Alexandrin ou l’art de faire des vers à pied

Alexandrin

Alexandrin ou l’art de faire des vers à pied

Alain Kokor (ill.) & Pascal Rabaté
Éd. Futuropolis (2017)
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Alexandrin est un homme libre, un vagabond, poète itinérant qui gagne sa vie en vendant au porte à porte ses écrits. Voici comment il interpelle et charme ses futurs lecteurs : « Je me présente, Alexandrin de Vanneville, poète des campagnes et des villes, arpentant les chemins de terre et de bitume, par le vent et par la pluie, sans me taire et sans amertume, je survis en proposant ma poésie« .

Loin, très loin de nos habitudes consuméristes ou des réseaux sociaux, dans une époque pas facile à définir, mais pas si lointaine (photocopieur, McDo ou raviolis existent déjà…) ce poète vagabond recueille un jour un « oiseau égaré », un jeune garçon, fugueur de son état et prénommé Kevin. Il va lui apprendre à faire des rimes, mais aussi et surtout à regarder le bon côté des choses, à profiter des petits moments de bonheur (j’adore la page 52, quand ils imitent les grenouilles), à s’émerveiller d’un rien, d’un oiseau qui chante ou du bruissement du vent dans les feuilles…

Comment ne pas être charmé par ce poète attentionné et rêveur ? Par cet homme qui manie si joliment la langue pour en tirer des rimes ? En fermant cette délicieuse bd, avec un petit (gros) pincement au cœur, on se prend à espérer que les deux auteurs (que je ne connaissais que de nom) continueront à faire un bout de chemin ensemble.

Une ode à la poésie, à la flânerie et à la liberté que je ne peux que vous conseiller !

Alexandrin

Cette page, je l’avoue, m’a bien fait rire !

Les avis des autres participants à la BD de la semaine : Karine, Hélène, Jérôme, Jacques, Stéphie, Mo’ et Blandine

Cette semaine nous sommes reçus par Stéphanie du blog Mille et une Frasques

La vie est belle malgré tout – Comics partie 4

belle  belleLa vie est belle malgré tout ♥

Seth (Gregory Gallant)
Coll. Outsider
Delcourt (2009)
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Il n’est pas facile de raconter cette bd, parce qu’en fait, il ne se passe pas grand-chose. Pour une bd qui fait plus de 160 pages, vous allez me dire, c’est un peu embêtant !!

Eh bien, non, pas du tout ! Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde dans cette lecture. On suit le personnage principal, Seth, qui est dessinateur, dans sa recherche quasi obsessionnelle d’un ancien dessinateur du magazine américain « The New Yorker » (un magazine très réputé pour la qualité de ses journalistes et de ses dessinateurs).

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On chemine aux côtés de Seth dans sa vie quotidienne, ses balades, ses visites à sa mère et son frère (où le temps semble s’arrêter), ses discussions avec son ami Chet, ses trouvailles dans les librairies. C’est un personnage solitaire, parfois un peu déprimé, un peu grognon, mais au final, c’est quelqu’un de très attachant et de passionné par ses recherches !

Il y a un côté nostalgique, intemporel et un questionnement intérieur permanent que l’auteur partage avec nous.

Si j’ai bien compris, il s’agit d’une « autofiction« . C’est à dire le récit d’événements de la vie de l’auteur sous une forme plus ou moins romancée (Merci Wiki)

belle

Côté dessin, j’aime bien le trait, simple et j’aime aussi beaucoup la couleur du papier beige/rosé (je pense que la même chose sur papier blanc n’aurait pas eu cette douceur. D’ailleurs j’ai vu depuis quelques images sur du papier blanc et je n’aime pas du tout ce que ça donne, c’est beaucoup plus « cru »!)

Une bd qui semble venir d’une autre époque, avec ce dessin en bichromie aux traits simples, et que j’ai trouvé pleine de charme !

Je l’ai empruntée depuis un petit moment et j’ai du mal à la rendre… Je pense que je vais l’acheter, et l’offrir. Un roman graphique qui sort de l’ordinaire et ne ressemble pas vraiment à tout ce que j’ai pu lire jusqu’à maintenant…

belle

J’ai parlé de bande dessinée et de roman graphique, mais c’est nord-américain (l’auteur est canadien ) donc à ranger dans les « comics » !

