Combat d’hiver de JC Mourlevat

Le combat d’hiver de Jean Claude Mourlevat.- Gallimard jeunesse, 2006

Présentation de l’éditeur :

« Dans un pays imaginaire, des jeunes gens, tous orphelins, sont détenus dans un internat qui ressemble à une
prison. Cet hiver-là, une lettre mystérieuse leur révèle qu’ils sont les enfants d’une génération d’hommes et de femmes éliminés, une quinzaine d’années plus tôt, par la faction totalitaire qui a
pris le pouvoir. Quatre d’entre eux, deux garçons et deux filles, vont s’évader et reprendre le combat perdu naguère par leurs parents. Mais il leur faut déjà échapper aux terribles
« hommes-chiens » lancés à leur poursuite dans les montagnes glaciales…

La beauté et l’amour entre les personnes peuvent-ils triompher de la barbarie ? La lutte héroïque de quatre
adolescents épris de liberté dans un monde noir et fascinant. »


Je ne vous en révèlerai pas plus sur l’histoire (je trouve déjà que ce résumé en dit enormément…), de peur de vous en dire trop… En tout cas cette histoire m’a absolument fascinée quand je l’ai
lu à sa sortie… Elle n’avait rien de si extraordinaire, mais j’étais en train de préparer le CAPES quand je l’ai lu, et j’avais du mal à me concentrer sur un livre… Celui ci m’a captivé, et m’a
fait beaucoup de bien!
L’histoire est à la fois fantastique, et pourtant très ancré dans notre réalité, comme dans un futur probable… Les personnages, des adolescents, sont très attachants, et leur histoire dans
l’histoire pleine de sensibilité!
L’écriture de JC Mourlevat est toujours très fine, pleine de poésie, sans pour autant se révéler ardue… je l’ai même trouver les légères, et les 300 pages se dévorent rapidement…
Avis à nuancer peut être pour un adolescent… la lecture étant posible dès 11, 12 ans!

Je vous parle de ce livre parce que je l’ai relu il y a peu afin de préparer quelques lectures à haute voix pour la rentrée.

Pour écouter un extrait du roman,
ICI

Pour ma part c’est un vrai coup de coeur, même s’il s’est atténué avec le temps!

Biographie de Jean Claude Mourlevat  (Gallimard)
Jean-Claude Mourlevat est né en 1952 à Ambert en Auvergne, de parents agriculteurs. Il est le cinquième enfant de six (trois frères et deux soeurs).
Il exerce le métier de professeur d’allemand en collège pendant cinq ans avant de devenir comédien de théâtre. Il est notamment l’auteur et l’interprète du clown muet nommé « Guedoulde », spectacle
joué plus de six cents fois en France et à l’étranger. Il met en scène de nombreuses pièces de Brecht, Cocteau, Shakespeare.
Depuis 1997, il publie des ouvrages pour la jeunesse. Il écrit tout d’abord des contes, puis un premier roman, La Balafre.
Jean-Claude Mourlevat réside près de Saint-Étienne, avec sa femme et leurs deux enfants.

[il habite donc tout près de chez moi, c’est d’ailleurs l’oncle d’une de mes élèves. Elle m’a d’ailleurs déjà vanté les mérites de son prochain roman]

Le pacte des marchombres : T2 Ellana l’Envol

Le pacte des marchombres

 T2 Ellana l’Envol

de Pierre Botero


        Ellana dans ce deuxième tome est toujours une apprentie marchombre. Elle obéit aveuglement à son maître Jilano, continuant à escalader des tours hautes et
vertigineuses… entre autre. Mais l’Empire est emprunt à des troubles, tant à ses frontières où il est attaqué, que dans son organisation interne où les traitres sont nombreux. Ellana fera tout ce
qu’elle peut pour aider l’Empire, contre ceux qui l’attaquent, des marchombres comme elle parfois, contre ceux qu’elle aime aussi…

