Cap-horn

 CAP-HORN

Laurence Gillot & Thomas Baas (ill.)

Nathan (2007)

CapHorn

Dans Cap-horn, Tim, un petit garçon, laisse tout tomber quand vient l’heure du passage du camion poubelle. Il adore regarder travailler les éboueurs. Son moment préféré, c’est quand le Tout frisé abaisse une manette et que la grosse mâchoire de fer broie les ordures.

Aujourd’hui, Tim a 5 ans. Pour son anniversaire, son papa lui a trouvé un cadeau vraiment pas comme les autres…

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Laurence Gillot a écrit de nombreux livres pour la jeunesse. Le plus connu est peut-être la petite « Lulu Grenadine » qu’on vous a présenté ici et . Allez donc faire un tour sur son site, dès la page d’accueil, le ton est donné !

Thomas Baas est illustrateur et affichiste. Ses illustrations sont pleines de douceur, de tendresse et un peu « vieillotes » (le petit garçon me fait penser au « Petit Nicolas » de Sempé !) ce qui n’est pas pour me déplaire !

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CapHorn2

Mon avis : Cap-horn est un album comme je les aime, plein d’humanité et de douceur. Cap-Horn, c‘est une histoire de rêve et d’espoir.

Peut-on réaliser ses rêves ? Cap-horn vous prouvera que oui, si on y croit très fort, tout peut arriver…

Des illustrations très douces pour une histoire pleine de rêves, d’amitié et de tendresse.

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De Laurence Gillot, Sophie vous avait aussi présenté « Peur du noir ? » ici.

SignatureNat

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Là où vont nos pères – Shaun Tan

Bande dessinée Ado-adultes

Là où vont nos pères

de Shaun Tan

Dargaud, 2007 (2014 pour la présente édition)
9782205074000, 14,99
128 pages

On ouvre cette bande dessinée à l’allure de journal en ce demandant un peu où l’on va. La couverture offre en effet un petit coté fantastique avec cet étrange animal, mais les tons sépia nous orientent vers un récit historique…. Cette bande dessinée est sans texte, et c’est donc à chacun de créer sa propre histoire au fil des cases. Et l’histoire qu’on se crée évolue au fur et à mesure de notre lecture !

Un homme, chapeau, valise, journal, quitte sa maison, sa femme, sa fille. Un long voyage l’attend qui lui permet d’arriver dans un pays où tout lui semble absolument étrange et improbable. Il ne connaît ni la langue, ni les animaux, est totalement perdu.

Au fil des pages on commence à comprendre, on réalise qu’il s’agit du parcours d’immigration d’une famille. Ce que l’on prenait pour des éléments fantastiques ne sont finalement là que pour renforcer, de façon universelle, ce sentiment d’inconnu et d’étrangeté que tout étranger ressent en arrivant dans un pays radicalement différent du sien.

Cette bande dessinée est à la fois splendide par ses illustrations et l’univers qu’elle crée, par aussi par le message qu’elle permet de véhiculer. L’absence de texte la rend universelle, l’expérience qu’elle propose est un véritable voyage, une aventure. Un réél coup de coeur pour ce titre, Fauve d’Or à Angouleme en 2008, avec raison !

Un album à découvrir et à mettre dans toutes les mains, notamment en collège pour l’histoire des art par exemple ! Une version complétée d’un artbook existe d’ailleurs pour approfondir le sujet.

BD de la semaine saumon

 

ma BD de la semaine aujourd’hui chez Stephie

Tout le monde en a déjà parlé, mais j’étais passé à coté… retrouvez les avis de Liyah, Mo, Mango...

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♥ ♥ Judy portée disparue ♥ ♥

 Judy portée disparueJudy portée disparue ♥

Anne Cassidy

Coll. Macadam

Ed. Milan (2007)

A partir de 13/14 ans

L’auteure : Elle a d’abord été prof puis a décidé d’arrêter pour se consacrer à l’écriture. Ce qu’elle aime dans le polar, ce n’est pas de partir à la recherche du coupable mais de comprendre « pourquoi » le crime a été commis et aussi les répercutions sur l’entourage. Elle est connue pour avoir écrit « l’affaire Jennifer Jones » (Prix du meilleur livre pour adolescent en 2004 en Angleterre.)

L’histoire : « L’émission sur les enfants disparus commença. L’animateur présenta les quatre enfants dont il serait question ce soir. En voyant la photo de Judy, j’oubliai tout autour de moi, absorbée par la télévision, incapable de détourner les yeux de l’écran. « Judy Hockney n’avait que cinq ans lorsqu’elle a disparu par un froid après-midi de novembre, il y a huit ans. C’était une enfant douée, bavarde, chaleureuse. Peu avant sa disparition, elle se trouvait avec sa soeur Kim. Après s’être disputée avec elle, Judy est partie seule de son côté et plus personne ne l’a revue. »

Huit ans. Huit ans déjà que Judy a disparu au coin de la rue. Pourtant, pour sa soeur Kim, Judy est partout. Pas un jour sans que Kim ne pense à elle. Pas un jour sans qu’elle croie l’apercevoir parmi les autres enfants. Judy n’est plus là ; mais elle prend toute la place. Et Kim ne vit plus que pour cet infime espoir : retrouver sa soeur. » (Quatrième de Couverture)

Mon avis : Pfou… Que c’est difficile de sortir d’un roman comme ça… C’est un polar, oui, certes. Et j’ADORE les polars. Mais souvent dans les polars, on sait qu’il y a eu un crime et le roman tourne autour de la recherche de l’assassin, la quête des indices… Ici, rien de tel. Une petite enfant a disparu, on ne sait pas ce qui s’est passé. Tout ce qu’on sait, qu’on ressent, c’est la douleur de la perte, pour ses parents, sa sœur, les proches. Et puis la terrible, la lancinante, l’invivable culpabilité de la sœur (9 ans à ce moment là) à qui on avait confié sa petite sœur de 5 ans et qui l’a « perdue ». Toute la vie des parents et de Kim tourne autour de la disparition de Judy, les parents ont monté une association pour les enfants disparus et Kim, elle, voit sa sœur partout. Un moment terrible, abominable : quand la mère (fatiguée, excédée, mais quand même !) se tourne vers sa fille aînée en lui disant :

« – Comme si je n’avais pas assez de problèmes, cria Maman. J’ai déjà perdu ma fille. Pourquoi faut-il toujours que tu rendes les choses plus difficiles ?

