Alera de Cayla Kluver

 

Alera

Tome 1

de Cayla Kluver

Éditions du Masque (MsK)

Titre Original (États Unis) : Legacy

9782702434963, 17,50€

450 pages, janvier 2011

 

 

Thèmes : Royaume, Princesse, Guerre, Amour

 

 

   « À la perspective d’épouser l’homme que son père a choisi pour lui succéder à la tête du royaume d’Hytanica, la princesse Alera a la désagréable impression qu’on lui impose un destin dont elle ne veut pas. Lorsque Narian, séduisant et mystérieux jeune homme originaire du royaume ennemi de Cokyri, arrive avec un passé obscur dont il refuse de parler, les nouveaux désirs d’Alera menacent alors de détruire le royaume. La découverte du secret de Narian va plonger Alera dans un monde terrifiant de complots, de querelles familiales et de guerres ancestrales. Alera, désemparée, ne sait plus que croire, ni à qui elle peut encore faire confiance. »


Mon avis :

    En entrant dans le monde d’Alera, je pensais me plonger en pleine fantasy, pouvoirs magiques et tout et tout ! Et bien non, Alera vit dans un royaume imaginaire, mais aux traditions finalement très classiques. Princesse, elle doit épouser l’homme que lui a choisi son père, Steldor, afin qu’il devienne roi. Pourtant Alera se révèle plus rebelle que prévu… pour notre plus grand plaisir!

     Un monde assez simple donc, pourtant 2 royaumes ennemis s’affrontent : Hytanica, le royaume d’Alera, et Cokyri. Ce dernier, que l’on voit peu dans ce premier tome, laisse présager une vie très différente de celle d’Hytanica, peut être plus emprunte de magie aussi. Mais pour l’instant, et après près de 500 pages nous n’en savons pas beaucoup plus sur Cokyri… Par contre dans ce tome on parcourt avec plaisir Hytanica, à la suite d’Alera. Le château, les jardins, la ville, Alera est vive, et
sa rencontre avec Narian, un Cokyrien (mais c’est un peu compliqué…) va la pousser à être encore plus libre et indépendante, maîtresse de son destin, du moins on lui souhaite…

        Deux grands destins qui se croisent et s’entrecroisent, on aimerait y croire, pourtant Alera comme Narian semblent devoir subir les choix que d’autres font pour eux. Une épopée pleine d’amour, où l’on s’attache à Alera, où l’on craque pour Narian, et un monde dans lequel on voudrait rester avec eux !

        J’ai littéralement été emporté par ce roman, l’ensemble est étonnamment bien écrit malgré le jeune âge de l’auteur, l’histoire est bien construite, et l’on meure d’envie de savoir la suite!! L’intrigue n’est peut être parfois pas tout à fait assez rapide pour moi qui suis toujours aussi impatiente, mais cela permet de s’imprégner totalement de cet univers et de ces personnages… J’ai vécu de beaux moments au côté d’Alera et de Narian… j’ai en horreur Steldor, mais mon personnage préféré reste London, guerrier au grand coeur, très mystérieux et beaucoup plus adulte (de part son âge et son caractère) que les autres personnages!

 

   L’auteur  :    Son site,     Son blog

La série anglaise se nomme Legacy Series

   Le tome 2 s’appellera Allegiance (en anglais)

   Le tome 3 Redemption

        Ils ne sont pas encore sortis (même en anglais), mais on peut lire quelques pages du tome 2 sur le site de l’auteur !

Logo - Mercredi journée des enfants - Les lectures de Liyah

Et puis ce n’est pas parce que c’est pour ados que ça ne rentre pas dans les Mercredi journée des enfants de Liyah :)

 

 


Immortels T1 de Cate Tiernan

http://www.decitre.fr/gi/94/9782012020894FS.gif  Immortels

Tome 1

de Cate Tiernan

Hachette (Black Moon)

360p., 978201202089, 17€

janvier 2011


 

Thèmes : Immortalité, Amour, Fantastique, Magie

 

 

 

Présentation de l’éditeur :

