L’espoir sous nos semelles – Roman Ado

espoirFeriez-vous 1000 kms pour sauver votre famille ?

Premier Roman (Ado 13+)

L’espoir sous nos semelles ♥

Aurore Gomez

Magnard Jeunesse (2018)

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Adélaïde Décembre dite « Juno » a décidé de tenter le « trek du Pownal » une course en montagne. Depuis la mort de sa mère, deux ans auparavant, son père s’est laissé couler. Juno a dû arrêter ses études et travailler à l’usine de poissons pour nourrir la famille. Au départ, elle avait pris le règlement du trek dans le supermarché pour s’occuper le temps que la pluie cesse. Puis, en voyant le montant remporté par le vainqueur, elle s’était prise à rêver et à envisager sérieusement d’y participer. Une façon rapide (mais pas si simple !) de sortir sa famille de la crise.

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L’espoir !

C’est ce qui les porte tous. L’espoir d’une vie meilleure, grâce à l’argent. Pour certains, celui de faire des études. Pour d’autres, faire vivre ses proches, ou les guérir. D’autres encore rêvent d’être reconnus à leur juste valeur. Certains espèrent pouvoir partir « ailleurs ». Juno, elle, espère gagner pour améliorer sa vie et celle de sa famille. Et pour pouvoir reprendre des études aussi. Pourtant, c’est un espoir d’un tout autre genre qui l’aidera à avancer dans les moments de doute ou de ras le bol.

J’ai lu ce roman en moins de deux jours. Juno est très attachante et malgré qu’il y ait peu d’espoir dès le début, on espère qu’elle va y arriver, qu’elle va gagner. Même si c’est un roman d’aventure (avec aussi un peu d’amitié, d’amour et de rebondissements), j’ai presque envie de dire que c’est un roman sur la motivation. Qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à se surpasser ? A aller chercher ses limites, quitte à se mettre en danger ? Chacun va apporter sa réponse. A la fin, je me suis demandée ce qui me motiverait suffisamment pour aller au bout d’un truc pareil…

Un très bon moment de lecture !

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Extrait (p. 8)

4.2. Chaque concurrent se voit remettre par l’organisation, la veille du départ :

  • un bracelet à fonction de balise GPS, monitorage de santé en temps réel, bouton SOS. En cas de casse ou de perte du bracelet, le concurrent doit envoyer via sa tablette un message avec une brève description de son état de santé ;
  • une caméra embarquée, fixée sur harnais ventral ;
  • une tablette connectée uniquement au profil du concurrent sur la plateforme technique et sur le site Internet du trek du Pownal ;
  • une fusée de détresse.

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D’autres avis : Bob et Jean-Michel, Blandine

Lire les 15 premières pages :

Ce roman participe au Challenge Petit Bac chez Enna

Catégorie Objet !

Et vu que ce roman traînait dans ma PAL depuis plus d’un an…

Il participe aussi à l’objectif PAL du 31 août chez Antigone !

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Mers mortes – Roman jeunes adultes

Mers

Je n’ai plus envie de manger du poisson après cette lecture…

A partir de 15 ans

MERS MORTES
Aurélie Wellenstein

éditions ScriNeo (2019)

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Les mers et les océans se sont évaporés et les animaux marins ont totalement disparus à cause de la bêtise humaine et de la pollution. Des années plus tard, des marées fantômes pleines de revenants marins (poissons, méduses, baleines, dauphins ou encore requins) déferlent sur les humains, arrachent leurs âmes et les dévorent… Seuls quelques humains, très recherchés car très rares, sont capables de repousser cette menace : les exorcistes. Oural est un exorciste, protecteur de l’humanité, il est vénéré par les habitants qu’il protège. Jusqu’au jour où il est enlevé par l’équipage d’un bateau pirate… Le capitaine des pirates, Bengale, a une vision très particulière des marées. Il a également une idée précise pour les arrêter.

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Un roman qui se dévore très rapidement.

 

Au départ bien sûr, on plaint les humains et on maudit les marées fantômes et leurs revenants. Et puis, petit à petit, avec la compréhension du phénomène, les sentiments s’inversent et on maudit les humains qui ont tout détruit !!

A la fin, je dois bien l’avouer, je n’avais plus envie de manger du poisson. A un moment, on se retrouve dans la « peau » d’un poisson hissé hors de l’eau par un filet ou une canne à pêche ou encore d’un requin à qui on coupe la queue et les ailerons et qui coule lentement, impuissant, mais encore vivant… Abominable !!

Un roman « écologique » qui prêche pour la protection des mers, des animaux marins et du monde sous-marin.

Je ne peux qu’applaudir !

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Lire les premières pages

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Plusieurs romans de cette autrice sont déjà parus chez Scrinéo : Le Roi des fauves (2015), qui a reçu le Prix des Halliennales et Les Loups chantants (2016), qui a reçu le Prix Elbakin (pas encore lus, mais ça ne saurait tarder !!)

