ASSASSIN’S CREED – Roman ado

AssassinsASSASSIN’S CREED
T1 : Last Descendants

Matthew J. Kirby
Bayard (2016)
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Conseillé à partir de 12 ans sur le site de l’éditeur, j’aurai dit 13/14 ans à cause du côté violent…

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Owen est persuadé que son père -mort en prison sans qu’il puisse le revoir- a été victime d’une erreur judiciaire. Et il est prêt à tout pour le prouver. Alors, quand Monroe, l’informaticien du collège lui propose d’utiliser l’animus -une machine qui permet d’explorer les souvenirs de ses ancêtres, il saute sur l’occasion. Et il se retrouve au cœur d’une étrange expérience avec 5 autres ados : Javier, Sean, Natalya, Grace et son frère David, car ils vont se retrouver à New-York en 1863, c’est à dire pendant la guerre de Sécession à la poursuite d’une mystérieuse et puissante relique… Si l’on ajoute que Grace et son frère David sont noirs, on peut imaginer leur réticence à atterrir à cette époque !

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Assassin’s creed, je connaissais le nom et je savais que c’était un jeu vidéo pour avoir vu nos « enfants » (18 et 22 ans à l’époque) y jouer. J’avais même été très agréablement surprise par les graphismes que j’avais trouvé très beaux (à ce sujet, je trouve que la couverture ne leur rend vraiment pas hommage !). Mais c’est tout et je ne serais pas allée de moi-même chercher ce roman pour le lire, si je n’avais dû le lire pour une formation. Et ça aurait été dommage, car j’ai passé un très bon moment !

C’est un roman qui mélange plusieurs genres : il y a un côté SF (la machine qui permet -grâce à l’ADN- d’être plongé dans les souvenirs de ses ancêtres), un côté historique (la plus grande partie de l’histoire se déroule pendant les émeutes de 1863 à New York, les Draft Riots*) et il y a beaucoup d’action ! On ne s’ennuie pas une seule minute en lisant ce roman.

Le style est fluide, c’est très rythmé, il y a beaucoup de dialogues et on s’attache facilement aux personnages des ados…

Assassin’s creed est un livre qui devrait plaire aux amateurs de Cherub, Alex Rider, Percy Jackson ou encore Time Riders

*Par ici, un article qui explique très bien la conscription et les émeutes qu’elle a déclenché.

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Le jeu vidéo est réservé aux adultes (+18) : en effet, c’est un jeu plutôt violent dans lequel vous êtes un assassin… Je ne joue pas aux jeux vidéos, mais j’avais regardé quelques images quand nos enfants (18 et 22 ans à l’époque) y jouaient. Et j’avais été surprise par le graphisme, qui, je dois bien l’avouer, est très beau !

Image associée

Je ne peux malgré tout m’empêcher de me poser la question suivante : Est-ce que l’éditeur du jeu vidéo Ubisoft ne serait pas en train d’appâter de futurs joueurs avec ce roman ?

Les éditions Bayard

Le tome 2 est sorti en octobre 2017.

Petit Elliot dans la grande ville – Album

Elliot

Petit Elliot dans la grande ville

Mike Curato

Les Albums Casterman

Éditions Casterman (2016)

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Petit Elliot est un éléphant. Un petit éléphant qui habite dans une grande ville, ce qui rend parfois sa vie un peu compliquée. Dans sa vie de tous les jours, il doit faire preuve de beaucoup d’astuce pour s’en sortir, mais malgré tout, petit Elliot est heureux. Jusqu’au jour où il veut s’acheter un gâteau. Personne ne le voit et il sort de la boulangerie le cœur lourd… Soudain, il aperçoit quelqu’un d’encore plus petit que lui et qui a un gros problème…

Un album qui est dédicacé « à tous ceux qui se sentent invisibles »

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 Elliot

Une très jolie histoire d’amitié et de solidarité ! Et les illustrations dans un style années 30 sont splendides. Certaines me faisaient penser à un peintre que j’aime beaucoup Edward Hopper (lien vers un site qui propose plusieurs de ses oeuvres) et j’ai lu dans une interview de l’auteur (voir ci-dessous) qu’il s’en était inspiré…

Beaucoup de douceur dans cet album, tant par l’histoire que par les illustrations !

Et puis, franchement, un petit éléphant aussi gourmand, ça ne pouvait que me plaire !!

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Petit Elliot dans la grande ville a obtenu en 2017 le prix des libraires jeunesse du Québec (Catégorie 0-5 ans / Hors Québec)

Sélection 2017 – 2018 du Prix des Incorruptibles – Maternelle

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Elliot

Interview de Mike Curato dans laquelle il explique sa façon de travailler.

