Agence Confettis : Même pas peur !

Agence Confettis est une série de roman pour jeunes adolescents, qui tourne autour des fêtes d’anniversaire et de l’amitié. 

agence confettisRoman pour adolescents, pré-adolescents, dès 8-9 ans

Agence Confettis

7 Même pas peur !

de Juliette Saumande

Illustré par Hélène Canac

Nathan, 2017
978-2-09-256453-0, 9,95€
144 pages, disponible en epub pour certains tomes

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La série Agence Confettis est un succès au CDI auprès de mes élèves, notamment les filles de 6e et 5e. Devant un tel engouement, j’ai pris le temps de découvrir un tome, le dernier sorti, Même pas peur. Outre les paillettes sur la couverture, je voulais voir ce qui les attirait.

Agence Confettis est facile à lire, distrayante et attirante : un groupe de copains de primaire organise des fêtes d’anniversaire thématiques. A chaque tome, un thème, des personnalités, des problèmes, et pour finir une belle fête. On comprend mieux déjà l’attrait des élèves, mais voyons ce nouveau tome plus en détail… Dans Même pas peur, le septième tome de la série, Ninon, Scarlett, Léa et Elliot, nos experts, organisent la fête d’Hanaé. Le thème ? Les sensations fortes, car Hanaé n’a peur de rien. Difficile de concilier ce thème avec un anniversaire de primaire, sans danger !

L’histoire est facile d’accès grâce à des illustrations, un vocabulaire simple, et de nombreux dialogues. Les personnages sont sympathiques, avec des personnalités variées, et chaque lecteur trouvera son préféré. Nombreux, il reste un peu en retrait par rapport à l’importance de l’histoire, et sont donc assez peu attachants.
Le récit est basé sur le quotidien des enfants, auquel on ajoute une petite touche d’originalité avec les anniversaires et leurs surprises.

Une série pétillante et joyeuse, dès 9 ans, ça change des thématiques plus profondes de beaucoup de romans pour adolescents, et ça permet une transition douce vers des lectures plus complexes, comme la belle série Les filles au chocolat. Les collégiennes ne semblent pas se lasser pour le moment, à voir par la suite si l’engouement persiste car le schéma narratif semble tout de même un peu répétitif. En tant qu’adulte, par contre, pas de grand intérêt à la lecture de cette série, qui est tout de même très lisse.


+ Le site de Juliette Saumande

+ L’avis de Nathalie un autre tome de la série Agence Confettis

+ Challenge YA#6

Les aérochats, Comme chiens et chats

aérochatsLes aérochats

Comme chiens et chats

Donovan Bixley

Éd. Slalom (2017)

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Europe, 1916. La terrible meute des CLEBs avance sur Paris alors qu’une nouvelle dramatique tombe au QG des CATs : le major Tom, le plus célèbre pilote de tout le royaume des chats, a disparu en territoire ennemi.
Félix Belair, n’écoutant que son courage, se propose pour accomplir la mission la plus périlleuse de sa jeune carrière en allant chercher le malheureux major Tom, au risque de retomber nez à nez avec le Setter rouge, son ennemi juré.

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C’est le premier tome d’une nouvelle série d’action et d’aventure qui est très drôle. On reconnaitra quelques emprunts à Star Wars et James Bond avec Maître Yocha et ses gadgets et quelques autres aux films d’Indiana Jones (la queue de l’avion qui part en fumée, ça ne vous rappelle rien ?)

Bref, vous l’aurez compris, il y a là un mélange d’aventures historiques et d’humour. La guerre n’est ici qu’un prétexte. Il y a aussi un clin d’œil à Magritte dans une des illustrations, et je n’ai sûrement pas tout vu ! Un petit roman facile à lire et très agréable. Les illustrations en noir et blanc, très sympas, donne un côté « film d’action/aventure ».

Sur la page de l’éditeur, vous trouverez des infos sur l’auteur et pourrez feuilleter les premières pages.

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2017 : ce mois-ci, j’ai lu aussi…

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Les filles au chocolat T.1 : Cœur cerise : Bd fidèle au roman

De Raymond Sébastien et Anna Merli – éd. Miss Jungle (2017) – Adapté par V. Grisseaux d’après le roman de C. Cassidy

Cherry et son père Paddy s’installent en Angleterre chez Charlotte, sa nouvelle compagne qui a quatre enfants. Cherry est ravie de faire partie d’une famille nombreuse. Mais à peine arrivée, elle va craquer bien malgré elle pour Shay, le petit copain de Honey. Voilà qui ne va pas arranger la cohabitation déjà difficile avec Honey, la seule à ne pas accepter son nouveau beau-père ! Alors que tous participent à la création d’une fabrique artisanale de chocolats, Cherry se retrouve partagée entre l’affection pour ses nouvelles sœurs et le charme irrésistible de Shay…

J’ai lu le premier tome de cette série en roman et je dois dire que, selon mes souvenirs, cette bd est tout à fait fidèle au roman. Par contre j’avoue ne pas avoir tellement accroché aux dessins (un peu trop style « manga ») et couleurs (trop sirupeuses pour moi !! Et pourtant, j’aime le rose.)

