Local – 1 fille – 12 villes – 12 histoires

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Roman graphique/Comics

Brian Wood & Ryan Kelly

Éditions Delcourt (2010)

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Megan voyage à travers les USA, enchaîne les petits boulots, fait des rencontres, et fini toujours pas s’en aller, se sauver. Local nous raconte une « tranche de vie », Megan se cherche, essaie de donner un sens à sa vie. Elle se sent seule, déconnectée des autres, simple spectatrice et continue chaque fois sa route un peu plus loin dans l’espoir de trouver sa place. On la suit dans ses galères, ses doutes, ses errements, on la voit évoluer au fil du temps.

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Au premier abord légèrement rebutée par les illustrations en noir & blanc, aux traits épais, bien marqués, je me suis très vite attachée à Megan. Même si je n’ai pas apprécié les 12 histoires de la même façon, certaines m’ayant nettement plus plu que d’autres (j’ai particulièrement aimé la première), j’ai, au final, vraiment apprécié ce « comics ». Comics étant ici employé dans le sens « bande dessinée américaine » et pas du tout pour le côté « super-héros » totalement absent ici. Une très jolie découverte !

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Par ici vous pourrez lire d’autres avis : celui de Mo’ du Bar à bd et celui d’Enna, du blog Enna lit, Enna vit !

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Brian Wood est à la fois scénariste, illustrateur, graphiste… Mais, par manque de temps, il préfère écrire des histoires et laisser d’autres les dessiner (lire l’interview pour plus de détails). Il est apparemment très connu pour sa série DMZ.

Le site de l’auteur, Brian Wood (en anglais)

Une interview de Brian Wood réalisée par BD-Thèque (2009)

Brian Wood a été nominé 5 fois pour le Prix Eisner (Will Eisner Comic Industry Awards) Un des prix les plus prestigieux pour la bande dessinée américaine.

Sur Comics Sanctuary, une courte biographie + une bibliographie de Ryan Kelly.

Le site de l’illustrateur, Ryan Kelly (en anglais)

Ryan Kelly a été sélectionné pour le Prix Hugo du Meilleur Roman Graphique en 2013 pour « Saucer Country » (Cette année là, c’est la série « Saga » qui a remporté le prix)

La bd de la semaine

Cette semaine, c’est chez Moka, au milieu des livres

 

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Thierry Dedieu – auteur illustrateur

Dedieu Le maître des estampes

Thierry Dedieu

Seuil Jeunesse (2010)

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Un riche mandarin, en visite chez un ami et émerveillé par une de ses estampes souhaite l’acheter. L’ami ne veut pas la vendre mais lui donne le nom de l’artiste. Le mandarin se précipite chez ce maître des estampes et lui demande un dessin. Le maître répond qu’il lui en coutera 5000 yens dont la moitié est payable d’avance et qu’il lui faudra attendre 6 mois. Le mandarin accepte les conditions. Le jour venu, le maître des estampes se présente chez le riche mandarin, sort son matériel et d’un seul coup de pinceau lui crée un magnifique dessin. Mais le mandarin est fou de rage : comment, il a attendu 6 mois et payé 5000 yens pour un dessin qui prend 2 mn ??

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Dans cette fable, Thierry Dedieu nous montre comment une chose, en apparence très simple, peut en fait avoir demandé beaucoup de travail. Pour pouvoir exécuter ce dessin d’un seul geste, il a fallu au maître des estampes des mois pendant lesquels il a tout d’abord observé les écureuils, les branches puis des mois encore pour trouver le bon dosage d’encre, le bon papier, sans parler, bien évidemment, de l’entrainement pour arriver au geste parfait…

Le livre est en deux parties : la première, c’est la fable, la deuxième, c’est un carnet d’études qui montre que Thierry Dedieu a fait comme le maître des estampes de son histoire, c’est à dire qu’il a observé les écureuils et les a « croqué » de différentes façons.

Un album que j’ai beaucoup aimé (plus l’histoire que les illustrations à dire vrai, sauf l’écureuil final, que je trouve superbe) et que je vous recommande chaudement !

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Albums de cet auteur déjà présentés sur ce blog : J’ai adopté un crocodile / Un mur sur une poule, Bob et Marley : le cadeau (2ème album présenté) , Yakouba / Aagun

Son site ici

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Majipoor – Trilogie en bande dessinée

  Majipoor

Jouvray & Ratte

D’après l’œuvre de Robert Silverberg

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Il s’agit de l’adaptation en bande dessinée des romans de Robert Silverberg « Le cycle de Majipoor »

T.1 : Le Château de Lord Valentin / T.2 : L’île du sommeil / T.3 : Le roi des rêves

Majipoor MajipoorT2 MajipoorT3

L’histoire : Quand Valentin se réveille ce jour-là, il ne se souvient plus de rien… Il sait juste qu’il s’appelle Valentin. Il rencontre Shanamir, un jeune gardien de troupeau qui se rend à la ville voisine, Pidruid, pour vendre ses bêtes à l’occasion du Festival. Arrivés à l’auberge, ils se retrouvent à la table d’une troupe de jongleurs.  Suite à des histoires de règlementation, Valentin et Shanamir vont se joindre à eux.

