Lune d’argent sur Providence – BD

Lune LuneLune d’argent sur Providence

Éric Herenguel

Éd. Vents d’Ouest

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T.1 : Les enfants de l’abîme – T.2 : Dieu par la racine

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Providence, New Hampshire, 1880.

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Providence est une petite ville tranquille de l’Est des États-Unis. Une jolie petite ville où les gens se mettent tout à coup à mourir de mort violente.

James, le shériff, n’y comprend rien. Il est, de plus, assez troublé par l’arrivée en ville d’une fort jolie demoiselle Miss Cathy Gatling. Le Maire, prié par ses électeurs de trouver une solution rapide et définitive au problème, fait appel à un chasseur de primes. Le seul qui aurait une piste, l’indien Iron Cloud, n’est écouté de personne.

Lune

Vous voyez ? Au début, c’est ça. Pas « la petite maison dans la prairie », mais presque ! Je vous rassure, ça change très vite…

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J’aime le western et le fantastique. Le mélange des deux genres ne pouvait que me plaire ! J’ai particulièrement apprécié l’ambiance de cette bd, le côté « petit village paisible » du début qui se transforme peu à peu en véritable cauchemar ! Le personnage du shériff, grand, beau gosse et gaffeur est très drôle. Les illustrations m’ont beaucoup plu également, les « monstres » sont vraiment terrifiants et les couleurs de certaines pages donnent une ambiance glauque à souhait ! Bref, une belle bd de « genre », que j’ai lu deux fois en un mois du coup (relue pour écrire cet article !) et ça ne m’a pas dérangé, bien au contraire…

A la fin du 1er tome, sur 3 pages, Herenguel parle de son amour du western, avec une belle filmographie d’ailleurs, si vous aimez le genre et que vous n’avez pas encore tout vu. Il m’a d’ailleurs donné très envie de revoir certains films, comme « Le reptile » de Joseph L. Mankiewiecz (avec deux monstres sacrés, Kirk Douglas et Henri Fonda !) un film superbe. Mais aussi « La nuit du chasseur » de Charles Laugthon avec Robert Mitchum ou encore « la poursuite impitoyable » d’Arthur Penn avec Marlon Brando et Robert Redford !

Dans les pages suivantes, il explique sa technique de dessin et de mise en couleurs, puis d’où est venu son inspiration pour le côté fantastique de cette bd.

La dernière page est un gag que je vous laisse le plaisir de découvrir.

Le deuxième tome est très sombre, très mystique, il y a beaucoup de morts, Providence se vide de ses habitants, mais la lumière finira par se faire, même si la vérité, au final, ne se pas connue de tous.

Le blog d’Éric Herenguel

Sur le site de l’éditeur Vents d’Ouest, vous pourrez lire les premières pages du tome 2.

Cette bd vous avait déjà été brièvement présentée ici.

Herenguel a également été le dessinateur de 4 bd (le 2ème cycle + participation à l’épilogue) dans la série Balade au bout du monde.

La bd de la semaineCette semaine, c’est chez Mo’ (Bar à bd)

 

 

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Mon tout premier « swap » album !

Un swap, pour celles et ceux qui ne le sauraient pas encore, c’est un échange ! Et sur la blogosphère, c’est un échange de présents, de petites choses pour faire plaisir à quelqu’un… Si j’ai déjà envoyé des colis à des copinautes (assez rarement il est vrai), je n’avais jamais fait un échange avec quelqu’un que je ne connaissais pas du tout… Mais Sophie avait bien fait les choses, nous avions un questionnaire à remplir, ça aide. J’avoue avoir également passé pas mal de temps sur le blog de ma « swappée » pour trouver des petites choses susceptibles de lui faire plaisir !! Mais bon, le but de cet article n’est pas de vous parler de ce que j’ai envoyé (vous pouvez aller voir l’article de Julie si ça vous dit), mais bien de ce que j’ai reçu ! Et comme vous allez le constater, j’ai été gâtée :

Moi, en faisant le paquet, j’avais surtout essayé que ça ne bouge pas, que ça ne s’abime pas, que ce soit bien calé… Julie y avait pensé aussi bien sûr ! Mais elle avait également pensé au plaisir d’ouvrir un à un les paquets (moi… pas trop ! Je ferai mieux la prochaine fois…) Bref.

Si je ne peux pas vous montrer le colis avec les emballages, c’est qu’avant même de songer à prendre une photo, j’avais déjà déchiqueté tous les emballages, en poussant des petits cris de joie, pire qu’une gamine… Noël avant l’heure, c’était plutôt sympa !! Une fois que j’ai eu tout déballé, je me suis dit « zut, la photo… » J’ai d’ailleurs failli en prendre une de la montagne d’emballages déchirés qui gisait par terre ! Julie avait de plus numéroté tous les paquets, et la jolie carte qui accompagnait le tout donnait quelques explications complémentaires…

swap

Et pour répondre à la question que se posait Julie, aucun doublon ! J’ai déjà lu (il y a longtemps !) « la petite fille qui aimait Tom Gordon » mais je le relirai avec plaisir. Et les autres auteurs ont été, ma foi, très bien choisis : J’adore Bottero (et les bd en général !), Brussolo et Orsenna (et je n’avais pas lu ceux-là !)

