Mers mortes – Roman jeunes adultes

Mers

Je n’ai plus envie de manger du poisson après cette lecture…

A partir de 15 ans

MERS MORTES
Aurélie Wellenstein

éditions ScriNeo (2019)

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Les mers et les océans se sont évaporés et les animaux marins ont totalement disparus à cause de la bêtise humaine et de la pollution. Des années plus tard, des marées fantômes pleines de revenants marins (poissons, méduses, baleines, dauphins ou encore requins) déferlent sur les humains, arrachent leurs âmes et les dévorent… Seuls quelques humains, très recherchés car très rares, sont capables de repousser cette menace : les exorcistes. Oural est un exorciste, protecteur de l’humanité, il est vénéré par les habitants qu’il protège. Jusqu’au jour où il est enlevé par l’équipage d’un bateau pirate… Le capitaine des pirates, Bengale, a une vision très particulière des marées. Il a également une idée précise pour les arrêter.

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Un roman qui se dévore très rapidement.

 

Au départ bien sûr, on plaint les humains et on maudit les marées fantômes et leurs revenants. Et puis, petit à petit, avec la compréhension du phénomène, les sentiments s’inversent et on maudit les humains qui ont tout détruit !!

A la fin, je dois bien l’avouer, je n’avais plus envie de manger du poisson. A un moment, on se retrouve dans la « peau » d’un poisson hissé hors de l’eau par un filet ou une canne à pêche ou encore d’un requin à qui on coupe la queue et les ailerons et qui coule lentement, impuissant, mais encore vivant… Abominable !!

Un roman « écologique » qui prêche pour la protection des mers, des animaux marins et du monde sous-marin.

Je ne peux qu’applaudir !

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Lire les premières pages

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Plusieurs romans de cette autrice sont déjà parus chez Scrinéo : Le Roi des fauves (2015), qui a reçu le Prix des Halliennales et Les Loups chantants (2016), qui a reçu le Prix Elbakin (pas encore lus, mais ça ne saurait tarder !!)

Déjà présentés sur le blog : « Chevaux de foudre » et « La fille de Tchernobyl » parus chez Magnard Jeunesse, La mort du temps et Le Dieu Oiseau chez ScriNeo.

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Un grand merci à Aurélie Wellenstein pour sa sympathique dédicace !!

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THE HATE U GIVE – La haine qu’on donne ♥

Hate

« Pour les Blancs, être noir c’est la classe jusqu’au jour où c’est la poisse »

Roman Jeunes Adultes

THE HATE U GIVE ♥

La haine qu’on donne

Angie Thomas

Nathan (2018)

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Starr a 16 ans, elle est noire et vit dans un quartier gangréné par la guerre des gangs, mais ses parents l’ont mise à l’école dans un lycée blanc d’une banlieue chic. Elle s’adapte chaque jour à ces deux mondes totalement différents.

Ce soir, Starr accompagne sa quasi-sœur Kenya à la soirée de Big D. La musique trop forte lui file mal au crâne, l’odeur de la beuh lui donne la nausée et il y a vraiment trop d’alcool dans le punch. Elle regrette d’être venue car elle ne se sent tout simplement pas à sa place au milieu de ces corps qui se trémoussent.

Soudain ça se gâte et plusieurs coups de feu sont tirés. Starr suit son ami d’enfance, Khalil, vers la sortie la plus proche. Il va la raccompagner chez elle en voiture. Enfin, ça c’était le programme d’origine… Car en fait, Khalil va se faire tuer de trois balles dans le dos par un policier, sous les yeux terrifiés et horrifiés de Starr.

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L’année de ses 12 ans, Starr a eu droit à deux explications de la part de ses parents. La première, c’était pour lui expliquer en gros, « comment on fait les bébés ». Et l’autre explication, moins « courante » : Comment réagir si tu es contrôlée par un « flic »…

« Starr-Starr, tu fais tout ce qu’ils te disent de faire. Garde tes mains en évidence. Ne fais pas de mouvement brusque. Ne parle que si on te pose une question. »

J’avoue que ce petit passage m’a choquée.

