Avril enchanté – Roman printanier

avrilUn roman enchanteur et printanier

Avril enchanté ♥

Elizabeth Von Arnim

Éditions 10/18 (2011/1920)

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A Londres en février, il fait un temps maussade et pluvieux. Mrs Wilkins, une femme de condition modeste tombe sur la petite annonce suivante :

« A tous ceux qui aiment les glycines et le soleil. Italie. Mois d’avril. Particulier loue petit château médiéval meublé bord Méditerranée. Domesticité fournie. Répondre au Times sous la référence Z 1000. »

Et voilà qu’elle se prend à rêver… Elle a un peu d’argent de côté, peut-être pourrait-elle prendre un peu de vacances… Mais non, ce n’est ni raisonnable ni pensable et pourtant, cette idée ne veut pas s’en aller… Le soleil, les glycines, l’Italie en avril… C’est un doux rêve qu’elle ne souhaite pas vraiment abandonner.
Au moment de partir, elle aperçoit une dame de sa connaissance qui semble comme hypnotisée par le Times. En s’approchant, elle se rend compte que ladite connaissance, Mrs Arbuthnot, est fascinée par la même annonce.
Suite à une impulsion quasi incontrôlable, Mrs Wilkins se retrouve en train, non seulement d’adresser la parole à Mrs Arbuthnot, mais aussi de lui demander de venir en Italie avec elle. Les deux femmes n’étant pas très riches, décident de trouver deux autres femmes pour partir avec elles.

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4 femmes avec des caractères et des envies très différentes.

Qui vont toutes les quatre être transformées par ce séjour.
Franchement, on a très très très envie de trouver ce château et d’y séjourner !

Le château est presque le personnage principal : Situé dans un cadre enchanteur au bord de la mer, au milieu de jardins aux senteurs enchanteresses, il va aider à la transformation de ces dames. Elles vont s’ouvrir les unes aux autres au fil des pages et on va apprendre à les connaître, à comprendre leurs peurs et leurs attentes.
Ce roman est un vrai moment de plaisir, teinté d’un humour très fin, une bouffée d’air pur au doux parfum de glycine…

Enchantée, c’est bien le mot ! J’ai été enchantée par ce roman.

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Deux films ont été tirés de ce roman. Le 1er, d’Harry Beaumont est sorti en 1935. Si l’on en croit cet article, on peut s’en passer !

Le 2ème, de Mike Newell, est sorti en 1992. Les deux films ont gardé le titre du roman « Avril enchanté ». J’avoue que j’hésite à le voir…

Ayant lu ce roman il y a déjà quelques années, je vais peut-être le relire… Ou alors lire le premier livre de la même autrice « Elizabeth et son jardin allemand » (dans ma pal depuis… Au moins 2 ans !)

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Un hiver de glace – Roman graphique ♥

glaceQuand seule la mort peut vous sauver…

BD Ado/Adulte

UN HIVER DE GLACE ♥

Romain Renard

Adapté du roman de Daniel Woodrell

Éd. Rivages / Casterman / Noir (2011)

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Arkansas, dans les Ozark Mountains. Ree n’a que 17 ans. Pourtant cet hiver là, c’est elle qui doit s’occuper de sa mère (qui a perdu la tête) et de ses deux plus jeunes frères. Elle coupe le bois pour le feu, fait à manger, lave et habille sa mère, fait la lessive de toute la famille… Mais le pire n’est pas encore là. Le pire arrive avec la visite du shériff qui lui annonce que son père a hypothéqué leur maison pour payer sa caution. S’il ne se présente pas au procès, ils seront mis à la porte… Ree n’a pas le choix. Elle doit partir à sa recherche. Et dans le milieu que fréquentait le père, Jessup (fabricant de coke), on n’est pas très bavard… Et « on » a même une certaine tendance à la violence quand une gamine de 17 ans commence à poser trop de questions…

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Wow ! Noir, c’est noir comme dit la chanson…

Et il n’y a pas beaucoup d’espoir qui transpire de cette histoire ! On ne peut qu’admirer le courage et la ténacité de cette adolescente qui part à la recherche de son père dont elle pense d’ailleurs qu’il est mort.

Je ne peux que vous conseiller de vous blottir sous la couette avant de commencer cet album. Afin de ne pas être transpercé par le froid de cet hiver, l’humidité de la neige et le souffle du vent qui glace tout. Une histoire terrible, vous vous en doutez, ce n’est pas du « feel-good ».

Et les illustrations ? Je les ai trouvées magnifiques. Les hommes ont des « gueules » de cinéma, et les paysages adoucis par la neige donneraient (presque) envie de vivre là-bas…

Un coup de cœur tant pour l’histoire que les illustrations !

