C’est écrit sur ses lèvres ♥ – Roman ado

écritValériane est sourde, et alors ?
Roman ado

C’EST ÉCRIT SUR SES LÈVRES ♥

Brigitte Aubonnet

Le Muscadier (2018)

*****

Valériane a 15 ans 1/2. Elle souffre d’être considérée « comme une petite fille » par sa mère, d’être surprotégée sous prétexte qu’elle est sourde. Pas totalement sourde car elle est appareillée, elle a un implant cochléaire* qui lui permet d’entendre (mais pas tout). Depuis peu, Valériane est amoureuse. De Ludo, un jeune garçon de 16 ans 1/2, sourd aussi, mais non appareillé. Les parents des deux jeunes se sont disputés à la réunion qui a permis à Valériane et Ludo de se rencontrer. Car concernant les implants, il y a les « pour » et les « contre ». Pour pouvoir se rencontrer, se revoir, les deux jeunes gens vont être obligés de ruser et de mentir…

* L’implant cochléaire est un implant électronique qui vise à fournir un certain niveau d’audition pour certaines personnes atteintes d’une surdité profonde ou sévère et pour des personnes souffrant d’acouphènes. Wikipédia

*****

C’est écrit sur ses lèvres parle d’une rencontre amoureuse entre deux ados. Mais il parle aussi et surtout du monde des sourds. De leur façon « d’entendre » les autres, selon s’ils sont appareillés ou non. Chez les sourds aussi il y a des clans. Ceux qui veulent être « entre eux » avec la langue des signes et refusent tout appareillage. Et ceux qui veulent être appareillés pour être le plus proche des 100% (les entendants).

Et cela parle aussi de la façon dont nous (les entendants) réagissons face à des malentendants ou des sourds. On a souvent tendance à parler très fort, voir à crier (alors qu’un sourd profond non appareillé n’entendra rien de toute façon). Ou alors on exagère notre articulation « Est-ce-que-tu-veux-du-café ? » Ce qui leur rend difficile la lecture labiale… Bref, la communication n’est pas facile et demande des efforts des deux côtés.

Ma propre expérience

Je connais (un petit peu) le sujet, pour avoir reçu pendant 15 jours chez moi trois personnes. La mère, entendante, le père sourd mais pas totalement et le fils, sourd profond et appareillé d’un implant. En discutant avec le père, je me suis rendu compte de sa tristesse d’avoir été bien souvent pris par un imbécile parce qu’il ne comprenait pas toujours ce que disait les gens (il n’a été diagnostiqué sourd qu’à l’âge adulte). Il m’a parlé de son travail (comptable, il répondait au téléphone et se trompait parfois dans le nom des clients, ce qui énervait son patron !) où rien n’était adapté à son handicap en fait ! Et le fait de partager le quotidien de deux personnes sourdes m’a montré à quel point on est loin d’imaginer et de comprendre ce qu’ils vivent…

Un gros coup de cœur

pour ce petit roman qui donne un aperçu des difficultés auxquelles sont confrontés les personnes malentendantes/les sourds.

Avec une belle fin très optimisme !

*****

Le site de l’autrice

Éditions Le Muscadier

Sur le même thème, présentés sur ce blog :

A Silent voice (manga), La seule façon de te parler (roman ado), L’orchestre des doigts (manga)

*****

Ce livre participe à l’Objectif Pal chez Antigone

(Reçu en novembre 2018...)

Lire un extrait

Nous suivre et partager :

« La promesse du fleuve » d’Annie Bacon

Un voyage initiatique dans un univers à la fois enchanteur et hostile.

la promesse du fleuve

Roman fantastique pour la jeunesse dès 8 ans
Rentrée Littéraire jeunesse 2019

La promesse du fleuve

d’Annie Bacon

illustration d’Annie Carbo

Editions Castelmore, septembre 2019,
10,90 euros, 288 pages

 

***

Thèmes : voyage, guerre, différence, conte

***

 

Présentation de l’éditeur: 

« Un voyage sur l’eau inoubliable, sous le signe de l’amitié et du courage !

Odilon a un rêve : trouver Terre promise, une île dont lui parlait sa mère autrefois. Une île où lui et sa grande sœur Babette pourraient vivre en paix. Pour échapper à la guerre contre les hommes-oiseaux, ils embarquent tous deux sur le radeau d’un drôle de poète, qui descend le fleuve en quête d’aventure.