J’essayais de m’imaginer disant la même chose à mon fils… Fais attention mon fils, ces personnes sont censées te protéger mais en fait elles peuvent te tuer ?? Et pourtant, aux États-Unis au moins, cela s’est produit de nombreuses fois (et à chaque fois des afro-américains…)

Il est difficile de rester indifférent en lisant ce roman. On est dans la peau d’une jeune fille noire, on ressent ce qu’elle ressent. Et on comprend comment certains propos, que l’on pourrait banaliser ou trouver amusants (le racisme ordinaire) peuvent être reçus/perçus de façon très violente.

Un roman qui parle certes de gangs, de drogue, de ghettos, mais aussi et surtout de jeunes, qui voudraient juste vivre une adolescence « normale »…

Pour les explications concernant le titre « THUG » The Hate U Give, Sophie vous en a déjà parlé, vous pouvez aussi voir le billet de Blandine (de Tupac, moi, je ne connais que le nom !) et pour les explications plus « politiques » voir celui d’Enna (qui vous parle du mouvement des Black Lives Matter).

Quand à moi, je vous conseille juste de le lire et de le faire lire aux jeunes (et aux moins jeunes) de votre entourage.

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Il a reçu le Prix Libr’à Nous Littérature Jeunesse 2019

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(Prix décerné par des libraires francophones)

 

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Le roman devient un film, sorti en France le 23 janvier 2019

Il participe (un peu hors délais…) au Challenge d’Enna

 

Retrouvez sur le blog un autre avis, celui de Sophie

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Maudit Cupidon

Maudit Cupidon est une romance moderne qui nous plonge dans un univers semi-fantastique, celui des cupidons, les anges de l’amour de la mythologie.

Maudit CupidonRoman Young Adult – Jeunes adultes

Maudit Cupidon

de Lauren Palphreyman

traduit par Axelle Demoulin et Nicolas Ancion

Hachette, février 2019
414 pages
9782016270523, 18€
Disponible en epub 12,99

Thèmes : amour, mythologie, romance

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À 17 ans, Lila découvre que les cupidons, loin d’être un mythe, sont bien réels. Qu’ils constituent une agence d’entremetteurs œuvrant dans le plus parfait des secrets. Et qu’elle, petite mortelle ordinaire, a été matchée au dieu de l’amour originel  : Cupidon lui-même. Une vaste plaisanterie  ? Non, une malédiction  !
D’abord, elle n’a rien demandé. Ensuite, Cupidon est si ingérable qu’il a été banni de la Terre il y a des décennies. Enfin, tous deux encourent la peine capitale s’ils tombent amoureux, les relations entre humains et cupidons étant proscrites.

Ce roman a été repéré sur Wattpad, comme c’est souvent le cas pour les romances actuellement j’ai l’impression. C’est un bon page turner, qui mèle action et romance, et je comprends facilement l’engouement que l’on peut avoir pour ces héros virils et un peu bad boy. Pour autant ce roman est vraiment simple, reprenant les clés habituelles : amour interdit, triangle amoureux, héroïne orpheline… L’ensemble est plutôt bien mené, avec de l’action, mais tout est relativement prévisible, et Lila, l’héroïne n’est pas très attachante. On sait bien qu’elle va tomber amoureuse de ce Cupidon beau gosse qui lui tourne autour…

 Mademoiselle Black, il est prêt à tout pour obtenir ce qu’il veut. C’est l’original. Le plus puissant d’entre nous. C’est… Cupidon en personne. Et vous êtes… son âme sœur, conclut-il avec le plus grand sérieux.

Nous gardons tous les deux le silence un instant. Puis j’éclate de rire, c’est plus fort que moi. Cal me fixe de son regard froid et impénétrable jusqu’à ce que je me reprenne.

— Vous voulez dire que mon âme sœur est… Cupidon ? Cupidon ?! Le petit gars avec des ailes, un arc et des flèches?