« Nastasya est une immortelle : elle semble avoir 18 ans mais en a 459. Ces dernières décennies, sa vie consiste à noyer son ennui dans les soirées arrosées. Un soir à Londres, son meilleur ami brise le dos d’un homme qu’il trouvait gênant. Bouleversée par cette cruauté et rongée par la culpabilité de n’avoir rien fait pour s’interposer, Nasty s’enfuit aux États-Unis. Elle y rejoint River, une autre immortelle qui l’avait invitée autrefois à vivre chez elle. Nasty se retrouve alors dans un centre de réhabilitation pour les immortels qui ont perdu le goût de vivre. La rebelle jeune fille finit par se plier aux règles de la maison et se lie avec les autres habitants, dont le sombre et mystérieux Reyn… »

« Je suis née en 1551, un joli chiffre bien symétrique. Quatre cent cinquante ans plus tard, on me demande encore ma pièce d’identité dans les bars. Avant que vous vous mettiez à crier, Waouh, génial ! laissez-moi vous dire à quel point c’est pénible. Je suis une adulte. Depuis presque toujours. Pourtant, je ne peux sortir de cet état d’adolescence éternelle, et je ne peux pas modifier mon apparence. »


Mon avis :

Immortels, il faut bien l’avouer, ça fait tout de suite penser aux vampires ! Alors effectivement, je pense qu’on pourrait classer ce roman dans la bit-lit au sens large, mais ici pas de vampires, les immortels me font plutôt penser à Highlander comme style, les grands combats en moins (ou presque). Mais ce roman c’est avant tout une grande  histoire de vie, celle de Nasty (un de ses noms…), une immortelle qui cache son passé, et gâche son futur en veines fêtes et autres soirées arrosées…

      Au début franchement, cette adolescente de 459 ans m’a un peu exaspérée, pourtant la plume était entraînante, et quelques mystères savamment distillés m’ont poussée à continuer… J’ai bien fait! Une fois arrivée chez River, on va apprendre, doucement il est vrai, à la connaître, et à l’apprécier. Et puis il y a Reyn, vous savez ce potentiel masculin qu’on imagine toujours très bien et qui fait battre un peu plus vite le coeur des midinettes que nous sommes ! Oui j’assume totalement, ce livre est plus pour fille, sans être cul-cul !

Ce qui m’a plu dans ce roman pour adolescent, c’est justement qu’il n’y a pas de prise de tête, ni dans l’histoire ni dans l’écriture, on enchaîne, on avance… Ce qui m’a plus freiné, et c’est le cas de le dire, c’est la lenteur de l’action, j’aime quand ça pulse un peu plus. Certains personnages me semblent encore à peine dessinés à la fin de ce premier tome… Cela dit j’ai aimé ne pas tout savoir, essayer de deviner, imaginer…

Bref je n’ai plus qu’à attendre le tome 2!

Et ce tome 2 d’Immortels n’est pas encore sorti, même en anglais, il va donc falloir patienter… d’autant plus que l’auteur nous annonce une trilogie !

Le site de l’auteur (qui a d’ailleurs écrit d’autres séries, dont Wicca à paraître en février!) et la couverture beaucoup plus noire d’une des éditions anglaises :

http://images-booknode.com/book_coverfull_immortal_beloved,_tome_2___everlasting_dark_96932

Tout près, le bout du monde de Maud Lethielleux

tout près, le bout du mondeTout près, le bout du monde

de  Maud Lethielleux

Roman adolescent / adulte

Flammarion (Tribal), – 17/11/2010
508 p., 10,00 €
ISBN
978-2-08-124850-2

Thèmes : Adolescence, Famille d’accueil, Reconstruction, Écriture

Avis

Attention coup de coeur !

