Soldat Peaceful – Roman jeunesse

peaceful

Soldat Peaceful
Michael Morpurgo

Gallimard Jeunesse (2004)

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Tout au long de cette nuit, au cours de laquelle il ne veut pas dormir, Tommo Peaceful va se souvenir. Il se souvient de son premier jour d’école et de son grand frère Charlie qui s’occupait de lui et le défendait. Mais aussi de Big Joe, leur frère plus âgé qui n’est jamais allé à l’école et qui chante tout le temps « Oranges et citrons » (une comptine anglaise). De leur mère aussi, si heureuse avant la mort de leur père. Il se souvient aussi du trio qu’il formait avec Charlie et Molly, dont ils étaient tous deux amoureux… Il veut oublier où il se trouve, oublier ce qu’il va se passer demain. Oublier le futur, le présent. Se laisser bercer par le passé et les jours heureux.

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Pffouu… Qu’il est beau ce livre !

Mais qu’il est dur aussi !! On sent tellement l’amour qu’il y a dans cette famille, on partage leurs moments de joie et de tristesse. Et puis il y a la première guerre mondiale. Et le départ des frères pour cet enfer. L’entraînement d’abord, difficile, fatigant, pénible, mais qui n’est rien par rapport à ce qu’ils vont vivre ensuite dans la boue des tranchées. On visualise bien leur quotidien, fait d’un mélange de proximité, de fatigue, de peur, de stress, le tout dans le froid et la boue… J’ai toujours beaucoup de mal à comprendre comment ces hommes ne sont pas devenus fous !

Le livre en lui-même est très beau. Il ressemble à un vieux journal tâché, fermé avec une ficelle, un *bleuet glissé dessous.

*Bleuet : Le surnom de bleuet fut donné par les poilus de la Première Guerre mondiale aux soldats de la classe 1915, qui n’avaient pas connu les pantalons garances des uniformes de l’armée française porté par les soldats dès 1870 et qui fut remplacé cette année-là par le nouvel uniforme bleu horizon. (Merci Wikipédia)

C’est devenu un symbole commémoratif de la première guerre mondiale.

A lire !

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Du même auteur, également présentés sur ce blog : Le plus grand peintre du monde, Notre Jack et Cheval de guerre

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Ce roman participe au Mois Anglais, organisé par Lou et Titine.

https://thecanniballecteur.files.wordpress.com/2019/05/union_jack-9.jpg?w=584&h=365

Merci à Belette pour les logos !

Les lectures prévues de Sophie pour ce mois anglais

Il participe également au Challenge Première guerre mondiale chez Blandine

Et à l’objectif PAL chez Antigone

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La revanche de Sherlock Holmes-Téléfilm

revancheUn téléfilm plaisant dans les brumes de Londres

La revanche de Sherlock Holmes

De Simon Cellan Jones

Scénario d’Allan Cubitt

Produit par la BBC (2004)

Avec Rupert Everett, Ian Hart et Michael Fassbender

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Policier, Drame
Nationalité britannique

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Watson ayant remarqué que son ami Sherlock s’enfonçait de plus en plus dans des brumes opiacées, met sur sa route le cadavre d’une jeune femme trouvée sur les bords de la Tamise. En effet, ayant assisté à l’autopsie, il a remarqué plusieurs choses inhabituelles. Sherlock, en examinant le cadavre, découvre un bas de soie enfoncé dans la bouche de celui-ci. Ce corps, appartenant apparement à une jeune femme de la bonne société, porte des vêtements qui ne lui appartiennent visiblement pas… Sherlock et Watson se retrouvent sur la piste d’un dangereux criminel.

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La revanche de Sherlock Holmes est un téléfilm qui ne restera pas dans les annales si l’on en croit les quelques critiques que j’ai pu lire ici ou là. Pourtant, j’ai passé un bon moment devant ce film. Les décors sont beaux, la musique aussi. Les décors comme les costumes sont « réalistes ». Bref, on est bien dans l’ambiance brumeuse des bords de la Tamise propice aux enquêtes policières de Sherlock et Watson.

Il est vrai que le rythme est assez lent et que l’enquête patine au grand dam de Sherlock. Mais cela ne m’a pas gênée. Rupert Everett campe un Sherlock tourmenté et opiomane. Ian Hart quand à lui est un Watson moins « soumis » que dans d’autres films et qui possède plus d’humour. Un bon moment.

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Récompenses : Rupert Everett a été nominé deux fois pour son rôle dans ce téléfilm. La musique d’Adrien Johnston a été également nominée.

La bande annonce

Ce roman participe au Mois Anglais, organisé cette année (la 8ème !) par Lou et Titine.

https://thecanniballecteur.files.wordpress.com/2019/05/union_jack-9.jpg?w=584&h=365

Et merci à Belette pour le choix de logos !!

Voir par ici l’article des lectures prévues de Sophie pour ce mois anglais

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Un chant de Noël – Conte d’après Dickens

chant

Un chant de Noël ♥

Lucie Papineau

Stéphane Poulin (ill.)