Outre cette héroïne, les personnages secondaires, comme son amie Charlie, sont assez fades, et on ne s’inquiète que peu pour leur sort. C’est dommage car Cal, le cupidon qui tente d’éviter qu’elle ne tombe amoureuse de Cupidon lui-même, est un personnage qui mériterait d’être creusé. On le sent torturer, attentionné… Il a une place importante dans ce récit mais on explore assez peu son passé… Peut-être dans le deuxième tome ?

Malgré ces points négatifs, j’ai vraiment passé un bon moment de lecture, car on se laisse facilement emporté dans l’histoire, on tourne les pages et on apprécie les conflits amoureux et les batailles à coup de flèches ! Maudit Cupidon est un bon page turner, et Cal un héros tout à fait attirant !

+ Lire en numérique un extrait

+ Un tome 2 : Saint Valentin, est prévu pour le mois de juin

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Bluebird – Roman ado/jeune adulte

Bluebird

Bluebird
Tristan Koëgel

Didier jeunesse (2015)

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Une Lecture Commune avec Enna

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Vers l’âge de 6 ou 7 ans, Minnie a perdu sa mère. De quoi est-elle morte ? Minnie ne le sait pas. De sa mère, elle ne se souvient que de l’odeur du linge fraîchement lavé qu’elle étendait au soleil. A ce moment là, son père, qui travaillait jusque là comme ouvrier dans une plantation de coton, décide de tout quitter. Il devient « songster », un chanteur de blues, toujours sur la route où il apprend le métier à sa fille. Il lui a dit un jour : « Jamais tu ne ramasseras une fleur de coton, Minnie. Les seules fleurs que tu cueilleras maintenant, c’est celles qui poussent au bord des chemins pour nous faire de jolis bouquets ».

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Un roman qui m’a beaucoup plu (lu dans la journée). Un seul bémol, ou plutôt un seul regret : c’est trop court !

Il y a plusieurs narrateurs dans ce livre. C’est Minnie qui ouvre le bal, en nous racontant son enfance avec son père, tout en vagabondage et en musique, jusqu’au jour où… elle se tord la cheville. Puis c’est au tour de Nashoba, l’Indien muet dit « Gros poings » la terreur de la plantation où se sont arrêtés Minnie et son père, de donner son point (poing ?) de vue. Et enfin vient le tour d’Elwyn, le fils du terrible intendant irlandais, Manus.

Dès le départ

Ou presque, puisqu’il arrive page 70, il y a une sorte de retournement de situation. Mais je n’en dis pas plus, je vous laisse le plaisir de la découverte. Bluebird est une histoire qui parle de racisme et de ségrégation, mais aussi d’amour, d’amitié, de solidarité et de musique de blues bien sûr !

J’adore la couverture : claire, ensoleillée, si lumineuse et si gaie !

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Extrait (p.6): « Mon père aussi avait gagné sa vie sur une plantation. Il conduisait des tracteurs quand je suis née. Ma mère, elle, était blanchisseuse. Elle nettoyait le linge. Elle est morte trop tôt, je n’ai pas su de quoi exactement, ni pourquoi, ni comment. Il y avait mille raisons de mourir dans le Sud. Je ne me souviens pas vraiment de son visage, ni de m’être trouvée une fois dans ses bras. Mais je me rappelle qu’assise aux pieds des étendoirs, je l’écoutais chanter derrière les grands draps blancs qu’elle accrochait dehors pour qu’ils sèchent au vent chaud… »

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Prix Livrentête 2017
Prix du Jury Littéraire du Giennois 2016-2017
Et Prix des Ados du festival Livres & Musique de Deauville 2016

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Lire les 30 premières pages

Écouter la playlist (vous n’aurez que les 30 premières secondes de chaque chanson si vous n’êtes pas connectés.)

Du même auteur, déjà présenté sur ce blog : Le grillon, récit d’un enfant pirate

L’avis de Moka

au Challenge African American History Month chez Enna – 3ème participation

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