Roald Dahl – Part 3

Roald Dahl, suite et fin ?

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Vous trouverez ici le premier article sur le challenge Roald Dahl ou je vous présentais Matilda et le BGG, le Bon Gros Géant.

Et par là, le deuxième article, où je vous parle de L’énorme crocodile et du doigt magique.

Pour aujourd’hui, ce sera « Fantastique Maître Renard » et une adaptation de « Sacrées sorcières« .

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 FantasRoaldtique Maître Renard

Roald Dahl & Tony Ross (Gallimard 1989 pour cette édition)

« Qu’est-il donc arrivé à ta queue, mon vieux Renard ? s’écria Blaireau.
– N’en parlons pas, je t’en prie, dit Maître Renard.
C’est un sujet douloureux. » Ils continuèrent à creuser le nouveau tunnel en silence. Blaireau était un grand fouisseur
et depuis qu’il donnait un coup de patte. le tunnel avançait à toute allure. Bientôt, ils se retrouvèrent au-dessous d’un autre plancher.

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Tout le monde sait, depuis « le roman de Renart » que les renards sont des animaux très rusés. S’il fallait encore une preuve, Roald Dahl nous la donne aujourd’hui, avec ce petit roman très amusant. Dans cette histoire (comme dans la vraie vie semble t-il !) Renard est un voleur de poules (mais il aime aussi les oies et les canards apparemment). Sa seule excuse est qu’il doit nourrir sa nombreuse famille. Et les humains de cette histoire sont tellement détestables, qu’on ne peut en vouloir à Maître Renard de les rouler ainsi dans la farine…

Les illustrations de Tony Ross sont très expressives, amusantes et ajoutent une touche d’humour supplémentaire à cette histoire déjà très drôle !

A la fin de cette édition, il y a quelques pages en supplément : la biographie de Roald Dahl, celle de Tony Ross et plusieurs pages de jeux liés à l’histoire.

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Sacrées sorcières

Adaptation de David Wood, d’après Roald DahlDahl

Roald a perdu ses parents dans un accident de voiture et il vit avec sa merveilleuse grand-mère. Mais les Sorcières rôdent partout, en quête de chair fraîche, et traquent les petits enfants…

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Ce petit livre propose 7 courtes pièces de théâtre créées par David Wood à partir de l’histoire de Roald Dahl. Elles sont prévues pour être jouées par 10 à 20 personnes selon les pièces et sont  adaptées à de jeunes enfants, on peut les faire jouer dès l’école primaire.

Et elles sont parfaites pour une découverte du théâtre, même si on est soi-même un metteur en scène amateur. En effet, de nombreuses didascalies* permettent de se lancer facilement. Avant chaque pièce, tout est précisé : le nombre de personnages bien sûr, mais aussi des indications sur le décor à mettre en place, les accessoires, l’éclairage à apporter ou encore les effets sonores. A tout cela s’ajoute quelques « trucs » : par exemple, comment faire la bave et les dents bleues des sorcières ? Tout simplement avec un produit révélateur de plaque dentaire… (Je connaissais le rouge, ça doit se faire aussi en bleu !)

Toutes ces petites pièces ont, de plus, l’avantage d’avoir conservé tout l’humour du génial Roald Dahl !

*Indications de mise en scène (je fais un peu ma crâneuse, je viens d’apprendre ce mot aujourd’hui même !!)

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Sur le blog de Chicky Poo, « La planque à libellules » il y a un challenge spécial Roald Dahl ! Moi je participe déjà avec ces articles, et vous ?

Dahl  *   https://2.bp.blogspot.com/-Rqfe3magCQY/V4fkfQlzosI/AAAAAAAAHps/EA9RqUsjicMatxPSvqNkL0X0YIs9UjjIQCLcB/s320/Logo%2BJames.jpg

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Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Roald Dahl – Part Two !

 Dahl

Vous trouverez ici le premier article sur le challenge Roald Dahl ou je vous présentais Matilda et le BGG, le Bon Gros Géant.

Aujourd’hui, je vais vous parler de « l’énorme crocodile » un petit livre écrit par Roald Dahl et illustré par Quentin Blake. Puis du roman « le doigt magique« , toujours de Roald Dahl, mais illustré par Henri Galeron.

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L’énorme crocodile (1978)

L’histoire : UDahln énooorme crocodile décide un jour qu’il veut croquer un joli petit garçon bien juteux. Il sort donc de la rivière pour aller exécuter son plan. L’un après l’autre, différents animaux essaient tout d’abord de le dégoûter (les enfants sont coriaces, élastiques, amers…) puis de lui faire peur (tu seras capturé, on te fera cuire…) Mais rien ne l’arrête. Arrivé près de la ville, il réalise son premier piège (qui échoue), puis un second, puis… Mais à chaque fois un animal différent vient faire échouer ses plans.

