Raison et sentiments – Comédie de moeurs

Raison

L’amour, toujours l’amour…

Raison et sentiments

Jane Austen

Christian Bourgois (1979)

Première édition 1811

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C’est une Lecture Commune avec Blandine

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Nous sommes en Angleterre, dans le Devon, à la fin du XVIIIème siècle. Suite au décès de leur père, les 3 sœurs Dashwood et leur mère sont contraintes de déménager de Norland Park dans le Sussex, où elles résidaient jusqu’alors, pour aller habiter un petit cottage du Devonshire, à Barton. Chacune a une raison de regretter Norland Park. Mme Dashwood parce qu’elle y a vécu heureuse avec son mari et ses filles, Marianne à cause du lieu qu’elle adore et enfin Elinor parce qu’elle y laisse Edward, l’homme de ses pensées…

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Nous suivons donc cette famille dans sa nouvelle vie. Et les sœurs Dashwood, Elinor et Marianne dans leurs amours tourmentées.

J’ai toujours besoin de quelques pages pour me plonger dans l’histoire, tant le style est différent de ce qu’on peut lire maintenant, et j’avoue que je dois parfois relire une phrase pour être sûre de son sens. Pas une lecture si facile que ça donc, même si l’histoire en elle-même n’est guère complexe.

Les personnages

Ils sont plein de contradictions et souvent, leur éducation leur fait dire ou faire des choses qu’ils ne souhaitent pas réellement, ce qui conduit à des situations embarrassantes. Sans parler, bien sûr, des quiproquos ou encore des gens qui croient avoir compris quelque chose alors que ce n’est pas le cas (Mrs Jennings est très forte pour ça !!) Bref, il faut bien avouer que c’est plutôt drôle par moments !!

D’autres personnages encore sont de vrais « tête à claques » (n’est-ce pas Lucy ?) ou encore des gens franchement pas intéressants (comme Mrs John Dashwood ou son mari, pour ne citer qu’eux …) Mais j’avoue qu’aucun ne laisse indifférent !

Si vous aimez les comédies de mœurs, nul doute que la lecture des romans de Jane Austen vous enchantera !

Moi, en tous cas, j’ai passé un très bon moment avec Marianne et Elinor…

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De Jane Austen, j’avais déjà lu (et vu !) « Orgueil et préjugés » (présenté sur un autre site), ainsi que Persuasion.https://www.dvdfr.com/images/dvd/covers/200x280/8bae09f402617c81f850fb1079714390/44647/old-raison_et_sentiments_tv_2008.0.jpg

Un site entièrement consacré à Jane Austen (en français)

Sur France Culture, 4 épisodes de « la compagnie des auteurs » consacrés à Jane Austen.

L’avis d’Agnès

Et dans la foulée, j’ai regardé le film produit par la BBC. Très plaisant également, pour le cadre magnifique, la musique superbe et le formidable jeu des acteurs !

 

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Ce roman participe au Challenge « je (re)lis des classiques » ainsi qu’au Challenge des « RE »

puisque je me suis aperçue que je l’avais déjà lu !!

classiques 

Rouille – Roman Jeune Adulte steampunk

Rouille

ROUILLE

Floriane Soulas

Ill. couv. : Aurélien Police

Scrinéo (2018)

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L’histoire se déroule à Paris, en 1897. Les hommes ont colonisé la lune et y ont découvert des matériaux jusque là inconnus qui ont permis de grandes avancées scientifiques. Mais certains n’essaieraient-ils pas de jouer aux apprentis sorciers ?

Aux « Jardins mécaniques », une maison de plaisir huppée, Duchesse, prostituée vive et éduquée –mais sans mémoire– sait juste qu’elle se prénomme en fait « Violante ». Elle sait également, elle le sent et tout son corps lui hurle que sa place n’est pas là, dans cette maison close.

Suite au décès d’une de ses amies, elle se lance dans une enquête qui va se révéler très dangereuse…

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Rouille est un roman steampunk original et en un seul tome, ce qui devient rare. Même si au final, comme d’habitude lorsque le personnage est bien développé et attachant, on aimerait rester plus longtemps avec Duchesse, alias Violante.

Concernant l’âge je dirais pas avant 15 ans, c’est plutôt violent, comme assez souvent dans les romans jeunes adultes chez Scrinéo et puis ça se passe en grande partie dans une maison close !

