Idées noires – Franquin

Bande dessinée
Humour

Idées noires

Franquin

Magnard, Fluide Glacial
97822210761582, 6€

Un grand nom de la bande dessinée, un titre très bien placé dans le top BD des blogueurs, et une BD que j’ai au CDI depuis longtemps, me voici donc partie à la découverte d’Idées Noires. Est-ce le petit format ou bien le noir et blanc, toujours est-il que je l’ai commencé à reculons !

           A base de petits gags en quelques cases, Franquin nous propose des « il ne faut pas confondre ». Des gags, de l’humour donc. Avec souvent une réflexion sur notre société. La mise en image est intéressante car elle permet de traiter plus visuellement de différents sujets et peut donc être une bonne base de travail avec les élèves, pourtant ces mini cases et ces jeux de mots m’ont vite lassée.

Par ces idées noires Franquin développe de nombreux thèmes de société, notamment autour de la peine de mort, et si je ne peux qu’apprécier l’intérêt pédagogique d’une telle bande dessinée je n’ai pas pris de réel plaisir à la lire. Il faut dire que moi et l’humour noir… C’est glauque, c’est sombre… finalement très loin de Gaston Lagaffe, que j’adore lui !

Une bande dessinée pour les fans d’humour noir et/ou pour travailler avec les élèves sur les thèmes de société, l’humour, la BD et l’argumentation !

+ L’avis de Cachou pour ne pas rester sur mon avis très mitigé et voir de nombreux extraits !

Hansel et Gretel – Grimm, illustré par Anthony Browne

Album jeunesse
Conte classique

Hansel et Gretel

Grimm

illustré par Anthony Browne

Ecole des loisirs, 2013
nouvelle édition en petit format souple
9782211215015, 5,60€

L’école des loisirs réédite en petit format ce conte classique des frères Grimm, illustré par Anthony Browne. L’occasion de combler les lacunes de sa bibliothèque à petit prix!
Edité pour la première fois en 1981, Anthony Browne adapte sa vision du conte à son époque. Une famille moderne, avec la télévision, mais surtout avec une sombre maison, sale et vétuste.

Les illustrations, comme toujours avec Browne, jouent beaucoup avec les points de vue. On découvre par exemple certaines scènes dans les miroirs, ce qui n’enlève rien au tragique de l’histoire, au contraire… La belle mère joue a merveille le rôle de l’acariâtre puisque l’on découvre dans le détail de l’image les produits de beauté ou les chaussures qui lui appartiennent. Sa chevelure se confond avec le noir de la forêt, on sent alors toute la noirceur qui l’habite.

Le conte se déroule avec le texte original, nous croisons donc la maison en pain d’épice et la sorcière qui va avec et quand survient la fin, les comparaisons avec la maison du début sont intéressantes et peuvent permettre aux enfants de mieux comprendre l’importance des détails et des couleurs dans l’illustration. Cette version d’Anthony Browne est à rapprocher de l’étonnante version filmique de Tim Burton, découverte lors de l’exposition parisienne. Là encore la puissance de l’image apporte beaucoup au conte original.

Un album à conseiller malgré un texte un brin ardu tant l’étude des choix d’illustrations d’Anthony Browne est intéressante.

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