Damnés de Lauren Kate

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Roman adolescent / Jeunes adultes

Damnés

  de Lauren Kate

Tome 1 / 4

  Bayard Jeunesse, 2010

Thèmes : Fantastique, Amour, Anges déchus, Immortalité

« Lorsque Luce entre à Sword & Cross, un lycée d’éducation surveillée, elle est d’emblée attirée par le ténébreux Daniel.
Dans cet endroit sinistre où les portables sont interdits, où les élèves ont un passé lourd et où des caméras surveillent les moindres faits et gestes de chacun, Daniel devient une obsession.
Mais le jeune homme évite Luce, qui est aussi courtisée par Cam, un beau brun aux yeux verts. Malgré sa fascination pour Daniel, Luce n’arrive pas à résister à Cam. Ce dilemme perturbe la jeune fille, déjà déstabilisée par la présence incessante d’ombres, qui la poursuivent et l’inquiètent depuis l’enfance. Tout est conçu pour que l’ordre règne à Sword & Cross, pourtant, ce lieu deviendra le théâtre de drames troubles et mystérieux… »

Avis :

Une histoire d’amour avec un fond de fantastique, beaucoup de secrets, des plumes… voilà mon coeur de midinette qui fond une fois de plus ! Tout commence avec l’entrée de Luce à Sword & Cross, un lycée pour adolescents à problèmes… où qui causent des  problèmes. Luce est une jeune fille attachante, qui n’est pas à sa place dans ce lycée ultra surveillé. Pourtant on apprend peu à peu pourquoi elle se retrouve là, et comment elle lutte avec le quotidien. Heureusement malgré les caméras de surveillance, la privation des contacts avec l’extérieur et les cours ultra ennuyeux, elle va s’y faire des amis. Ma préféré c’est Penn, une jeune fille qui n’a rien fait pour se retrouver là, et qui va l’aider dans sa double quête amoureuse… double oui car Luce est à la fois attirée par Daniel qui semble indécis, et Cam, bien plus sûr de lui…Tous les deux sont bien évidemment beau à s’en pamer et ténébreux !

Bien sûr il y a des détails intriguants, des ombres noirs qui s’imissent, des rêves étranges… mais les deux premiers tiers du roman sont assez plats, c’est facile à lire, mais on s’ennuierait presque… Presque parce que le premier chapitre du livre nous laisse à penser qu’on a beaucoup à découvrir. Presque parce qu’il y a ces petits mystères, et le fait que le livre soit annoncé comme un roman sur les anges déchus…

Et puis d’un coup les évènements se déclenchent, s’enchainent, on n’a plus le temps de respirer que l’on découvre les personnages sous un nouveau jour, qu’on en laisse en route, qu’on avance et qu’on est déjà à la fin… Une fin intrigante, touchante, et qui donne une folle envie d’avoir le tome 2 sous la main, pour comprendre enfin tous ces mystères qui entourent Luce…

 Le plus dur sera donc d’attendre l’été 2011 pour découvrir la suite : Vertige.

 

La bonne nouvelle c’est que ce roman est à gagner cette semaine sur mon blog !! Voir ici !

Merci beaucoup à Bayard Jeunesse pour cette belle découverte, d’autant plus que le tout était dans un magnifique paquet plein de plumes… Une couverture magnifique et toute douce, qui donne envie de câliner le livre :)

Et le joli site !

http://www.damnes-lelivre.fr/medias/goodies/damnes-banniere-600x100-001.jpg

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Ne jamais te croire de Melissa Marr

  Ne jamais te croire

 
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Auteur : Melissa
Marr

 Traducteur (américain): Blandine Longre

  Editeur : Albin Michel

  Collection : Wiz

     01/09/2010
  375 p.
  14 €
  ISBN
  978-2-226-20936-8
 

 


  Roman adolescent / Jeunes adultes

 

Tome 2 / 4

 

 

Thèmes : Fantastique, Fé, Amour, Tatouage, Mal

 

 

Présentation de l’éditeur : 

« Leslie est une fille particulière.
Unique et obstinée. Irial est un fé d’une beauté vénéneuse. Il a besoin d’elle pour une raison qu’elle ignore. Elle est attirée
par lui sans qu’elle sache pourquoi. Pour lui, la tentation est irrésistible. Pour elle, la fascination sera mortelle. « 

