Romans jeunesse sur le thème du Japon

Voici deux petits romans à lire dès 7/9 ans. Le premier, « Les mille oiseaux de Sadako » est un peu plus long et un peu plus difficile surtout à cause de son thème (maladie de la bombe = leucémie).  Le second par contre peut se lire dès 7 ans. Deux sujets très différents, mais les deux sont intéressants !

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Romans

Les mille oiseaux de SadakoEleanor Coerr & Marc Daniau (Ill.) – Milan (2011) – 8o p.

Prologue : Cette histoire s’inspire de la vie d’une petite fille qui vécut au Japon de 1943 à 1955. Elle habitait Hiroshima quand l’aviation américaine largua une bombe atomique sur la ville. Elle est morte dix ans plus tard à cause des radiations émises par la bombe. Grâce à son courage, Sadako est devenue une héroïne dans le cœur des enfants japonais.

L’histoire vraie, triste et touchante d’une petite fille pleine de vie qui va mourir lentement d’une horrible maladie causée par une guerre dont elle n’est, bien évidemment, aucunement responsable… Difficile de rester insensible devant cette histoire, moi j’ai pleuré comme une madeleine !!

Au delà de la terrible histoire de cette petite fille, on apprend à connaître un peu les coutumes et la culture du Japon, comme la fameuse légende des mille grues.Un roman qui m’a vraiment touché et dont j’ai un peu de mal à parler (d’autant plus que je suis allée voir pas mal de sites sur le sujet et que c’est vraiment horrible…)

Légende des 1000 grues

L’avis de Liyah

Site de Marc Daniau

Un article intéressant qui parle du mémorial de la paix et de la statue de Sadako à Hiroshima. Un autre qui montre les réactions de l’époque dans les journaux.

A l’heure où les États-Unis ont un nouveau « chef de guerre » qui balance des missiles et des bombes entre la poire et le fromage (ou plutôt entre le fromage et le gâteau au chocolat !!), il peut être judicieux de se rappeler que la guerre est rarement une bonne solution et que les dommages collatéraux atteignent souvent des innocents… Mais ce n’est que mon avis !

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Romans

Konnitchiwa, Martin ! d’Antoine Dole / Salut, Hikaru ! de Gilles Abier – Les éditions du Rouergue (2015) – 45 pages

Un petit mot tout d’abord pour vous présenter cette collection « Boomerang » lancée par les éditions du Rouergue en 2012. Ce sont des livres que l’on peut lire en commençant soit d’un côté, soit de l’autre. Il y a donc deux histoires qui se « répondent » sur un même sujet.

Pour celui-ci, j’ai commencé par « Konnichiwa, Martin ! » : La maîtresse de Martin a décidé que cette année, tout le monde aurait un correspondant étranger. Le jour où les lettres arrivent, tout le monde est content de lire sa lettre car les correspondants ont écrit en français. Tout le monde sauf Martin qui est tombée sur la lettre qui vient du Japon et elle est écrite en hiraganas…

Si on prend le livre de l’autre côté, « Salut, Hikaru ! » on voit l’histoire racontée par Hikaru, une petite fille japonaise qui a souhaité écrire à un français à cause de sa grand-mère qui a visité la France et adore ce pays. Mais que dire à quelqu’un qui habite si loin ? Qui a une vie si différente ?

Un échange de lettres qui se transforme en ouverture à l’autre, en curiosité pour sa vie, pour sa culture… Une amitié naissante ?

Au départ j’étais un peu intriguée par cette drôle d’idée (coller deux histoires tête-bêche !). Mais cette façon de faire se répondre les deux histoires est très réussie et c’est vraiment agréable à lire… Mon seul regret est que ce soit si court, je serais bien restée un peu plus longtemps en compagnie de Martin et d’Hikaru…

Site d’Antoine Dole

Site de Gilles Abier

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Challenge Mois du Japon organisé par Lou de My Lou Book et Hilde du Livroblog

Romans

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Quelques minutes après minuit #Cinéma Critique

