Moi, j’ai peur du loup – Album

moi

Une peur… imaginaire ?

Moi, j’ai peur du loup ♥
Émilie Vast

Éditions MeMo (2018)

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Présentation de l’éditeur : Deux lapins discutent dans la nuit.
« Je peux te dire un secret ? Moi, j’ai peur du Loup.
– Ah oui ! Pourquoi ?
– Parce qu’il a de grandes dents !
– Mais non, c’est le… morse qui a de grandes dents ! »

Au fil des pages, l’un des lapins égrène les qualités qui font du loup un animal effrayant, tandis que l’autre attribue ces qualités à un animal différent. Le loup devient alors un hybride très étrange, bien loin du loup réel, bien plus élégant et moins effrayant ! Alors, qui a peur du loup ?

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Ce qui m’a tout d’abord attirée dans cet album, ce sont les illustrations, que j’aime vraiment beaucoup. Sur fond noir, les formes simples des animaux se détachent bien. C’est simple, mais expressif tout de même (par les positions que prennent les lapins en discutant) et le dessin est très délicat (plantes et fleurs).

Ensuite l’histoire : elle est très amusante ! Et très intelligente aussi. On a souvent peur de ce qu’on imagine, de ce qu’on ne connaît pas…

Un petit album très bien fait pour dédramatiser la peur !

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Sur le site de l’éditeur, vous pourrez feuilleter quelques pages.

 

challenge albums 2018

Cet album participe au Challenge Albums 2019

et au Challenge Petit Bac chez Enna – Catégorie Animal

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Le Yéti et l’Oiseau

Un Yéti poilu et effrayant et un petit oiseau peuvent-ils être amis ?

Yéti et l'oiseauAlbum jeunesse dès 4 ans

Le Yéti et l’Oiseau

de Nadia Shireen

Nathan, 2018
initialement paru en anglais en 2013
9782092580400, 11,50€

Thèmes : amitié, différence, peur, oiseau

Dans la forêt lointaine vivait un Yeti. Enorme, poilu, effrayant… et seul ! Un jour, tombe sur sa tête une étrange petite chose… un oiseau !

Le Yéti, décrit comme effrayant, apparaît dès les premières pages immenses… mais attachant ! Il semble doux, ce Yéti que tout le monde fuit, et quand il rencontre un petit oiseau, on est bien content pour lui. Un petit oiseau tout orange, adorable, bavard, et qui surtout n’a pas peur du Yéti. Entre eux s’installe une complicité agréable qui donne à cette histoire une douceur incroyable.

Le Yéti et l’oiseau jouent tous les deux, ils rient, s’amusent… et les autres animaux se rendent alors compte que ce Yéti n’est pas si méchant qu’il y paraît. Mais l’oiseau doit continuer sa route. Le yéti restera-t-il tout seul ?

Nadia Shireen offre un très bel album sur l’amitié, l’acceptation de la différence et la tolérance. Un très joli message à faire passer aux enfants, dès 3-4  ans. Ma mini hérissonne, 3 ans, n’a pas vraiment accroché à ses personnages pourtant sympathiques, car elle ne voyait tout simplement pas pourquoi ce joli Yéti n’avait pas d’ami… Comme quoi les différences ne sont pas importantes quand on est petit… ou alors ma fille aime trop les monstres, dinosaures et autres grosses bêtes pour comprendre qu’on les rejette !

Le Yéti et l'oiseau

Photo de http://milleviesenune.com/

 

 

Les illustrations et la mise en page dynamique, alternant planche type BD et grands aplats, permettent de rendre ce livre très vivant. Le petit oiseau est vraiment adorable, et le Yéti le devient aussi très rapidement ! Un joli album, au texte simple et aux personnages attachants.