 

 

  Avis :

On retrouve dans ce deuxième tome le monde découvert dans le premier Ne jamais tomber amoureuse. Keenan
et Aislinn règnent sur une partie du monde « magique ». Mais dans ce tome ils sont tous les deux presque secondaire, et le personnage principal est Leslie, la meilleure amie d’Aislinn. Elle est mal
dans sa peau, sa mère est partie, son père est alcoolique, son frère vend de la drogue et la vend à ses relations… une vie qu’elle ne veut plus vivre. Le seul endroit où elle se trouve bien est
une boutique de tatouage. Sauf que le tatouage qu’elle va choisir va réveiller un monde qu’elle ne connait pas, un monde où les fés ne sont pas tous amicaux… Son tatouage va la relier à Irial,
Roi des Ténèbres, une cour qui se nourrit des émotions des humains. 
 

L’amour comme malédiction, entre humain et être fééerique, c’est dans l’air du temps. Pourtant ce monde là est
bien imaginé, et c’est sympathique à lire. Les différents personnages sont bien trouvés, entre ancrage dans les légendes et nouveautés. L’écriture se prête tout à fait au thème, simple et
efficace et c’est une lecture qui plaira aux adolescents. Le livre est digne du tome 1, avec un peu de découverte en moins.

L’amour reste le maître mot, mais avec des déclinaisons particulières, entre Leslie, Irial et Niall (le bras droit
de Keenan), l’amour est parfois désir, parfois attirance, l’ensemble est sombre, et permet de donner envie d’avancer dans le livre, au point de ne plus le lacher.

Un roman qui plaira et décevra à la fois, car l’univers qui a plu dans le tome 1 est bien là, mais l’histoire
complexe d’Aislinn, Keenan et Seth n’avance pas vraiment. Il faudra pour cela attendre le tome 3, Fragile Eternity.

Quand à la suite de l’histoire de Leslie, elle existe en anglais sous forme d’ebook uniquement (Stopping Time), à
voir donc par la suite en France.

 

 

14 (soit 2%, mais avec de la jeunesse)

 

Lundi découverte 12 – Sarbacane

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Histoire :

Fondée en 2003 par Frédéric Lavabre et Emmanuelle Beulque, Sarbacane est une maison d’édition jeunesse indépendante. Albums,
romans, BD, c’est environ 25 livres qui sont publiés chaque année.

 

Ligne éditoriale :

Les livres sont toujours choisis avec soin, pour leur originalité, leur écriture souvent, et leur histoire. Sarbacane fait de vrais choix éditoriaux, prend des risques, et cela permet de trouver dans leur catalogue des titres qui changent, et qui permettent de découvrir une autre littérature jeunesse.

Les collections :

– La plus connue est sans doute la collection EXPRIM’. Cette collection de roman pour adolescent offre des
textes nourris de formes d’expression verbale comme le slap ou le rap. Ces romans plaisent aux adolescents tant pour leur forme qui pulse que pour leur fond qui regroupent des histoires qui les touchent. Le chouchou de mes élèves, au nom évocateur et pourtant trompeur : La mort j’adore! d’Alexis Brocas (déjà 3 tomes).

 – La collection BD propose des albums aux dessins modernes, avec deux parties séparées : Les albums tout public et les albums adultes (souvent à cause des thèmes)

Certaines de ces BD adultes sont très abordables dès le collège, justement grâce aux thèmes forts qu’elles abordent, comme le thème de la prison et de l’exclusion dans Le vol de la Cigogne de Modrimane

 Ils éditent aussi de nombreux albums, dont les collections A deux c’est mieux !, Sapajou et Cahier d’Artistes.

La collection A deux c’est mieux propose de petits albums à la couverture mousse dans lesquels ont suit les
aventures de Lily, une petite coccinelle qui aide les enfants à comprendre l’entraide et la solidarité. Soutenu par Amnesty International ces albums d’Isabelle Gibert  offre de jolis titres comme mon favoris : Lily et Enzo : Le petit bateau.

