Ce feu qui me consume #InLove

Charlotte Bousquet - Ce feu qui me consume.Roman pour adolescents
adaptation libre

Ce feu qui me consume

de Charlotte Bousquet

Rageot, 2015
In Love, 176 pages

Rageot lance une nouvelle collection In Love, dans laquelle des auteurs actuels se lancent dans la réécriture très libre et moderne des grands classiques romantiques. Nathalie vous a d’ailleurs présenté le titre inspiré des Hauts de Hurlevent, Le vent te prendra.

Fidèle à mes amours classiques, c’est l’adaptation de la Dame aux Camélias, d’Alexandre Dumas fils que j’ai découvert.

Dans l’Italie actuelle, romantisme oblige, un jeune bourgeois pris dans le carcan imposé par ses parents, a le coup de foudre pour une jeune dresseuse équestre, qui brûle sa vie par les deux bouts, s’épuisant de fêtes en fêtes alors qu’elle est gravement malade. Il va tenter de l’aider à reprendre son souffle, tout en trouvant lui-même son chemin.

Si l’on connaît le roman d’origine, on imagine assez bien le déroulement, pourtant la plume de Charlotte Bousquet nous entraine dans sa vision de l’histoire et l’on oubli Dumas pour se prendre à espérer… L’auteure a d’ailleurs choisi de jouer sur cet espoir puisqu’elle propose une fin alternative. Pourtant si j’aime garder espoir, je n’ai pas trouvé cette façon de procéder très pertinente… mais quel difficile choix pour l’auteur que d’accepter la fin écrite par un autre finalement !

Séduite par ce titre je pense proposer la collection à mes grands collégiens, car s’ils sont souvent encore un peu jeunes pour s’intéresser à ces titres classiques, cela permet une belle entrée dans l’univers de ces histoires. De plus cela donnera sans doute envie à certains d’aller plus loin, vers l’original, même si ce n’est qu’au lycée.

Et vous que pensez-vous des adaptations libres et modernes des romans classiques ?

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Chevaux de foudre d’Aurélie Wellenstein

Roman historique et fantastique
pour adolescents dès 11 ans

Chevaux de foudre
d’Aurélie Wellenstein

Magnard jeunesse, 2015
9782210961265, 12,90€

Surpris par un orage, Alix et son père se retrouvent face à des chevaux de foudre. Ces chevaux, les fulgurs, seul aspect fantastique du roman, lancent des éclairs et tirent leur puissance de l’orage. Alors qu’elle a un lien particulier avec eux, Alix est contrainte de suivre des romains de passage qui capturent ces chevaux pour leur course. Nommée Claudia par le romain qui devient son maître, Alix doit travailler aux écuries. Aidée par Marcus, un cavalier talentueux, Alix va devoir dompter Ira, ce beau fulgur qui l’a accompagné lors de sa capture.

Commence alors une aventure à la fois historique, puisqu’on découvre la Rome Antique, mais aussi fantastique avec ces fulgurs et enfin romantique, car une belle histoire va liée Alix, Marcus et Ira. Une aventure captivante et prenante, assez prévisible cependant.

Alix est une jeune fille courageuse et forte, dans un monde dominé par les hommes, et l’auteur aurait pu pousser plus loin son engagement, car il est finalement difficile de s’attacher à cette héroïne. Le début abrupt de l’histoire ne nous permet pas d’apprendre à la connaître, et le déroulement de l’histoire ne nous donne pas plus d’informations. La narration à la troisième personne renforce cette sensation d’éloignement avec le lecteur, qui ne peut pas s’identifier.

Deux atouts dans ce roman : la présence de ces chevaux, fantastiques bien sûr, mais surtout rebelles et prisonniers, et la découverte de la Rome Antique. En effet bien que l’auteur apporte un côté fantastique à l’histoire, elle s’attache à nous présenter la ville et son fonctionnement. Je n’ai pas les compétences pour assurer que tout est vrai, mais j’ai retrouvé des détails connus.

Chevaux de foudre est un roman facile à lire qui ravira les fans de chevaux mais permettra aussi d’entrer dans le fantastique et l’historique, une belle porte ouverte à de plus grandes découvertes !

