Cinq minutes et des sablés – Album

CinqCinq minutes et des sablés ♥

Stéphane Servant & Irène Bonacina

Didier Jeunesse (2015)

* * * * *

Dans sa petite maison, la petite vieille s’ennuyait.

Plus personne ne venait la voir.

Et elle ne regardait plus personne…

Elle s’ennuyait tellement, qu’elle avait juste décidé d’attendre Madame La Mort.

* * * * *

Ainsi commence ce bel album. Mais la visite de Madame La Mort, qui arrive dans sa belle voiture rouge, va tout changer…

Les illustrations sont gaies, colorées, énergiques et humoristiques. Et les personnages sont très expressifs.

Quand à l’histoire… Madame La Mort qui redonne goût à la vie, c’est plutôt joli, non ?

Une histoire émouvante, qui parle de solitude, de vieillesse, du temps qui passe (la phrase « cinq minutes de plus ou cinq minutes de moins, quelle importance ? » revient régulièrement), mais aussi des plaisirs de la vie et des sablés au gingembre (avec la recette à la fin, miam !)

Une très très belle histoire !

D’autres avis par ici : celui de Mya, celui de Bouma (qui met des liens vers plein d’autres articles en bas !), celui de Lasardine, celui des petites madeleines et pour finir, celui de Laurette (qui présente deux albums sur le même thème).

Sélection Prix « Chronos » 2017 (France)
Sélection « Prix Tatoulu » 2016-2017 (France)

Sélection « Paille-en-Queue » 2016 (La Réunion)
Sélection « Prix littéraire des enfants et des parents 2017 » (Genevilliers)

Blog de Stéphane Servant

Je n’ai pas trouvé d’adresse de blog pour Irène Bonacina…

challenge albums 2017

Cet album participe au Challenge Album 2017, ainsi qu’au Challenge Petit Bac chez Enna catégorie « Aliments et boissons« 

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Silence, une magnifique bd par Comès

Silence – Intégrale

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silenceSilence de Comès (1942-2013) chez Casterman (2005)

L’histoire : Silence est un ouvrier agricole muet. Il est gentil et légèrement demeuré. Gentil au point de ne pas voir à quel point son patron l’utilise, l’exploite même et se moque de lui… Il aime les animaux, la nature et rêve de voir la mer. Il n’a pas de souvenirs, ne sait pas qui il est ni d’où il vient. Au fil des pages on apprend qui est Silence, ce qu’il fait là et pourquoi il n’a reçu aucune éducation.

Silence

Cette bd a été initialement publiée dans la revue mensuelle « A Suivre » en 1979. Cette intégrale est parue en 2005 chez Casterman.

En lisant cette bd, j’ai d’abord pensé à la bd « Tout seul » de Chabouté (Vents d’Ouest – 2008) : pour le dessin en noir et blanc et la solitude de Silence, pour l’émotion aussi qui se dégage de ces pages. Puis j’ai pensé à une bd encore plus vieille. « La Tchalette » de Jean-claude Servais (Le Lombard – 2003) pour le côté fantastique, la sorcière et le rapport à la nature.

Une bd conseillée par un lecteur, que je remercie pour cette belle découverte ! N’hésitez pas, ne vous laissez pas freiner par le noir & blanc ou par les premières paroles de Silence (écriture presque phonétique), c’est une histoire magnifique !

Une bd pas toute jeune, très émouvante, qui n’a pas vieilli et qui m’a beaucoup touchée !

Mon conjoint, pas un très gros lecteur de bd et plutôt amateur des classiques lu dans sa jeunesse (Tintin, Astérix et Lucky Luke), après avoir grimacé devant les premières cases « phonétiques », s’est laissé emporté par l’histoire, qu’il a, finalement, beaucoup aimé également !

* * * *

Une bd pour « la bd de la semaine » qui participe également, grâce à sa belle sorcière, au Challenge Halloween chez Lou & Hilde (Pour le programme complet, c’est sur leurs blogs !)

Cette semaine, c’est chez (personne, je me suis trompée dans les dates !!) ;) La bd de la semaineHalloween

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Féroce, un album de J-F Chabas et D. Sala

FéroceFéroce

Jean-François Chabas & David Sala (ill.)

Casterman (2012)

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Féroce, c’est Fenris : Fenris était un petit louveteau comme les autres. Vraiment ? En fait, il n’était pas plus méchant que les autres, mais il avait l’air… féroce ! Et il faisait peur à tout le monde, y compris à sa mère. En grandissant, ce fut pire : il devint un loup immense, et son pelage rougeâtre, sa gueule encombrée d’énormes crocs et ses yeux à la lueur écarlate, faisaient fuir tout le monde. Résultat, Fenris, qui au départ n’était pas plus méchant que les autres, se retrouva seul et devint véritablement cruel. Une bien triste histoire, qui heureusement ne s’arrête pas là, mais je vous laisse le plaisir de la découverte !