J’avais aimé Dis oui Ninon, et je vous en ai parlé, mais ce livre est encore au dessus selon moi !coeur.gif Comme toujours ce n’est que mon avis , je suis sensible, et j’aime les livres qui le sont aussi. Comment un livre peut-il être sensible? En mettant en scène des personnages attachants, avec sensibilité à fleur de peau, sans pour autant tomber dans le pathos… Dans ce roman nous suivons Malo, 10 ans, Jul. et Solam 17 ans environ, 3 adolescents ou presque. Ils sont aussi différents que peuvent l’être un jeune garçon de 10 ans à l’autorité parentale extravagante, une jeune fille qui a vécu dans la rue avant de se retrouver à l’hôpital couverte de bleue, et un ado rebelle. Pourtant ils vont se reconstruire côte à côte dans la maison campagnarde de Marlène, « le bout du monde ». Marlène c’est un p’ti bout de femme qui semble bien différente des familles d’accueil habituelles. Elle les accueille avec deux projets : rénover la grange, et écrire, 1 page chaque jour.

Tous les 3 font plus ou moins facilement se plier à ce journal intime, chacun à sa façon.

Pour Malo, c’est un reflet de ce qui se passe autour de lui, avec ses hésitations :

 » Moi j’aime bien l’idée du journal.
Il paraît que personne ne lira ce que j’écris alors je peux tout dire, c’est pratique, j’aime bien tout dire quand personne ne peut l’entendre.[…] Je sais pas si je peux parler de Jul et de Solam. Je sais pas si je dois expliquer pourquoi je suis là, toute façon, je suis pas sûr et certain de savoir. »

Jul. écrit d’elle même de toute façon, sous forme de lettre, à celui qu’elle aime :

« Ley.
Je vais partir cette nuit, je ne sais pas où exactement. La seule chose dont je suis sûre  c’est que tu n’auras pas mon adresse. Ils m’ont fait promettre de ne pas te chercher, ni de t’écrire, j’ai dit oui pour avoir la pais mais tu t’en doutes, je n’en pense pas un mot. […]
La ferme, je l’imaginais pleine de monde, une sorte de communauté avec des jeunes qui se passent les pelles à la chaîne. […] Je n’imaginais pas du tout ici ainsi. C’est calme et désert, je regarde par la fenêtre de ma petite chambre et je ne vois que des champs nus, des étendues immenses aux dégradés de vert. »

Quand à Solam, ce n’est pas pour rien un adolescent rebelle, blessé, et son écriture le montre clairement :

 » […]Vieille meuf tu fais pitié à voir. T’es misérable dans ton pull de vioque, t’es moche à crever. Tu t’en fous des fautes d’orthographe ? Tu vas être gâtée, grognasse, fallait pas me la faire anti scolaire. Comment tu vas regretter ta décision ! […] Tu veux me connaître, eh ben tu vas me connaître ! Tes champs de bouseux, je vais te les labourer avec les dents tellement j’ai la haine. »

Et c’est la force de Tout près, le bout du monde, puisque que toute l’histoire ne va se dérouler sous nos yeux que grâce à ces trois témoignages de la vie quotidienne. Typo différentes pour chacun, mais aussi écritures différentes, mais qui racontent la même histoire, celle de leur vie, au quotidien ou presque, avec leurs secrets, leurs interrogations, leurs façons d’avancer et de se lier les uns aux autres. Ce sont les omissions qui font de ce livre une histoire aussi prenante,
car on ne découvre que ce que veulent bien nous en dire les personnages !

Ces trois destins liés (et un quatrième sous-jacent) forment un ensemble atypique mais poignant, qui évolue vite mais souvent de façon inattendue… et quelle fin ! Je ne peux vous en dire plus sur ce que j’ai aimé sans vous gâcher le plaisir de la découverte!

Pour ceux qui ont encore besoin d’être convaincu par Tout près, le bout du monde :

– Une histoire prenante

– On aimerait les suivre, les accompagner, les aider

– Ça donne envie d’écrire!

