Textos et Cie #ainsivalavie

Roman pour adolescents, 10 ans et plus

Textos et Cie

1 #Ainsivalavie!

de Geneviève Guilbault

Editeurs : Andara 2016
Kennes 2018
9782875805348, 14,90

Genre : Réaliste
Thèmes : Amitié, Textos, Pensionnat, Amour, SMS, Journal

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Textos et cie raconte les  aventures de Morgane, une adolescente forte, qui vient de déménager avec sa mère à la campagne. Elle est alors contrainte d’être interne dans son nouveau lycée. Elle est forte, volontaire, et elle prend ça comme un nouveau défi, une expérience. Il faut dire que Morgane n’est pas une fille classique. Elle s’habille avec des t-shirt à motifs affreux, porte des sandales en plastique et ne semble pas décider à se fondre dans la masse.
Dès son arrivée elle crée un journal lycéen, avec sa colocataire et deux amis. Un journal qui essaye d’être différent, mais qui pourtant va vite parler des problèmes d’ados. Amitié, amour et cours sont les thèmes de Textos et Cie, tout ça dans le regard de Morgane.

Si l’histoire est très classique, sans grand rebondissement inattendu tant on est dans l’adolescence et ses problèmes, l’originalité de ce roman tiens dans les SMS que s’échangent les protagonistes au fil du récit et qui rythme une grande partie de l’histoire. Des pages entières de SMS, que l’on prend plaisir à lire, un roman presque épistolaire donc, avec un ton très léger. Le petit côté québécois ajoute aussi une petite touche d’exotisme à ce récit, avec de nombreuses expressions et des petits mots auxquels on s’habitue très vite.

Un roman léger et sympathique pour les adolescents, fans d’histoire d’amitié et d’amour. Ce récit est facile à lire dès 10 ans même si les personnages sont plus vieux, les préoccupations de l’héroïne, dans ce tome, reste assez enfantine.

 

+ lu en partenariat avec Netgalley

Je ne sais pas – roman ado/jeune adulte

Je

Je ne sais pas

Marie Colot

Coll. Le chapelier fou
Alice Éditions (2016)
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Au milieu de la nuit, de sa fenêtre du 3ème étage, Clara a été témoin d’une scène hyper violente. Une des prostituées de la rue s’est fait tabasser, elle est à l’hôpital dans un état grave. Une autre prostituée a désigné la fenêtre de Clara aux policiers chargés de l’enquête. Interrogée, Clara est incapable de sortir le moindre mot.

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En une douzaine de petits chapitres (2/3 pages), Marie Colot nous fait remonter dans le temps, le temps de Clara. Son enfance, ses traumatismes (petits ou grands) à 6 ans, 7 ans, 10 ans… On découvre les différents moments de sa vie qui ont conduit à ce mutisme, à cette incapacité de communiquer.

Petit à petit, on comprend pourquoi/comment Clara en est arrivée à ne plus s’exprimer, comment elle s’auto-efface du monde… Comment, à un moment donné, les mots ne suffisent plus à expliquer les maux.

Un roman petit (70 pages) mais costaud qui m’a beaucoup plu !

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Un extrait :

« Je. Ne. Sais. Pas. Quatre mots. Juste quatre mots. Et je n’arrive même pas à les prononcer. C’est dommage. Ils arrêteraient peut-être avec leurs questions, si je les disais.

– Pourquoi tu te tais ?

– Pourquoi tu n’as rien fait ? Clara, enfin, pourquoi ?

Pourquoi ? Pourquoi ? Ils n’ont que ce mot à la bouche. Ils peuvent continuer encore et encore. Je ne leur parlerai pas. Ce n’est pas que je ne veux pas, c’est que je n’y arrive pas. J’ai déjà essayé cent fois ou presque.

Il y a du sang trois étages plus bas. Il paraît que c’est de ma faute. Enfin, en partie. Juste un peu. Assez pour m’empêcher de dormir – comme pas mal d’autres choses d’ailleurs. »

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De cette auteure, je vous ai déjà présenté « Deux secondes en moins » co-écrit avec Nancy Guilbert

Le site de Marie Colot

Dans cette collection « Le chapelier fou » je vous avais déjà parlé du très dur mais très intéressant « Un courant d’air » de Laurie Cohen

Éditions Alice jeunesse

TOKYO VICE – Enquête chez les yakuzas

Tokyo

TOKYO VICE

Jake Adelstein
Éditions Marchialy (2016)

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C’est une Lecture Commune avec Blandine, qui m’a offert ce roman et que je remercie pour cette découverte.

En ouvrant ce livre, je pensais lire un roman policier se déroulant au Japon. En fait, l’auteur Jake Adelstein, est journaliste et il est le premier étranger à avoir intégré un célèbre journal japonais, le Yomiuri Shinbun, journal le plus vendu au monde (le lien va vers la version en anglais du journal).

