La petite marchande d’allumettes – Livre CD

petiteLa petite marchande d’allumettes

Texte et musique de Robert Cornman
D’après le conte de Hans Christian Andersen
Illustré par Léa Weber
Raconté par Danielle Darrieux
Le chant du monde (2006– réédition, la version d’origine date de 1951)

oOoOo

Qui ne connait pas ce triste conte de Noël ? J’adorais cette histoire quand j’étais petite, mais je ne sais vraiment pas pourquoi tant elle est triste !!

Une petite fille pauvre essaie de vendre des allumettes. C’est le dernier jour de l’année, la neige est tombée, il fait très froid et les gens se dépêchent de rentrer chez eux sans faire attention à la petite marchande d’allumettes…

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Bon, autant le dire tout de suite, cette version ne m’a pas du tout convaincue. La musique est jolie, la voix de Danielle Darrieux (qui vient de nous quitter) aussi, mais…

L’histoire et la musique se mêlent, la musique « illustrant » le propos, mais les morceaux de musique sont très longs et on en perd un peu le fil de l’histoire… En plus, je crois que j’ai été franchement déçue de ne pas retrouver le conte de mon enfance, celui que je connaissais !

Je trouvais aussi la façon de raconter et les chansons un peu vieillottes… En regardant mieux, je me suis aperçue que 2006 était une date de réédition, à l’origine cette version date de 1951… Tout s’explique !

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Quand j’étais petite, il y avait cette version là (qui date de 1969) à la maison : https://pictures.abebooks.com/LELIVRE/19380126207.jpg

Sur Wikisource, vous trouverez le conte d’origine.

Colorado train – Roman ados/Jeunes adultes

ColoradoCOLORADO TRAIN ♥

Thibault Vermot
Sarbacane
***

États-Unis, état du Colorado. Durango, 1949. La seconde guerre mondiale s’est achevée il y a peu. Une bande de copains, Michael (toujours suivi par son petit frère Calvin), Donnie, Suzy, Durham et Georges, chacun avec ses problèmes, part à la recherche d’un jeune de leur âge qui a mystérieusement disparu…

Dans les parages, quelqu’un, quelque chose (?) rôde. Et cette « chose » a FAIM !!! Est-ce le Wendigo* ?

*****

A l’heure où j’écris ce résumé de l’histoire, je suis à peine à la moitié du livre… Et donc, toujours en plein suspense !!

En faisant le résumé maintenant, je ne risque donc pas de vendre la mèche, puisque je ne connais toujours pas le fin (FAIM ???) mot de l’histoire…

*****

Il y a une alternance de voix dans les chapitres. Dans les chapitres en italique, c’est la « chose » qui s’exprime… Et c’est franchement flippant !! Tout ce que je peux vous dire, c’est que j’étais fatiguée hier soir, mais que je n’ai pas pu m’endormir avant de l’avoir terminé.

Certains passages sont violents, d’autres fichent vraiment la frousse et d’autres sont… Âmes sensibles s’abstenir !! Voilà bien longtemps que je n’avais pas eu peur comme ça (depuis ma dernière lecture d’un S. King ou D. R. Koontz je pense)

Une vraie réussite ! Et je trouve la couverture magnifique.

(Noté à partir de 13 ans sur le site de l’éditeur – Je dirais pas avant 14/15 ans…)

*****

Dès le début de ce roman, j’ai « revu » un film. Il y a en effet plusieurs ressemblances avec « Stand by me » (Rob Reiner – 1986 – d’après un roman de Stephen King). Il y a la bande de gamins et leur cabane, la voie ferrée, l’Amérique des années 50 et cette enquête, la recherche d’un gamin de leur âge qui a disparu… (Un film à voir si vous ne connaissez pas !)

La vidéo est en anglais, mais je ne résiste pas, j’adore la chanson !

