Nous sommes faits l’un pour l’autre

NousLes petits bonheurs de la vie
A partir de 5 ans

Nous sommes faits l’un pour l’autre

Textes et illustrations de Jiu Er

Lecture de Pascale Bussières

(sur le site de l’éditeur)

La Montagne Secrète (2018)

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Présentation de l’éditeur : Ce magnifique album audio propose un recueil de courts textes illustrés évoquant les bonheurs simples qui rythment la journée de Petit Soleil, un cochon tendre et attentionné, l’ami fidèle de Petite Souris et Mademoiselle Lapin. Empreint d’humour et de philosophie, ce regard précieux sur l’amitié et le partage apportera le sourire aux lèvres de toute la famille. L’écoute de l’enregistrement sonore associé à ce livre, d’une durée approximative de 20 minutes, est offerte gratuitement sur le site web de La Montagne secrète. On y retrouve le son d’un instrument de musique pour indiquer à quel moment il faut tourner la page du livre.

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Surprise

J’avoue avoir été un peu surprise au départ en lisant « Nous sommes faits l’un pour l’autre« … N’ayant pas lu la 4ème de couverture, je pensais avoir affaire à une histoire. Du coup, j’ai trouvé ça un peu décousu… Puis je me suis rendu compte que c’était un recueil de petits textes. Certains évoquent des petits moments de bonheur simples. D’autres, des moments où il est difficile de choisir, de grandir… Et d’autres encore nous montrent qu’il peut y avoir plusieurs visions d’une même chose.

Bref, un petit recueil qui peut aider à grandir, à voir le bon côté des choses, à comprendre que parfois on ne peut rien faire d’autre qu’être là, pour aider quelqu’un qui a du chagrin.

Un petit livre que l’on peut donc lire du début à la fin ou de la fin au début. Et On peut aussi s’amuser à picorer ici ou là ! Intéressant pour amener les enfants à comprendre certaines choses, ou plus simplement, à voir les choses autrement !

J’ai bien aimé les illustrations aux traits ronds et aux couleurs pastels, toutes douces.

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Un autre album de philosophie pour enfants : L’oiseau philosophie

Un album qui participe au Challenge « je lis aussi des albums » 2019

Cet album était dans ma pal depuis plus d’un an ! (oui j’ai un peu honte…)

Il participe donc au Challenge Objectif PAL chez Antigone

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

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Khadim, le petit Lord – Roman jeunesse

khadim

Vivre ensemble, un rêve ?

A partir de 9/10 ans

KHADIM, LE PETIT LORD

Gwladys Constant

Éditions Oskar (2018)

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Khadim découvre avec émerveillement les joies de l’hiver. En effet, il est arrivé depuis peu du Sénégal avec sa mère, Koumba. Leur vie n’est pas facile, ils vivent dans un centre d’accueil qui n’ouvre que pour la nuit, de 19h à 7h du matin. Ensuite, Khadim va à l’école Jacques Prévert, Prévert dont il aime tant la sonorité des poèmes, même s’il ne comprend pas tout. Et pour les aider dans toutes leurs démarches, il y a une travailleuse sociale, Edwige. Un jour, elle arrive avec une très bonne nouvelle : une place s’est libérée chez la Comtesse !

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Plus encore que l’histoire, même si elle est intéressante, c’est l’écriture qui m’a frappée. Une écriture légère, poétique et élégante, pour parler de sujets graves tels que le racisme, les migrants, les travailleurs pauvres ou encore les préjugés, ces « étiquettes » que l’on colle sur les gens sans les connaître.

Un livre optimiste et joyeux malgré les thèmes abordés. Seule la fin, un peu « abrupte » m’a laissé un goût étrange, un goût de « trop peu » ! J’aurai eu envie de mieux connaître toutes ses personnes (même si je sais qu’elles n’existent pas !!), connaître leur histoire. Je trouve qu’on se pose finalement plus de questions en fermant ce livre qu’en l’ouvrant.

Et puis, tous ces extraits de poèmes m’ont donné envie de relire Prévert !

