alors faut qu’il
assure, et pour ça il a un plan… et un mystère à percer : l’identité de son géniteur. Un mystère qui va lui coûter la vie. Sa mort provoque une impitoyable guerre de quartiers entre Parisiens
et banlieusards, où Djiraêl, à peine rentré de Dakar, est entraîné, avec toute sa bande de potes.

Dans le clash se croisent histoires d’amour et serments d’amitié, cris de rage et larmes de joie… Tout ce qui nous tient
vivants quand le quotidien nous fait la gueule. »

 

Mon avis :

Daddy est mort… retour à Sarcelles est le 4ème tome d’une série et bien qu’il puisse se lire indépendamment il existe
de nombreux liens avec les trois autres romans, qui sont mis en avant. Peut-être est-il donc préférable de commencer par Sarcelles-Dakar. Tant pis, jai commencé directement par Daddy est
mort… retour à Sarcelles et ce qui m’a tout de suite sauter aux yeux, c’est l’écriture. J’avais présenté il y a quelques temps les éditions Sarbacane, ainsi qu’un autre roman de cette
collection. L’écriture est vraiment le mot d’ordre de cette collection, avec des écritures variées, différentes de ce qu’on a l’habitude de trouver dans des romans pour adolescents. La démarche
est intéressante, et l’écriture de ce roman aussi. Insa Sané est slameur et son écriture est clairement emprunte de sa musique. Trop peut être, car bien que j’aime le slam j’ai eu un peu de mal à
entrer dans l’histoire. Ensuite ce qui m’a dérangé c’est le vocabulaire. Ah c’est sûr ça fait jeune, ça fait branché, ça fait banlieue… sauf que bon, je n’ai pas tout compris, et ça c’est assez
rageant. Peut être suis-je trop vieille, ou bien est-ce parce que j’habite la campagne, mais des jeunes j’en côtoie tous les jours, je les entends parler entre eux et je les comprends sans
problème…

C’est dommage, vraiment, parce que passer ces petits problèmes, j’ai apprécié cette histoire. Ce roman est plein de vie, de
violence aussi, beaucoup, mais l’amour n’est jamais loin, et l’ensemble des personnages sont très intéressants. Des personnalités complexes, bien décrites, certains charismatiques, d’autres
moins, mais tous nous entraîne dans un tourbillon d’évènements dont on ne ressort pas indemne.

De beaux moments, une lecture qui laisse des traces, voilà qui font de ce roman pour adolescent intéressant, mais l’écriture ne
m’a pas permis d’adhérer complètement, bien qu’elle soit tout à fait maîtrisée.

 

 

Extraits :

quelques passages représentatifs de ce que je n’ai pas aimé :

« Pris sur le vif, youba eut un instant d’hésitation assez long pour que son complice risque de
piger qu’il y avait anguille sous roche… alors pour le prendre de vitesse, il se mit en devoir de réagir. Chassez le naturel du ghetto-boy, il revient avec son scaphanfre de gosse des rues sans
peur et sans reproche; notre amoureux malheureux redressa le menton :

-QUOI, je fous quoi? J’ai pas le droit de faire ma vie, enfoirée ? Et puis, je t’ai déjà dit
de pas m’appeler « négro » ! Putain espèce d’Antillais, t’as le cerveau flingué ou quoi ?! Trois cent ans d’esclavage, et tu causes comme si t’avais des chaînes aux pieds!

– Ouais… au moins, moi, j’fais pas genre j’suis libre sans maître. Hein négro
?

– Tu racontes que de la merde, mon pote. »

 

« -Tout à l’heure, j’étais avec à Farid à la Goutte-d’Or, au gred de Foued. V’là pas qu’y a un
enculé qu’essaye de me griller la politesse ! Alors moi, poliment, j’le tire par le col et j’lui dis de faire queue avant que je lui défonce sa race, t’as vu ? Putain, tu d’vinerais
jamais… »

 

« C’était fini. Fini. Daddy ne souffrirait plus. Fini. Il avait assez souffert… Tu sais quoi,
mon soce ? Au cas où t’aurais pas compris, à l’heure où tu me lis, Daddy est mort. »

 

Thomas Drimm Tome 1 et 2 de Didier Van Cauwelaert

 

Thomas Drimm

Tome 1 :La fin du monde tombe un jeudi

Tome 2 : La guerre des arbres commence le 13

de Didier Van Cauwelaert

 

Roman de Science Fiction – Adolescent
Editions Albin Michel, 2009-2010, 17€

 

 

 

 

 

 

 

Présentation de l’éditeur (tome1)

« Un fatal accident de cerf-volant a fait de Thomas Drimm, 13 ans moins le quart, le détenteur involontaire d’un secret terrifiant. Tiraillé entre la femme de ses rêves et un vieux savant parano réincarné dans un ours en peluche, Thomas va découvrir l’exaltant et périlleux destin d’un super-héros malgré lui. « 

 

Mon avis :

J’ai décidé vu mon retard actuel dans mes billets de faire d’une pierre deux coups en vous présentant ensemble le tome 1 et le tome 2 de Thomas Drimm. Pourtant je n’ai pas tout à fait le même ressenti sur les deux tomes….