Mais c’est surtout la nouvelle collection des éditions Sarbacane qui a retenu mon attention : Les mini-romans Sarbacane.
Ces petits romans, de 64 pages, en petit format sont des condensés de lecture, mais ne s’adresse pas aux primaires, mais bien aux adolescents. Les trois premiers titres de la collection correspondent à un public de 13/14 ans, mais peuvent aussi être lu par des lycéens et des adultes. Bien souvent quand je propose des livres à mes collégiens, loin de s’inquiéter du thème, ils cherchent le plus petit possible, et tombe donc dans des lectures souvent trompeuses, trop enfantines, et qui ne les invitent donc pas à continuer la lecture. Cette collection me semble idéale pour remédier à ce problème. Une écriture claire, pratique pour les élèves primo arrivants ou les dyslexiques, et plus largement pour tout ceux qui n’aiment pas lire. Car petit format ne signifie pas absence de vocabulaire, et encore moins absence d’histoire.


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Johnny
de Martine Pouchain
est mon chouchou. Un texte
fort sur le respect et la tolérance, avec un message très triste, mais malheureusement très réel aussi. Un petit roman qui met la violence en exergue, tout en restant complétement extérieur aux évènemments. Une très bonne idée et une belle réalisation que ce roman où le narrateur n’est pas celui que l’on attend, puisque c’est le bourreau, et non la victime… et que pourtant ce bourreau est devenu la victime, quand la vie l’a forcé à regarder ses « crimes » en face. Un beau roman, plein de sensibilité, qui peut ouvrir les yeux à certains adolescents. Je pense qu’il faut le mettre entre toutes les mains.
Mon regard d’adulte cependant ne peut m’empêcher de penser que ce roman très court est aussi un peu simple, dans le sens où la chute semble évidente depuis le début… Mais c’est aussi ce qui fait sa force, puisqu’on attends cette chute, on la ressent.. et pourtant on espère se tromper !

 

reveducachalotbrocas.gifLe rêve du cachalot  d’Alexis Brocas

Alexis Brocas, l’auteur de La Mort j’adore m’a beaucoup plus surpris avec une histoire à la fois onirique est ancrée dans la réalité. Une femme, sans vraiment d’âge, en surpoids depuis l’enfance vit uniquement dans ses rêves. C’est tout de même un peu plus compliqué encore que cela, car cette femme rêve éveillée, d’une autre vie qui semble vraiment exister, celle d’un cachalot femelle. Grâce à cette connexion elle vit heureuse, dans la mer, et rigole des
interprétations scientifiques de l’intelligence des cachalot. Leur destin semble lié, pire même leur vie. Un texte court, qui fait un peu penser aux nouvelles fantastiques classiques… Entre rêve et réalité, les deux se mêlent et s’enmêlent sans cesse, à tel point qu’on ne sait très vite plus si cette femme rêve, ou si elle vit!

Un texte plus difficile dans l’interprétation pour les adolescents, mais qui laisse une grande place au rêve, et justement des interprétations très différentes selon l’histoire personnelle.

 


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Ce que j’aime c’est
de Maria Thomas
m’a aussi beaucoup touché, mais différemment.
C’est un texte fort, où la jeune narratrice ne se rend pas vraiment compte de la portée de ce qu’elle nous raconte. « Moi ce que j’aime c’est quand. Ce que j’aime c’est. Pas finir mes phrases. Juste respirer sans que personne le sache. » Laura est la fille d’un épicier, et l’aide à livrer les commandes. Alors forcement elle rencontre des gens, des qui lui plaisent, des à qui elle plait. C’est de cet univers qu’elle essaye de se cacher, de ce François Foret, homme étrange, en fauteuil roulant, son « dépuceleur de genou » comme elle l’appelle. Cet univers malsain met mal à l’aise, surtout avec un regard d’adulte. On ne sait pas bien si Laura se rend compte, si elle sait faire la part des choses, on a l’impression peu à peu qu’elle coule, qu’elle se perd elle même. Et pourtant ce texte aussi est très court, prenant et dérangeant à la fois. J’ai beaucoup aimé, pourtant c’est le seul que je n’ai pas acheté pour le collège, car je pense qu’il a besoin d’un
accompagnement, ou au moins d’une oreille attentive après la lecture, et je ne peux pas être sûre que les parents de mes élèves le feront…

Une maison d’édtion jeunesse que je vous invite vivement à découvrir !

Le conseil de Benjamin chez Sarbacane : Vierge Froide et autres racontars d’Hervé Tanquerelle


Les lundis découvertes poursuivent leur route, accompagnés par Delphine (avec cette semaine une expo!) mais aussi plus ponctuellement Isleene, George… et vous ?

