Gus : Petit oiseau, grand voyage

Gus, petit oiseau, grand voyage, est un film d’animation franco belge qui sort aujourd’hui en salle ! Pour accompagner le film, deux albums, réalisés à partir des images de l’animé.

 Nathan - Gus, petit oiseau, grand voyage.Gus
Petit oiseau, grand Voyage

Un petit oiseau, qui grandit peu à peu seul, avec pour seul ami une coccinelle, découvre un oiseau blessé, Darius. Celui ci, se sachant sur la fin, lui livre tous les secrets de la migration ! Notre petit héros va devoir guider une famille dans son periple vers l’Afrique… mais il va rapidement se tromper de direction, en route pour le Nord !

Une histoire touchante et drôle, qui permet de découvrir la vie des oiseaux migrateurs. Avec notre petit héros les situations cocasses, les rencontres, les aventures se succèdent pour le plus grand plaisir des petits lecteurs.

Deux albums existent, un petit format, un peu plus court, et un grand, qui permet d’avoir de plus belles illustrations, plus grandes, mais aussi quelques informations à la fin sur les oiseaux migrateurs.

Une belle façon de prolonger la magie du film !

Gus, Petit oiseau, Grand voyage – adapté par Lilas Nord. Nathan, 2015. 6,95€ (29 pages) – 13,90€ (48 pages)

La bande annonce du film et le site du film (avec des fiches pédagogiques) :

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Frozen 1 – Mélissa de La Cruz

 Roman dytopique et fantastique
pour adolescents

Frozen 

1 Fuir ou mourir !

de Mélissa de la Cruz

et Michael Johnston

Traduit par Valérie Le Plouhinec

Albin Michel, janvier 2015
Wiz, 416 pages
15,90€

Frozen est un roman à lire de préférence en plein été, ou au coin de la cheminée, pour ne pas souffrir du froid glacial qui règne sur le monde. Dans un futur post apocalytpique, la terre se retrouve littéralement coincée dans les glaces, et les océans sont devenus noirs. Des bêtes étranges y vivent. Les humains tentent de survivre dans ce monde. Certains sont marqués, ils ont des pouvoirs. C’est le cas de Nat. Elle a trop souffert et décide de tenter sa chance en partant vers le Bleu. Ce paradis de l’autre coté des mers, dont tout le monde parle comme d’un mythe.

Nat est un personnage fort et intelligent, une jeune fille intéressante à suivre, qu’on voit évoluer au cours des pages. Mais c’est Wes, cet étrange garçon qu’elle a l’impression de connaître, qui m’a vraiment intéressée. Ce jeune homme blessé mais sûr de lui va découvrir le monde qui l’entoure avec un autre regard, moins noir, grâce à Nat. Un duo de choc, avec leur doute, mais aussi leur humour. Et l’amour n’est jamais bien loin, sans tomber dans le niais…

J’ai apprécié l’originalité constante de ce roman, et même grandissante, comme si les auteurs eux-mêmes c’étaient laissés surprendre par l’évolution de leur histoire. On part d’une dystopie, on coule vers le roman d’aventure, et le fantastique prend une part de plus en plus importante. Un roman étonnant, foisonnant, un suprenant premier tome, loin de ne faire que nous présenter les personnages comme c’est souvent le cas.

Un roman foisonnant dont les personnages sont vraiment fouillés et touchants, et qui nous entraine dans un monde bien construit, tout en surprise. La suite devrait être encore une fois foisonnante tant les révélations de la fin de ce premier tome demandent des éclaircissements…

+ L’avis d’Ori,
+ Challenge YA#4

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

#Bleue de Florence Hinckel #SF

Roman de science fiction pour adolescents

#Bleue

de Florence Hinckel

Syros, 29 janvier 2015
collection Soon
978-2748516869, 15,90€

Si on vous proposait de supprimer toute souffrance émotionnelle pour les enfants et les adolescents, que décideriez-vous ?

Silas est un adolescent comme les autres, ultra connecté aux réseaux sociaux. Sauf qu’il n’a pas vraiment le choix. Dans son époque, c’est une obligation, un lien social virtuel qui permet d’avancer dans la vie. Si on ne poste pas, c’est qu’il y a un problème, et une cellule d’aide se charge d’intervenir. Plus déconcertant encore, la peine, la tristesse, n’existe plus vraiment ! La Cellule d’Éradication de la Douleur Émotionnelle (CEDE) a été mise en place pour effacer la douleur des souvenirs, sans effacer le souvenir en lui même. A chaque intervention, un point bleu reste sur le poignet. Si les adultes ont le choix, ce n’est pas le cas des mineurs, pour qui l’intervention est automatique en cas de traumatisme.

Silas, notre ado comme les autres, est un peu à part quand même. Parce que ses parents le sont, et parce qu’il aime le calme, loin des reseaux. Pourtant quand sa petite amie Astrid meurt dans un accident, il doit avoir recours à la CEDE et prend peu à peu conscience du monde qui l’entoure différemment.