Dans le premier tome nous découvrons un monde, pas si éloigné du notre et pourtant tellement
surprenant. Imaginez un monde où tout se joue aux jeux de hasard (la ludocratie)! Ce tome bien mené, haletant, permet de découvrir en plus des personnages très bien défini, avec des personnalités
parfois exaspérantes, mais hautes en couleur. L’histoire défile sans qu’on s’en rende compte, on parcours les pages les unes après les autres, comme Thomas notre héros découvre son potentiel, et
essaye de sauver le monde. J’ai apprécié ce tome son histoire, et j’avais vraiment hâte de lire la suite.

La suite, le tome 2 donc, sur 5 prévus. Déjà 5 je trouve que cela fait beaucoup, mais après tout pourquoi pas, il y a des séries bien plus longues que j’ai dévorées sans soucis. Pourtant ce tome 2 m’a paru moins fluide. J’ai apprécié de retrouver l’univers de Thomas Drimm, mais je l’ai trouvé moins prenant, avec moins d’humour aussi. J’ai eu plus de mal à me représenter les situations, à les vivre au côté des personnages. Il manque la découverte du monde c’est sûr, du coup j’ai trouvé l’ensemble assez long… C’est dommage car cela reste un livre agréable, avec de bonnes idées, des réflexions intéressantes que j’ai pris plaisir à lire !

Espérons que la suite me permettra de revenir sur ma très bonne impression du premier tome!

A noter que le tome 1 est ressorti en même temps que le tome 2, avec une nouvelle couverture, plus colorée, plus attrayante aussi je pense!

Merci à BoB et Albin Michel

Le site officiel


Bal de givre à New York de Fabrice Colin

Bal de givre à New York

de Fabrice Colin

Roman adolescent

Editions Albin Michel (Wiz)

Sorti le 05 janvier 2011

978-2-226-19356-8, 13,50€

Mots Clés : New York, Amour, Secret, Fantastique

Présentation de l’éditeur (censurée par moi!) :

« Anna Claramond ne se souvient plus de rien.
Seul son nom lui est familier. La ville autour d’elle est blanche, belle, irréelle. Presque malgré elle, la jeune fille accepte
les assiduités du beau Wynter, l’héritier d’une puissante dynastie. Bal de rêve et cadeaux somptueux se succèdent avec lui mais Anna sent que quelque chose ne va pas. […]
« 

Mon avis :

Quel plaisir de retrouver la magie de Fabrice Colin, après un livre plus terre à terre (quoique!) La vie extraordinaire des gens ordinaires, que j’avais cependant adoré!

Ici j’ai cru un instant avoir affaire à une simple histoire d’amour, ce qui  sincèrement ne me tentait pas plus que ça… et bien pas du tout et c’est d’une seule traite que j’ai dévoré ce roman. On y retrouve l’écriture simple mais toujours entraînante de Fabrice Colin, mais aussi la magie que j’aime… Par magie j’entends en fait fantastique, car pas d’Harry Potter ici, ni de baguette!

Anna Claramond est une adolescente attachante, qui se laisse entraîner dans l’amour par Wynter, un riche héritier. Si tout se passe à New York, le monde semble légèrement différent, comme décalé… Secrets, mystères, angoisse, nous ne pouvons pas nous empêcher de faire tourner les pages, pour comprendre enfin… sauf que plus on avance, plus on se pose de questions… ahhh je ne peux rien vous dire de plus, mais c’est bien mené, et très bien tourné! Mon seul regret sera peut être d’être adulte, car j’ai senti parfois que c’était vraiment pour adolescents… Enfin bon, vous connaissez mon coeur de midinette… j’ai craqué!

Un roman à lire et conseiller, que je vais proposer à mes collégiennes! – oui les filles surtout, parce qu’elles lisent plus déjà, et parce qu’une grande partie du roman repose sur l’amour, ce qui va être dur à défendre auprès de mes petites brutes –

Pour couronner le tout, Fabrice Colin est un homme très agréable, avec qui j’ai pris plaisir à discuter, et dont je suis
régulièrement le blog!

Extraits :

« Tournant la tête vers la vitre, j’observai mon reflet. Cheveux bruns mi-longs, expression rêveuse. L’impression de familiarité n’était pas aussi forte que je l’aurais pensé mais j’aimais ce que je voyais. Était-ce bien moi ? Et qui d’autre, pauvre idiote ? La vitre me renvoyé un sourire : j’avais seize ans. Mon père n’était plus là mais il m’avait laissé toute sa fortune. J’étais inscrite dans le lycée le plus prestigieux de la ville. »

 » Et si j’erre en ceci, si mon tort est prouvé,

je n’ai jamais écrit, nul n’a jamais aimé. »

Le récap des colis du swap Nouvel An, c’est juste en dessous – Le top Wikio Littérature de janvier
2011, c’est chez Mélo