Le secret d’ Aberuco – roman jeunesse ♥

aberucoRoman à partir de 8/9 ans

Le secret d’ Aberuco ♥

Naïk Feillet

Éd. Oskar (2020)

*****

Alba et Aubin, deux jumeaux de 9 ans sont intrigués par un des clients de leurs parents qui tiennent un magasin de peinture. En effet, Monsieur Legris vient tous les 15 jours, le mercredi, acheter des toiles et des pinceaux. Mais il n’achète jamais de tubes de peinture… Il semblerait qu’il fournisse un célèbre peintre, Aberuco.

Quand ils ont posé la question à leur père, celui-ci à répondu qu’il n’avait sans doute pas la marque préféré de ce monsieur. Et que par conséquent, il achetait ses couleurs ailleurs.

Mais un autre mystère accapare l’attention des jumeaux. Depuis quelques temps, on retrouve d’étranges bêtes mortes. Un rat couleur violine, un cochon jaune fluo, une mygale chauve et rouge… Et si les deux mystères étaient mêlés ?

*****

Quelle excellente surprise que ce petit roman !

C’est un mélange d’enquête, d’aventure et de fantastique qui se lit d’une traite. Les chapitres sont courts (5/6 pages), il y a pas mal de dialogues et d’action. Un jeune lecteur n’aura aucun problème pour le lire (il découvrira sans doute quelques mots de vocabulaire au passage, mais rien qui n’entrave sa lecture.)

Les deux jeunes enfants sont sympathiques et malins. Je n’en dis pas plus, il faut garder le plaisir de la découverte !

J’ai beaucoup aimé le style de Naïk Feillet, simple à comprendre sans être simpliste, facile à lire mais avec pas mal de vocabulaire. Une autrice que je découvre avec ce roman qui m’a beaucoup plu et que je vais suivre.

*****

De cette autrice, présenté sur le blog : Jolek, le conteur de lune

Son blog

Nous suivre et partager :

Couleur barbelé – De peintre à soldat

barbeléDe peintre à soldat…
A partir de 10/11 ans

Couleur barbelé

Isabelle Wlodaczyk

avec les élèves de 3ème du collège de Gignac

Pierre Diaz (musique)

Hajnalka Cserhàti (ill.)

Éd. Babouche à oreille (2019)

*****

Couleur barbelé, c’est l’histoire d’une jeune homme qui voulait être peintre. A ce moment précis, il se remémore des souvenirs d’enfance, des moments heureux, des odeurs, des couleurs. Entre autres, il pense aux moments qu’il passait à peindre avec son cousin. A 18 ans, son père, qui sent peut-être pointer l’odeur de la guerre, lui offre un pistolet. Lui décide de partir à Paris pour réaliser son rêve, pour devenir peintre. Au début c’est l’euphorie : Paris, la vie folle et rieuse, la ville folle et heureuse. Il est venu pour être peintre, il sera soldat.

*****

J’ai d’abord lu le roman. Il est très court, à peine une trentaine de pages et contient de nombreuses illustrations (en noir, blanc et dérivés de gris, gris barbelé). C’est un roman très fort. Je n’en dirais pas trop, il faut le lire, sentir la “montée” des choses, les changements de vie forcement non désirés à cause de la guerre qui arrive.

Ensuite, je l’ai écouté. J’ai été surprise parce c’est raconté par une femme à la voix douce, alors que le narrateur est un homme. C’est bête, mais au départ ça m’a perturbé. La musique m’a beaucoup plu par contre. Elle est parfois un peu lancinante, hypnotique, mais elle se marie bien avec l’histoire. La fin, répétée, est là aussi très forte.

Et pour écouter l’histoire, rien de plus simple : soit vous utilisez le flash code donné à la fin du livre, soit vous allez sur le site de l’éditeur (code donné à la fin du livre).

A lire ou à écouter, c’est comme vous voulez !

*****

De cette maison d’édition particulière puisqu’elle propose également des Lectures-concert, nous vous avons déjà présenté :

Sacré chat ! Un album très amusant sur la galette des rois.

Babouche à oreille est une maison d’édition récente. Voici comment ils se présentent :

Une maison d’édition jeunesse créée en 2018 par Isabelle Wlodarczyk (Auteure jeunesse) et Pierre Diaz (Musicien).

Babouche à oreille publie des livres en https://static.wixstatic.com/media/b9456d_4e980c0e49a441eb82f8559f465dbd62~mv2.jpg/v1/fill/w_1148,h_871,al_c,q_90,usm_0.66_1.00_0.01/le%20logo.webpmusique et produit des lectures-concerts autour des textes.  Nos livres abordent des thématiques qui chatouillent les idées reçues et picotent les méninges.

Babouche à oreille propose aux enfants une autre manière de lire, en associant les mots aux sons, et en privilégiant les rencontres humaines avec les textes. Notre maison fait partie d’une coopérative d’entreprises, l’Ariac, et revendique cet esprit collectif.