Un roman que j’ai lu en une seule journée et avec beaucoup de plaisir. L’ambiance est très particulière, assez sombre et un peu angoissante par moments, le côté steampunk de l’histoire est original et très bien rendu (on est vraiment transporté dans un autre monde !) Le tout m’a beaucoup plu.

Et pour une fois, j’ai pensé à indiquer le nom de l’illustrateur qui a fait la couverture, je la trouve magnifique !!

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Extrait (p.25)

« Elle courut jusqu’à ce que ses poumons crient grâce et s’arrêta, désorientée. Le soleil brillait à présent avec plus de force, illuminant les pavés et les bâtiments décrépis. Malgré tout, la lune restait visible dans le ciel clair, sa surface blanchâtre marquée du halo circulaire plus sombre des mines de Lunium.

Elle s’extirpa du dédale malsain de la souricière. Une toux rauque la secoua alors qu’elle s’enfonçait entre les immeubles bourgeois aux jardins bien entretenus, épargnés par les nuages toxiques venus des mécabourgs. »

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Le blog de l’auteure (allez voir la couverture en « grand », elle est vraiment superbe !!)

Chez Scrinéo, en Young Adult, j’ai également lu et apprécié « Le Dieu oiseau« , « La mort du temps« , « Le livre de Saskia » (3 tomes), « Le roman d’un non-mort » ou encore « Le premier« .

♥ Gustave Eiffel et les âmes de fer

Gustave Eiffel et les âmes de fer est un roman historico-fantastique avec un brin d’enquête policière, une bonne touche d’humour et dose d’aventure.

Gustave Eiffel et les âmes de ferRoman pour adolescents dès 10 ans

Gustave Eiffel et les âmes de fer

de Flore Vesco

illustré par Rémi Saillard

Didier Jeunesse, mai 2018
9782278089918, 15,90€
disponible en epub numérique 10,99€

Thèmes : Mystère, Aventure, Enquête, Paris, XIXème siècle, sciences, métallurgie

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Gustave Eiffel et les âmes de fer est le deuxième tome d’une série commencée avec Louis Pasteur contre les loups-garou, mais il peut se lire indépendamment, ou bien en premier, sans problème. Dans ce titre, le héros est Gustave Eiffel. Flore Vesco se sert de ses caractéristiques et talents pour le transposer dans un univers un brin fantastique. L’aventure est au rendez-vous avec Gustave Eiffel, dans une sorte de mouvement oscillatoire assez impressionnant qui nous fait passer de moments de stress à de calmes promenades.

Paris, 8 août 1855. Gustave Eiffel est à la recherche dans un travail et répond à une petite annonce très étrange dans un journal. Sur place, il va découvrir la S.S.S.S.S.S. : la Société Super Secrète des Savants en Sciences Surnaturelles, en charge de la protection du pays contre les créatures fantastiques. Cette société secrète (que l’on retrouve dans l’autre tome de cette saga) va lui permettre d’améliorer ses capacités, notamment en combat. Rapidement, c’est une aventure presque solitaire que va pourtant mener Gustave Eiffel, au sein d’une usine de métallurgie. Là-bas les événements étranges sont nombreux, ainsi que les sensations qui font froid dans le dos. Heureusement que la jeune et jolie fille du patron est là pour lui changer les idées.

Le lecteur plonge dans un univers qui joue toujours à la limite en réalité historique et fantastique. On distingue les grandes caractéristiques du Paris de la fin du 19e siècle, tout en découvrant des phénomènes étranges… Flore Vesco joue avec son personnage, avec l’univers qu’elle utilise et crée tout en même temps, et cela donne un mélange étonnant et réussi.

Tout au long du récit Gustave Eiffel va jouer avec les mots : calembours, jeux de mots, vocabulaire de la métallurgie : on retrouve là le trait d’écriture de Flore Vesco que j’avais adoré dans De cape et de mots, son premier roman.

Gustave Eiffel et les âmes de fer est un récit riche, tant en mots qu’en aventures, un récit qui emporte le lecteur en à peine plus de 200 pages, et lui offre une vraie fin… même si j’espère retrouver Nobel, personnage secondaire de ce récit, dans un autre récit ! Régalez-vous, tout simplement !


+ Lire un extrait : en PDF 

+ Une superbe couverture, vraiment réussie et qui colle à l’univers.

+ Pour retrouver Flore Vesco et Rémi Saillard sur le net et jouer les télambuleurs !

