Un baobab pour Lady Lily – Album ♥

Baobab Un baobab pour Lady Lily ♥

Caroline Hurtut & Amandine Dugon
Rêves bleus
Éditions d’Orbestier (2017)
*****

Lily, une lady d’un certain âge, prenait grand plaisir à s’occuper de son jardin. Elle vivait seule et passait beaucoup de temps à faire pousser toutes sortes de plantes. Le soir, elle lisait, se plongeant dans des récits de voyages, rêvant de contrées lointaines.

Un jour, allant vérifier la santé d’une jeune pousse, elle s’aperçut que celle-ci avait changé. En effet, elle avait planté une glycine et se retrouvait… avec un bananier. Elle cru qu’elle s’était trompée. Mais la même chose arriva pour les plantations suivantes :  en plantant un rosier, elle trouva un baobab le lendemain, puis un hibiscus au lieu d’un lilas. Et un matin, en inspectant son jardin, elle y trouva une lettre enfouie dans la terre. Ainsi débuta une drôle de correspondance…

*****

Le bel album que voilà ! Une histoire originale et poétique, une ode au jardinage, aux rêves et à l’amour ! Cette Lady Lily a un petit côté « British » tout à fait sympathique. Quand aux illustrations, je me suis franchement régalée… C’est frais, c’est délicat, c’est amusant et c’est beau !!

Cicéron a dit : « Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu’il vous faut« . Je suis assez d’accord, à condition que l’on ajoute une personne à aimer. Il semblerait que Lady Lily soit d’accord avec moi ;)

En bref : j’ai adoré l’histoire, j’ai adoré les illustrations et j’ai adoré les couleurs !

baobab

Faites-vous plaisir, allez feuilleter les premières pages sur le site de l’éditeur

Le site de l’illustratrice (sur lequel vous pourrez voir d’autres illustrations)

Le blog de l’auteure

De Caroline Hurtut, nous vous avons déjà présenté : « Les jardins Divari »

challenge albums 2018

Cet album participe au challenge albums !

Le travailleur de la nuit – BD Ado/Adulte

travailleur

LE TRAVAILLEUR DE LA NUIT

Matz & Chemineau
Rue de Sèvres (2017)
*****

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e4/Marius_Jacob.jpg

Alexandre Marius Jacob en 1905. Wikipédia

En voyant cette couverture, je m’imaginais l’histoire d’un monte-en-l’air, un gentleman cambrioleur à la manière d’Arsène Lupin. L’histoire est un peu différente, plus « politique » même s’il y a de ça, car Maurice Leblanc se serait inspiré de lui pour créer son personnage d’Arsène Lupin en 1905.

Alexandre Marius Jacob (1879-1954) a réellement existé. Révolté, engagé, anarchiste, il deviendra cambrioleur par « la force des choses ». En effet, ayant été condamné à une peine de prison de 6 mois, il est fiché par la police qui l’empêche de travailler légalement en menaçant les patrons qui l’embauchent…

Cette bd s’ouvre donc sur le procès d’Alexandre Marius Jacob le 8 mars 1905. Au fur et à mesure de l’avancée du procès, grâce à différents retours en arrière, on suit la vie du jeune Alexandre, 11 ans, d’abord engagé comme mousse sur un bateau. Il y apprendra que l’aventure, ce n’est pas forcement comme dans les romans et que la réalité n’est pas toujours belle à voir. Puis de fil en aiguille, il va devenir l’un des cambrioleurs les plus célèbres du début du XXème siècle.

*****

A mi-chemin entre Robin des bois et Arsène Lupin, Alexandre Jacob était un anarchiste illégaliste, c’est à dire qu’il considérait que les actes illégaux, tels que les cambriolages ou le vol par exemple, étaient une forme de révolution. Il ne volait qu’à ceux dont les métiers étaient considérés comme inutiles (le clergé, les juges, les militaires…) et jamais les professions utiles (architectes, enseignants…) De plus, il ne gardait pas grand-chose pour lui, mais redistribuait les sommes volées à ceux qui en avaient besoin. Merci Wiki !

J’ai tout aimé dans cette bd. Les illustrations, la couleur, les cases de différents formats, les plans différents (plans larges, zoom, plongée) et l’histoire bien sûr ! J’aime beaucoup quand j’apprends des choses tout en me distrayant, ce qui est le cas ici. J’ai lu un article qui trouvait qu’il y avait de nombreuses « erreurs » dans cette bd et c’est bien possible, mais elle n’a pas la prétention d’être une biographie exacte. Les auteurs ont peut-être pris quelques libertés avec la réalité, et alors ? Pour moi, ils participent à faire connaître cet homme et cette période et c’est le principal. Ceux qui voudront plus d’infos n’auront pas de mal à les trouver.

C’est donc encore une belle surprise grâce à la BD de la semaine. Je ne compte plus les découvertes faites grâce à ce groupe. Mon « angle de vue » sur les bd a bien changé !

D’autres que moi ont aimé : Jacques, Noukette, Mylène, Sabeli, Mo’, Jérôme, SoukeeStephie

Feuilleter les premières pages sur le site de l’éditeur

est en congé pour la période estivale !

Mais je continuerai à vous présenter mes lectures de BD tous les mercredis.