Ensemble, ils découvriront des lieux merveilleux et effrayants : la ville aux mots de pouvoir, l’île des bâtards, et une capitale qui ne vit que pour les courses d’escargots géants… et ils rencontreront de nouveaux compagnons, à la recherche d’une terre d’accueil, comme eux.

Mais jusqu’où l’eau les portera-t-elle ? Terre promise existe-t-elle ailleurs que dans le cœur d’Odilon ? »

 

Avec « La promesse du fleuve », Annie Bacon nous offre une histoire d’amitié et de tolérance inoubliable. J’ai pris beaucoup de plaisir à voyager aux côtés de Dammal et d’Odilon, deux personnages semblables dans leur manière d’appréhender l’existence. Les autres protagonistes sont également attachants mais ce sont les deux personnalités qui m’ont le plus marquée.

Chaque chapitre ouvre une porte sur un microcosme fascinant: là où la loi des hommes règne, la liberté se meurt. L’auteur parvient à décrire une société cruelle et destructrice de manière sobre. De ce fait, le roman s’adresse aussi bien aux jeunes qu’aux adultes. Ces derniers se retrouveront d’ailleurs sans peine dans la morale et les messages véhiculés. En effet, nos héros apprendront à leurs dépends que le monde des adultes n’est pas forcément plus sage que celui de la jeunesse…

La promesse du fleuve est bien plus qu’une invitation au voyage, c’est aussi une mise en garde contre la dictature et le totalitarisme. La plume d’Annie Bacon est fluide et très poétique. Les chapitres défilent sans que l’on ne s’en rende compte. Et lorsque la fin de l’aventure se profile, on se prépare à quitter les protagonistes le cœur serré.

Ce roman est un coup de cœur, je n’ai qu’un seul regret : que le voyage n’ait pas duré plus longtemps!

Je vous le recommande chaudement, certains livres changent la manière de percevoir le monde et La promesse du fleuve en fait partie.

 

~Melissande~

 

+ Le site de l’auteur

+ Pour lire un extrait c’est ici

+D’autres œuvres traitant de la différence présentées par Nathalie: ‎La différence invisible et quelques titres d’un challenge

 

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Nous suivre et partager :

Kaléidoscope de Marie Caillet

« Kaléidoscope », un roman envoûtant où la réalité est sublimée!

kaleidoscope

Roman fantastique pour adolescents dès 12 ans

Kaléidoscope

de Marie Caillet

Editions  Castelmore, mai 2019

illustration de couverture: Peggy Nille

288 pages 14, 90 euros

Thèmes: adolescence, différence, amitié, fantastique, don, harcèlement

 

Présentation de l’éditeur:

« Quand la clé des merveilles tient au creux de la main…

Pour Naomi, adolescente timide et réservée, rien ne va plus: elle est obligée de déménager pour suivre sa mère et son copain à Dijon! Au programme: maison délabrée, beau-père insupportable… et nouveau collège.

Comment se refaire des amis quand on n’ose pas parler? La vie perd toutes ses couleurs pour Naomi, jusqu’au jour où sa grand-mère lui offre un kaléidoscope peu ordinaire… Lorsqu’elle regarde à travers, la jeune fille voit des portes s’ouvrir sur des mondes inconnus et fabuleux, qui lui promettent des heures d’évasion. Arbres aux mille secrets, créatures cruelles et merveilleuses, nature changeante aux décors inconnus…

À force de fuir la réalité, Naomi ne risque-t-elle pas de se perdre un peu plus…? »

 

Kaléidoscope est un véritable coup de cœur, je ne connaissais pas du tout la plume de Marie Caillet et je suis enchantée de cette découverte!

Sur base d’un univers fantastique bien construit, l’auteur dénonce avec beaucoup de pudeur le harcèlement scolaire et l’isolement des adolescents qui ne sont pas « populaires ». Mais Naomi est différente de ses camarades à plus d’un titre: elle possède un don merveilleux qui lui  sera révélé par sa grand-mère. Cette jeune fille, renfermée et secrète va découvrir en elle un immense pouvoir de création. De plus, elle ne sera plus la seule à voir le monde autrement puisqu’un autre de ses condisciples, Makoto (qui signifie la paix ou la sérénité en japonais), a déjà « voyagé » lui aussi. À l’image du roman initiatique, une chose sera  octroyée à Naomi, brisée puis réparée.