        Un deuxième tome tout aussi prenant que le premier, qui nous laisse essoufler, et une fois de plus avide de continuer…. Mais là un soucis se pose à moi… est ce que je continue par le tome 3 d’Ellana, où bien est ce que je relis pour le plaisir la Quête d’Ewilan?
En effet comme j’ai du le dire en parlant du tome 1, Ellana est LA marchombre de la quête d’Ewilan, cette jeune femme fantastique, souvent en arrière plan mais à laquelle on s’attache. Dans ces deux premiers tomes on a suivi sa vie AVANT la rencontre avec Ewilan, mais le tome 2 s’achève sur cette rencontre…
Le tome 3 quant à lui, reprends beaucoup de personnages de l’ensemble de ces livres, tout en restant centré principalement sur Ellana…. Dilemme donc… qu’avez vous fait pour ceux qui l’ont lu?

 

Je vous conseille le blog de Jean Louis Thouard pour ceux qui aiment les couvertures :
http://lebaron-rouge.blogspot.com

La carte de Gwendalavir :


Pour les fans, il existe une édition spéciale de ce tome 2, commenté par Bottero lui même. En voici l’avant propos fait par l’éditeur :
« NOTE DE L’ÉDITEUR
Vous êtes sur le point de découvrir, en avant-première, Ellana L’Envol, le deuxième tome de la trilogie de Pierre Bottero Le Pacte des marchombres. Mais auparavant, si vous le voulez bien, remontons un peu le temps…
Voilà bientôt sept ans que, chez Rageot, nous cheminons aux côtés de Pierre. Sept années au cours desquelles il nous a initiés à la fantasy et entraînés jusqu’au cœur de son roman-monde. Un roman-monde où l’imagination défie les frontières, où l’écriture arpente de vastes territoires inconnus et met en scène des personnages qui, pour différents, étranges, voire effrayants qu’ils
soient, n’en deviennent pas moins singulièrement familiers et attachants. Nous attendons chacun de ses nouveaux textes avec impatience, nous les dévorons avec gourmandise, nous les travaillons ensemble avec passion avant de les laisser sereinement trouver refuge entre les mains du lecteur.
Personnage secondaire de  La Quête d’Ewilan, Ellana est devenue l’héroïne de sa propre  histoire dans la trilogie Le Pacte des Marchombres. Quoi de plus logique quand, chez Pierre, chaque personnage est traité avec le même respect et possède le droit absolu, inaliénable, de clamer son intégrité, d’exister par et pour lui-même, voire même de s’émanciper ! Ellana, un personnage qui nous est proche quoique… Aucun lecteur ne peut prétendre connaître le nom que lui ont donné ses parents. Surnommée « Grenouille » par son père ou « ma princesse » par sa mère, « Ipiu » par les Petits, elle développe d’abord sa personnalité ictionnelle qui déterminera ensuite son nom. Un nom qui commence bien sûr par un « E » comme celui de toutes les héroïnes signifiantes de Gwendalavir : Ewilan mais aussi Élicia (la mère), Ellundril (le modèle), Erylis (l’autre) ou Éléa (la némésis).
Ellana, sans doute à ce jour la plus libre et sûrement la plus complexe des héroïnes de l’auteur, son pari romanesque le plus audacieux. Voilà donc bientôt sept ans de magie partagée et à partager. Et d’idées un peu folles qui foisonnent et se concrétisent autour des trilogies : un « making of » dans L’île du destin, un site dédié à Ewilan, une triple fin pour La huitième porte, un concours de poésie marchombre, un guide pour « arpenter leur voie » dans Ellana… Bref, une recherche incessante de bonus et de clins d’œil, témoins du plaisir renouvelé de travailler, d’imaginer et d’offrir ensemble.
Dans cette édition très spéciale, l’idée est de donner carte blanche à Pierre pour intervenir quand il le souhaite au fil des pages. Une version commentée en direct du processus de création de ce deuxième tome  en quelque sorte.
Il est grand temps de vous laisser en sa compagnie… »

