TOKYO VICE – Enquête chez les yakuzas

Tokyo

TOKYO VICE

Jake Adelstein
Éditions Marchialy (2016)

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C’est une Lecture Commune avec Blandine, qui m’a offert ce roman et que je remercie pour cette découverte.

En ouvrant ce livre, je pensais lire un roman policier se déroulant au Japon. En fait, l’auteur Jake Adelstein, est journaliste et il est le premier étranger à avoir intégré un célèbre journal japonais, le Yomiuri Shinbun, journal le plus vendu au monde (le lien va vers la version en anglais du journal).

Ce livre est son histoire depuis son arrivée au Japon à l’âge de 19 ans. Devenu journaliste d’investigation, il enquêtera sur de nombreux sujets, jusqu’à se trouver confronté au monde dangereux des yakuzas. C’est donc plus un témoignage qu’un polar, mais c’est vraiment raconté comme un roman policier !

C’est une enquête touffue et totalement dépaysante que nous propose -avec une bonne dose d’autocritique et d’autodérision- Jake Adelstein. J’ai parfois eu du mal avec les noms japonais, du mal à retrouver qui était qui… C’est un roman qu’il faut lire d’une traite ou presque, pour garder le fil. Mais c’est également un livre grâce auquel on découvre les « codes » des japonais, leurs habitudes, leur quotidien, ainsi que les « bas-fonds » de Tokyo… Et ça, ça ne m’a pas fait rêver !!

L’an passé, pour ce mois du Japon, j’avais lu et apprécié beaucoup d’albums, de romans et de documentaires jeunesse essentiellement, voir ici le récapitulatif « Japon est le thème d’avril » . Et tous ces lectures m’avaient donné envie d’aller au Japon.

Cette année, ma participation se limitera probablement à Tokio vice (faute de temps, le mois est presque terminé !) mais j’avoue qu’il m’a bien refroidie côté envie de voyage au pays du Soleil Levant… Mais bon, je pense que si je lis un jour « Gomorra » je n’aurai plus envie d’aller à Naples ! (je ne vais peut-être pas le lire du coup…)

Le roman commence ainsi :

« Vous supprimez cet article, ou c’est vous qu’on supprime. Et peut-être bien votre famille aussi. Mais on s’occupera de vous en premier, pour que vous appreniez quelque chose avant de mourir. » L’homme de main élégamment vêtu parlait très lentement, de la manière dont les gens parlent aux idiots ou aux enfants, ou de la manière dont les Japonais parlent parfois aux étrangers complètement paumés. Ça ressemblait à une offre à sens unique. « Laissez tomber cet article et votre boulot, et on fera comme si rien de tout ça n’était arrivé. Écrivez votre article et il n’y aura pas un seul endroit dans le pays où l’on ne vous traquera pas. Compris ? »

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N’étant pas une grande lectrice de reportages (sauf dans les revues style Géo, Animan ou National Geographic), j’ai découvert avec Tokyo vice les éditions Marchialy.

Ce livre fait partie de la sélection 2017 du Prix du meilleur Polar des lecteurs de Points.

Ci-dessous, une interview de Jake Adelstein sur France Inter lors de la sortie de son livre en France.

Ce challenge « Un mois au Japon » est proposé par Lou de My Lou Book et Hilde du Livroblog.

http://www.lelivroblog.fr/media/01/01/2476196061.jpg

Sous la grande vague – Album

SousSous la Grande Vague

K. Hokusai & H. Kérillis
Léon Art & stories (2014)

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A la suite d’un tsunami, un pêcheur fait naufrage loin du Japon et son fils se retrouve seul. Traumatisé, il a oublié jusqu’à son nom. Il se retrouve à l’orphelinat, et après un rêve qui lui montre le Mont Fuji, il part vers la montagne, dans l’espoir de retrouver son père.

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Au départ, je voulais parler de cet album au mois d’Avril, pour le mois du Japon, mais il a mis un certain temps à arriver de la Médiathèque Départementale… Du coup, ça tombe bien, il ouvrira le Challenge Albums du mois d’août, dont le thème est « Mers et Océans » !