Voici un extrait que j’aime beaucoup : « – Mauvais ! Ricana le crocodile. Sûrement pas mauvais ! Au contraire, c’est délicieux ! C’est succulent, c’est super, c’est fondant, c’est hyper ! Et c’est bien meilleur qu’du vieux poisson pourri. ça s’écrase et ça craque, ça s’mastique et ça se croque ! D’l’entendre crisser sous la dent c’est joli ! » Pour info, là, il parle des jeunes enfants qu’il a envie de manger bien sûr !

Les illustrations sont pleines d’humour, de fraîcheur et de couleur et accompagnent très bien cette histoire qui est elle-même très drôle !

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Le doigt magique (1979)

L’histoire : La famille Cassard habite une ferme. Il y a Mr et Mme Cassard et leurs deux enfants, Bernard, 8 ans et Richard, 11 ans. Mr Cassard aime beaucoup chasser et il entraDahline ses fils à la chasse avec lui. Mais la narratrice, une fillette de 8 ans, n’aime pas la chasse (moi non plus) et ça l’énerve qu’on tire gratuitement sur des animaux innocents… Et quand elle s’énerve, il se passe de drôles de choses avec l’index de sa main droite…

J’ai tout d’abord été surprise par l’illustration de couverture. Pas à cause du canard qui téléphone, non, mais parce qu’il fume le cigare ! Et qu’on n’a plus l’habitude de voir ce genre de dessins, surtout en littérature jeunesse. Mais à bien y repenser, quand j’étais petite, Lucky Luke passait son temps à rouler ses clopes !

Je n’ai pas vraiment apprécié les illustrations, un peu vieillottes (même si je reconnais que les oiseaux sont très beaux !). J’ai bien aimé l’histoire par contre,  à mi-chemin entre le conte et la fable, une histoire bourrée d’humour, comme toujours chez Roald Dahl.

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Sur le blog de Chicky Poo, « La planque à libellules » il y a un challenge spécial Roald Dahl ! Moi je participe déjà avec ces articles, et vous ?

Dahl  *   https://2.bp.blogspot.com/-Rqfe3magCQY/V4fkfQlzosI/AAAAAAAAHps/EA9RqUsjicMatxPSvqNkL0X0YIs9UjjIQCLcB/s320/Logo%2BJames.jpg

 

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Lectures de Mai

Lectures de mai

Lectures diverses et variées de ce mois-ci :

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Un conte : La petite poule rousse et le renard russe de Maud Riemann aux éditions Bilboquet (2005)

Un conte traditionnel. La petite poule  vit seule, mais elle a beaucoup d’amis. Elle est très gentille et n’hésite jamais à rendre service, à recoudre ou raccommoder ce qui a besoin de l’être. Le renard, qui a faim, va se servir de la gentillesse de Maroussia pour essayer d’en faire son déjeuner… L’histoire est amusante, mais ce qui est encore plus chouette, ce sont les illustrations. Ce sont des collages et on a vraiment une impression de 3D, c’est très réussi !

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Lectures de maiUn album : La maison de J. Patrick Lewis et Roberto Innocenti chez Gallimard (2010)

C’est une très jolie poésie, dans laquelle une maison nous raconte sa vie. Construite en 1656, une année de peste nous dit-elle, elle traverse les siècles, tombe en ruines puis renaît, différente mais pas forcement plus belle…

Chaque double page illustrée est à la fois identique (c’est la même maison, le même endroit) et en même temps très différente selon les saisons et le temps qui passe.

Un album découvert parce que je cherchais d’autres livres de Roberto Innocenti dont j’ai lu récemment le très effrayant « La petite fille en rouge » (un détournement du Petit Chaperon Rouge).  A découvrir pour ses splendides illustrations !

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Une bd : Le Lectures de maibeau voyage de Springer & Zidrou chez Dargaud (2013) – Ado/Adulte

Un beau voyage, c’est ce qui attend Léa. Depuis toujours Léa cherche sa vie. Elle en bricole une, entre rébellion et provocation. Mais un jour, son père meurt. Alors Léa part sur les traces de son passé. Elle y trouvera une raison de vivre.