*****

Colorado train est le premier roman de Thibault Vermot (vivement le suivant)

Pour ce roman, il a reçu la Mention spéciale du jury du PRIX VENDREDI 2017 (Prix national du roman jeunesse)

Éditions Sarbacane

*Wendigo : Le wendigo est une créature surnaturelle, maléfique et anthropophage, issue de la mythologie des Amérindiens algonquiens du Canada, qui s’est étendue dans tout le folklore d’Amérique du Nord. Wikipédia

challenge rentrée littéraire 2017

C’est ma 7ème participation au Challenge lire 1% de la rentrée littéraire !

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Le jour d’avant de Sorj Chalandon ♥ Rentrée Littéraire 2017

Le jour d’avant est un témoignage historique intéressant, un récit de vie touchant avec en plus une intrigue prenante et surprenante. Un très beau roman de cette rentrée littéraire 2017.

le jour d'avantRoman adulte – Rentrée Littéraire 2017
Accessible en fin de collège – lycée

Le jour d’avant

de Sorj Chalandon

Grasset, 2017
9782246813804, 20,90€
epub 14,99€

Le jour d’avant est un roman couteau-suisse, capable de nous surprendre avec un fond historique et humain, couplés à une intrigue bien menée. Sorj Chalandon, auteur déjà apprécié de Profession du père ou Le Quatrième mur, signe en cette rentrée littéraire 2017 un nouveau roman coup de coeur.

Michel, narrateur, nous raconte sa vie. Son enfance dans le Nord de la France, rythmée par la mine. Son frère Jojo. La catastrophe du 27 décembre 1974 au puit de mine 3bis de Liévin. A travers trois temporalités principales, Sorj Chalandon nous fait suivre le parcours de ce gamin traumatisé. L’enfance de Michel, sa vie avec sa femme, Cécile, mourante, et la conclusion de son histoire, de nos jours. La catastrophe, la fin des liens qui le retiennent encore, et la vengeance. On reconstruit peu à peu son histoire, avec des informations, des bribes seulement parfois, et les aller-retours dans son passé, dans ses souvenirs.

De jolis mots pour des moments durs, mais une poésie de l’instant toujours appréciable.

« Elle est tombée amoureuse de mes blessures, et moi de son intelligence »

Sorj Chalandon prend son temps pour nous raconter son histoire. Le temps de s’attacher à Michel, à son histoire, aux mineurs. Le temps d’oublier le titre et de se laisser porter. Une plongée dans l’âme du Nord et des mineurs de Liévin, mais surtout dans l’histoire d’un homme, d’une vie. Avec des émotions simples, celle des familles des victimes notamment, il nous fait vivre la terreur d’une époque, d’un métier. Les détails sont saisissants, effrayants aussi. Les premiers chapitres, qui semblent assez documentaires, permettent finalement ensuite de mieux comprendre les protagonistes, tout en entrant beaucoup plus dans l’histoire personnelle. Un début qui m’a d’abord laissé de marbre. Je me demandai où voulait en venir l’auteur, avec ses allers-retours, ses bons sentiments. Et puis l’intrigue avance, et les pages se tournent toutes seules…

Coup de coeur de cette rentrée littéraire, Le jour d’avant de Sorj Chalandon est un magnifique récit à l’intrigue très maîtrisée. En utilisant la première personne, si courante en littérature jeunesse, l’auteur permet une identification plus profonde du lecteur au personnage de Michel. A suivre son histoire, à le regarder grandir avec ses blessures, on en vient à le comprendre, à le plaindre, et à excuser son geste. Bluffant.

+ Une lecture dans le cadre du Challenge 1% Rentrée Littéraire 2017 
challenge rentrée littéraire 2017

 

 

 

 

 

+ Les avis de Sylire et Leiloona

+ La présentation du livre :

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

La maison des reflets : faire son deuil en 2022

Mmaison des refletson article sur La maison des reflets est un article un petit peu différent, qui va plus en profondeur dans l’analyse du roman (avec un nombre de mots limités), moins dans l’avis. Ce travail a été réalisé dans le cadre du MOOC Il était une fois la littérature jeunesse. J’ai simplement coupé la partie Résumé et quelques détails, afin de vous laisser du suspense.