1% rentrée littéraire : 10 -11 et 12 !

La saga des Wildenstern : Voraces d’oisin McGann

 

La saga des Wildenstern : Voraces

 


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Auteur : Oisin McGann

Traducteur :  Patrick Imbert

Editeur : Mango

Collection : Mondes
Imaginaires

Date : 10/09/2010

Prix : 18€

ISBN : 9782740427057

 

Roman adolescent (dès 12 ans selon l’éditeur, mais le livre est long, 13-14 ans me semble plus approprié mais comme toutjours
cela dépend des lecteurs) Science Fiction / Fantastique

 

Thèmes : héritage, famille, aventure

 

Présentation de l’éditeur :

« Dans un monde où les véhicules rugissent comme des animaux sauvages, même les morts sont dangereux… »

 

Quand Nate Wildenstern rentre au manoir familial après un voyage, il découvre que son frère aîné vient de mourir dans de
mystérieuses circonstances… et que tout l’accuse ! Coïncidence ou complot ? Les Wildenstern ne sont-ils pas entraînés depuis leur enfance à la trahison et au meurtre ? Un père tyrannique, des
voyous prêts à tout et quatre ancêtres revenus d’entre les morts… le retour de Nate dans sa terrible famille ne sera pas de tout repos !

 

La Saga des Wildenstern est l’histoire d’une famille dont le destin est tracé en lignes de sang. Porté par la plume de
l’inimitable Irlandais Oisin McGann, Voraces a été finaliste du prix Waterstone (Roman Jeunesse). »

 

Avis :

Je viens de terminer ce livre, et je l’ai dévoré, il n’y a pas d’autres mots! La saga des Wildenstern est un roman à couper le
souffle, qu’on peine à lâcher, et qu’on a hâte de retrouver !

L’histoire se passe dans un 19ème siècle assez semblable au notre. Pourtant si l’ascenseur manuel, le train et le télégraphe
sont des traces du monde qu’on connait, que les pays et l’histoire semble concorder (Angleterre, Afrique, Amérique, esclavage…) Osin McGann crée dans ce roman un univers différent, palpitant.
On est plongé tout de suite dans l’histoire, et l’on découvre peu à peu ces différences, la plus intrigante étant les mécanimaux. Ces animaux ont des comportements aléatoires, il faut les
dresser, mais pourtant leur fonctionnement est mécanique, tel des engins motorisés, mais intelligent. Ces mécanimaux m’ont tout de suite charmée, mais ce ne sont pas les seuls. On suit
particulièrement (mais pas uniquement) Nate, un des fils de cette grande famille Wildenstern. Cette famille quasi souveraine a des règles bien étranges d’héritage, bien définie, mais qui indique
clairement qu’il faut s’entretuer… D’autres détails fantastiques apparaissent peu à peu dans l’histoire, en cresendo, et l’on ne peut vraiment plus lâcher ce livre…

Nate, Daisy, Gérald, Berto, Francis, les personnages qui se relayent à la narration sont nombreux, attachants bien que très
différents, et ils permettent différents point de vue sur l’histoire, parfois cocace pour nous lecteurs, puisqu’on connait les différentes versions!  J’ai pris un immense plaisir à les
suivre dans cet univers qui me fait penser à celui des vampires (et bien qu’il soit beaucoup question de sang, il n’est pas du tout question de vampires!). Cet univers a aussi un petit coté
Western, il a une intrigue passionnante, un monde bien imaginé, des détails vraiment poussés sur la mathaumaturgie (science qui consiste à expliquer la magie par les maths!)…

Un roman passionnant, qui a une fin suffisante pour ne pas rester sur sa fin, mais assez ouverte pour qu’on ai envie de
retrouver cette famille hors du commun au plus vite ! Les 2 autres tomes de la série sont annoncés pour 2011 !

 

 

Le site de la série : http://www.mondesimaginaires.com/grands-formats/la-saga-des-wildenstern/

Le site de l’auteur : http://www.oisinmcgann.com/index.html

Le blog de l’illustrateur de la très belle couverture française (qui représente bien le coté Western) Aurélien Police
:
http://aurelienpolice.wordpress.com/

 


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6/7