*****

Un roman qui participe au challenge Première Guerre Mondiale chez Blandine

https://img.over-blog-kiwi.com/0/77/65/37/20200106/ob_82afab_logo-chall-1gm-2020.jpg#width=1200&height=828

Nous suivre et partager :

La vision de Bacchus – Roman graphique

visionQuand la peinture et la BD se rencontrent…

Roman graphique

La Vision de Bacchus

Jean Dytar

Delcourt (2014)

*****

Cette histoire commence à Venise, en 1510. Le peintre Giorgio de Castelfranco se meurt de la peste. Il puise dans ses dernières forces pour finir un tableau. Tableau qu’il voudrait “vivant” à l’image de celui qu’il a vu enfant. Une vision à l’origine de son envie d’être peintre. La suite est un long flash-back qui nous ramène en 1475, avant la naissance de Giorgio, avec l’arrivée à Venise d’Antonello de Messine.

*****

J’ai découvert Jean Dytar avec le magnifique Florida qui m’a donné envie de lire ce qu’il avait fait d’autre. Lors du Salon du livre jeunesse à Paris, j’ai donc acheté cet album, que j’ai adoré !

Je l’ai déjà lu deux fois depuis que je l’ai acheté il y a quelques mois et il fait partie de ces BD que je garde parce que je suis sûre d’avoir envie de les relire.

Même si je n’y connais pas grand-chose, j’adore la peinture et l’Histoire.

Ce roman graphique parle de peintres de la Renaissance Italienne (qui ont réellement existé). De leurs vies, de leurs conditions de travail, de leurs techniques, de leurs rivalités ou encore de leurs innovations. Il y a aussi une histoire d’amour (de désir ? ) liée à la quête de la perfection dans l’art et un mystérieux tableau…

Parfois dans les bd, je préfère l’illustration à l’histoire, ou l’inverse. Là, je suis comblée, j’aime autant les deux !

Mon seul regret ? Le format. J’aurai aimé que cet album soit plus grand, pour pouvoir m’immerger encore davantage dans ces magnifiques cases…

De nombreuses “copies” de tableaux de la Renaissance sont intégrés à cette histoire. A la fin du livre, une table des œuvres reproduites permet de retrouver leurs auteurs (pour les novices comme moi, c’est bien pratique !).

Un coup de cœur ♥
dont je n’arrive pas à parler comme je voudrais,
mais que je vous recommande chaudement !

*****

La Vision de Bacchus a reçu les prix suivants :

  • Ouest-France/Quai des Bulles 2014
  • Château de Cheverny de la bande dessinée historique 2014
  • Tours d’Ivoire 2014
  • Ellipse(s) 2015

 

*****

Sur le site de l’éditeur, plein de bonus sur ce roman graphique ainsi que sur le site de l’auteur Jean Dytar

Cette semaine, nous sommes chez Moka, Au milieu des livres

Une interview de l’auteur

Nous suivre et partager :

Maîtres et esclaves – Prix des Lectrices ELLE (24)

Maîtres

MAÎTRES ET ESCLAVES

Paul Greveillac

Coll. Blanche
Gallimard (2018)

***

Présentation de l’éditeur : Kewei naît en 1950 dans une famille de paysans chinois, au pied de l’Himalaya. Au marché de Ya’an, sur les sentes ombragées du Sichuan, aux champs et même à l’école, Kewei, en dépit des suppliques de sa mère, dessine du matin au soir. La collectivisation des terres bat son plein et la famine décime bientôt le village.
Repéré par un garde rouge, Kewei échappe au travail agricole et à la rééducation permanente. Sa vie bascule. Il part étudier aux Beaux-Arts de Pékin, laissant derrière lui sa mère, sa toute jeune épouse, leur fils et un village dont les traditions ancestrales sont en train de disparaître sous les coups de boutoir de la Révolution.
Dans la grande ville, Kewei côtoie les maîtres de la nouvelle Chine. Il obtient la carte du Parti. Devenu peintre du régime, il connaît une ascension sans limite. Mais l’Histoire va bientôt le rattraper.

***

N’ayant pas vraiment l’habitude de lire de la littérature chinoise ou qui se passe en Chine, les noms chinois m’ont un peu gênés au départ… C’est bête, mais je perdais le fil et devait revenir en arrière dans l’histoire pour m’y retrouver.

Au final

Un roman que j’ai trouvé intéressant, mais un peu touffu, un peu trop lourd par moments et que j’aurai sans doute mieux apprécié si j’avais eu plus de connaissances sur la Chine de cette époque là, sur laquelle, je l’avoue, je ne connais pas grand-chose…

La première partie, qui raconte l’enfance de Kewei, est celle qui m’a le plus plu (soit les 150 premières pages). Ensuite j’avoue mettre un peu ennuyée au milieu des intrigues du parti, des histoires politiques… L’auteur saute parfois du coq à l’âne et j’ai vraiment eu du mal à lire ce roman jusqu’au bout !

***

Extrait (p. 25) : La jeune femme sourit. Embarrassée par l’enfant à son sein, elle tourna brièvement le dos au chef du Parti. De ses baguettes, elle fouilla la carcasse de la carpe. Puis, triomphante, tenant entre ses doigts une arête énorme, elle fit face à  Jiang Jinsheng tout sourire.

-Ah ah ! Bravo ! Ce petit Kewei vous apportera décidément beaucoup de bonheur !

C’était, selon une vieille légende, l’épée que la déesse Nuwa avait fait tomber dans le fleuve Qingyi alors qu’elle étayait le ciel effondré. Signe distinctif, elle permettait d’assurer que la carpe était bien d’ici.”

Une interview de l’auteur, qui parle beaucoup plus simplement qu’il n’écrit !

ELLE

24ème lecture / 28

Nous suivre et partager :