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Manga : Les aventures de Tom Sawyer

De Mark Twain & Aya Shirosaki (ill.) – Éd. Nobi Nobi ! (2015)

Garnement espiègle, Tom Sawyer n’a rien contre l’école, surtout quand on y croise de jolies filles comme Becky Thatcher. Seulement, à choisir, il préfère de loin faire les 400 coups et partir à l’aventure avec son ami Huck le vagabond pour jouer aux pirates ou aux bandits. Mais un soir, dans un cimetière désert, les deux compères sont les témoins d’un crime bien réel ! Cette expérience va bouleverser leur quotidien, car le terrible Joe l’Indien, avide de vengeance, court toujours…

Si je ne suis pas fan de manga (j’essaie pourtant, mais rien à faire, je bute sur le sens de lecture et sur le style des dessins !), j’adore, par contre, les aventures de Tom Sawyer ! Mais j’avoue que je préfère de très loin la version roman… Tant mieux si cette version permet de faire connaître cette jolie histoire !

Sur le site de l’éditeur, vous pourrez voir les premières pages.

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Ourse et lapin T.1 : Drôle de rencontre

De Julian Gough & Jim Field – Éd. Flammarion Père Castor (2017)

En plein hiver, Ourse se réveille en sentant l’odeur du miel, du saumon et des larves de hanneton. Elle est surprise de voir qu’il neige et que le printemps est encore loin, mais décide de profiter de l’occasion pour faire un bonhomme de neige. En roulant une boule de neige, elle rencontre un lapin grincheux et savant.

J’ai bien aimé cette petite histoire d’amitié qui est fraîche, tendre et très drôle ! Les illustrations sont, de plus, très originales (N & B et vert) et donnent une grande impression de douceur.

Sur le site du magazine « petit quotidien » vous pourrez faire défiler les premières pages.

 

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La maison des reflets : faire son deuil en 2022

Mmaison des refletson article sur La maison des reflets est un article un petit peu différent, qui va plus en profondeur dans l’analyse du roman (avec un nombre de mots limités), moins dans l’avis. Ce travail a été réalisé dans le cadre du MOOC Il était une fois la littérature jeunesse. J’ai simplement coupé la partie Résumé et quelques détails, afin de vous laisser du suspense.

Roman pour adolescents
Science-fiction

La Maison des reflets

de Camille BRISSOT

Syros, 2017,
346 p.

Résumé de l’intrigue

En 2022, les maisons de départ permettent de continuer à faire vivre les morts. La technologie, à travers des reflets en quatre dimension, reproduit le physique, mais aussi le caractère des morts. Les familles qui le souhaitent peuvent alors continuer de parler à leur proche, à l’intérieur de ces maisons de départ. Tout y est conçu pour permettre une interaction agréable et la plus réelle possible. Au manoir Edelweiss, la plus célèbre maison de départ, vit Daniel. Petit fils du créateur, fils du gérant actuel, il ne connait du monde que ce qu’il y rencontre. Ecole à domicile, meilleurs amis qui ne sont que des reflets, il vit dans une sorte de parenthèse. Pourtant un jour, il sort, et découvre, dans une fête foraine, Violette. Lumineuse, cette jeune fille le marque, et il va commencer à correspondre avec elle, par courrier. […]

Analyse du roman La maison des reflets

Ce roman français présente des caractéristiques spécifiques du roman adressé à la jeunesse, notamment dans ses choix d’écriture. Camille Brissot propose une narration avec un adolescent, qui parle à la première personne. Ce JE s’adresse discrètement aux lecteurs, dans des questions rhétoriques, qui amènent le jeune lecteur à s’attacher à lui, et à s’identifier.  Sans proposer de réelle polyphonie, ce roman propose tout de même une alternance de narrateurs grâce aux lettres reçues.

Le prologue, qui nous permet de connaître et comprendre Esther et Violette, personnages secondaires, amène un suspense, dans une perspective de séduction du lecteur.

Sans aborder de thème réellement tabou, Camille Brissot place tout de même la mort au centre de son récit. Les morts entourent notre héros, mais c’est surtout la place du deuil qui va peu à peu permettre aux jeunes lecteurs d’appréhender la mort : celle des parents, des grands-parents, et même d’enfants et d’adolescents. L’histoire d’amour de Daniel, notre jeune héros, ainsi que l’usage de la science-fiction permettent de contrebalancer la noirceur des thèmes, protégeant ainsi le lecteur.

Sans suivre totalement la structure d’un roman de formation, on assiste ici à une métamorphose progressive du héros, qui passe de la naïveté de l’enfant à l’ouverture d’esprit de l’adolescence. Grâce à une première sortie, brève, de son monde, il subit ensuite une réclusion partielle de sa famille, qui lui permet de s’ouvrir aux autres. Il est finalement réintégré dans sa maison, avec des droits nouveaux.

Avis personnel

La maison des reflets nous permet de découvrir un univers fictionnel où les morts sont comme des fantômes qui restent avec nous. Ce roman permet une bonne identification au narrateur, grâce aux épreuves qu’il traverse. Le suspense est maintenu au fil du récit, et sans être très surprenant ce roman répond bien aux attentes du lecteur : notre héros évolue et le lecteur découvre ainsi les réponses à ses questions. La place du deuil m’a particulièrement intéressée, d’autant plus qu’elle est mise en valeur par les regards très différents des personnages secondaires. De plus, l’histoire d’amour n’est pas niaise et apporte un vrai plus à ce récit. Enfin un thème secondaire a retenu mon attention : les relations père-fils. Le père est en effet très absent dans ce récit, sauf quand il s’agit d’interagir avec une journaliste avec laquelle il tisse des liens intimes. Le regard du héros sur cette relation permet de mettre en perspective ses rapports avec son père.

Un roman qui manque un peu de science-fiction, mais qui traite avec originalité de la mort et du deuil.


+ Le MOOC il était une fois la littérature jeunesse (inscription close)VentPrendra

+ de Camille Brissot, nous vous avons déjà présenté :
Le vent te prendra – Collection In Love

+ Le blog de Camille Brissot

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