– Quoi ? J’étais liquéfiée.

– Chaque fois qu’on essaye de remettre ou d’aller de l’avant… Comme si les choses n’étaient pas assez compliquées pour nous, il faut en plus qu’on te surveille pour que tu ne perdes pas complètement la boule. »

Pfou… J’étais estomaquée en lisant ça. Une mère peut-elle vraiment dire ça à sa fille, déjà traumatisée par la disparition de sa sœur ? Bon, ok, ok, c’est un livre, c’est une histoire, on se calme !! Vous l’aurez compris, un livre que j’ai beaucoup aimé et qui m’a vraiment touchée, bref, un coup de cœur ! J’en lirai d’autres du même auteur, c’est sûr !

SignatureNat

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Challenge Albums – Racisme/Tolérance/Liberté/Respect…

Il y a une chanson que j’aime beaucoup, c’est « Né quelque part » de Maxime Le Forestier, je trouve les paroles tellement juste !

« On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille
On choisit pas non plus les trottoirs de Manille
De Paris ou d’Alger Pour apprendre à marcher
Être né quelque part Être né quelque part
Pour celui qui est né c’est toujours un hasard… »

Non, personne ne choisit de naître ici ou là (de naître tout court d’ailleurs !) mais on peut -en principe- choisir l’endroit où l’on vit… Et pourtant combien de personnes souffrent du racisme, de l’intolérance, chaque jour ? Des adultes, mais aussi des enfants… Alors s’il y a des albums vraiment très importants à mes yeux, ce sont bien ceux qui montrent la diversité des êtres et des choses, ceux qui enseignent le respect, la tolérance, la liberté…Et la curiosité envers les autres (en les connaissant, on apprend à les comprendre et parfois même à les aimer !)

 Homme de couleur de J. RUILLIER (Éditions BilbOquet – 2007)

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Léopold Sédar Senghor (1906-2001) est un poète, écrivain, homme politique français, puis sénégalais et premier président de la République du Sénégal (1960-1980).

Il fut aussi le premier Africain à siéger à l’Académie française.

Il a également été ministre en France avant l’indépendance de son pays. Il a écrit ce poème grâce auquel on peut constater qu’il avait aussi le sens de l’humour !

Quand aux dessins plein d’humour de Jérôme Ruillier, ils accompagnent à merveille ce poème.

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♥♥♥♥♥♥

PetitBond&LEtranger

Petit-Bond & l’étranger de Max Velthuijs (Pastel – École des loisirs – 1993)

A partir de 5 ans

Un jour, un étranger arrive au village et installe son campement à l’orée du bois. “C’est un sale rat puant”, “il faut se méfier des rats, ce sont des voleurs”, “ils sont culottés et paresseux” disent les amis de Petit-Bond. Petit-Bond, lui, n’est pas convaincu. A la tombée de la nuit, il se dirige en rampant vers le campement du rat…

Un bel album (lu il y a très longtemps, j’avoue ne pas me souvenir de tous les détails !) Je me souviens que le rat finira par être accepté (et même regretté quand il partira…)

Un album qui apprend à ne pas juger sans connaître, à être tolérant et à accepter les différences…

♥♥♥♥♥♥

ViteCachezVousVite, cachez-vous ! de Frank et Devin Asch (Albin Michel Jeunesse – 2007)

Éléonore Merlot, jeune et charmante chatte, abrite sous son toit une famille de souris avec laquelle elle entretient d’excellentes relations. Mais cette amitié, contraire à la loi féline, éveille les soupçons d’une vieille voisine. La police vient enquêter au domicile de Mme Merlot et ne tarde pas à relever certains indices trahissant la présence de ses pensionnaires. Heureusement, Éléonore a l’esprit vif et beaucoup d’aplomb et ne manque ni de sang-froid, ni de repartie !

J’ai tout de suite craqué pour les illustrations quand j’ai vu cet album… Il y a un petit côté vieillot et film policier des années 50 qui m’a tout de suite plu ! L’ambiance, très anglaise, m’a fait penser à Miss Marple (Une vieille dame détective dans les romans d’Agatha Christie pour ceux qui ne connaitraient pas) Elles sont étranges ces illustrations (mélange de photo et dessin ?) et je sais que beaucoup de gens n’accrochent pas. Pourtant, prenez le temps de bien les regarder : elles sont fines, délicates, pleines de détails et d’humour !

Quand à l’histoire, la chatte fait de la résistance en cachant les souris chez elle malgré la loi qui l’interdit, c’est une personne intelligente et gentille (bibliothécaire en plus !) Une « jolie » façon de parler aux plus jeunes d’une partie difficile de notre histoire.

♥♥♥♥♥♥

Vous trouverez ici une bibliographie intéressante sur la diversité linguistique, les processus migratoires et le racisme réalisée par une universitaire et deux bibliothécaires de Montréal. Et ici une autre biblographie réalisée par une enseignante.

SignatureNatVite

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