Memorex de Cindy Van Wilder

Véritable pépite, Memorex est un  vrai coup de cœur!

 

Roman fantastique pour adolescents dès 13 ans

Memorex

de Cindy Van Wilder

Editions Gulf Sream, mai 2016
17 euros. Existe en ePub

 

Thèmes: liens du sang, attentat, deuil, renaissance.

 

 

Présentation de l’éditeur: « 2022. Cela fait un an que la vie de Réha a basculé. Un an que sa mère est morte dans un attentat contre sa fondation, Breathe, qui promeut un art contemporain et engagé. Un an que son père, un scientifique de génie, ne quitte plus Star Island, l’île familiale. Un an qu’Aïki, son frère jumeau, son complice de toujours, s’est muré dans une indifférence qui la fait souffrir. Le jour de ce sinistre anniversaire, la famille est réunie sur l’île: c’est le moment de lever les mystères, les tabous, les rancœurs que Réha ressasse depuis un an. Au cœur de l’énigme: Memorex, la multinationale pharmaceutique de son père, ainsi que ses expérimentations sur la mémoire. Des expérimentations qui attisent les convoitises de personnages puissants et sans scrupules, prêts à tout pour accomplir leurs rêves les plus fous. »

 

Depuis «Les Outrepasseurs», le talent de Cindy Van Wilder n’est plus à démontrer. C’est avec joie que j’ai découvert «Memorex». L’intrigue se situe bien loin de l’univers de sa première saga mais on retrouve la plume poétique et le style un peu mélancolique de l’auteur. Préparez-vous à une histoire atypique où les mensonges et les trahisons jalonnent un récit empli de suspense. Vous ne reprendrez votre souffle qu’à la toute fin…

 

Avec Memorex, le bien et le mal n’existent plus. La frontière entre l’humain et l’inhumain s’amenuise jusqu’à permettre un acte contre nature. Seul compte le désir de vaincre enfin une vieille ennemie. Je n’en dirai pas plus au risque de vous dévoiler l’élément clé de l’intrigue, ce qui serait vraiment dommage car c’est ce qui fait en partie la force de ce roman. Les personnages sont tous attachants à leur manière et même si certains doivent se reprocher certains actes irréversibles, leurs motivations sont bien humaines. A travers cette œuvre, Cindy Van Wilder peint les faiblesses humaines avec une grande acuité et nous démontre qu’en définitive non, nous ne sommes pas tous égaux devant la mort. Une fois de plus, l’auteur a réussi à me charmer grâce à un univers fantastique original.

 

A un certain moment de l’histoire, nous suivons les pensées d’Aïki. C’est le personnage qui m’a le plus bouleversée. Il est au centre de l’intrigue et apporte au récit son lot de révélations. Dans «Memorex», nous retrouvons le thème de la dualité si cher à l’auteur. Cindy Van Wilder parvient avec habileté à décrire une palette d’émotions avec des mots qui sonnent justes. J’ai passé un très bon moment de lecture et je vous conseille vivement ce roman.

 

~Melissande~

 

+ Biographie de Cindy Van Wilder

+ d’autres avis de lecteurs sur le blog de l’auteur

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Nora – Bande dessinée jeunesse

nora

nora

Léa Mazé

Éd. de la Gouttière (2015)

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Les parents de Nora sont en plein déménagement. Ils emmènent donc la petite fille chez son oncle qui habite dans une ferme. D’abord fâchée (et boudeuse !) Nora découvre la liberté qu’ apporte des vacances à la campagne. Elle trouve une cachette dans un vieux chêne et passe son temps à grimper dans l’arbre pour observer une petite grand-mère qui passe ses journées seule, assise sur un banc. Elle se pose des tas de questions qu’elle pose à son oncle, qui est parfois un peu embêté…

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J’ai beaucoup aimé cette petite fille qui se pose beaucoup de questions, sur la solitude, la vie, la naissance (elle voit une chatte mettre ses petits au monde), la mort et aussi l’amour (la moure !!). Comme la plupart des enfants, elle pose ses questions et obtient des réponses plus ou moins claires, qu’elle comprend plus ou moins bien… Ce qui donne de jolis passages oniriques !

Un autre personnage qui m’a bien plu, c’est la maman chatte !! Elle a de ses expressions par moments, c’est très drôle !

Une très jolie bd, pleine de tendresse.

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Le blog de Léa Mazé

Sur le site de l’éditeur, vous pourrez voir la liste de tous les prix reçus par cette bd ainsi que les coulisses de la création d’une bande dessinée.

