Lune d’argent sur Providence – BD

Lune LuneLune d’argent sur Providence

Éric Herenguel

Éd. Vents d’Ouest

* * *

T.1 : Les enfants de l’abîme – T.2 : Dieu par la racine

* * *

Providence, New Hampshire, 1880.

.

Providence est une petite ville tranquille de l’Est des États-Unis. Une jolie petite ville où les gens se mettent tout à coup à mourir de mort violente.

James, le shériff, n’y comprend rien. Il est, de plus, assez troublé par l’arrivée en ville d’une fort jolie demoiselle Miss Cathy Gatling. Le Maire, prié par ses électeurs de trouver une solution rapide et définitive au problème, fait appel à un chasseur de primes. Le seul qui aurait une piste, l’indien Iron Cloud, n’est écouté de personne.

Lune

Vous voyez ? Au début, c’est ça. Pas « la petite maison dans la prairie », mais presque ! Je vous rassure, ça change très vite…

* * *

J’aime le western et le fantastique. Le mélange des deux genres ne pouvait que me plaire ! J’ai particulièrement apprécié l’ambiance de cette bd, le côté « petit village paisible » du début qui se transforme peu à peu en véritable cauchemar ! Le personnage du shériff, grand, beau gosse et gaffeur est très drôle. Les illustrations m’ont beaucoup plu également, les « monstres » sont vraiment terrifiants et les couleurs de certaines pages donnent une ambiance glauque à souhait ! Bref, une belle bd de « genre », que j’ai lu deux fois en un mois du coup (relue pour écrire cet article !) et ça ne m’a pas dérangé, bien au contraire…

A la fin du 1er tome, sur 3 pages, Herenguel parle de son amour du western, avec une belle filmographie d’ailleurs, si vous aimez le genre et que vous n’avez pas encore tout vu. Il m’a d’ailleurs donné très envie de revoir certains films, comme « Le reptile » de Joseph L. Mankiewiecz (avec deux monstres sacrés, Kirk Douglas et Henri Fonda !) un film superbe. Mais aussi « La nuit du chasseur » de Charles Laugthon avec Robert Mitchum ou encore « la poursuite impitoyable » d’Arthur Penn avec Marlon Brando et Robert Redford !

Dans les pages suivantes, il explique sa technique de dessin et de mise en couleurs, puis d’où est venu son inspiration pour le côté fantastique de cette bd.

La dernière page est un gag que je vous laisse le plaisir de découvrir.

Le deuxième tome est très sombre, très mystique, il y a beaucoup de morts, Providence se vide de ses habitants, mais la lumière finira par se faire, même si la vérité, au final, ne se pas connue de tous.

Le blog d’Éric Herenguel

Sur le site de l’éditeur Vents d’Ouest, vous pourrez lire les premières pages du tome 2.

Cette bd vous avait déjà été brièvement présentée ici.

Herenguel a également été le dessinateur de 4 bd (le 2ème cycle + participation à l’épilogue) dans la série Balade au bout du monde.

La bd de la semaineCette semaine, c’est chez Mo’ (Bar à bd)

 

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Adèle et les noces de la Reine Margot

Adèle et les noces de la Reine Margot

§§§

Adèle et les noces de la Reine Margot

2015 le jour, 1572 la nuit…

Silène Edgar

Castelmore (2015)

§§§

L’auteure : Silène Edgar est professeure de français et anime le site Callioprofs à destination des professeurs de collège. Elle est l’auteure d’une trilogie d’anticipation jeunesse pour les Éditions du Jasmin. Silène Edgar s’est également vu décerner le prix Gulli du roman 2014, avec son complice Paul Beorn, pour 14-14, un titre disponible aux éditions Castelmore.

Pour en apprendre un peu plus sur l’auteur, une interview réalisée par Actusf ici.
.
§§§
.

Présentation de l’éditeur : Entre 2015 et 1572, Adèle doit choisir !

Adèle en a marre de ses parents, qui ne comprennent jamais rien. Au collège, elle préfère passer du temps avec ses copines qu’étudier. Aussi, quand elle apprend qu’elle doit lire un livre en entier pendant les vacances, c’est une véritable punition… 
Mais dans ses rêves, la nuit, l’impossible se produit ! Adèle est à la Cour, au XVIe siècle, au milieu des personnages de La Reine Margot !
Elle rencontre même un beau jeune homme…
Ce qu’Adèle vit en 1572 vaut-il la peine de sacrifier ses amis et sa famille de 2015 ?
 .
§§§
.
Mon avis : L’histoire telle qu’elle était étudiée à l’école ne me passionnait pas plus que ça (à part l’étude de l’Égypte, en 6ème dont je garde un très bon souvenir). Pourtant, aujourd’hui, j’aime beaucoup les romans historiques. Oui mais voilà, dans « romans historiques » il y a aussi « romans »…
Le fait d’aborder l’Histoire sous l’angle des gens qui la vivent est pour moi très important. Si on étudie l’Histoire à travers une suite de lieux, de noms, de dates et de guerres, je trouve ça franchement barbant.
Mais si on me fait lire un livre tel que celui-ci, je vais être la première à aller chercher d’autres infos ! D’ailleurs, et c’est le seul défaut que j’ai trouvé à ce roman, j’aurai aimé y trouver quelques pages documentaires à la fin, permettant ainsi à ceux qui le souhaitent d’avoir un accès direct à l’information.
Ce n’est pas un roman historique à proprement parler, mais un roman fantastique qui se déroule en partie à un moment précis de l’Histoire de France, aux alentours de la nuit de la Saint-Barthélemy, bien connu pour le massacre de nombreux huguenots. Un roman court (285 pages – une police de caractères assez grosse),  facile à lire et agréable. J’aime beaucoup aussi la couverture.
.
§§§
 .
Sur le même sujet, le fameux film de Patrice Chéreau, « La Reine Margot » (1994) avec Isabelle Adjani d’après le roman d’Alexandre Dumas.
§§§
Challenge Petit Bac 2016 chez Enna, 1ère ligne, catégorie PRÉNOM