40 p.  de notes environ… un extrait :
« LES NOMS
Comment faire pour que le lecteur, une fois franchie la porte conduisant à mon monde, ait la sensation de se trouver ailleurs ? Ce n’est pas parce que le roman est catalogué fantasy que le dépaysement est assuré. Pour que l’effet fonctionne, il faut insérer des éléments dans la narration qui, insidieusement ou, au contraire, avec brutalité, vont convaincre le voyageur qu’il n’est
plus chez lui.
Placer à chaque page des montagnes hautes de vingt kilomètres, des bestioles à vingt-six pattes pesant trois tonnes, ou des hordes gobelinesques assoiffées de sang ne suffit néanmoins pas toujours.
Voire donne envie de vraiment se trouver ailleurs tant le résultat est pesant.
Tout est question d’équilibre.
Des monstres, certes, mais pas trop, des hordes gobelinesques savamment dosées et la certitude qu’une montagne haute de vingt kilomètres interpellera beaucoup plus le lecteur si elle est mythique.
Y compris dans le roman.
Les noms, ceux des personnages, des créatures ou des lieux, obéissent à la même règle.
La règle de l’équilibre. »

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Le pacte des Marchombres T1 Ellana

 

Le pacte des Marchombres
Tome 1 Ellana
de Pierre Bottero

Rageot
9782700232704 – 145 x 225 – 16 euros
432 pages

Pierre Bottero nous entraine une fois de plus dans le Royaume de Gwendalavir.  Vous vous rappelez, c’est le monde magique, juste à coté du notre, ou Ewilan débarque au début de la Quête d’Ewilan! J’avais été séduite par cette série, bien qu’un peu déçue par la deuxième partie Les mondes d’Ewilan!

Bref, pour ceux qui ont lu les 6 tomes de ces deux trilogies de Pierre Bottero, vous vous souviendrez surement d’Ellana, cette marchombre attachante, atypique, à l’humour acérée, et qui aide souvent Ewilan, et ses amis…Et bien pour rester dans ce monde fantastique, Bottero a décidé de revenir en arrière… C’est donc sur les traces de ce personnage attanchant que nous entraine cette nouvelle trilogie.

L’histoire commence alors qu’Ellana n’a que 5 ans. Très vite des Rais (sorte de cochons armés qui attaquent les caravanes) tuent ses parents. Retrouvée et élevée par des Petits (de tout petits êtres, qui vivent proche de la nature, et se promènent dans les arbres comme d’autres au sol) Ellana grandit sans rien connaitre, ni de ses origines ni du reste du Royaume… Un jour pourtant elle éprouve le besoin de partir sur les traces de ses parents… C’est le début d’un long voyage qui la conduira jusque dans le secret de la Guilde des Marchombres.

Je m’arrete là pour le résumé… d’autant plus que je n’ai lu pour le moment que le premier des 3 tomes (Ellana, Ellana l’Envol et Ellana la Prophétie) Mon avis… je suis enchantée, je retrouve ce que j’aime chez Bottero, ce qui m’avait plu dans le début d’Ewilan… la solitude du personnage en plus… Toujours entourée Ellana est bien décidée à ne s’attacher à personne, cela rend trop  malheureux, et l’on se sent responsable des gens à qui l’on s’attache. Bien contre moi je me suis sentie proche d’elle, tellement d’accord avec sa philosophie…. La solitude est parfois une belle manière d’avancer… Bref, ce premier tome est rapide, il se lit vite, laisse un sentiment de trop peu comme toujours… j’ai donc envie de lire la suite… Enfin il faut dire quand même que les descriptions sont toujours aussi stupéfiantes, tant le monde que construit Bottero est fantastique, magique… Cependant, et sans vouloir finir sur une note négative, ce livre reste assez facile, et ce n’est pas pour rien qu’il appartient à la littérature jeunesse… C’est aussi ce que j’aime je crois!

Quelques mots encore, pour parler de ma rencontre avec Pierre Bottero, et Jean Louis Thouard (illustrateur) il y a déjà quelques années au salon du livre de Montreuil. Un véritable plaisir que de parler avec eux, ils sont ouverts, souriants malgré le monde qui attend, et près à discuter quelques minutes, à donner leur coordonnés pour organiser une rencontre… Un très bon souvenir, même si la rencontre en question n’a pas pu avoir lieu!