Roman pour adolescents
Science-fiction

La Maison des reflets

de Camille BRISSOT

Syros, 2017,
346 p.

Résumé de l’intrigue

En 2022, les maisons de départ permettent de continuer à faire vivre les morts. La technologie, à travers des reflets en quatre dimension, reproduit le physique, mais aussi le caractère des morts. Les familles qui le souhaitent peuvent alors continuer de parler à leur proche, à l’intérieur de ces maisons de départ. Tout y est conçu pour permettre une interaction agréable et la plus réelle possible. Au manoir Edelweiss, la plus célèbre maison de départ, vit Daniel. Petit fils du créateur, fils du gérant actuel, il ne connait du monde que ce qu’il y rencontre. Ecole à domicile, meilleurs amis qui ne sont que des reflets, il vit dans une sorte de parenthèse. Pourtant un jour, il sort, et découvre, dans une fête foraine, Violette. Lumineuse, cette jeune fille le marque, et il va commencer à correspondre avec elle, par courrier. […]

Analyse du roman La maison des reflets

Ce roman français présente des caractéristiques spécifiques du roman adressé à la jeunesse, notamment dans ses choix d’écriture. Camille Brissot propose une narration avec un adolescent, qui parle à la première personne. Ce JE s’adresse discrètement aux lecteurs, dans des questions rhétoriques, qui amènent le jeune lecteur à s’attacher à lui, et à s’identifier.  Sans proposer de réelle polyphonie, ce roman propose tout de même une alternance de narrateurs grâce aux lettres reçues.

Le prologue, qui nous permet de connaître et comprendre Esther et Violette, personnages secondaires, amène un suspense, dans une perspective de séduction du lecteur.

Sans aborder de thème réellement tabou, Camille Brissot place tout de même la mort au centre de son récit. Les morts entourent notre héros, mais c’est surtout la place du deuil qui va peu à peu permettre aux jeunes lecteurs d’appréhender la mort : celle des parents, des grands-parents, et même d’enfants et d’adolescents. L’histoire d’amour de Daniel, notre jeune héros, ainsi que l’usage de la science-fiction permettent de contrebalancer la noirceur des thèmes, protégeant ainsi le lecteur.

Sans suivre totalement la structure d’un roman de formation, on assiste ici à une métamorphose progressive du héros, qui passe de la naïveté de l’enfant à l’ouverture d’esprit de l’adolescence. Grâce à une première sortie, brève, de son monde, il subit ensuite une réclusion partielle de sa famille, qui lui permet de s’ouvrir aux autres. Il est finalement réintégré dans sa maison, avec des droits nouveaux.

Avis personnel

La maison des reflets nous permet de découvrir un univers fictionnel où les morts sont comme des fantômes qui restent avec nous. Ce roman permet une bonne identification au narrateur, grâce aux épreuves qu’il traverse. Le suspense est maintenu au fil du récit, et sans être très surprenant ce roman répond bien aux attentes du lecteur : notre héros évolue et le lecteur découvre ainsi les réponses à ses questions. La place du deuil m’a particulièrement intéressée, d’autant plus qu’elle est mise en valeur par les regards très différents des personnages secondaires. De plus, l’histoire d’amour n’est pas niaise et apporte un vrai plus à ce récit. Enfin un thème secondaire a retenu mon attention : les relations père-fils. Le père est en effet très absent dans ce récit, sauf quand il s’agit d’interagir avec une journaliste avec laquelle il tisse des liens intimes. Le regard du héros sur cette relation permet de mettre en perspective ses rapports avec son père.

Un roman qui manque un peu de science-fiction, mais qui traite avec originalité de la mort et du deuil.


+ Le MOOC il était une fois la littérature jeunesse (inscription close)VentPrendra

+ de Camille Brissot, nous vous avons déjà présenté :
Le vent te prendra – Collection In Love

+ Le blog de Camille Brissot

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