Les mains dans la terre – Coll. Rester Vivant

Mains

Les mains dans la terre

Cathy Itak

Éd. Le Muscadier (2016)

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Dans une longue lettre, Mathias explique à ses parents tout ce qu’il n’a pas pu, pas su, leur dire de vive voix. Il s’en va.

Il arrête ses études, lui qui était si doué. Le voyage dans le Nordeste du Brésil que ses parents lui ont offert pour ses 18 ans lui a ouvert les yeux. Il ne veut pas d’une vie passée à gagner de l’argent, mais d’une vie qui a du sens, dans laquelle il pourra s’épanouir.

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Un roman qui parle de la difficulté qu’il y a parfois à s’extirper du carcan ou des traditions familiales. Ah les parents qui veulent que leurs enfants soient médecins ou avocats ! Pour leur bien, bien sûr ! Se demandent-ils parfois ce que voudraient leurs enfants, ce qui les intéresse, les motive ?

Une histoire qui parle également de la difficulté à trouver qui l’on est et ce que l’on souhaite faire de sa vie. Faire des choix, s’affirmer, c’est grandir, mais c’est parfois bien difficile !

Une histoire touchante et qui pousse à réfléchir à qui l’on est et à ce qu’on veut (faire/devenir…).

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station

Présentation de l’éditeur : La collection Rester vivant est constituée de nouvelles et de romans qui parlent du monde d’aujourd’hui, en abordant sans détour les questions écologiques, sociales et éthiques qui émergent au sein de la société dans laquelle nous évoluons. Elle s’adresse en priorité aux pré-ados, aux ados… et plus généralement à tous les lecteurs qui résistent encore à l’asservissement des esprits, quel que soit leur âge. Ces livres ont pour ambition, en plus d’attiser l’imaginaire du lecteur, d’éveiller son sens critique et de poser un regard incisif sur nos comportements individuels et collectifs.

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Cathy Ytak : son site et son blog

De cette auteure, nous vous avons déjà présenté : La seule façon de te parler

Éditions Le Muscadier

De cette maison d’édition, nous vous avons déjà présenté plusieurs titres : Bêtes de pensée et Badalona, Jours de neige (un recueil de nouvelles), 40 jours d’automne, Station sous-paradis

L’avis de Jérôme et celui de Noukette

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Ysée : une jeune héroïne en plein Moyen-Age

Quels sont les mystères qui entourent Ysée, jeune fille du Moyen-Age ? Découvrez les aventures de cette héroïne attachante dans la trilogie d’Evelyne Brisou-Pellen.

yséeYsée

1. Le reliquaire d’argent
2. Les diamants bleus
3. Le pas de la Dame blanche

d’Evelyne Brisou-Pellen

Bayard Jeunesse, 2011
Collection Estampille, 416 p.

Quels sont les mystères qui se trament autour d’Ysée, jeune héroïne de ce roman éponyme, en plein Moyen-Age ?

Sa vie est douce, au milieu de ses 5 demi-frères, avec une mère d’adoption aimante, Perrenote, chez qui elle a été placée par le couvent qui l’a recueilli à la mort de sa mère. A Châtillon en 1453, Ysée passe sont temps à s’occuper d’animaux blessés ou en danger, à jouer et à rire. Pourtant a 12 ans elle a maintenant l’âge de se marier. Et le maire de la ville semble bien décidé à l’épouser, même contre l’avis de sa mère. D’autant plus que celle-ci n’a aucun recours légal, puisqu’Ysée est sous la tutelle de l’église. Pourquoi les sœurs sont-elles aussi si déterminées à la marier ? Comment faire pour échapper à ce funeste destin, et découvrir d’où elle vient ?

Dans le premier tome des aventures d’Ysée nous apprenons à découvrir cette jeune fille pleine de vie, sa famille, et l’on s’attache totalement à eux. Les personnages de ce roman sont réellement bien construits, on découvre peu à peu leurs secrets, et la tension narrative est présente tout au long des 3 tomes. Ysée va se déguiser en garçon pour échapper à ce mariage, mais aussi pour se lancer sur les traces de son passé, et chercher à retrouver un personnage secondaire, que je vous laisse découvrir.

Dans cette série nous découvrons la vie au Moyen-Age, notamment sa justice, son église, ses métiers. Une plongée historique intéressante, sans être documentaire pour autant. Evelyne Brisou-Pellen, spécialiste des romans historiques pour la jeunesse, sait allier histoire et Histoire. L’action et les sentiments passent avant tout, et l’on plonge surtout dans le monde d’Ysée. Cette jeune héroïne se bat pour protéger ceux qu’elle aime et pour sa liberté.

Une superbe série, mais qui nécessite absolument de lire les trois tomes, car nous laissons souvent Ysée en bien mauvaise posture. Rebondissements, combats, plans et secrets, Ysée est à la fois une héroïne passionnante et une saga très intéressante. Ces trois tomes ont beaucoup de succès au collège, tout comme l’autre saga de l’auteur Le Manoir, dont on vous a déjà parlé ici.