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Dans cette collection Rivages Noir que j’aime beaucoup, je vous ai déjà présenté : Scarface

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De cet auteur, Noukette vous a présenté Melvile et Melvile 2 que j’ai très envie de lire !!

Présentation vidéo (avec le son, c’est bien flippant !!)

Cette semaine nous sommes réunis chez Moka

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On les aura ! Carnet de guerre d’un poilu

carnetTémoignage : été 1914
A partir de 9/10 ans

ON LES AURA !

Carnet de guerre d’un poilu

(Août, septembre 1914)

BARROUX

Seuil (2011)

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Présentation de l’éditeur : Ce beau projet est né d’un heureux hasard, d’une rencontre fortuite, celle d’un cahier jeté sur un trottoir lors d’un déménagement et d’un illustrateur qui passe, se penche et l’emporte.

Ce carnet contient un témoignage d’une richesse historique et humaine incroyable : le récit des premières semaines de mobilisation d’un homme durant l’été 1914. L’auteur de ce journal raconte les débuts de la guerre, le mois de juillet, quand tous sont encore persuadés qu’ils vont vaincre, jusqu’à son rapatriement, en septembre, alors qu’il est blessé au bras. Ce texte relate donc un quotidien champêtre et bien moins horrible que les traditionnels récits de vie dans les tranchées.

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Est-ce une bande dessinée ? Un roman graphique ? Un album ? Un récit imagé ? Je ne sais pas trop…

Barroux a illustré un texte, un vrai carnet de guerre, qu’il a trouvé dans la rue.

 

3 août, l’homme est mobilisé, il doit partir. Jour après jour, nous le suivons dans son quotidien (ampoules au pieds, manque de vin, entraînement…) ses doutes quand à la durée de la guerre, son ennui aussi. Puis le 22 août, la guerre est là.

C’est une sorte de journal intime d’un homme qui vit les premiers jours d’une guerre à laquelle il est obligé de participer, mais dont il ne sait rien, ne comprend rien. Les soldats sont ballotés, emmenés d’un endroit à l’autre sans explications. Ils doivent se débrouiller pour trouver un endroit où dormir et parfois aussi pour trouver à manger.

On ne sent pas trop la peur dans cet album. Plutôt l’ennui. Et les dessins (très doux, au crayon à la mine de plomb) de Barroux illustrent bien ces jours qui passent… (il n’y a que sa façon de faire les nez que je n’aime pas !)

Un récit sur la première guerre mondiale qui change de ceux que j’ai pu lire. Assez peu de violence ici (on ne « voit » réellement le front qu’aux alentours de la page 60/93) mais une grande fatigue, de l’incompréhension ou de l’angoisse (où sont les allemands ? Mes proches sont-ils à l’abri ?) et un ennui profond.

Un album original qui m’a bien plu !

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BD sur la première guerre Mondiale

Illustrés par Barroux, nous vous avons déjà présenté plusieurs albums :

Lien vers son site

Interview de Barroux

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Cette semaine, on se retrouve chez Stephie pour Mille et une frasques !

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Une bande dessinée qui participe aussi au Challenge Première Guerre Mondiale chez Blandine

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Arto et la fée des livres – Album ♥

ArtoSauriez-vous raccommoder des phrases ?

Album dès 6 ans

Arto et la fée des livres ♥

Agnès de Lestrade

Olivier Latyk

Éd. Milan / Les Incorruptibles (2011)

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Tara est relieuse depuis toujours. Son père était relieur avant elle et elle a passé sa vie dans cette boutique au milieu des livres abimés. Il y a des livres aux feuilles volantes, des histoires en morceaux. Patiemment, Tara colle, raccommode, recoud toutes ces phrases et tous ces mots. Un jour, un jeune garçon, Arto, lui apporte un album à réparer. C’est l’album de mariage de ses parents. Il est tout effiloché, tout usé, comme le couple formé par ses parents. Arto voudrait que Tara répare les deux…

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C’est une très belle histoire, tendre et poétique. Un récit qui parle de l’amour des livres bien sûr, mais aussi de l’amitié et de l’amour tout court. Celui que l’on peut avoir pour ses parents, pour un ami, pour un métier.

Les illustrations m’ont beaucoup plu également. Elles ont un petit côté « vieillot » mais sont très originales. Et les couleurs, plutôt chaudes, dégradé de marron, rouille ou orange, avec par moments un peu de bleu, s’accordent très bien à la chaleur humaine de Tara et de sa boutique.

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Il a fait partie de la 23ème sélection des Incorruptibles catégorie CP

Le blog d’Olivier Latyk

Courte bio et bibliographie d’Agnès De Lestrade

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