Ce livre est son histoire depuis son arrivée au Japon à l’âge de 19 ans. Devenu journaliste d’investigation, il enquêtera sur de nombreux sujets, jusqu’à se trouver confronté au monde dangereux des yakuzas. C’est donc plus un témoignage qu’un polar, mais c’est vraiment raconté comme un roman policier !

C’est une enquête touffue et totalement dépaysante que nous propose -avec une bonne dose d’autocritique et d’autodérision- Jake Adelstein. J’ai parfois eu du mal avec les noms japonais, du mal à retrouver qui était qui… C’est un roman qu’il faut lire d’une traite ou presque, pour garder le fil. Mais c’est également un livre grâce auquel on découvre les « codes » des japonais, leurs habitudes, leur quotidien, ainsi que les « bas-fonds » de Tokyo… Et ça, ça ne m’a pas fait rêver !!

L’an passé, pour ce mois du Japon, j’avais lu et apprécié beaucoup d’albums, de romans et de documentaires jeunesse essentiellement, voir ici le récapitulatif « Japon est le thème d’avril » . Et tous ces lectures m’avaient donné envie d’aller au Japon.

Cette année, ma participation se limitera probablement à Tokio vice (faute de temps, le mois est presque terminé !) mais j’avoue qu’il m’a bien refroidie côté envie de voyage au pays du Soleil Levant… Mais bon, je pense que si je lis un jour « Gomorra » je n’aurai plus envie d’aller à Naples ! (je ne vais peut-être pas le lire du coup…)

Le roman commence ainsi :

« Vous supprimez cet article, ou c’est vous qu’on supprime. Et peut-être bien votre famille aussi. Mais on s’occupera de vous en premier, pour que vous appreniez quelque chose avant de mourir. » L’homme de main élégamment vêtu parlait très lentement, de la manière dont les gens parlent aux idiots ou aux enfants, ou de la manière dont les Japonais parlent parfois aux étrangers complètement paumés. Ça ressemblait à une offre à sens unique. « Laissez tomber cet article et votre boulot, et on fera comme si rien de tout ça n’était arrivé. Écrivez votre article et il n’y aura pas un seul endroit dans le pays où l’on ne vous traquera pas. Compris ? »

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N’étant pas une grande lectrice de reportages (sauf dans les revues style Géo, Animan ou National Geographic), j’ai découvert avec Tokyo vice les éditions Marchialy.

Ce livre fait partie de la sélection 2017 du Prix du meilleur Polar des lecteurs de Points.

Ci-dessous, une interview de Jake Adelstein sur France Inter lors de la sortie de son livre en France.

Ce challenge « Un mois au Japon » est proposé par Lou de My Lou Book et Hilde du Livroblog.

http://www.lelivroblog.fr/media/01/01/2476196061.jpg

Mission dinosaure – polar jeunesse

Mission

Mission dinosaure

Vol au musée d’histoire naturelle de Lille
Nancy Guilbert

Coll. Polars en nord Junior
Éd. Ravet-Anceau (2016)
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Ylan est content : ce week-end il va avoir 10 ans, il est en vacances et en plus, quand il ouvre les yeux ce matin-là, il fait beau ! Tous les facteurs sont réunis pour passer une bonne journée. Mais alors qu’il vient de s’installer avec un copieux plateau pour prendre son petit déjeuner devant la TV, il reçoit un coup de fil de son père, qui lui demande de le rejoindre d’urgence au musée d’histoire naturelle où il est gardien. Un vol vient d’être commis ! L’occasion pour Ylan et ses amis de mener l’enquête…

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Mission dinosaure est un petit roman policier qui m’a beaucoup plu ! Grâce à sa chute bien sûr, mais également pour la façon dont se déroule l’enquête, les enfants intrépides qui collectent les indices et courent partout (sans oublier le chien) et les rebondissements (trèèès inattendus pour certains, mais je n’en dirai pas plus).

Bref, un roman avec une ambiance qui m’a un peu rappelé les « Club des cinq » de mon enfance et avec lequel j’ai passé un très bon moment ! Et en bonus, il m’a donné envie de visiter Lille !!

♥ Coup de cœur pour ce petit polar très original ♥

L’occasion aussi de découvrir un éditeur que je ne connaissais pas : La maison d’édition Ravet-Anceau

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Un p’tit extrait ? « Les Trois Mousquetaires, c’est nous, les quatre inséparables. C’est bien connu, on dit « les Trois Mousquetaires » alors qu’ils étaient quatre. Notre devise : « Les Mousquetaires, ventre à terre ! » La seule fille de la bande, c’est Eleonore, dite « Nell » : blonde aux yeux bleus, très intuitive, elle n’a pas la langue dans sa poche. Elle adore les chats, les soirées pyjamas, les carambars au nougat et rêve de voyager dans l’espace ! »

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Le site de Nancy Guilbert

De cette auteure, je vous ai présenté : « Deux secondes en moins » co-écrit avec Marie Colot (Magnard-2018)

L’avis de Blandine

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