Voir d’autres illustrations sur le site de l’éditeur

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challenge albums 2017

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Swing café ou l’histoire de Zazou

SwingSwing café

Conte musical de Carl Norac

Illustrations de Rébecca Dautremer

Raconté par Jeanne Balibar

Didier Jeunesse (2009)

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C’est l’histoire d’Esperanza Carmina Belleza dite Zazou, une jolie cigale brésilienne aux yeux verts… Depuis toujours, Zazou aime chanter. Mais son plus grand rêve, c’est d’aller chanter en Amérique ! Suite à la perte de son ami, Miro le papillon, Zazou se décide et part pour l’Amérique en se cachant dans un chapeau à fleurs… Dans le New-York des années 30, elle va découvrir les origines du jazz…

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Je ne connaissais pas Jeanne Balibar, la narratrice. Quelle jolie voix elle a ! Elle a, de plus, une façon de raconter, accélérant, freinant, rendant l’histoire très vivante.

L’histoire est très chouette, poétique et les extraits musicaux dans leurs enregistrements d’origine (donc avec les craquements, j’adore !) sont superbes : Ella Fitzgerald, Cab Calloway, Duke Ellington, Fats Waller… pour n’en citer qu’une partie. Quand aux illustrations de Rebecca Dautremer, elles sont adorables, pleine d’humour, de douceur et d’émotion.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce conte musical et je vous le recommande chaudement ! Si vous souhaitez initier vos enfants au jazz ou tout simplement leur faire écouter une belle histoire, n’hésitez pas !! Un coup de cœur pour moi.

Un très bel album pour faire découvrir le swing, le jazz des années 30/40, pour les enfants (mais aussi pour les grands !) à partir de 8 ans.

Au fil de l’histoire, ce sont des extraits musicaux qui sont proposés, mais à la fin du CD la plupart des morceaux (7/12) sont repris en version intégrale, et à chaque page, on vous indique l’extrait musical en cours, pratique quand on n’y connait rien…

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Le site de Carl Norac

Celui de Rebecca Dautremer

Éditions Didier Jeunesse

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Un homme de joie – BD Diptyque

T.1 : La ville monstreUnHommeDeJoieT1

David François (ill.) & Régis Hautière

Casterman (2015)

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New-York, 1932. Fraîchement arrivé d’Ukraine où règne la famine grâce au camarade Staline, Sacha débarque chez son cousin Pavlo. Mais celui-ci vit dans un tout petit appartement avec sa femme et ses 4 enfants et ne peut l’accueillir au-delà de la première nuit. Il l’aide cependant à trouver un logement -provisoire et spartiate- mais pas cher.

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Pas très attirée au premier abord par les illustrations que je trouvais sombres et avec beaucoup de gros plans, j’ai en fait très vite plongé dans cette histoire. Et après l’avoir lue une première fois, j’ai parcouru au moins deux fois cette bd avant de la lâcher, tellement certaines de ces illustrations m’ont plu… Page 37 par exemple, j’ai trouvé superbe l’illustration d’un homme qu fait un saut périlleux sur une poutre, mais il y a un tas d’autres exemples, tel le chien qui file dans la ruelle, à la page 24. J’aime bien, en fait, la façon dont le mouvement est traduit dans le dessin. Je ne sais pas quelle est la méthode employée, je dirais volontiers que c’est de la peinture mais la façon dont c’est illustré, les coups de pinceaux (?) noirs par endroits, les couleurs employées donnent vraiment une ambiance très particulière, un peu « cotonneuse » à cette bd.

Quand à l’histoire, elle est très simple. Un homme, qui vient d’arriver à New-York, essaie de trouver du travail et de trouver sa place. Il ne connaît pas les us et coutumes du pays, il s’adapte au fur et à mesure. On sent bien que c’est un homme gentil (sa façon de s’occuper des chiens, de se préoccuper des autres…) mais il fait de drôles de rencontres… J’ai hâte de savoir ce qui lui arrive dans le tome 2 !

homme UnHommeDeJoieT1_3

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Bref, vous l’aurez compris, une bd qui ne m’attirait pas plus que ça au début et que j’ai finalement adoré, tant pour les illustrations que pour l’histoire !

Bon, ça y est, j’ai lu le tome 2 : Pffoouuu ! Quelle claque !! A lire sans hésiter.

Une bd découverte grâce au groupe de « la bd de la semaine » : voir l’article de Moka (et ceux des autres, dans le bas du sien !)

David François, le dessinateur, brève bio sur le site de l’éditeur

Le blog de Régis Hautière

La bd de la semaine Cette semaine, c’est chez Noukette

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