Déjà présentés sur le blog : « Chevaux de foudre » et « La fille de Tchernobyl » parus chez Magnard Jeunesse, La mort du temps et Le Dieu Oiseau chez ScriNeo.

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Un grand merci à Aurélie Wellenstein pour sa sympathique dédicace !!

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La guerre de Catherine – BD jeunesse

CatherineLa 2nde guerre mondiale vue à travers la fuite d’une jeune adolescente.

Bande dessinée niveau collège

La guerre de Catherine
Julia Billet & Claire Fauvel

D’après le roman de Julia Billet

Rue de Sèvres (2017)
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1941.

La maison de Sèvres est une école d’un genre un peu différent : les enfants y sont plus libres et encouragés à apprendre par eux-mêmes, à s’entraider. Rachel n’y est pas malheureuse, elle s’est même découvert une passion pour la photographie. Mais en cette trouble période de 2nde guerre mondiale, ses parents, dont elle n’a pas de nouvelles, lui manquent cruellement.

Le danger -de plus en plus grand- couru par les enfants juifs de l’école, font qu’ils doivent non seulement changer de nom, Rachel devenant ainsi Catherine, mais également fuir devant la menace nazie. Rachel ayant pu conserver l’appareil photo dans sa fuite, va s’en servir tout au long des années et des rencontres, pour, finalement, raconter « sa » guerre.

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La guerre de Catherine est une bande dessinée adaptée d’un roman du même nom, écrit par Julia Billet et publié par l’École des loisirs en 2012. Le personnage de Rachel / Catherine est inspiré de l’histoire de Tamo Cohen, mère de l’auteure Julia Billet.

A la fin de l’album, une double page (texte et photos) présente la maison de Sèvres.

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La 2nde guerre mondiale est montrée ici de manière un peu différente. Pas de scènes de guerre ou de violence, pas de camp de concentration, peu de soldats, mais la menace d’un ennemi qui se rapproche et qu’il faut fuir.

Malgré la guerre, malgré ces enfants obligés de se cacher, de fuir, malgré beaucoup de moments difficiles, la guerre de Catherine n’est pas une histoire triste. Peu de pages où il n’y ait pas un sourire, car on parle ici de solidarité, d’entraide, d’espoir et de passion (pour la photographie).

Un très joli moment de lecture qui m’a beaucoup plu, tant pour la façon dont est racontée l’histoire, que pour les illustrations, aux traits doux et arrondis.

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Cet album a reçu le prix jeunesse 2018 de la bd à Angoulême.

http://www.bdangouleme.com/images/pictos/selection_SJ_fauve.png

Le site de l’illustratrice

Son ultra book

Voir les premières pages sur le site de l’éditeur

D’autres que moi en ont parlé : Noukette, Antigone, Bouma, Clarabel, Gambadou, Saxaoul, StephieCaro.

Cette semaine, nous sommes chez Stephie, à faire Mille et une frasques !

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Le Dieu oiseau – Roman jeunes adultes

Dieu

Le Dieu Oiseau

Aurélie Wellenstein

Scrinéo (2018)

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Tous les 10 ans a lieu une terrible compétition entre les 10 clans de l’île. Le clan gagnant a tous les droits sur tous les autres clans. 10 ans auparavant, Faolan a vu sa famille se faire massacrer sous ses yeux. Lui a été « sauvé » par le fils du chef, Torok, qui en a fait son esclave et son jouet.

Faolan attend avec impatience la compétition grâce à laquelle il espère bien se venger. Mais Torok le laissera-t-il faire ?

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Bon, pour tout dire, j’ai bien cru que j’allais arrêter ma lecture tellement j’ai trouvé ça violent et sanglant. Mais impossible de laisser tomber Faolan ! Je voulais vraiment savoir si il allait se sortir de sa situation et le cas échéant, comment… Bref, âmes sensibles s’abstenir, le Dieu Oiseau est une histoire passionnante et prenante, mais sombre, très très sombre… Une plongée dans les recoins les plus noirs de l’âme humaine, jusque dans la folie et au-delà.

Un extrait : « Pour la millième fois, le garçon passa en revue les épreuves de sélection qui l’attendaient : natation, course, escalade, maniement des armes ou lutte, confrontation avec un animal. Ces défis mobilisaient les compétences requises par le futur champion : une fois désigné, le vainqueur des sélections devrait en effet nager pendant des heures jusqu’à l’île sacrée de Mahoké, le dieu-oiseau, puis courir pour devancer les neuf autres concurrents, se battre contre eux, affronter les animaux sauvages et enfin, escalader la falaise où nichaient les sternes de mer et trouver le premier, dans une anfractuosité de la roche, l’oeuf doré conçu tous les dix ans par Mahoké. »

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Deux romans de cette auteure sont déjà parus chez Scrinéo : Le Roi des fauves (2015), qui a reçu le Prix des Halliennales et Les Loups chantants (2016), qui a reçu le Prix Elbakin.

Déjà présentés sur le blog : « Chevaux de foudre » et « La fille de Tchernobyl » parus chez Magnard Jeunesse, et La mort du temps chez Scrinéo.

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