Avec « Kaléidoscope« , Marie Caillet véhicule un message d’espoir en appuyant sur le fait que chaque personnalité est unique et que l’on a tous un don précieux à cultiver. Ce roman m’a fait rêver. Les visions du kaléidoscope sont comme toutes les portes menant aux mystères d’un autre monde: fascinantes et addictives. J’avoue avoir eu envie d’en savoir un peu plus sur l’origine des pouvoirs du kaléidoscope mais cela n’enlève rien au charme du récit. L’aura de mystère est donc préservée jusqu’à la fin.

Une belle lecture en somme qui offre au lecteur une véritable évasion dans des univers féeriques.

 

Avec « Kaléidoscope », un formidable voyage vous attend!

 

~Melissande~

 

+Pour lire un extrait du premier chapitre c’est ici

+Le premier tome de la saga fantastique de Marie Caillet « L’héritage des Darcer » présenté par Hérisson

+ Le second tome de « L’héritage des Darcer » toujours chroniqué par Hérisson

+ un autre roman qui traite du harcèlement scolaire présenté par Nathalie:  « Je ne te crains plus Alycia! »   ou encore Bleu Espoir de Cathy Cassidy

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Nous suivre et partager :

Banzaï au pays des mangas – Roman ado

banzaï

Un très joli voyage au pays du soleil levant !

Roman à partir de 10 ans

Banzaï au pays des mangas
Véronique Delamarre Bellégo

Oskar éditeur (2018)

*****

Joséphine et Sakura sont entrées au collège. La bonne nouvelle, c’est qu’elles sont dans la même classe. La moins bonne, c’est qu’elles retrouvent aussi Fabio, avec qui l’entente laissait à désirer au CM2… Au début du roman, la rentrée est déjà loin et les deux amies se sont peu à peu habituées à ce collège qu’elles trouvaient si intimidant au départ. Ce jour là, le prof d’anglais, John et le prof documentaliste, Alexandre, discutent au CDI. Ils projettent d’inscrire le collège à un concours de mangas organisé par le gouvernement japonais !

*****

Banzaï au pays des mangas est la suite de « Banzaï Sakura« . Ceci dit, vous pouvez parfaitement le lire sans avoir lu le premier, car c’est une aventure totalement différente. En plus, sous la forme de souvenirs, l’autrice a fait un résumé du tome précédent (un procédé que je trouve très malin !).

J’ai particulièrement aimé

l’écriture de ce roman, sa narration fluide, son humour, le fait qu’il soit parsemé de mots et de culture japonaise… En fait, alors même que ce n’est pas un pays qui m’attire plus que ça (à part les cerisiers en fleurs, les jardins zen et le Mont Fuji- bon ok, l’architecture et les pâtisseries aussi), en terminant ce roman, je rêvais d’aller au Japon !!

Les collégiens de cette histoire nous font vivre une sorte de tourisme culturel et patrimonial, mélangeant passé et présent et c’est très réussi ! Je ne suis pas toujours très à l’aise avec les romans pour les plus jeunes, les trouvant parfois un peu trop « simples ».

Celui-ci peut-être lu par tous sans crainte de s’ennuyer ! Et pourtant, je ne suis pas spécialement fan de mangas (je n’y connais rien et n’arrive pas à lire dans l’autre sens !)

Un très bon moment de lecture ♥

*****

Blog de l’autrice

De Véronique Delamarre Bellégo, nous avons déjà présenté  : Banzaï Sakura, Le secret de grand-oncle Arthur (dernier livre présenté) et SOS Ange gardien

*****

C’est ma 2ème participation au challenge « Un mois au Japon 2019 » chez Lou & Hilde

http://www.lelivroblog.fr/media/00/01/2537231035.jpg

Un roman qui participe également au Challenge Petit Bac chez Enna – catégorie Lecture (mangas)

Ainsi qu’à l’objectif PAL chez Antigone

(Depuis mai 2018…)

Nous suivre et partager :