Ces jours qui disparaissent – BD

Jours

Ces jours qui disparaissent

Timothé Le Boucher

Glénat (2017)

*****

Une fois n’est pas coutume, je vous mets le résumé de l’éditeur :

« Que feriez-vous si d’un coup vous vous aperceviez que vous ne vivez plus qu’un jour sur deux ? C’est ce qui arrive à Lubin Maréchal, un jeune homme d’une vingtaine d’années qui, sans qu’il n’en ait le moindre souvenir, se réveille chaque matin alors qu’un jour entier vient de s’écouler.

Il découvre alors que pendant ces absences, une autre personnalité prend possession de son corps. Un autre lui-même avec un caractère bien différent du sien, menant une vie qui n’a rien à voir. Pour organiser cette cohabitation corporelle et temporelle, Lubin se met en tête de communiquer avec son « autre », par caméra interposée.

Mais petit à petit, l’alter ego prend le dessus et possède le corps de Lubin de plus en plus longtemps, ce dernier s’évaporant progressivement dans le temps… Qui sait combien de jours il lui reste à vivre avant de disparaître totalement ? »

Commençons par les points négatifs :

Dans une librairie, c’est sûr, je serais passée devant cette bd sans m’arrêter. Je n’apprécie que modérément le dessin et je n’aime pas du tout la colorisation… Bref, une couverture qui ne m’attire pas du tout. Si j’avais quand même surmonté cela et ouvert la bd, ça n’aurait rien changé : je trouve le dessin froid / figé (je pense que c’est le côté un peu « manga » du dessin qui ne me plait pas), les cases (9 à 12 par pages) sont parfois très petites – j’aime bien les « grandes » illustrations !- Bref, je l’aurai vite reposée !

MAIS !!!

Mais j’ai la chance de participer chaque mercredi à « la BD de la semaine » et d’avoir des « collègues » qui me font faire de très belles découvertes ! J’en profite d’ailleurs pour les remercier au passage. Et cette bd est vraiment une très belle découverte. Alors oui, c’est vrai, je n’ai pas été subjuguée par le dessin et pour une bd, c’est un peu dommage. Mais le scénario tient bien la route. Il est tellement prenant qu’on se retrouve harponné après quelques pages lues et qu’on n’a vraiment pas envie de refermer cette bande dessinée avant de l’avoir terminée !

Lubin, celui du début et celui qu’on « suit » tout au long de l’histoire, est un jeune homme très sympathique, aimé, entouré par ses amis, sa famille. On ressent très vite de l’empathie pour lui. Mais chut, je n’en dis pas plus. Allez vite découvrir cette belle histoire (stressante un peu aussi, parce bon, on aimerait bien savoir…)

Tout au long de l’histoire, on se pose tout un tas de questions. Est-ce que c’est une bd fantastique ? Y a t-il du surnaturel ? Et puis à la fin… On sait.

Coup de ♥ pour l’histoire !

Le blog de l’auteur

Lire les premières pages sur le site de l’éditeur

Il fait partie de la sélection officielle Angoulême 2018

*****

D’autres avis, certains très enthousiastes, d’autres un peu moins, mais dans l’ensemble, une bd qui ne laisse personne indifférent !  Mo’, Stephie, Noukette, Jérôme, EstelleCalim, Lasardine, Karine, Mylène, Fanny, FaelysSabeli

est en congé pour la période estivale !

Mais je continuerai à vous présenter mes lectures de BD tous les mercredis.

Star trip – roman ado ♥

Star

Star Trip ♥

Éric Senabre
Didier jeunesse (2017)
*****

USA. Idaho. 1968.

May Peeples, une adolescente de 15 ans, s’occupe tant bien que mal de son jeune frère Sam, 7 ans, handicapé suite à une chute, fan absolu de science-fiction et notamment de la série Star Trek, pardon, Star Trip. Trois semaines auparavant, leurs parents s’étaient mystérieusement envolés pour une destination inconnue, leur laissant un peu d’argent pour se nourrir, mais aucune explication ni date de retour. Pour faire plaisir à Sam, May et son amoureux Will, vont construire en grand secret une réplique de la petite navette spatiale de la série. Et, oh surprise, qui va débarquer ?

*****

A la suite de May, Sam, Will et deux autres compagnons, nous sommes propulsés dans un road movie à travers l’Idaho puis l’Utah…. C’est franchement inattendu, frais, vraiment amusant, un peu fou avec des personnages intéressants, voir truculents pour certains. May est une féministe avant l’heure et elle a un sacré caractère !

L’auteur est fan de Star Trek c’est sûr, à l’instar de son petit personnage Sam. Mais, même si vous n’êtes fan ni de science-fiction ni de Star Trek, vous pourrez prendre beaucoup de plaisir à lire cette histoire déjantée. Moi, je me suis bien marrée !

Il y a de nombreuses références musicales également avec un invité surprise à la fin ! Je n’en dis pas plus, je vous laisse le plaisir de la découverte.

C’était mon premier roman d’Éric Senabre, ça ne sera pas le dernier, et ça tombe bien puisqu’en même temps que celui-ci j’ai acheté pour la bib « le dernier songe de Lord Scriven » et qu’on avait déjà « Sublutetia » et « Elyssa de Carthage« … J’ai pas fin de me régaler moi !!

*****

Lire les 3 premiers chapitres sur le site de l’éditeur

Ce roman a été lauréat du Prix des Ados du Festival Livres et Musiques de Deauville et  a fait partie de la sélection du Prix Vendredi 2017.

Le blog de l’auteur (pas mis à jour depuis 2014 mais dans lequel on entend parler de… Star Trek !)

La chanson chantée par May :