De cette maison d’édition, Sophie vous a déjà présenté : Anuki T1, Anuki T2, Anuki T3, Anuki T4 et Myrmidon, Myrmidon dans l’espace, La petite famille, Passe-passe, Enola T1 et 2

Les immortalistes – Roman américain

immortalistes

LES IMMORTALISTES

Chloe Benjamin
Éd. Stéphane Marsan (2018)

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New York – 1969. Daniel ayant entendu parler d’une diseuse de bonne aventure qui est capable d’annoncer à chacun la date de sa mort, lui, son frère Simon et leurs deux sœurs Klara et Varya vont la consulter. Ils sortiront de cette visite quelque peu déboussolés…

Après un premier chapitre concernant la famille Gold et donc ses 4 enfants, nous suivrons tour à tour les vies de Simon, Klara, Daniel et enfin Varya.

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Les immortalistes est un roman que j’ai failli abandonner. Au départ, la narration qui mélange les temps, une fois au présent, une fois au passé composé ou encore au passé simple, m’a semblé bizarre (une histoire de traduction ?)… Et puis vers les pages 50/60, il y a un passage assez « cru » qui m’a surprise, je ne m’attendais pas à ça (c’est clairement un roman pour adulte ! ;)).

Mais passé ce moment de surprise, j’ai été embarquée par l’histoire de cette famille et je n’ai plus lâché ce livre de 400 pages, qui, au final, m’a beaucoup plu ! Beaucoup de sujets sont abordés : la croyance (en un dieu, en la magie, en la destinée…), le libre arbitre, les liens familiaux, l’homosexualité à San Francisco dans les années 80 (et donc le Sida) ou encore la peur de la mort…

Et la question qu’on ne peut s’empêcher de se poser, une fois le roman refermé : Si on vous proposait de vous donner la date de votre mort, accepteriez-vous ? Ou plutôt, auriez-vous la force de résister à la tentation ? Car une fois cette date connue, pensez-vous que vous l’oublieriez ? Ou qu’elle vous poursuivrait et guiderait vos faits et gestes jusqu’à ce moment fatidique ?

Un roman intéressant qui se lit sans difficulté (âmes trop prudes s’abstenir) et même avec avidité, mais qui laissera sans doute assez longtemps des traces dans ma mémoire…

immortalistes

Emma – Roman ado / jeune adulte

Emma

EMMA

Tess Corsac
Coll. Rester Vivant
Le Muscadier (2017)
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Emma, n’est pas, comme on pourrait le penser au premier abord, le prénom d’une jeune femme. Non, c’est le nom donné à un terrible virus, virus qui a décimé 80% de la population mondiale…

Les survivants se sont organisés pour survivre, car les gens touchés par le virus, les « Gueules bleues » ne meurent pas tout de suite et sont terriblement dangereux et contagieux…

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Un extrait : « Emma. Emma est une petite sœur sombre, rachitique et tordue, qui grandit en nous. Emma est un tueur invisible qu’on apprend à craindre. Un monstre à éviter, qui pose sur nous ses milliers d’yeux.

Dans toutes les maisons, on trouve le même dépliant plastifié accroché bien en évidence sur un mur ou une porte. Très vieux papier. Il a appartenu à mon arrière-grand-père et a toujours ce même aspect froid et sérieux.

Beaucoup de ces mots m’échappaient quand j’étais plus jeune. Enfant, j’imaginais Emma pareille à une meute de loups microscopiques prêts à venir me dévorer de l’intérieur. L’image me faisait frissonner, mais j’étais à mille lieux de la vérité. »

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Nous suivons une jeune fille, Azur, dans sa nouvelle vie. Elle vient d’avoir 15 ans, elle est maintenant considérée comme une adulte et va devoir se comporter comme telle. A sa suite, nous prenons connaissance du monde qui l’entoure et on ne l’envie pas vraiment…

Un roman que j’ai eu du mal à lâcher une fois commencé, tellement les thèmes abordés sont touchants. Un roman qui pousse à la réflexion, comme toujours chez cet éditeur !

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Éditions Le Muscadier

Le site de l’auteur

De cette maison d’édition, nous vous avons déjà présenté plusieurs titres : Bêtes de pensée et Badalona, Jours de neige (un recueil de nouvelles), 40 jours d’automne, Station sous-paradis, les mains dans la terreVirée nomade, Phobie, Orient extrême, le 9E continent, l’aigle noir et le réveil de Zagapoï