Apollinaire. Portrait d’un poète entre deux rives de Philippe Bonnet

Un ouvrage riche pour un personnage exceptionnel !

Biographie

Apollinaire. Portrait d’un poète entre deux rives
de Philippe Bonnet

Les éditions bleu et jaune,
mai 2018, 18 euros.

 

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Thèmes: poésie, biographie, art.
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Présentation de l’éditeur: «Apollinaire est un Parisien d’adoption dans son acception la plus absolue. Ici tout l’enchante, même s’il dit bouder la tour Eiffel. […] Il aime les bouquinistes qu’il découvre dès son arrivée, les bibliothèques, les églises, les restaurants, les virées entre copains. Il peut marcher d’Auteuil à Montmartre en faisant un crochet par Saint-Germain et terminer son périple à Saint-Lazare avant de sauter dans le train de Chatou où réside sa mère. […] Il chérit le Paris ancien et s’épanouit aussi dans ces quartiers encore neufs qui vont de Montparnasse à Denfert-Rochereau. Pour ce féru d’art et de modernité, Paris est définitivement the place to be

[…] Philippe Bonnet, un incontestable passionné du grand poète, rend hommage à Guillaume Apollinaire, à l’occasion des cent ans de sa disparition, en mettant en lumière l’une des périodes les plus marquantes et les plus prolifiques de sa vie : celle qui le lie à Paris.»

 

Il s’agit d’une biographie complète et très instructive nourrie des espoirs mais également des déconvenues d’un grand homme que j’apprécie beaucoup. Le poète est toujours une personnalité à part, généralement incomprise voire mal-aimée; dont le génie ne parvient à toucher que quelques élus. Mais Guillaume Apollinaire, lui, a réussi à s’entourer d’amis fidèles et s’il a été malheureux en amour, jamais il n’a manqué de soutien de la part de ses proches.

Philippe Bonnet nous livre ici un portrait juste d’Apollinaire: son grand amour pour Paris, ses activités d’homme de lettres moderne. D’ailleurs, on ignore souvent qu’il a été tour à tour à divers moments de sa vie critique d’art, journaliste et même directeur de revue. De plus, l’ouvrage est ponctué d’anecdotes et de citations ce qui le rend plus accessible et attractif.

J’ignorais pas mal de choses à propos de la vie de ce célèbre poète et je suis très heureuse d’avoir pu en apprendre davantage grâce au travail de Philippe Bonnet. J’ajouterai que l’objet-livre est original, sobre et soigné.

 

~Melissande~

 

+ le site de l’éditeur 

+ L’avis de François Cardinali (Le dit des mots)

+ L’avis de la revue culturelle Les soirées de Paris

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Kiki de Montparnasse – Roman graphique

Kiki

Kiki

Kiki de Montparnasse par Man Ray

Kiki de Montparnasse ♥

Catel & Bocquet

Coll. écritures

Casterman (2007)

OooOooO

De cette femme, Alice Prin dite « Kiki« , je ne savais qu’une chose : qu’elle avait été la muse du photographe Man Ray et je connaissais surtout cette célèbre photographie « le violon d’Ingres » (1924) où l’on voit Kiki, de dos, à qui l’on a ajouté les ouïes d’un violon (voir photo, l’original est visible à Beaubourg).

Mais Kiki, célébrée Reine de Montparnasse n’a pas été que modèle, même si elle a inspiré, en plus de Man Ray, de nombreux peintres tels que Amedeo Modigliani, Chaïm Soutine ou encore Foujita. Cette femme a été tour à tour modèle, chanteuse, actrice, danseuse, peintre et amoureuse.

Cette biographie, un pavé de près de 400 pages se lit très facilement. La bd elle-même fait 336 pages, puis il y a une bio chronologique de Kiki et enfin 25 pages de notices biographiques présentant les personnes les plus importantes dans l’histoire de Kiki.

Kiki était une femme libre, qui faisait ce qui lui plaisait (voir la scène avec Fujita, très drôle !) et n’avait pas sa langue dans sa poche. Comme pas mal de femmes aujourd’hui me direz-vous, certes, mais sa vie à elle a démarré en 1901 et c’était sûrement beaucoup moins facile qu’aujourd’hui (en France j’entends) à cette époque là.

Pour écrire cette présentation, je feuilletais la bd pour retrouver certaines infos, et, de fil en aiguille, je l’ai relu ! C’est vous dire si elle m’a plu.

OooOooO

  • 2008 : Prix de public Essentiel à Angoulême pour Kiki de Montparnasse
  • 2007 : Grand prix RTL pour Kiki de Montparnasse
  • 2007 : Prix mille pages pour Kiki de Montparnasse
  • 2007 : Prix du meilleur album des Lyons de la BD pour Kiki de Montparnasse

OooOooO

Un site qui montre de nombreuses photos et peintures représentant Kiki.

Kiki

Alice PRIN alias Kiki 1901-1953

Des mêmes auteurs, nous vous avons déjà présenté le magnifique « Joséphine Baker »

Dans cette belle collection « écritures » j’ai aussi lu « Blankets » et « Habibi » de Craig Thompson, ainsi que le terrible « Soupe froide » de Charles Masson que j’ai lu mais pas présenté. Mo’ du Bar à BD en parle très bien.

Le site de l’illustratrice Catel où vous pourrez voir d’autres illustrations.

Celui de José-Louis Bocquet (pas mis à jour depuis juin 2015 ?)

Chez l’éditeur, Casterman, vous pourrez feuilleter les premières pages.

Kiki

Cette semaine nous sommes reçus par Noukette 

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Joséphine Baker

Joséphine  Joséphine Baker ♥ ♥ ♥

 José-Louis Bocquet & Catel

Casterman (2016)

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J’adore cette couverture !!

