La parenthèse – Bd ado/adulte

parenthèseLa parenthèse

Élodie Durand

Delcourt (2010)

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La parenthèse : Un jour, Judith commence à avoir des malaises, des absences, des pertes de mémoire régulières. Ses proches lui en parle, mais elle ne s’en rend pas compte. Un généraliste lui conseille alors d’aller voir un neurologue, mais elle refuse le diagnostic de celui-ci. En fait, ses « absences » ce sont des mini-crises d’épilepsie dues à une tumeur. Et en plus, Judith perd peu à peu la mémoire, au point de ne plus savoir compter ou réciter l’alphabet.

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Ce témoignage illustré est très parlant. On comprend bien ses absences, ses questionnements, son mal-être. Drôle de maladie qui vous prive peu à peu de votre mémoire et de tous vos acquis… On la suit dans sa « chute » dans la maladie, puis dans sa bataille pour retrouver sa mémoire, ses acquis, les choses qui paraissaient évidentes et qui ne le sont plus. Pour retrouver sa vie d’adulte autonome en fait…

Malgré le thème, qui est assez dur, ce n’est jamais ni « geignard » ni déprimant. Elle ne s’apitoie pas sur son sort. Peut-être parce qu’Élodie Durand, même si elle raconte sa propre histoire, la raconte comme si elle appartenait à une autre (Judith). Peut-être aussi parce qu’elle était apparemment dans le déni tout au long de sa maladie…

Les illustrations, parfois très étranges permettent de « voir » comment elle se sentait à ce moment là. Et le fait de faire parler ses parents, sa famille est intéressant aussi, on voit les différences de perception des évènements.

Une première bd intéressante et originale qui m’a beaucoup plu !

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La parenthèse a reçu le Prix Révélation
 du Festival d’Angoulême en 2011

Ainsi que le Prix BD 2011 des lecteurs de Libération

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Sur le blog d’Élodie Durand, vous pourrez voir plusieurs pages d’illustrations

Sur le site de l’éditeur vous pourrez voir 4 planches

D’autres que moi ont aimé : Noukette, Le carré jaune

 

parenthèse

Cette semaine nous avons rendez-vous chez Stéphanie de Mille et une Frasques

14-18 Tome 1 : Le petit soldat (Août 1914)

1414-18
T1 : Le petit soldat (Août 1914)

Corbeyran & Le Roux
Delcourt (2014 / 2017 pour cette édition)
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Bd découverte grâce à l’opération 48h BD
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Dès les premières planches, on sait que ça va être beaucoup plus « impressionnant » au niveau du dessin que dans la bande dessinée présentée sur le même thème la semaine dernière, « la guerre des lulus » (où la guerre est bien présente, mais beaucoup moins visible, dans le tome 1 en tous cas).

Dans le prologue en effet, on se retrouve à Paris, en 1919, dans le cabinet d’un chirurgien, avec une femme qui amène son mari, une « gueule cassée », autrement dit un soldat survivant mais gravement blessé au visage, et qui, sans jeu de mots, n’a plus toute sa tête… Mais, dès la 3ème page, flash-back, on se retrouve en août 1914, pendant une fête au village, juste avant la déclaration de mobilisation…

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Dans ce premier tome, on fait connaissance avec une bande de copains, 8 hommes qui se connaissent depuis l’enfance ainsi qu’avec leurs femmes, leurs familles. Avec eux, on va découvrir toute l’horreur, toute la bêtise de la guerre.

Il y a l’ennemi bien sûr, mais aussi la rigidité et l’imbécilité de certains gradés qui n’hésitent pas à sacrifier des hommes bêtement. On y voit aussi l’exode de ces familles chassées de chez elles par la guerre. Et on suit également le quotidien des femmes une fois les hommes partis.

Un premier tome qui m’a beaucoup plu même si j’ai parfois un peu de mal à reconnaître les personnages… Mais je pense que ça viendra au fil des tomes ! J’ai bien aimé aussi l’insertion, au fil de l’histoire, des dessins de Maurice, le dessinateur de la bande.

Il ne me reste plus qu’à me procurer les 7 tomes que je n’ai pas lu !

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Cette série comporte pour le moment 8 tomes (le T8 est sorti en octobre 2017) sur 10 prévus.

De Corbeyran, nous vous avons déjà présenté : Châteaux Bordeaux, Nanami, Uchonie(s) New Harlem, Dracula, et METRØNOM’

Bd présentées sur le même thème : Pour un peu de bonheur, T1 : Félix, Les godillots, Et si…

D’autres avis : celui de Blandine et celui de Natiora

Une bibliographie (qui date de 2012) faite par Sophie sur ce thème.

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Cette semaine nous sommes reçus par Stéphanie du blog Mille et une frasques

Cette bd participe également au challenge Première Guerre Mondiale chez Blandine (Vivrelivre)Enregistrer

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No longer héroïne : shojo manga

no longer héroïneLe shojo manga No longer héroïne est un manga avec, évidemment, une histoire d’amour, mais surtout beaucoup de bonne humeur et un brin d’humour !

Manga, dès 10 ans

No longer héroïne

de Momoko Kôda

traduit par Yuko K.