– Un petit prix pour un livre grand format, à la couverture et à l’écriture qui plairont à mon avis tout à fait aux adultes – mais aussi aux adolescents bien sûr –

Les éveilleurs : livre 1 Salicande de Pauline Alphen (+info tome 2)

eveilleurs1.gif

Roman fantastique, adolescent / adulte

Les éveilleurs

Livre 1. Salicande

de Pauline Alphen

Hachette, 2009
522 p., 14,00 €
9782012021150

Présentation de l’éditeur :

 » Claris a 12 ans et vit avec son père, Eben, et son frère jumeau, Jad, dans une vallée reculée et protégée par des montagnes d’accès difficile.
Malgré la disparition précoce de leur mère et la mélancolie de leur père, malgré le handicap de son jumeau, Claris est une jeune fille enjouée, téméraire, qui rêve d’aventures. Des aventures comme celles qu’elle lit dans les livres de la tour interdite où s’est réfugié son père depuis la disparition de sa femme, des aventures comme celle que lui lisait sa mère, des aventures comme celles que son jumeau, handicapé, ne peut pas vivre.
Mais Claris est persuadée que les aventures n’arrivent jamais aux filles. L’avenir va lui montrer qu’elle ne peut pas se tromper davantage… »


coeur.gif 

Mon avis :

Attention coup de coeur !

500 pages, c’est la taille ce premier tome… de quoi en décourager certains! Pourtant vous auriez bien tort car ce livre est une vraie merveille !

            J’ai été subjuguée du début à la fin, par l’histoire bien sûre, mais surtout par les personnages. Une galerie magnifique de personnages complexes, secrets, passionnés, charismatiques, presque magiques! Claris avec son caractère bien trempé nous entraîne dans l’histoire, nous permet de rencontré Jad, son jumeau, et de rencontres en rencontres, le monde que construit Pauline Alphen est apparue devant mes yeux.

        L’histoire se déroule dans le futur, mais pas de voitures volantes ni de téléportation… Cela ressemble même plutôt à un retour dans le passé, sans technologie… Tout se passe dans un monde très différent du nôtre ! Les allusions aux oeuvres littéraires et cinématographies permettent des ponts agréables avec notre époque… Harry Potter, Ewilan, mais aussi l’Odysée, Mary Poppins, La guerre des étoiles ou le Hussard sur le toit sont autant de références qui parsèment le livre!

           Un roman où la nature est subjuguée, la nature qui nous entoure, les secrets que la nature cache, et même la nature humaine, tout semble tellement plus puissant dans leur monde, plus beau aussi, plus calme souvent. Je suis tombée amoureuse de cet univers,
j’aurais voulu partager leurs soirées au coin du feu dans la maison de la montagne, errer sur les marchés, et tenter ma chance au jeu des Mille Chemins… Jad est sans doute le personnage qui par sa force mentale et son calme apparent m’a le plus séduite ! Pourtant ce sont les Nomades de l’Ecriture et les mots de Sierra plus particulièrement qui ont résolument fini de me convaincre :

« Le Vrai Lecteur écrit le livre en le lisant.
Le Vrai Lecteur est à la fois l’auteur, les personnages, et
l’histoire.
Le Vrai Lecteur est le livre. »

Une écriture toujours simple et pourtant poétique laissant la part belle aux dialogues, des mystères qui se dévoilent peu à peu, des réponses que l’on devine, d’autres que l’on attend, pour un roman majestueux, plein de charme.

Pour ceux qui ont encore besoin d’être convaincu :

– le tome 2 sort aujourd’hui même, vous ne risquez pas comme moi d’attendre impatiemment!

– la couverture du tome 1, l’ancienne, étant représentative mais peu vendeuse, sort aussi ce jour la nouvelle version du tome 1,
avec une nouvelle couverture (celle présentée sur cet article), et moins cher!

– Si vous ne tombez pas amoureuse de Jad, c’est sans doute que Ugh aura votre préférence… :)

– Ce livre a remporté le prix Elbakin.net du Meilleur roman fantasy français Jeunesse.


eveilleurs2.gif

 9782012021143 (livre 2)

La couverture du tome 2 >>>

Pour lire un extrait, direction Lecture Academy !

Vous y trouverez aussi un concours de fan-fiction

Concours Les Eveilleurs

   Passez voir aussi le blog de Pauline Alphen, sur lequel vous découvrirez

notamment tous les titres cités dans le tome 1 des Éveilleurs .

Merci Cécile d’avoir partagé ce coup de coeur!

 A bas les PP (Princesses Passives!) ;)