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Ce roman graphique raconte, comme son nom l’indique, la vie trépidante de Joséphine Baker. Un pavé de presque 600 pages, ça peut faire peur, mais ça se lit pourtant d’une traite ou presque ! (Oui, il faut bien aller bosser de temps en temps…)

La partie « bande dessinée » fait 460 pages. Elle est suivie d’une chronologie d’une vingtaine de pages (les grands moments, année après année, de la vie de Joséphine). Le tout assez détaillé et accompagné de belles illustrations.

Chronologie elle-même suivie de notices bibliographiques présentant chaque personnage -principal ou secondaire- ayant croisé la vie de Joséphine. On y trouve ainsi le musicien de jazz Sidney Bechet, la chanteuse Mistinguett, le romancier Georges Simenon qui sera un temps son amant, Colette qui aurait présenté Georges à Joséphine, l’architecte suisse Le Corbusier, l’acteur Jean Gabin avec qui elle jouera dans « Zouzou » (1934), le Général de Gaulle, Grace Kelly, Martin Luther King, Brigitte Bardot, Fidel Castro ou encore Jean-Claude Brialy ! Et tant d’autres, je n’ai pas cité tout le monde.

Un joli texte d’un de ses fils, Jean-Claude Bouillon-Baker (où il parle de la tribu Arc-en-ciel) puis deux pages de bibliographie et filmographie clôturent cet ouvrage.

* * * * *

Joséphine* * * * *

Joséphine

Joséphine Baker est une femme que j’admire depuis longtemps. Non seulement parce qu’elle représentait à mes yeux la liberté, une femme qui chantait, dansait, aimait qui elle voulait, voyageait, faisait ce qui lui plaisait, mais également parce qu’elle a réalisé un de mes rêves d’enfant : adopter plein d’enfants différents, la tribu arc-en-ciel. Une femme qui s’est aussi et surtout battue pour l’égalité et la liberté de tous.

Ce roman graphique très plaisant est un bel hommage et un très bon moment de lecture. Les illustrations sont vives et gaies malgré le noir & blanc, on a l’impression de voir les gens danser…

N’hésitez pas, c’est superbe !

 

  • 2017 : Prix Atomium-Cognito de la meilleure BD historique pour « Josephine Baker ».
  • 2016 : Nominations pour Joséphine Baker aux prix Landerneau 2016 et FNAC 2017.

 

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Le blog de l’illustratrice Catel où vous pourrez voir d’autres illustrations.

Celui de José-Louis Bocquet (pas mis à jour depuis juin 2015 ?)

Chez l’éditeur, Casterman, vous pourrez feuilleter les premières pages.

Un autre avis par ici : Suspends ton vol

La bd de la semaineCette fois-ci, c’est chez Stephie

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Louise, l’insoumise – Roman graphique

LouiseLouise

Le venin du scorpion

Chantal Van Den Heuvel & Joël Alessandra (Ill.)

Casterman (2016)

Ξ Ξ Ξ

Louise, c’est Louise Brooks, l’orchidée noire, « Brookie » pour les intimes, vous l’aurez facilement reconnue si vous êtes fan de cinéma muet…

Dans une autre vie, il y a très très longtemps, je travaillais dans un cinéma d’Art et Essai à Paris. J’adorais les vieux films, et, quand je n’en projetais pas, j’allais en voir dans les salles concurrentes. Dans cette autre vie, j’aurai aimé être Louise Brooks. J’adorais son style à la fois innocent et coquin, ses grands yeux sombres bordés de noir et sa coupe de cheveux ! C’était une femme cultivée, insoumise, malheureuse certainement et qui surtout, voulait être libre ! Ce qui lui vaudra d’ailleurs de finir sur une liste noire à Hollywood…

Loulou

Sa carrière n’aura pas duré plus de 10 ans et pourtant, elle a laissé sa marque dans l’histoire du cinéma.

Cette bd débute à la fin de la carrière de Louise Brooks, en 1928, avec son arrivée à Berlin pour le tournage de « Loulou » de Pabst (voir vidéo ci-dessous). Elle raconte le tournage puis, dans un long retour en arrière, on voit comment Louise a vécu, enfant, ce qu’elle a vécu surtout… Peu ou pas d’amour maternel (ni paternel d’ailleurs !), un voisin qui abuse d’elle alors qu’elle n’a pas 10 ans, sa mère qui ne la voit que comme une « création ». Si j’ai aimé retrouver la vie de cette star du muet, j’avoue que, mise à part la couverture, que je trouve très belle, je n’ai pas apprécié le dessin (ni les couleurs d’ailleurs, que j’ai trouvé plutôt tristes et ternes).

Ξ Ξ Ξ

Le hasard faisant bien les choses, un bouquin que j’avais réservé à la médiathèque il y a longtemps est enfin arrivé : Un été avec Louise de Laura Moriarty aux éditions Fleuve Noir (2013).

Il raconte la vie de deux femmes, celle de Louise Brooks (15 ans) et son chaperon Cora, une femme d’une trentaine d’années. Un roman qui parle de la vie de Louise Brooks bien sûr, mais qui aborde également de nombreux autres sujets : On y parle du train des orphelins (voir plus de précisions avec une autre bd présentée ici), d’homosexualité, de prohibition… Très chouette !

Ξ Ξ Ξ

Allez donc feuilleter quelques pages sur le site de l’éditeur

Voir ici d’autres avis plus enthousiastes que le mien : Ceux de Un amour de bd et de Noukette

Et pour ceux qui voudraient voir le film (N&B et muet – 1929) c’est par ici : Le résumé sur Wikipédia et la vidéo ci-dessous

 

Cette semaine, c’est chez Stephie La bd de la semaine

 

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