Je connaissais déjà cet éditeur, pour avoir vu passer sur les blogs plusieurs albums de leur collection mini Léon (livres sur l’art et bilingues à partir de 3 ans) ou encore de la collection Art-Fiction dont cet album fait partie et qui s’adresse aux plus grands (à partir de 6 ans). Mais je n’avais jamais eu l’occasion d’en lire un. C’est chose faite.

A partir d’une douzaine d’estampes de Katsushika Hokusai, Hélène Kérillis a construit une histoire. Mais elle a fait plus encore, car elle a écrit son histoire sous la forme de Haikus (petits poèmes japonais en 17 syllabes). C’est tout à la fois étonnant et très réussi ! Cela donne un rythme très particulier à l’histoire.

A la fin, deux double-pages nous présentent les estampes avec quelques renseignements, puis la dernière double-page apporte quelques réponses aux questions que les enfants pourraient se poser (différence entre tableau et estampe / qui est Hokusai / les enfants japonais ont-ils peur des tsunamis…)

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Un album qui participe à démocratiser l’accès à « l’Art », moi je dis bravo !! Et je vais en acheter plusieurs pour la bibli…

sous

Le site d’Hélène Kérillis

De cette auteure, nous vous avons déjà présenté « Un noël en noir et blanc – Sur les traces de Claude Monet » (4ème album présenté)

Et sur Hokusai, « le vieux fou de dessin » de François Place

L’éditeur Léon Art & stories

D’autres avis : celui de Bidib (Ma petite Médiathèque),  ainsi que celui de Blandine (Vivrelivre)

challenge albums 2017

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Père & fils : apprentissage de la paternité #manga

Père & fils est un manga touchant qui nous entraîne sur les routes du Japon, avec Torakichi, herboriste itinérant, et son jeune fils Shiro, dont il ne s’est jamais occupé. Vont-ils réussir à communiquer et à avancer ensemble ?

père & filsManga jeunesse – shonen

Père & fils

de Mi Tagawa

traduit du japonnais par Géraldine Oudin

Ki-Oon, 2016
9782355929526, 7,90€

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Dans un Japon traditionnel, Torakichi est herboriste itinérant. Il passe toute l’année sur les routes, à pied, pour rendre visite à ses clients. Il ne connaît donc pas beaucoup son fils, Shiro. Après le décès de sa mère, Shiro reste chez sa tante, et lui non plus ne connaît guère son père. Un jour pourtant, ils se retrouvent tous les deux, ensemble, sur la route. Torakichi est incollable en herbes médicinales mais il ne connait vraiment rien aux enfants… Alors quand son fils pleure la nuit, il est épuisé et se retrouve vite dépassé. Avec son métier très prenant, il ne fait que traîner son fils derrière lui, sans vraiment s’en occuper…

En suivant Torakichi sur les routes, on fait un beau voyage initiatique, et l’on rencontre de nombreux japonnais. Ces japonnais, avec leurs histoires, vont peu à peu aider Torakichi à devenir père.

Shiro est un enfant calme, qui suit son père aveuglement. Un petit bout d’homme, attachant, qui donne des fleurs à chaque Jizo* qu’il croise sur sa route. Une façon de penser à sa mère, et d’honorer son souvenir. Shiro est adorable, l’auteur le fait même passer pour un petit ange, qui ne dit jamais rien, ne fait jamais de bêtises… Son seul tort est de pleurer la nuit, quand il se réveille, empêchant ainsi son père de dormir; et d’être très curieux. Ce petit garçon, presque trop gentil, rend les difficultés de son père à s’occuper de lui encore plus flagrantes. Torakichi ne connaît vraiment rien aux enfants, et il est véritablement gauche dans sa façon de faire. Il va devoir peu à peu construire la relation père-fils. Mais Torakichi n’est pas si seul que cela. Sa soeur, dont on ne fait qu’entendre parler dans le premier tome, mais aussi et surtout ses clients réguliers et amis vont l’accompagner au fil de ce voyage d’apprentissage.