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Extrait :

« Il est 7 heures. L’heure de quitter la chaleur des vieux radiateurs en fonte, du dortoir accueillant les sans-abri, comme des pensionnaires de la malchance. Sur le lit d’hôpital, Khadim a laissé sa couverture fétiche, la couverture du village, emportée dans la fuite, vestiges de nuits tout autres et tellement plus noires et silencieuses. Les veilleurs ont dit : « Sortez, c’est l’heure », et le bruit des clés, lourdes, fermant les portes, a lesté les pas de tous ceux qui ne savent où aller. »

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De cette autrice, nous vous avions déjà présenté La crocheuse d’enfant et Mamie Gâteau s’emmêle le tricot

Sur Ricochet, la bibliographie de Gwladys Constant et leur avis (je suis tout à fait d’accord avec le « bémol« ) sur ce roman

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Ce petit roman traîne dans ma pal depuis plusieurs mois…

Il participe donc au Challenge Objectif PAL chez Antigone

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Mémoires d’un paysan bas-breton -BD

paysan Paysan paysan

Contes de Bretagne

Mémoires d’un paysan bas-breton ♥
Babonneau – Betbeder – Gonzalbo

Soleil Celtique

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T1 : Le Mendiant (2017)

T2 : Le Soldat (2018)

T3 : Le Persécuté (2019)

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Quimper, 1834. Jean-Marie Déguignet raconte qu’il est né dans une famille misérable. Son père était fermier, mais il perdit sa récolte à cause d’une épidémie de mildiou et le jeune Jean-Marie fut contraint de devenir mendiant. Puis il devint vacher. Mais suite à un accident qui changea sa vision des choses, et parce qu’il était intelligent et apprenait bien, il se sentit vite à l’étroit à la ferme. Il voulut voyager, aller voir le vaste monde, il devint donc soldat (T2). Mais la Bretagne lui manquait et il revint y vivre (T3). Cette bande dessinée est adaptée du livre « Mémoires d’un paysan bas-breton » de Jean-Marie Déguignet, écrivain Breton, qui raconte là sa propre vie.

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Je ne sais pas encore si la bande dessinée est fidèle au livre, car bien qu’il soit en ma possession, je ne l’ai pas encore lu. Mais une chose est sûre, elle m’a beaucoup plu ! Ce personnage est tout à fait sympathique. Anticonformiste, anticlérical, il regarde le monde autour de lui et cherche à améliorer les choses. Il n’est pas toujours tendre avec les Bretons ceci-dit, ils en prennent parfois plein la tête !! C’est une histoire qui raconte la vie quotidienne des « petites gens » au début du XIXème siècle.

J’ai trouvé ça passionnant, et c’est souvent drôle !

Et en plus (même si ça n’a rien à voir !!), j’aime beaucoup les couvertures de ces 3 BD (qui font plus de 90 pages chacune)

Bref, c’est à lire et pis c’est tout !!

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Lire les premières pages du tome 1

Du même scénariste, Stéphane Betbeder, nous vous avons présenter les deux tomes de l’Apache et la cocotte : Tome 1Tome 2

Cette semaine, nous sommes dans la bibliothèque de Noukette

Une bd qui participe également au Challenge contes et légendes de Bidib

légendes

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Dans la toile du passé – Roman jeunesse

toilePeut-on « transmettre » son passé ?

A partir de 11 ans

DANS LA TOILE DU PASSÉ
Anouk Bloch-Henry

Éd. Oskar (2018)

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Ana adore aller chez ses grands-parents, qu’elle a surnommé Jep et Jem. Ana, qui habite en ville, adore leur jardin, un vrai espace de liberté. Avec Jep, son grand-père, elle s’occupe du potager, va à la pêche, l’écoute réciter des poèmes. Avec Jem, sa grand-mère, elle apprend à tricoter et à manger ses crêpes sans se salir les doigts. Jep ne prend jamais rien au sérieux. Pour les réponses sérieuses, mieux vaut demander à Jem.

Un jour, La Mort vint chercher Jep. Elle le rata de peu, mais il dû aller passer quelques temps à l’hôpital. Ana compris ce jour là que ses grands-parents aussi pouvaient mourir et elle fut très triste. Si triste qu’elle n’arrivait plus à manger. Le médecin qui l’examina lui dit qu’elle avait des toiles d’araignées plein le ventre…

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Même si j’aime beaucoup les romans qui parlent de l’Histoire, j’ai toujours une grosse appréhension avant d’en ouvrir un qui parle de la seconde guerre mondialePourtant, celui-ci se lit sans problème ! Même si l’on y parle de la mort, la façon dont le sujet est abordé fait qu’on ne se sent pas oppressé.

Ce roman en fait, parle surtout des secrets de famille. Des « non-dit« , de toutes ces choses non formulées qui finissent bien souvent par dégénérer en conflit. Du mal que peuvent faire ces secrets. Mais il parle aussi de la difficulté que peuvent avoir les gens à exprimer ces souvenirs souvent douloureux pour eux.

Le côté « fantastique » aide à « adoucir » l’histoire.  Je ne sais pas si les enfants comprendront le côté « transmission » des secrets d’une génération à une autre, mais j’ai beaucoup aimé la façon dont c’est raconté.

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L’avis d’Histoire d’en lire

Sur la Seconde Guerre Mondiale, plus « documentaire » : Oradour, un village si tranquille

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