D’autres que moi ont aimé : Mo’, Enna (qui n’a pas trop aimé en fait !)

Une interview de l’auteur (qui date de 2010)

Autres comics présentés : Copperhead, Batman, Paper girls

Cette semaine, c’est Le Bar à BD qui nous accueille !

Zoé tout court, artiste en herbe

zoéZoé tout court

T.11 : Artiste en herbe
C. M. Harper
Nathan (2016)

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Comme vous l’aurez sans doute remarqué, il s’agit du tome 11. Vous connaissez donc peut-être déjà la petite Zoé. Ou pas. Moi, je ne la connaissais pas, mais, pour tout vous dire, ce n’est absolument pas gênant pour lire cette histoire car elle se présente en 245 mots au début du roman !

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Zoé et sa meilleure copine, Mimi sont très excitées ! Elle vont participer à la fête de l’école en tenant un stand, sur lequel elles vont vendre… Leurs propres créations !! Seul hic, si Mimi est très douée pour les travaux manuels, ce n’est pas forcement le cas de Zoé…

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Zoé est une petite fille maligne, gentille et avec du caractère. Elle a aussi un mini-riquiqui-superpouvoir, un pouvoir invisible, l’empathie. C’est un pouvoir un peu bizarre, qui fait qu’elle ressent les émotions des gens, et qu’elle les comprend.

C’est une petite fille rigolote et très sympathique avec qui j’ai passé un bon moment ! Rien de super original, mais des personnages agréables et une histoire amusante. Des illustrations rigolotes agrémentent chaque page.

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Un extrait : « Je m’appelle Zoé, mais ma maîtresse, Melle Loïs, m’appelle Zoé Tout Court. Tout ça parce qu’il y a trois autres Zoé dans ma classe. Alors Melle Loïs a dit : « Quatre Zoé, c’est trop compliqué. » Et elle a voulu qu’on mette l’initiale de notre nom de famille après notre prénom. Du coup, Zoé Francis est devenue Zoé F. et Zoé Wallace, Zoé W. ça ne lui plaisait pas tellement, mais quand la maîtresse décide quelque chose, on est un peu obligé de le faire… »

A partir de 8/9 ans (selon le niveau de lecture car il y a quand même plus de 200 pages !)

Sophie vous avait présenté le tome 6 : la double surprise il y a quelques années…

Et pour voir toute la collection, c’est chez l’éditeur, Nathan

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Le château de Cassandra – journal

châteauLe château de Cassandra

Dodie Smith

Gallimard Jeunesse (2004)

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Le château de Cassandra est le journal intime d’une jeune fille anglaise des années 1930, qui vit avec son père (un écrivain qui n’écrit plus), sa belle-mère Topaz (une artiste qui communie avec la nature dans le plus simple appareil), sa grande sœur Rose (qui rêve d’une vie meilleure), son jeune frère Thomas (collégien) et le beau Stephen (le fils d’une domestique décédée) qui est resté avec la famille.

Tout ce petit monde habite dans une maison, elle-même située dans la cour d’un château en ruines entouré de douves. Une famille totalement exentrique dont la vie va se retrouver bouleversée par l’arrivée de nouveaux voisins : Deux hommes jeunes, beaux, riches et américains.

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Ce roman, devenu un classique de la littérature jeunesse anglo-saxonne date de 1949, mais malgré son grand âge, il n’a rien perdu de sa fraîcheur !

Le personnage de Cassandra, m’a, dans une certaine mesure, fait penser à Jo March dans « les 4 filles du Dr March » : Elles sont toutes deux passionnées par l’écriture et nous décrivent leur famille de façon délicate et humoristique. Certains l’ont comparé à Jane Austen (la « psychologie » des personnages est moins approfondie à mon avis) et J. K. Rowling, la maman d’Harry Potter a dit : « Cassandra, un des personnages les plus charismatiques que j’aie jamais rencontrés ».

Le cadre où se déroule ce récit (la campagne anglaise, ce château), les rêveries romantiques des deux jeunes filles et cette famille totalement atypique font de ce roman (très facile à lire) une lecture vraiment agréable. Il m’a, en tous cas, fait passer un très bon moment !

En septembre 2009, il faisait partie de la liste des 100 livres préférés des anglais.

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