Il paraît qu’avant, la rue était beaucoup moins sûre. Mais aujourd’hui, l’oblitération est entièrement prise en charge par l’État, ce qui fait qu’un gars comme ce SDF peut en bénéficier autant qu’il le souhaite. Bien entendu, il sera toujours sensible au dénuement, à la sensation de froid ou de faim, mais il peut oublier la douleur morale qui en découle. Ainsi, tous ceux qui ne souffrent plus de leurs conditions de miséreux n’ont plus aucune raison d’être agressifs. Après tout, il faut bien qu’il y ait des pauvres, des moins pauvres et des riches dans notre société ! C’est comme ça depuis toujours, et puisqu’il n’y a pas de travail pour tout le monde, à quoi bon en souffrir ?

Dans ce roman de science fiction en deux parties on découvre un monde tellement proche du notre que l’on ne peut s’empecher de se projeter, et d’avoir peur ! Quel bonheur de ne plus ressentir la douleur, mais quel malheur en même temps… Ce roman est magnifiquement bien construit, les rebondissements sont réellement saisissants. Le turn-over est assuré du début à la fin, sans répis, avec un besoin de connaître le dénouement grandissant.

La sensibilité des personnages offre un récit touchant. Entre engagement et histoire d’amour, Florence Hinkel fait vivre des situations difficiles à des adolescents auxquels on s’attache. Gagner son autonomie ne va pas sans combat, dans notre monde comme dans celui ci !

Un magnifique roman qui allie suspense, resistance et amour dans une histoire prenante, très ancrée dans la réalité pour de la science-fiction…

 + Challenge YA#4

La fille aux licornes – Intégrale

La fille aux licornes

Lenia Major

Ed. Talents Hauts (2015)

A partir de 11 / 12 ans

FilleLicornes

L’auteure : Spécialiste de la littérature de l’imaginaire, Lenia Major a publié de nombreux romans et albums, chez Balivernes, Bayard – J’aime Lire, Lito… 

L’histoire : Ascane a été choisie pour devenir licornière du roi, au grand dam de Séber, le maître licornier, qui ne veut pas d’une fille parmi ses apprentis. Aventureuse et tenace, la jeune fille réussit à s’imposer dans ce monde d’hommes grâce au pouvoir, hérité de son grand-père, de communiquer avec les licornes.
En compagnie de Météor, la licorne sauvage qu’elle a sauvée de la mort, Ascane va traverser des terres hostiles et lutter contre des forces obscures.

Ce roman a été précédemment publié en 3 tomes (1er tome paru en 2011). Les 3 tomes se sont ici transformés en 3 parties :

1) La rencontre : Cette première partie où l’on fait la connaissance des principaux personnages, de leur lieu de vie, des licornes… ne fait que 140 pages. Pas beaucoup d’action dans cette partie qui se termine par un coup de théâtre (qui nous donne bien entendu envie de lire la suite !)

2) La poursuite : Je ne vous raconte pas sinon ce n’est pas drôle, mais il y a beaucoup plus d’action dans cette seconde partie. On est au cœur du roman, on a quelques réponses à certaines questions et quelques surprises aussi.

3) L’affrontement : Nos trois apprentis se préparent pour leur cérémonie de « licornation » durant laquelle ils deviendront vraiment licorniers. Mais, vous vous en doutez, tout ne se passe pas comme prévu, loin s’en faut !! Je ne vous en dit pas plus. Certains personnages évoluent beaucoup dans cette 3ème partie, d’autres (importants dans la 2ème partie) sont laissés de côté…

L’intrigue est relativement simple mais agréable, c’est un roman qui se lit vite, sans temps mort… L’auteur à l’air de connaître les chevaux ou au moins le vocabulaire propre aux équidés. On sait assez vite qui sont les gentils et qui sont les méchants (mais, mais, on peut parfois être surpris…). J’ai mis 11/12 ans pour l’âge parce que l’histoire est simple c’est vrai, mais le vocabulaire pas toujours et certaines « scènes » de batailles assez sanglantes…

J’ai bien aimé retrouver une histoire de « lien » entre un humain et un animal (comme Eragon et sa dragonne Saphira ou encore Lyra et son daemon, Pan dans « A la croisée des Mondes »), ce sont des histoires qui donne envie ! (Quoiqu’à bien y réfléchir, avoir quelqu’un d’autre qui « entend » tout ce qui se passe dans ma tête… Hum, au final, est-ce que ça me plairait vraiment ?? Pas sûr !)

Mon seul bémol concerne le papier, pas très épais donc un peu transparent (je n’ai pas de bons yeux donc j’aime quand c’est bien net et pas quand on voit le texte de la page suivante à travers…) et il est aussi un peu gris (si c’est du papier recyclé, ce n’est pas indiqué…).

Et puis, des romans de fantasy avec des licornes, ça change un peu non ?

Prix des collégiens du Touquet Paris Plage 2012 (pour le tome 1).