D’après Dickens (1843)

Dominique et Compagnie (2004)

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Il était une fois dans un petit village, à la veille de Noël, un petit cochon boudeur. Boustru était triste, mais ne s’en rendait pas compte. En fait, il détestait Noël. Il alla se coucher tôt en espérant passer rapidement cette mauvaise période. Mais impossible de trouver le sommeil…

Une petite souris lui rendit visite pendant son insomnie et lui montra la magie des Noëls passés. Puis la tristesse des Noëls présents. Et enfin, la solitude des Noëls à venir…

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Dans la version de Dickens, c’est le « fantôme » de Marley, l’ex-associé de Scrooge, qui vient le voir et lui annonce la visite de plusieurs esprits. Ici, dans ce très bel album, c’est la petite souris qui joue le rôle de Marley. L’histoire n’est pas destinée à faire peur, mais on sent bien la tristesse et la solitude. Pour les plus jeunes, rassurez-vous, l’histoire finie bien.

Si j’ai pris cet album au départ, c’est parce que j’ai été séduite par la couverture, et quand j’ai vu le nom de l’illustrateur je n’ai plus hésité ! Stéphane Poulin a gagné de nombreux prix et on voit pourquoi. Il y a une double page dans cet album qui représente un village dans le soir qui tombe. Cette illustration m’a tout de suite fait penser aux tableaux de peintres flamands (ou hollandais peut-être) du 15/16ème siècle.

Une belle histoire d’amitié et de partage + de magnifiques illustrations = ♥

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Bio de Lucie Papineau sur le site de l’éditeur

De Stéphane Poulin, nous vous avons déjà présenté : Bartleby le scribe

Pour ceux que cela intéresserait, la version de Dickens (1843)

Ce sera ma première participation au Challenge Contes et Légendes organisé par Bidib Ma petite médiathèque

http://mapetitemediatheque.fr/wp-content/uploads/2018/11/challenge-contes-et-l%C3%A9gendes-239x300.jpg

 

classiques

Cet album participe également au Challenge « Je (re)lis des classiques « 

et au challenge albums !

challenge albums 2018

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Octobre, un crime – Roman jeunesse Argentin

Octobre, un crime, une enquête originale qui nous emmène dans le passé…

octobre

A partir de 11/12 ans

Octobre, un crime

Norma Huidobro

Maximax
École des Loisirs (2017 / EO 2004)
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1998, Buenos Aires. Inès doit se rendre à un bal costumé organisé par sa cousine. Elle ne s’entend pas vraiment avec elle, mais elle n’a pas le choix, elle doit y aller. Le seul point positif de cette histoire, c’est qu’elle peut s’acheter un costume, en l’occurrence une robe. Et il y a justement une boutique d’occasion, là, au coin de la rue, qui la fait rêver à chaque fois qu’elle passe devant. Après de multiples essayages, elle trouve une robe d’organdi jaune, datant des années 50, qui lui plaît beaucoup. En défaisant l’ourlet pour raccourcir la robe, elle trouve une étrange lettre, un appel au secours qui émane d’une jeune fille, Elena… Suite à cette découverte, elle va mener l’enquête.

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Encore un roman récupéré tout spécialement pour le Challenge Amérique Latine, trouvé dans une boite à livres, et j’ai de la chance parce que c’est encore une découverte sympathique !

Cette enquête dans le passé est joliment menée par Inès et on ne s’ennuie pas à la suivre dans ses pérégrinations. Elle va bénéficier du soutien d’Amparito, une vieille femme qui était bonne dans la maison d’Elena. Celle-ci va l’aider dans son enquête. Au passage, elle lui apprend le triste sort des personnes âgées du quartier. Sinon, le livre pourrait se dérouler n’importe où en fait, je n’ai pas trouvé ça très « couleur locale »… Les frères d’Inès font leur part de cuisine et de tâches ménagères (dans un pays qu’on a tendance à voir comme une nation de machos…)

Bref, pas un livre dépaysant, contrairement au dernier lu dans le cadre de ce challenge (roman adulte : la femme feuille, que j’ai beaucoup aimé et que je vous présente bientôt) mais une enquête bien ficelée et très agréable à suivre.

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Extrait P.17 (lettre trouvée dans la robe en 1998)

Le 22 octobre 1958

Chère Malu,

J’ai peur. Mes soupçons étaient fondés. Tout ce que je t’ai raconté dans ma lettre précédente était vrai. Hier soir, je suis montée sur la petite terrasse de la coupole et je les ai entendus.

Ils ont évoqué le poison, les doses, et ils ont précisé qu’il restait peu de temps.. Je n’entendais pas tout, tu sais comme il est dangereux de s’approcher de la fenêtre. D’ailleurs, je crois que je me suis un peu trop avancée, j’ai failli tomber. J’ai fait un faux pas, mais j’ai pu m’agripper au rebord de la fenêtre. Tu n’imagines pas ma peur. Je te promets de ne plus y aller. De toute façon, ça ne sert plus à rien : maintenant, je sais tout.

S’il te plait, je te demande encore une fois de m’aider. Aujourd’hui même. Je veux qu’il hospitalise papa. J’ai l’espoir qu’il le sauve. Mais il faut qu’il vienne, et vite. S’il te plaît Malu, je compte sur toi pour m’aider. Ne m’abandonne pas.

Ton amie pour la vie,

Elena.

PS : je sais très bien que si mon père meurt, je serai la prochaine victime.

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C’est ma 3ème participation au Challenge Amérique Latine chez Bidib Ma petite Médiathèque

Challenge Amérique Latine

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