¨¨¨¨¨¨¨¨feroce2

Une histoire, un conte, qui m’a beaucoup plu ! Combien de gens dans ce cas, rejetés, mal-aimés à cause de leur apparence et qui, du coup, malheureux, deviennent comme Fenris, des loups solitaires ? L’histoire est très belle, mais, comme souvent avec les albums (et les bd !) ce qui m’a tout d’abord attirée, ce sont les magnifiques illustrations de David Sala ! Comme dans l’album -des mêmes auteurs- que je vous ai présenté il y a quelques temps, Le bonheur prisonnier, les illustrations sont emplies de détails, de fleurs, de circonvolutions colorées…

Un album moins grand que « le bonheur prisonnier », mais ici c’est un format à l’italienne, et en plus on leur pardonne parce qu’une page sur deux se déplie horizontalement ou verticalement, pour faire de très grandes illustrations !

Bref, c’est encore un superbe album que nous proposent ces deux auteurs et je vais vite regarder ce qu’ils ont fait d’autres, ensemble ou séparément…

Féroce Je viens de lire une critique qui faisait un parallèle entre les illustrations de David Sala et les peintures de Gustave Klimt. Et effectivement, en y regardant de plus près, on se dit que David Sala doit beaucoup aimer Gustave Klimt.

¨¨¨¨¨¨¨¨

De J.F. Chabas nous vous avons également présenté : Les lionnes, Sortilège et Récits extraordinaires.

Le site de Jean-François Chabas

Sur le site de l’illustrateur David Sala vous pourrez voir d’autres illustrations de cet album splendide !

logoalbums2016.jpg

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Rodari, Gianni : découverte d’un auteur

Gianni Rodari, je vous en ai déjà parlé par ici, avec Patron & Employé et mon préféré : Quel cafouillage (conte détourné du Petit Chaperon Rouge).

Aujourd’hui, je vous présente deux autres albums : Scoop ! et Tonino l’invisible

♣ ♣ ♣

Rodari Scoop4emeDeCouv

Scoop ! illustré par Pef  et édité par Rue du Monde (1999) – l’édition originale date de 1982

L’histoire est très simple : un journaliste rêveur et indécrottable optimiste décide qu’il faut donner aux gens l’occasion d’apprécier la vie en leur expliquant à quelles catastrophes ils échappent chaque jour.

Ses articles parlent donc de ce qui aurait pu, mais n’est pas arrivé (avec bien sûr une foule de détails et toutes les conséquences).

Extrait : « Hier soir, à la tombée de la nuit, une singulière aventure n’est pas arrivée à Mr Badoni, comptable, 42 ans, résidant au 39 bis de la rue Bitonto. En sortant du bureau pour rentrer chez lui, il ne s’est pas trouvé face à face avec une femme masquée et armée d’un pistolet, qui ne lui a pas intimé l’ordre de lui remettre son portefeuille contenant son salaire mensuel… »

♣ ♣ ♣

Bref, c’est décalé, c’est loufoque et plutôt drôle ! Et les illustrations de Pef, pleines de douce folie et en complet décalage avec le texte, n’arrangent pas les choses !

♣ ♣ ♣

Tonino l’invisible est illustré par Alessandro Sanna (qui a aussi illustré « Quel cafouillage » voir lien en haut) – Kaléidoscope (2010)

ToninoLinvisibleTonino, un petit garçon, arrive un jour à l’école sans savoir sa leçon. Il a très peur d’être interrogé par le Maître.

Si seulement je pouvais devenir invisible se dit-il… Il s’aperçoit soudain que son vœu a été exaucé et, du coup, en profite pour faire plein de bêtises.

Seulement, quand on est invisible, personne ne vous voit, personne ne sait que vous êtes là… Et ce n’est pas toujours un avantage ! Cela peut même devenir très pesant, pour un petit garçon, la solitude… (et pas que pour un petit garçon, comme on pourra le voir à la fin de l’histoire !)

♣ ♣ ♣

L’histoire est amusante. Qui n’a pas rêvé, un jour ou l’autre, d’être invisible ? De pouvoir faire tout et n’importe quoi (surtout n’importe quoi généralement !) sans être vu, sans en subir les conséquences ?

La fin est joyeuse, mais avec un petite pointe de tristesse tout de même quand on écoute le vieil homme.

Mais ce que j’ai le plus aimé dans cet album, ce sont les illustrations d’Alessandro Sanna : avec quelques traits de crayon, il forme un visage expressif. Quelques traits de crayons de couleur ou de pastel (?) dans une tâche de peinture et ça devient un pull. Un gribouillis en zigzag devient un pantalon. Ses personnages n’ont pas de contour et pourtant, ils sont bel et bien présents ! Je trouve ses illustrations absolument géniales.

 

RodariRodari

 

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