 


Cette lecture participe à de nombreux challenges, il était temps que je fasse l’article :
Challenge Evelyne Bisou PellencofPetit Bac 2017

Station sous-paradis – Coll. Rester Vivant

Station

STATION SOUS-PARADIS

Jean-Luc Luciani

Éditions Le Muscadier (2016)

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Après une vie un peu mouvementée, Gorki s’est posé dans une vieille station service où il prend le temps de vivre en attendant de trouver une idée qui donnera un sens à sa vie. Tous les jours, il boit un café en compagnie de Gus, un ex-prof de maths dépressif. Un matin, un étrange van va venir faire le plein. En parallèle, on fait la connaissance des jumeaux Max et Eddy et de leur remuante copine, Miranda qui va les entraîner dans une drôle d’aventure…

Une histoire très réaliste, inspirée d’ailleurs de faits réels (en souvenir de Rémi Fraisse, un militant écologiste de 21 ans, tué par une grenade offensive lors de la manifestation contre le projet de barrage de Sivens).

C’est une histoire simple, mais plutôt dure et qui fait réfléchir.

C’est d’ailleurs le but de cette collection :

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Présentation de l’éditeur : La collection Rester vivant est constituée de nouvelles et de romans qui parlent du monde d’aujourd’hui, en abordant sans détour les questions écologiques, sociales et éthiques qui émergent au sein de la société dans laquelle nous évoluons. Elle s’adresse en priorité aux pré-ados, aux ados… et plus généralement à tous les lecteurs qui résistent encore à l’asservissement des esprits, quel que soit leur âge. Ces livres ont pour ambition, en plus d’attiser l’imaginaire du lecteur, d’éveiller son sens critique et de poser un regard incisif sur nos comportements individuels et collectifs.

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Les quelques romans des éditions Le Muscadier que j’ai pu lire jusqu’à présent ont un point commun : ils sont percutants (et ne laissent pas indifférents !)

Avec celui-ci, on s’interroge sur plusieurs sujets (environnement, politique…) mais surtout, on a les points de vue de toutes les personnes concernées, et ça, j’ai trouvé ça intéressant. Sans excuser le comportement de certaines personnes, on peut se demander pour quelle raison telle personne commet tel acte ou a tel comportement. Et je pense qu’on ne peut changer les comportements des gens que si on les comprend !

Pour lire les premières pages, c’est ici

Blog de l’auteur

Éditions Le Muscadier

De cette maison d’édition, nous vous avons déjà présenté plusieurs titres : Bêtes de pensée et Badalona, Jours de neige (un recueil de nouvelles), 40 jours d’automne

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Le combat de Jodh : se battre pour aller à l’école

le combat de jodhLe combat de Jodh est un roman intéressant sur la place de l’école et de l’apprentissage dans la vie et le développement d’un jeune adolescent, dans un monde imaginaire, ravagé par la guerre.

 

Roman pour adolescents dès 12 ans

Le combat de Jodh

de Marie-Hélène Delval

Bayard, 2011
2747037533

 

 

La guerre a tout détruit. Les terres sont empoisonnées, le ciel toujours jaune, on croise des tanks abandonnés au bord des chemins. Jodh a perdu ses deux parents, pendant la guerre, et il vit maintenant dans la famille de la mère Musha, et de ses deux filles. Les rapports sont houleux. Recueilli pour aider à la ferme, il va chaque jour à l’école, où il apprend avec avidité. Mais ses 13 ans approchent, et avec eux la fin de scolarité obligatoire.

Un combat s’engage alors pour Jodh. De nouveaux personnages apparaissent à la ferme et Jodh va peu à peu apprendre à mieux connaître ceux qui l’entourent. Ce roman nous plonge dans un après-guerre apocalyptique fictif mais très réaliste, avec une panoplie de personnages qui ne laissent pas indifférents. 

Si l’ensemble du roman Le combat de Jodh est bien construit et nous permet de bien cerner le personnage de Jodh, j’aurais aimé un roman un peu plus long, qui nous permette aussi de connaître l’histoire de cette guerre, des personnages secondaires. Mais l’essentiel est là, Jodh est un adolescent qui sort tout juste de l’enfance et que nous accompagnons pendant un bout de chemin. De la révolte à un possible bonheur…

L’écriture de Marie-Hélène Delval me plaît toujours autant par sa simplicité, son imagination, et sa façon de distiller les informations. La couverture, sobre, est bien dans le ton de ce récit.

Un roman intéressant qui montre un combat plutôt à l’inverse des préoccupations de beaucoup de nos jeunes occidentaux aujourd’hui. Un bel exemple à proposer sur le thème de l’école et de l’apprentissage.

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+ Un autre livre sur la place de l’école : L’école est finie d’Yves Grevet, un texte très court, mais percutant. 

+ D’autres romans de Marie-Hélène Delval à découvrir : Quand vient l’orage, mais aussi Les chats ou Lettres secrètes.

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Challenge YA#6