Il y a des tas de créatures bizarres sur cette planète : en plus des humains, il y a des Skandars, sorte de loups géants avec 4 « bras », un Vroon (mélange étonnant de pieuvre avec un hibou), un Hjort (là, je ne sais même pas expliquer à quoi ça ressemble ^^) ou encore des changeformes (humanoïdes longiformes sans nez et sans oreilles qui peuvent changer de forme à volonté).

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Ce que j’en pense : Heu… Pffoouuu… Ben, pas grand-chose en fait ! J’avais envie de découvrir le roman de Silverberg depuis longtemps (ça y est, il est dans ma pal, du moins le tome 1) et quand je suis tombée sur cette bd, je me suis dit que ça serait un bon moyen de voir si l’univers allait me plaire. L’univers, à première vue, va me plaire. La bd par contre… Je n’ai pas vraiment apprécié le dessin, les couleurs sont jolies mais les visages des personnages pas super expressifs…

Et le scénario ne rattrape rien, bien au contraire ! Vous allez me trouver méchante, mais franchement, je me suis un peu ennuyée. Valentin se révolte bien pendant quelques pages, mais il accepte finalement très vite sa situation. Les obstacles dressés sur sa route tombent les uns après les autres, avec, il faut bien le dire, une facilité déconcertante. Il n’y a pas de « fond » dans cette bd, on ne sait pas ce qu’est cette planète, on ne nous dit rien de ses habitants, de son passé, très peu de choses sur son régime politique…

Bref, tout est bien trop facile ! Mais peut-être que je me suis trompée et que c’est une bd destinée au jeune public ? Cela pourrait expliquer la « simplification » de l’histoire, mais n’excuserait pas, de toute façon, les visages plutôt figés d’un certain nombre de personnages…

Bref, j’ai été très déçue par cette bd, mais je vais quand même lire le roman de Silverberg !

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Après avoir écrit cet avis, je suis allée voir les avis sur bedetheque : Les lecteurs ne sont pas plus tendres que moi, bien au contraire !!

La bd de la semaineCette semaine, c’est chez Moka

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Rodari, Gianni : découverte d’un auteur

Gianni Rodari, je vous en ai déjà parlé par ici, avec Patron & Employé et mon préféré : Quel cafouillage (conte détourné du Petit Chaperon Rouge).

Aujourd’hui, je vous présente deux autres albums : Scoop ! et Tonino l’invisible

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Rodari Scoop4emeDeCouv

Scoop ! illustré par Pef  et édité par Rue du Monde (1999) – l’édition originale date de 1982

L’histoire est très simple : un journaliste rêveur et indécrottable optimiste décide qu’il faut donner aux gens l’occasion d’apprécier la vie en leur expliquant à quelles catastrophes ils échappent chaque jour.

Ses articles parlent donc de ce qui aurait pu, mais n’est pas arrivé (avec bien sûr une foule de détails et toutes les conséquences).

Extrait : « Hier soir, à la tombée de la nuit, une singulière aventure n’est pas arrivée à Mr Badoni, comptable, 42 ans, résidant au 39 bis de la rue Bitonto. En sortant du bureau pour rentrer chez lui, il ne s’est pas trouvé face à face avec une femme masquée et armée d’un pistolet, qui ne lui a pas intimé l’ordre de lui remettre son portefeuille contenant son salaire mensuel… »

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Bref, c’est décalé, c’est loufoque et plutôt drôle ! Et les illustrations de Pef, pleines de douce folie et en complet décalage avec le texte, n’arrangent pas les choses !

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Tonino l’invisible est illustré par Alessandro Sanna (qui a aussi illustré « Quel cafouillage » voir lien en haut) – Kaléidoscope (2010)

ToninoLinvisibleTonino, un petit garçon, arrive un jour à l’école sans savoir sa leçon. Il a très peur d’être interrogé par le Maître.

Si seulement je pouvais devenir invisible se dit-il… Il s’aperçoit soudain que son vœu a été exaucé et, du coup, en profite pour faire plein de bêtises.

Seulement, quand on est invisible, personne ne vous voit, personne ne sait que vous êtes là… Et ce n’est pas toujours un avantage ! Cela peut même devenir très pesant, pour un petit garçon, la solitude… (et pas que pour un petit garçon, comme on pourra le voir à la fin de l’histoire !)

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L’histoire est amusante. Qui n’a pas rêvé, un jour ou l’autre, d’être invisible ? De pouvoir faire tout et n’importe quoi (surtout n’importe quoi généralement !) sans être vu, sans en subir les conséquences ?

La fin est joyeuse, mais avec un petite pointe de tristesse tout de même quand on écoute le vieil homme.

Mais ce que j’ai le plus aimé dans cet album, ce sont les illustrations d’Alessandro Sanna : avec quelques traits de crayon, il forme un visage expressif. Quelques traits de crayons de couleur ou de pastel (?) dans une tâche de peinture et ça devient un pull. Un gribouillis en zigzag devient un pantalon. Ses personnages n’ont pas de contour et pourtant, ils sont bel et bien présents ! Je trouve ses illustrations absolument géniales.

 

RodariRodari

 

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