Quand à l’album, je ne connaissais pas du tout, mais je l’ai trouvé très chouette. Sans parler des « goodies » : du thé à la violette, des bêtises de Cambrai à la violette également, de jolis marque-pages fait maison (j’adore celui de l’ange disparu-Max Ducos), un adorable petit carnet et deux goodies qui allaient avec l’album : un joli marque page en métal d’inspiration orientale et un paquet de papier pour faire des origamis ! (il va falloir que je m’arme de patience…)

J’ai presque tout lu, je vous présenterai les bouquins au fur et à mesure…

Bref, vous l’aurez compris, je suis ravie d’avoir fait ce swap avec Julie qui m’a vraiment gâtée ! Merci Julie !

 

L’article de Sophie (conditions et inscriptions)

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Silence, une magnifique bd par Comès

Silence – Intégrale

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silenceSilence de Comès (1942-2013) chez Casterman (2005)

L’histoire : Silence est un ouvrier agricole muet. Il est gentil et légèrement demeuré. Gentil au point de ne pas voir à quel point son patron l’utilise, l’exploite même et se moque de lui… Il aime les animaux, la nature et rêve de voir la mer. Il n’a pas de souvenirs, ne sait pas qui il est ni d’où il vient. Au fil des pages on apprend qui est Silence, ce qu’il fait là et pourquoi il n’a reçu aucune éducation.

Silence

Cette bd a été initialement publiée dans la revue mensuelle « A Suivre » en 1979. Cette intégrale est parue en 2005 chez Casterman.

En lisant cette bd, j’ai d’abord pensé à la bd « Tout seul » de Chabouté (Vents d’Ouest – 2008) : pour le dessin en noir et blanc et la solitude de Silence, pour l’émotion aussi qui se dégage de ces pages. Puis j’ai pensé à une bd encore plus vieille. « La Tchalette » de Jean-claude Servais (Le Lombard – 2003) pour le côté fantastique, la sorcière et le rapport à la nature.

Une bd conseillée par un lecteur, que je remercie pour cette belle découverte ! N’hésitez pas, ne vous laissez pas freiner par le noir & blanc ou par les premières paroles de Silence (écriture presque phonétique), c’est une histoire magnifique !

Une bd pas toute jeune, très émouvante, qui n’a pas vieilli et qui m’a beaucoup touchée !

Mon conjoint, pas un très gros lecteur de bd et plutôt amateur des classiques lu dans sa jeunesse (Tintin, Astérix et Lucky Luke), après avoir grimacé devant les premières cases « phonétiques », s’est laissé emporté par l’histoire, qu’il a, finalement, beaucoup aimé également !

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Une bd pour « la bd de la semaine » qui participe également, grâce à sa belle sorcière, au Challenge Halloween chez Lou & Hilde (Pour le programme complet, c’est sur leurs blogs !)

Cette semaine, c’est chez (personne, je me suis trompée dans les dates !!) ;) La bd de la semaineHalloween

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La bibliothécaire de Bassora – album

Bassora La bibliothécaire de Bassora

Jeanette Winter

Gallimard Jeunesse (2005)

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Cet album, que beaucoup d’amoureux des livres connaissent, raconte une histoire vraie. Celle d’une femme, Alia Muhammad Baker, bibliothécaire en chef de la bibliothèque de Bassora, qui, avec l’aide d’amis et de voisins, réussit à sauver 70 % des ouvrages de la bibliothèque. Bibliothèque qui brûlera 9 jours plus tard, avec l’arrivée de la guerre et l’invasion de l’Irak.

C’est une journaliste du New York Times, Shaila K. Dewan qui révéla cette histoire en 2003.

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Au début de l’histoire, on voit bien que la bibliothèque est un lieu d’échanges, de rencontres, de partages… Puis l’inquiétude monte et les gens ne parlent plus que de la guerre, les visages se ferment. Alia, la bibliothécaire, craignant pour les livres, décide d’agir pour les sauver.

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Les illustrations, simples et très colorées (insérées au milieu d’aplats de couleurs vives qui les mettent en valeur) sont très parlantes. On sent monter l’inquiétude des gens, on voit la guerre qui arrive, s’installe et ravage tout.

On voit aussi que, parfois, il suffit d’un peu de volonté, d’un peu de courage et d’obstination pour changer les choses. Sans la décision de cette femme, sans sa volonté de sauver les livres, tous les ouvrages de la bibliothèque auraient brûlé.

Une très jolie histoire qui plaira à tous les amoureux des livres !

labibliothecairedebassora

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Dans un autre style, mais toujours avec des bibliothécaires courageux, il y a aussi « La dame des livres » un coup de cœur pour Sophie, et pour moi aussi !

« La bibliothécaire de Bassora » fait partie de la liste créée par Lab-elle, contenant 300 albums sans stéréotypes de genres.

Et si vous aimez les livres qui parlent… de livres, allez voir par ici : A l’ombre du grand arbre vous en propose une sélection, Ricochet une autre, quelques autres chez Judith et Sophie,  ou encore sur Babélio.

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