Ces rencontres, avec des personnalités variées, sont un réel atout dans ce premier tome, tant elles nous permettent de découvrir des histoires parallèles touchantes. Les clients de Torakichi sont bien campés, avec de vraies histoires personnelles, qui permettent peu à peu à notre héros de découvrir son rôle de père. Des personnages hauts en couleur, à l’image de ce père et de son fils, qui font en même temps découvrir l’herboristerie. Au gré des partages, des plantes nous sont présentées, dans des planches type herbier. Ajoutez quelques amours cachés, des événements tragiques, des fleurs et vous obtiendrez une belle histoire familiale, dont on a envie de découvrir la suite.

Les illustrations soignées mettent en avant la complexité des relations père & fils, notamment par des plans qui montrent la distance en Torakichi et Shiro, puis au contraire la tendresse qui existe entre eux. Les personnages sont expressifs, surtout Shiro qui est à croquer ! Mi Tagawa apporte aussi beaucoup de soin à ses arrière-plans, nous offrant des scènes de vies traditionnelles et des paysages qui nous font voyager.

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Sous sa très belle couverture colorée, Père & Fils cache un manga intemporel qui approfondit de façon très touchante les relations familiales. Un premier tome attendrissant, qui laisse présager de belles rencontres par la suite !

La couverture de Père & fils attire facilement mes collégiennes, mais je n’ai pas eu de demande pour le second tome pour le moment. Il faut dire que la philosophie qui se dégage de ce manga parlera sans doute plus aux 3ème et lycéens, qu’à mes gentilles 6ème du club manga. Les nouveautés sont toujours proposées en priorité aux élèves du club manga, il faudra donc attendre un peu pour savoir si mes grands collégiens accrochent…


* Jizo est, pour les Japonais shintoistes,  le protecteur des voyageurs et des enfants. Des petites statues, aussi appelées Jizo, se trouvent donc au bord des routes. Plus d’info sur Le routard.

jizo père & fils

Photo postée par Princesse Moon

+ La jolie bannière de présentation de Père & Fils par l’éditeur Ki-Oon :Résultat de recherche d'images pour "père & fils manga"

+ L’avis de Calypso

+ Participation à la Bd de la semaine, les liens chez Mo aujourd’hui ! Et Challenge Petit Bac 2017.

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Le Kami de la lune – Conte japonais

KamiLe Kami de la lune

Nathalie Dargent & Sandrine Thommen

Picquier Jeunesse (2011)

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Yukiko, la fille de l’aubergiste, est une chipie qui adore faire des bêtises. Oui mais voilà, un jour, elle en fait une plus grosse que les autres et fait fuir le Kami de la lune, qui protégeait l’auberge… Se rendant compte qu’elle est allée trop loin, Yukiko veut réparer sa bêtise. Elle part donc sur les routes, à la recherche du Kami de la lune. Au fil des jours, elle rencontre des gens qui l’aideront plus ou moins dans sa quête et apprend à se comporter de façon plus sociable…

* * * * *

Ce très joli conte m’a beaucoup plu, le personnage de la petite fille est amusant, elle a un caractère bien trempée et elle apprend vite ! Une quête qui la fera grandir…

Du côté des illustrations, il y a beaucoup de couleurs froides, ce que je n’aime pas spécialement en général, mais ici, ça ne m’a pas gênée, j’ai même trouvé ça très beau. Ceci dit, les pages que j’ai préféré sont celles dans des tons beige/rosé, très douces !

A la fin de l’histoire, deux pages proposent de partir à la découverte de quelques mots japonais, mais parlent également des traditions. Dans la mythologie japonaise, le Kami, nous dit-on est une divinité, un esprit surnaturel, qui personnifie une force naturelle (ici, c’est la lune), un lieu, un objet ou encore un animal.

Kami

En bref, un très joli conte ! Une histoire amusante, un personnage avec du caractère et qui évolue au fil de l’histoire et de très belles illustrations.

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Blog de Nathalie Dargent

Blog de Sandrine Thommen

Éditions Picquier Jeunesse

Un album qui participe challenge album et au mois du Japon avec Lou de My Lou Book et Hilde du Livroblog

challenge albums 2017   Pivoine

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