Une histoire triste, touchante et émouvante, mais je n’ai pas vraiment aimé les illustrations et du coup, je l’ai lu très vite, trop vite sans doute…

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Un p’tit dernier ? Didgeridoo de Frédéric Marais aux éditions des Fourmis Rouges (2014) Lectures

Au début du monde, il y avait si peu d’espace entre le ciel et la terre que les hommes devaient se tenir à quatre pattes et ramper pour se déplacer. Mais un jour, un garçon trouve un morceau de bois bien droit et solide et décide de l’utiliser pour repousser le ciel de toutes ses forces.

J’ai beaucoup aimé l’histoire, très belle, un genre de légende aborigène sur les débuts de la terre. J’ai eu un peu plus de mal avec les couleurs, juste un bleu très sombre et un rouge orangé avec quelques touches de blanc. On se croirait presque dans un volcan ! Une ou deux comme ça, je trouve ça beau, tout un album, ça a un côté « agressif » (le mot est mal choisi, je ne sais pas trop comment expliquer l’effet que ça me fait !) Lectures

Thierry Dedieu

Thierry Dedieu

Thierry Dedieu, né en 1955 à Narbonne, est un écrivain français, auteur et illustrateur de littérature d’enfance et de jeunesse. (dixit Wikipédia)

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Yakouba Deux albums de cet auteur m’ont vraiment touchée (mais je ne les ai pas tous lus !).

Le 1er, c’est Yakouba. J’étais l’unique bénévole d’une minuscule bibliothèque et je débutais dans l’accueil de classe. Je recevais une classe de CM1 pour la 1ère fois, j’avais pris quelques albums dans le bibliobus de la BDP dont Yakouba.

Yakouba se passe en Afrique et raconte l’histoire d’un jeune garçon qui, pour devenir guerrier, doit aller passer la nuit dans la savane, seul, et tuer un lion. (le texte ici)

yakouba2

Il attend le lion pendant des heures, et quand le lion arrive, il est blessé, à bout de forces d’avoir combattu avec un rival. Et là, le lion dit à Yakouba :

« Comme tu peux le voir, je suis blessé. J’ai combattu toute la nuit contre un rival féroce. Tu n’aurais donc aucun mal à venir à bout de mes forces.Soit tu me tues sans gloire et tu passes pour un homme aux yeux de tes frères, soit tu me laisses la vie sauve et à tes propres yeux tu sors grandi, mais banni, tu le seras par tes pairs. Tu as la nuit pour réfléchir. »

YakoubaLion

yakouba1J’ai fermé l’album, j’ai regardé les enfants qui n’en perdaient pas une miette et je leur ai dit : « Qu’est-ce que vous feriez à la place de Yakouba ? » Et là on est parti dans une grande discussion, parce que personne ne voulait tuer le lion, mais quand même certains voulaient être guerriers…

Je leur ai ensuite demandé ce que, d’après eux, Yakouba avait fait. Une superbe expérience, mon premier débat sur un bouquin avec des gamins. J’ai adoré et je crois bien qu’eux aussi ! Ensuite, je ne suis pas sadique, je leur ai lu la fin de l’histoire…

Un album grand format (23×33) dont les illustrations, en noir et blanc, sont assez « sombres » mais accompagnent merveilleusement bien cette très belle histoire.

Cet album sera suivi de deux autres, Kibwé et Yakoubwé.

Yakouba (Seuil Jeunesse 1994) a eu le Prix Sorcières 1995, le Prix Octogone expression en 1995, le prix Mille Pages des écoles en 1996 et est sélectionné dans la liste recommandée de l’Éducation nationale.

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Un autre album de Thierry Dedieu que j’ai trouvé magnifique, tant l’histoire que les illustrations :

Aagun Aagun

Seuil (2009)

Quelque part, en dehors du temps, une tribu est pillée par la tribu voisine, les Hounks. Les victimes vont chercher de l’aide auprès de leur seigneur qui leur envoie comme aide son meilleur lieutenant, Aagun. Celui-ci installe son campement à égale distance des deux tribus. Tous se demandent alors comment un seul homme pourra leur venir en aide.

Aagun se met à chasser et à offrir son butin aux Hounks. Puis, il impose aux hommes qu’il est censé protéger de l’accompagner à la chasse, avant d’offrir le gibier à leurs ennemis. Personne ne comprend cette injustice.

Pourtant, Aagun vient de leur offrir la liberté et la paix, comme ils vont finir par s’en rendre compte…

Aagun est un conte ou peut-être une fable qui se passe au moyen-âge (?) en Asie (?) rien n’est vraiment précisé, mais cela importe peu en fait, sauf que cela donne un côté « épique » à l’ensemble.

Feng

 Son site ici

 

Thierry Dedieu a reçu le Prix Goncourt Jeunesse en 1995 pour Feng, (Seuil) 

 

L’avis de Sophie sur deux autres albums ici

SignatureNat