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L’île du temps perdu – Silvana Gandolfi

l'île du temps perdu gandolfi***
Roman pour adolescents

L’île du temps perdu

de Silvana Gandolfi

traduit de l’italien
par Faustina Fiore

Editions des Grandes Personnes, 2014
première édition Seuil, 1997
9782361932459, 16,50€

***

Guilia et Arianna, deux jeunes filles inséparables, se perdent dans les galeries d’une mine… Suite à une étrange sensation, elles se réveillent sur une île. Dans ce paysage littoral, des détails les intriguent… un volcan en activité, mais qui ne semble pas dangeureux, un soleil qui ne veut pas se coucher, de nombreux objets hétéroclytes sur la plage, mais surtout une bande d’enfants qui jettent les étrangers dans une faille ! Pourtant cette île va devenir leur maison, ces enfants leur famille, dans une aventure où le temps est différent.

L’île du temps perdu symbolise la folie de la vie des adultes, trop rapide. Ces enfants, sur cette île, vont à la fois s’organiser, mais surtout devoir réfléchir à une façob de sauver leur île, menacée par la folie qui s’empare du monde.  Tout ce qui est perdu sur Terre arrive sur cette île, objet, animaux, perssonnes. Et bien qu’il soit possible de retourner sur terre, encore faut-il le vouloir !

La narration se fait en deux temps, ajoutant un effet d’abime qui déstabilise d’abord le lecteur pour finir par le prendre totalement dans l’histoire. C’est habile et ça introduit une vraie suite à l’lhsitoire.

Silvana Gandolfi est italienne, elle y place donc naturellement son récut, mais la narration ouvre les portes des autres pays, notamment des pays asiatiques où la folie du temps est encore plus visible.

Une belle aventure humaine, avec une touche de philosophie, mais surtout de nombreuses surprises, plus ou moins prévisibles. Ce conte philosophique date de 1997 mais il n’a rien perdu de la puissance de son message.  Un roman touchant et prenant, apprécié aussi par Solène, 14 ans, qui l’a dévoré et a aimé le message.

+ L’avis de Fantasia

+ Challenges YAPetit Bac (lieu)

cadeaumaestro

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Trop parfaite de Gigliola Alvisi

Roman pour adolescents
Semaine italienne

Trop parfaite

de Gigliola Alvisi

traduit de l’italien par Françoise Liffran

La Joie de Lire, 2013
9782889081530, 13,90€

Lucrezia est la fille de deux parents parfaits : sa mère est une ancienne mannequin, toujours très belle et bien organisée, tandis que son père est un séduisant pilote d’avion dans l’armée. Pourtant, une nouvelle ébranle sa vie : sa mère est enceinte et elle va devoir aller passer ses vacances chez ses cousins dans le Sud de l’Italie, bien loin de Milan et de ses amis. Une partie de sa famille qu’elle n’a jamais vue, dans un coin de l’Italie où elle n’est jamais allée. La rencontre va être rude… Mais enrichissante.

C’est cet été que nous raconte Lucrezia. On y découvre donc sa famille, leurs habitudes, et surtout le regard qu’elle porte sur eux. Et leurs différences sont tellement énormes que l’humour n’est jamais loin ! Pourtant des thèmes plus graves semblent aussi apparaître peu à peu entre les lignes…

La narration est bien écrite (traduite), agréable à lire, mais l’insertion de mail dans le récit, écrit en langage SMS font mal aux yeux plus qu’ils donnent un aspect réel à l’histoire. C’est d’jeuns, clairement. Compréhensible aussi, mais si un ou deux SMS ne gênent pas, sur un mail entier, c’est un peu long.

Ce roman est à la fois léger et grave, mêlant été à la plage, secret familial et violence. Un mélange qui fonctionne étrangement bien et qui met en avant une héroïne peu sûre d’elle au milieu de cette famille, qui va grandir tout au long de cet été. Avec elle, nous allons apprendre à découvrir les Pouilles et son dialecte.

+ Challenge YA#3 – Challenge à tous prix –
+ prix Annamaria Castellano 2012
+ l’avis de Alice

Réedition de cet article dans le cadre de la semaine Italienne !
cadeaumaestro

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