Delcourt, 2013-2015
6,99€

No longer héroïne est un shojo manga plein de bonne humeur, avec, évidemment, une histoire d’amour contrariée. Notre héroïne Hatori est la meilleure amie depuis toujours du garçon qu’elle aime : Rita, un coureur de jupon sympathique, qui ne s’attache à aucune de ses petites copines. Elle s’adresse à nous, en nous expliquant que c’est elle l’héroïne de l’histoire d’amour de Rita, et qu’il va bientôt s’en rendre compte. Sauf que celui-ci rencontre une autre fille, une intello un peu coincée, à laquelle il s’attache. Hatori ne sait plus quoi faire : on est en train de lui voler la vedette de son manga !

Ce manga est très sympathique à lire, à l’image de son héroïne. Ses interventions, un peu naïves, donnent du peps au récit. L’humour n’est jamais bien loin, avec du comique de situation, tant notre héroïne ne sait plus comment attirer l’attention de Rita. Elle tente de s’immiscer entre les deux amoureux, mais toutes ses tentatives se retournent finalement contre elle. Au cours des 10 tomes que dure ce manga, Hatori va évoluer, et va notamment rencontrer un autre garçon, au point de ne plus être sûre de ses sentiments pour Rita.

Les illustrations sont sympathiques et on repère plutôt bien les personnages, même si les couvertures sont souvent peu représentatives des personnages que l’on retrouve à l’intérieur du manga. Couverture que je trouve par ailleurs vraiment très sympathiques, car elles mettent vraiment en avant les personnages principaux.

Un shojo sympathique, qui plait aux élèves (surtout les filles), avec une histoire qui ne traîne pas trop en longueur (pour un shojo…), c’est frais et divertissant !


+ Un manga pour le mois japonnais chez  Hilde et Lou. (1 sur toute la série de livres et mangas que j’avais prévu Résultat de recherche d'imagespour ce mois d’avril, j’ai été comme d’habitude trop rapide sur les lectures, et pas assez sur les articles !)

+ Adapté en film, en 2015, au Japon (je ne l’ai pas trouvé en France, à voir en Vostfr en streaming, donc…) >
Le trailer : https://youtu.be/8ebyrObQVFA
+ titre VO : Hiroin Shikkaku

+ D’autres Shojo à découvrir et faire découvrir aux ados :
Coeur de Hérisson
– Un amour de Bentô
Courage Nako

La différence invisible – Bd adulte

AutismeLa différence invisible

Julie Dachez (scénario)

Mademoiselle Caroline (adaptation, dessin et couleur)

Sur une idée et avec la participation de Fabienne Vaslet

Préface de Carole Tardif et Bruno Gepner

Delcourt/Mirages (2016)

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Marguerite a 27 ans. Tous les matins, elle part travailler à la même heure, suit le même trajet, passe dans les mêmes magasins. De 8h à 9h, elle est seule au travail, il n’y a pas de problèmes. Mais à 9h, la foule de ses collègues arrivent et là, on sent un malaise. Du bruit, beaucoup de bruit. Un sourire crispé quand certains de ses collègues lui disent bonjour. Au bout d’une heure et demi, elle n’en peut plus, elle part s’isoler dans les toilettes pour « respirer ». Un jour elle est convoquée dans le bureau du big boss. Il n’a rien à lui reprocher côté travail, mais il souhaiterait qu’elle s’intègre davantage, qu’elle déjeune avec ses collègues…

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Au départ, on ne comprend pas trop ce qui se passe. Marguerite est un peu bizarre, un peu solitaire, elle a ses petites habitudes… Mais au fur et à mesure, on comprend que c’est pire que ça. Elle est hyper sensible au bruit aux mouvements, aux odeurs… Elle ne comprend pas l’humour, les phrases à double sens.

Même si ce n’est pas la même chose, si vous avez déjà été dépressif, vous allez comprendre le calvaire de Marguerite : tout le monde lui dit de « se bouger », sans se rendre compte des efforts terribles qu’elle fait déjà tous les jours !

Cette bd nous parle d’autisme. D’une forme particulière d’autisme, le syndrome d’Asperger.

Si vous vous êtes bien renseigné sur l’autisme, vous n’apprendrez peut-être rien. Mais vous pourrez toujours vous régaler avec les dessins, très sympas. Moi qui suis loin d’être une spécialiste, j’ai appris tout un tas de choses, car en plus de la bd, il y a aussi une partie documentaire très bien faite, même si on est un peu dégoûté quand on voit certains chiffres (20 % d’enfants autistes scolarisés en France contre 8o % dans d’autres pays… On ne peut pas dire qu’on soit en avance !)

Les deux dernières pages proposent des livres de référence, des témoignages, des livres pour enfants…

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Le 2 avril, c’est la journée de sensibilisation à l’autisme

Site de l’ANCRA (Association Nationale des Centres Ressources Autismes)

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Le blog de l’auteure

Celui de Mademoiselle Caroline

Les 4 premières pages sont visibles sur le site de l’éditeur Delcourt

L’avis de quelques blogs : Le Livroblog, Les lectures de Caro, Le bar à bd, Les chroniques de l’invisible

L’avis d’une personne qui est autiste asperger

La bd de la semaineCette semaine, c’est chez Mo’, du bar à bd !

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