SignatureNat

Craig Thompson

blankets2Craig Thompson

 BlanketsManteauDeNeigeBlankets – Collection écriture – Casterman (2004)

Ce roman graphique (autobiographique) raconte la vie d’un enfant puis son adolescence au sein d’une famille chrétienne très rigoriste (et très sévère). 600 pages en noir et blanc, 600 pages très sensibles, très douces, très belles, pleines d’émotions et de tendresse pour nous parler de ce jeune garçon timide qui a grandi sans amour, sans encouragements, sans explication et sans plaisir. Il va rencontrer l’amour, grandir, se libérer de la pression religieuse de ses parents, vivre !

Prix : Meilleure couverture du roman graphique (2003) pour le Times, deux Eisner Awards (2004), trois prix Harvey (meilleur artiste, dessinateur, et meilleur album graphique), deux prix Ignatz.

Blankets

Mon avis : Vous n’aimez pas le noir et blanc ? Vous vous y ferez. Vous trouvez ça trop gros ? Installez-vous confortablement sur votre canapé, vous ne verrez pas le temps passer. Vous craignez que ça ne vous plaise pas ? Ne me cassez pas les pieds, empruntez-le à la bibliothèque et lisez-le !!!

♥♥♥

HabibiHabibi – Collection écriture – Casterman (2011) 

Vendue à un scribe alors qu’elle vient tout juste de quitter l’enfance, puis éduquée par celui-ci, une très jeune femme voit son mari assassiné sous ses yeux par des voleurs. Elle parvient pourtant à leur échapper et trouve refuge sur une improbable épave de bateau échoué en plein désert, en compagnie d’un enfant nommé Habibi. Ensemble, dans des décors souvent nimbés de magie, ils vont grandir et vivre leur vie au sein de cet étrange endroit, en s’efforçant autant que possible de se protéger de la violence et de la dureté du monde, au rythme des contes, histoires, mythes et légendes racontés par la jeune femme…

habibi3

Mon avis : Plus difficile à lire que « Blankets », avec énormément de références religieuses, au Coran notamment, ce qui m’a plu ici, c’est cette histoire racontée sous la forme d’un conte des mille et une nuits et surtout, surtout, plus encore que l’histoire, ces magnifiques illustrations au style oriental.

Craig Thompson a écrit plusieurs autres romans graphiques, que je vais m’empresser d’emprunter. Cet homme a du talent pour dessiner et raconter des histoires, n’en doutez pas ! Si vous ne connaissez aucun des deux, je vous conseille de commencer par « Blankets », plus accessible. Ces romans graphiques sont à réserver aux grands ados/jeunes adultes/adultes car certains passages sont assez violents…

SignatureNat

Allô Jésus, ici Momo d’Eric Simard

Roman jeunesse

Allô Jésus, ici Momo

d’Eric Simard

Syros, 2013
Mini Syros, 46 pages
9782748513424, 3€

Thèmes : humour, religions, tolérance

          Doumbia ne parvient pas un résoudre un problème de mathématiques. Un problème d’achat, de monnaie… Sa mère ne peut pas l’aider, alors Doumbia va voir l’épicier M. Habib, le père de Mohammed dont elle est amoureuse. Elle commence à lui parler de ce problème mais très vite l’épicier comprend de travers et se vexe. Il file en toucher deux mots à l’instituteur. Une conversation s’engage dans laquelle ressort les problèmes d’intégration et de croyance.

          Alors quand M. Habib apprend que son fils ne peut pas jouer un roi mage dans la crèche de noël, on comprend plus facilement qu’il se sente rejeter encore une fois…

         Quelques pages seulement mais une jolie histoire de tolérance, sans racisme, juste avec un peu d’incompréhension les uns des autres. Un roman avec des personnages très touchants, des enfants innocents plein d’amour mais qui réagissent, comme les adultes, au quart de tour.

                Une belle façon de montrer qu’on peut tous vivre ensemble, sans pour autant en faire trop comme dans certains romans à vocations éducatives. Pas de morale ici, pas de leçon non plus, juste la vie !

+ Challenge YA#3