Critique et Avis sur Quelques minutes après minuit, film adapté d’un roman de Patrick Ness

quelques minutes après minuitQuelques minutes après minuit

4 janvier 2017
Durée : 1h48
De Juan Antonio Bayona
Avec Lewis MacDougall, Sigourney Weaver, Felicity Jones

Synopsis :

Conor a de plus en plus de difficultés à faire face à la maladie de sa mère, à l’intimidation de ses camarades et à la fermeté de sa grand-mère. Chaque nuit, pour fuir son quotidien, il s’échappe dans un monde imaginaire, peuplé de créatures extraordinaires. Mais c’est pourtant là qu’il va apprendre le courage, la valeur du chagrin et surtout affronter la vérité…

L’avis de Lilou

Ce film est adapté du livre éponyme de Patrick Ness. J’avais adoré ce livre lors de sa sortie et appréhendais beaucoup le film. Mais j’ai vraiment été agréablement surprise par cette adaptation. La participation de Patrick Ness à l’écriture du scénario a sûrement permis de conserver l’âme du livre, et son objectif d’accompagner les enfants dans la compréhension des émotions survenant lors de la maladie ou la perte d’un proche.
L’acteur qui interprète Conor, Lewis MacDougall, a donné une prestation fantastique. On s’attache tout de suite et on voit toutes les émotions se dessiner sur son visage même si elles ne sont pas clairement exprimées : prévoyez les mouchoirs !
Tous les personnages sont bien travaillés, chacun avec sa psychologie et sa façon de faire face à la vie. Les adultes délaissent Conor en ne parlant pas avec lui de ce qui se passe, voir en lui mentant ouvertement, et en le laissant se refermer sur lui-même. Mais ils ne deviennent pas pour autant antipathiques, ils sont simplement eux aussi bouleversés par la situation.

Le géant, un arbre ancestral, va permettre à Conor de comprendre les réactions de ceux qui l’entourent, mais aussi les siennes et aussi de comment les exprimer. J’ai beaucoup aimé l’utilisation d’illustration pour ces passages liés au monde imaginaire de Connor. Ces illustrations réalisées par Jim Kay, illustrateur également du livre, donnent un côté encore plus onirique à ces récits.

C’est un magnifique film que je recommande aussi bien aux adultes qu’aux adolescents !

L’avis d’Olivia

Pour échapper à la maladie de sa mère et à sa solitude à l’école, Connor rencontre, quelques minutes après minuit, un « monstre ». Il lui propose de lui raconter des histoires afin de le divertir et en échange, le petit garçon devra lui raconter à son tour une histoire, son histoire. Les récits de ce « monstre » sont magnifiquement retranscrits à l’écran, avec des dessins et des transitions à l’aquarelle. Les personnages n’ont pas de visages ce qui permet au spectateur de projeter son imaginaire et de s’approprier les histoires. Bien que très simples, les morales qui s’en détachent sont magnifiques et profondes. Elles font réfléchir aussi bien petits et grands et ont un impact émotionnel très fort sur le spectateur. La limite entre le réel et l’imaginaire est très ténue, tout comme celle entre le bien et le mal.

L’acteur jouant Connor est excellent, on s’y attache tout de suite et on ressent et comprend les émotions qui transparaissent sur son visage même si lui n’arrive pas à les exprimer. Certaines scènes sont tournées à vif, c’est donc la réaction authentique de l’enfant qui transparaît à l’écran.

Connor réagit comme un adulte et sa mère comme un enfant, ne lui disant pas la vérité, elle lui fait encore plus de mal. Le film s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes avec des buts différents. Les enfants ressentent déjà toutes les émotions du film, mais ce sont les parents qui n’osent pas parler des sujets de la maladie, préférant tenir les enfants à l’écart de la vérité pour ne pas les attrister, mais c’est l’effet inverse qui se passe. Les adultes apprendront à parler aux enfants et ces derniers comprendront les émotions de la perte, le tout dans une grande douceur.

Un film à voir absolument (avec un paquet de mouchoirs) 

***

+ le roman de Patrick Ness, Quelques minutes après minuit, est édité chez Gallimard jeunesse. Nathalie vous en a parlé en janvier dernier, un coup de coeur pour elle aussi. Si vous la trouvez, préférez la première version, avec les illustrations, plutôt que la version poche ou l’édition du film !