Je vous invite à consulter quelques sites : Le site officiel (avec dans la rubrique surprise des vidéos de Bottero)
et puis le site Le baron rouge de Jean Louis Thouard

D’autres avis : Edelwe, Deligirl1, MarcF (à compléter, n’hésiter pas à me le dire ;)

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

A mort l’innocent

Roman pour adolescent

A mort l’innocent

d’Arthur Ténor

Oskar jeunesse, 2008

4ème de couverture :
« Au village, la plupart des gens forent comme s’ils avaient toujours cru en l’innocence de l’insitutuer. Aucun d’entre eux n’aurait avoué qu’il était parmi ceux qui criaient : « A mort, le monstre! ». Eux aussi en sortirent blancs comme neige, et avec un tel naturel qu’on aurait pu les croire des bonne foi. »
« L’histoire exemplaire, tragique et particulièrement émouvante d’un jeune instituteur, nouvellement arrivée dans une école et adoré par toute la classe. Jusqu’au jour où tout bascule…. Un texte magnifique de pudeur, de retenue et d’émotion. »

L’histoire :
1965, Saint Clémentel. Quand son nouveau maître Gabriel Orthis, dont on dit qu’il est pédé, est accusé du meurtre d’un de ces camarades, le jeune narrateur de l’histoire ouvre l’enquête. Pour lui ce n’est pas possible qu’un maître si sympathique est assassiné un enfant… Pourtant c’est ce que tout le monde croit, même la police… et les preuves sont contre lui… Comment faire à une époque où être homosexuel est considéré comme un pêché..

Mon avis :
J’aime beaucoup Arthur Tenor, et la grande majorité de ces romans m’a emballé… Je redouté un peu celui ci, le thème me semblant loin de ces habitudes, mais j’ai été agréablement surprise. Ce roman au vocabulaire riche refuse de tomber dans la facilité… pas de tout beau, tout rose! Ici les choses sont dites, le problème de l’homosexualité est traité en fond, mais seulement en fond, comme explication des ressentiments et des accusations des villageois. L’histoire est bouleversante, elle sent le vrai… mais elle a deux principaux défauts : – elle se veut enquête , mais elle ne peut pas se classer dans les policiers – elle se veut touchante, mais elle manque un peu de sentiments…
Une histoire intéressante, qui mériterait une discussion pour partager les ressentis…

Biographie (Ricochet)
Arthur Ténor est écrivain pour la jeunesse depuis 1998. Il a publié des romans pour toutes les tranches d’âge et pratiquement dans tous les domaines. Il est cependant plus connu pour ses récits historiques, notamment sur les deux guerres mondiales, Versailles et Louis XIV ou encore le Moyen Age. Il réside en Bourbonnais, tout près de Vichy. Dans une présentation personnelle, il se décrit comme un « explorateur de l’imaginaire» Sa passion de l’écriture est pour lui « semblable à celle d’un aventurier sans cesse en quête de contrées inconnues, de rencontres inoubliables, de péripéties palpitantes ». L’esprit qui anime ses récits est résolument positif « L’action et le suspense se mêlent toujours à l’étonnement et à la tendresse, à l’humour et à la fantaisie ». Son souhait est surtout d’exprimer son amour et son respect indéfectibles de la vie. Pour en savoir plus…

L’avis de mes élèves :
Ce roman fait partie de la sélection 5-4ème du prix des Incorruptibles de cette année, plusieurs collégiens l’ont donc lu. Les 6ème ont eu beaucoup de mal avec ce livre, car même si les phrases ne sont pas complexes, le vocabulaire leur est souvent étrangé, soit à cause du thème, soit à cause de l’époque de l’histoire. Pour les autres élèves la lecture a semblé moins dure, mais l’histoire ne les a pas emballé. J’ai une grande majorité de filles qui participent, et je pense que le manque d’histoire d’amour dans ce récit l’a recallé loin derrière d’autres de la sélection… (comme l’Etoile de Sagarmatah par exemple…)