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Le fils de l’officier – BD ado/adulte

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Le fils de l’officier

Patrick Cothias & Patrice Ordas (Scénario)
Christelle Galland (Dessins)
Sébastien Bouet (Couleurs)
Coll. Grand Angle
Bamboo (2011- 2012-2014)

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Le fils de l’officier est une série qui devrait comprendre plusieurs cycles, puisque cette trilogie forme le cycle 1.

T1 : La Tête abîmée (2011)

Sidoine est un gentil garçon, un bon élève et un bon fils. En rentrant de l’école le jour de ses 7 ans, il ne se doute pas que sa vie va être brutalement bouleversée. En effet, son « père » Papa Divéres, lui apprend qu’il n’est pas son père, mais son tuteur. Il apprend donc que son père est un « Monsieur », Maréchal des Logis en Indochine, qui, ne pouvant s’occuper de lui et de sa mère (prénommée Sidonie, d’où son prénom à lui, Sidoine) les a confié à un ami Pierre Divéres. De sa mère, décédée alors qu’il n’avait pas 3 ans, Sidoine ne garde guère de souvenirs. Sa plus mauvaise surprise cependant, il l’aura à l’âge de 13 ans : il a obtenu la première place du canton au Certificat d’Études, mais, faute d’argent, ne pourra poursuivre ses études et devra aller travailler aux champs…

Le tome 1 relate donc l’enfance de Sidoine.

J’avoue qu’à l’issue du tome 1, je ne savais pas vraiment si j’appréciais ou non le personnage de Sidoine…

Il n’a pas eu de chance, n’a pas été aimé, a été maltraité, c’est sûr. Et cela l’a rendu dur et amer. Il manque parfois cruellement d’empathie. Mais n’est-ce pas normal après ce qu’il a subi ? Certaines des personnes qu’il rencontre au cours de ce tome sont d’une hypocrisie et d’une bassesse sans nom. Ce que je sais, c’est qu’à la fin de ce tome 1, je voulais absolument lire le tome 2 !!

Le tome 2, « Un cauchemar dans la tête… » (2012), raconte son entrée dans l’âge adulte, sa découverte de l’amour et son combat pour faire reconnaître les injustices dont il a été victime. Un tome dans lequel on ne sait plus « sur quel pied danser »… Sidoine est-il, comme on le croyait dans le tome 1, un innocent injustement accusé, ou est-ce un dangereux déséquilibré comme Résultat de recherche d'images pour "2 aout 1914"certaines accusations pourraient le faire croire ? Nous n’en saurons pas plus dans ce tome qui se termine par la mobilisation générale du 2 août 1914.

C’est une histoire plutôt sombre, avec un personnage en colère et qui se révolte contre sa condition. Et cela se voit dans les couleurs des illustrations : chaudes par moments, notamment lorsque Sidoine est en colère, d’un bleu / gris un peu « fantomatique », presque déprimant à d’autres…

Des illustrations assez « classiques’, des cases généralement assez petites avec parfois de gros plans sur des yeux ou des bouches tristes ou en colères…

Quand au tome 3, je n’ai pas eu le temps de le lire !! C’est fait depuis ce matin, mais je n’ai pas eu le temps de mettre ma présentation à jour avant de partir au boulot…

En voyant la couverture du tome 3 « La Tête en feu » (2014), comme l’a très justement fait remarquer Blandine, on se dit que les problèmes de Sidoine ne sont pas réglés… On va voir dans ce tome toute l’horreur de la première guerre mondiale qui ne fait là que commencer.

Ce que l’on comprend dans ce tome 3, c’est que « Le Fils de l’officier » est aussi une critique de la société d’avant 1914 avec ses arrangements entre nantis… Mon seul regret : que le personnage principal, Sidoine, ne soit pas plus sympathique ! Je l’ai plaint, pour les nombreuses injustices qui lui tombe dessus, mais je ne l’ai jamais « aimé »…

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Pour voir quelques planches du tome 1, c’est par ici

Petite bio de Patrick Cothias ainsi que de Patrice Ordas sur le site de l’éditeur

Le blog de la dessinatrice Christelle Galland (sur lequel vous pourrez voir plusieurs planches du fils de l’officier)

 

Cette semaine nous sommes accueillis chez Sephie du blog Mille et une frasques

Cette bd participe aussi au challenge Première Guerre Mondiale chez Blandine du blog Vivrelivre