+ Jim Kay, l’illustrateur, ça vous dit quelque chose ? Normal c’est aussi lui qui a réalisé les illustrations des nouvelles versions en album d’Harry Potter (toujours chez Gallimard!)

+ Retrouvez le film sur Facebook

 

 

Avez-vous lu ce roman ? Comptez-vous aller voir le film ? 

 

La bande annonce :

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

La mémoire aux oiseaux – Album

La mémoire aux oiseaux

Ingrid Chabbert & Soufie

Éditions Des ronds dans l’O (2012)

Ο Ο Ο Ο Ο 

Un jeune enfant nous parle de sa grand-mère. Il l’aime très fort. Elle fait parfois des choses étranges comme mettre ses tartines dans l’armoire et les mots lui échappent parfois. L’enfant sait qu’elle ne fait pas exprès, qu’elle est malade. Parfois elle oublie même son nom et ça le rend triste. L’enfant a compris qu’il ne pourrait pas rendre la mémoire a sa grand-mère, mais qu’avec beaucoup d’amour et de calins, il pouvait lui rendre son sourire.

Ο Ο Ο Ο Ο 

Une histoire pleine de tendresse et très émouvante ! Un enfant qui comprend que sa grand-mère n’est plus une adulte comme les autres, qu’il faut veiller sur elle et surtout, surtout, lui donner beaucoup d’amour ! Les illustrations accompagnent à merveille cette très jolie histoire. Ils sont également plein de douceur. Les livres sur la maladie d’Alzheimer accessibles aux plus jeunes ne sont sans doute pas nombreux. Celui-ci, à mon avis, remplit parfaitement son rôle pédagogique.

Mémoire

Ο Ο Ο Ο Ο 

D’Ingrid Chabbert, nous vous avons présenté : Mon pépéTout le monde sait faire du vélo

Son site

De Soufie, nous vous avons déjà présenté : Mon papa est comme-ci

Son blog ici : la tanière de Soufie

Le site de l’éditeur

Cet album faisait partie de la sélection des Incorruptibles 2013/2014 (niveau CP)

D’autres avis par ici : Les livres de Dorot’ / Lecture Jeunesse 83 / Vivrelivre / Les lectures de Liyah

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La fille qui ne croyait pas aux miracles

filleLa fille qui ne croyait pas aux miracles

Wendy Wunder

Collection Black Moon

Hachette Romans (2012)

* * *

Cam, 17 ans, a un cancer qui la tue à petit feu. Alors que les traitements ne peuvent plus rien pour elle, sa mère, Alicia, et sa sœur Penny entendent parler d’une ville miracle. Même si Cam n’a plus d’espoir, elles s’acharnent et l’entraînent dans un périple jusqu’à cette ville presque introuvable, Promise.
Dans cette ville elles vont faire de nombreuses rencontres, notamment Asher, un jeune homme qui leur ouvre la porte d’une maison familiale en rénovation. A Promise, elles assisteront à des phénomènes étranges… au point de croire aux miracles ?

* * *

Ce récit est à la fois pétillant et triste. Cette jeune fille condamnée, sa famille, ces miracles tout autour… Et puis ce personnage, Asher, tellement mystérieux (presque même un peu trop…), qui relève l’histoire quand elle commence à s’épuiser…. Le temps de ce récit, le lecteur vit lui aussi à Promise, recontrant ces habitants surprenants, touchants… L’atmosphère de La fille qui ne croyait pas aux miracles est particulière, on ne sait jamais vraiment s’il faut être triste ou non.
Cam, avec sa meilleure amie, a écrit une liste des choses à faire avant de mourir. Un classique, qui n’est ici utilisé que pour apporter quelques miracles supplémentaires, tout en se moquant légèrement de cette « tradition » vue et revue.

* * *

La fille qui ne croyait pas aux miracles est un beau récit, touchant, malheureusement un peu long par moment, notamment au début.
Bonus : Soyez attentif et vous croiserez une licorne au cœur de ce récit :)

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