 

+ De Nadia Shireen nous vous avons déjà présenté ses petits animaux en forme : Phoque, Renard polaire

+ Challenge Albums 2018

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Minus Lupus d’Anne Loyer

Découvrez Minus Lupus, le fils du grand méchant loup, bien décidé à terroriser à son tour tous les enfants !

minus lupusAlbum jeunesse très drôle, dès 4 ans

Minus Lupus

d’Anne Loyer
illustré par Candela Ferrandez

Larousse, 2018
9782035946560, 10,95€

Thèmes : loup, conte, détournement, peur, taille

 

Minus Lupus est le fils du grand méchant loup, et il est bien décidé à faire lui aussi parler de ses exploits, en terrorisant tout le monde. Le voici donc partie en quête du Chaperon Rouge, des trois petits cochons, des 7 chevreaux… bref il veut marcher sur les traces de son père ! Sauf que voilà, Minus Lupus est vraiment minus, et le temps a passé…

Depuis le temps qu’on raconte ses histoires aux enfants, le Grand Méchant Loup a bien vieilli. Pourtant, il résiste, il veut rester le plus grand de tous les méchants loups. Mais Minus Lupuse ne l’entend pas de cette oreille… Il est prêt. Archiprêt.

Minus Lupus est un album bourré d’humour et de références, tant dans le texte que l’illustration. Un régal surtout pour les adultes, qui repèrent de nombreuses références ! Et pour les enfants alors ? Mini hérissonne (3 ans) a beaucoup aimé cet album, bien qu’elle n’ait pas compris beaucoup de références. Si elle connaît la plupart des contes classiques, ils ne sont pas encore suffisamment intégré dans son esprit pour qu’elle comprenne le principe de les retrouver ailleurs… en tout cas pas complètement, et encore moins de façon détournée comme ici. Pour autant, ce personnage de mini loup qui n’arrive pas du tout à faire peur, elle a adoré !

Le texte est bien mené, entre référence et répétition, entraînant pour les enfants qui suivent avec attention les déconvenues de Minus Lupus, espérant une fin… heureuse ? affreuse ? drôle ? vous verrez bien, mais c’est une belle fin !

Un album très intéressant pour les références mais aussi tout simplement pour contourner la peur du loup, car Minus Lupus est franchement attachant. 


+ Challenge Albums 2018

+ d’Anne Loyer est une auteure prolixe nous vous avons déjà présenté :
Les aventures de Kimamila

mais elle a aussi écrit de très beaux romans pour les plus grands comme Candy, Comme une envie de voir la mère ou Happy end, que je dois vraiment vous présenter !  Retrouvez toutes ses parutions sur son site.

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Refugiado – film Argentin

Refugiado

REFUGIADO

Réalisé par Diego Lerman (2015)

Avec Julieta Díaz (Laura) et Sebastián Molinaro (Matias)

Musique de José Villalobos

Produit par Campo Cine

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Ce film parle de la violence conjugale. On la voit au travers du regard d’un enfant, Matias, obligé de fuir avec sa mère, un père violent, mais son père tout de même. Difficile, quand on a 7 ans, d’accepter de ne plus voir un de ses parents… Difficile aussi de ne pas croire les belles paroles du père, qui jure qu’il ne le fera plus.

Ce que j’ai trouvé intéressant dans ce film, c’est la façon dont il est traité, c’est à dire comme un thriller. Il y a du suspense, une sorte de « course poursuite », on est pris par l’angoisse, on a peur pour cette jeune mère (enceinte) et son enfant… Une façon de rendre « populaire » un sujet qui ne l’est sans doute pas ?

Il n’y a qu’une seule scène (tout au début) où l’on « voit » la violence : une jeune femme est couché par terre au milieu des débris d’un miroir… Elle va à l’hôpital, où l’on découvre qu’elle est enceinte, puis elle cherche une solution : Fuir, oui, mais pour aller où ?

Tout au long du film, sa peur, sa panique d’être rattrapée, retrouvée par ce mari violent, se lisent sur son visage et sa façon de regarder sans cesse autour d’elle.

Refugiado : Photo Sebastián Molinaro

La violence conjugale vue au travers du regard d’un enfant : terrible !!

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En France, il a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2014 et a été sélectionné pour 4 prix.

En Argentine, il a reçu deux prix :

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Ma 2ème participation au Challenge Amérique Latine organisé par Bidib de Ma petite Médiathèque !

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