Le sursis – Bande dessinée Ado/Adulte

sursis sursisLe sursis ♥

Jean-Pierre Gibrat

Coll. Aire Libre

Dupuis (1999)

°-°-°-°

Juin 1943. Julien devait partir pour le STO, le service du travail obligatoire en Allemagne mais il a décidé de ne pas y aller et a sauté du train. Bien lui en a pris, le train a explosé… Il retourne se cacher dans son petit village de l’Aveyron, à Cambeyrac. Sa tante, seule personne dans la confidence, le nourrit. Ses papiers ayant été retrouvés sur un mort (qui lui avait volé son portefeuille), il assiste même à son propre enterrement.

sursis

Le second, et dernier tome, s’ouvre sur un dossier de 8 pages dans lequel Gibrat nous fait part de quelques remarques, de ses recherches et de quelques beaux croquis également. Un 2ème tome à la fin duquel on comprend tout le sens du titre…

°-°-°-°

Voici une bd qui a déjà 18 ans, mais qui n’a pas pris une ride. En 18 ans, je l’ai lue au moins deux fois, celle-ci étant la 3ème. Pourtant, je ne m’en lasse pas. Tout me plaît dans cette bd !

L’histoire bien sûr, une nouvelle façon de voir la guerre : caché dans le grenier de l’école primaire, Julien écoute la radio, suit les avancées américaines sur les cartes de l’école et entend les commentaires des habitués du bar des Tilleuls. A cela s’ajoute une histoire d’amour impossible : Julien est censé être mort, il ne peut que regarder vivre Cécile dont il est éperdument amoureux. Cécile, qui travaille juste en bas, au bar des Tilleuls et que d’autres « convoitent »…

Jean-Pierre Gibrat a écrit le scénario et dessiné cette bd, et franchement, je trouve qu’il a réussi admirablement les deux !! J’ai trouvé le dessin très beau, les couleurs également et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde en lisant les deux tomes de cette bd … Bien au contraire, j’aurai aimé qu’il y ait un 3ème tome.

sursis

°-°-°-°

Du même auteur, j’ai également lu, et aimé, les deux premiers tomes de « Mattéo » qui se passe pendant la guerre d’Espagne (3 tomes parus sur 4 prévus chez Futuropolis).

Une interview de Jean-Pierre Gibrat

Cette bd participe à deux challenges : La bd de la semaine et Le challenge des « RE » chez Blandine

Challenge des « RE » 2017

La bd de la semaineCette semaine, c’est chez Mo’

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Le passeur – une bande dessinée plutôt « Adulte »

  PasseurLe passeur ♥

Hermann & Yves H.

Coll. Aire Libre

Dupuis (2016)

° ° ° ° °

Dans un monde désolé, qu’on imagine post-apocalyptique, un homme et une femme, Sam et Sam cherchent un passeur qui doit les mener vers un monde meilleur… Ils ont trouvé un prospectus parlant de ce « paradize » et de son passeur avec un plan et de l’argent sur un cadavre. Depuis, ils marchent à travers le désert… Ils arrivent enfin dans la ville où doit se trouver ce fameux passeur. Une ville morte, où rien ni personne ne bouge…

Passeur

° ° ° ° °

Franchement, le scénario est digne d’un bon film d’horreur… L’ambiance est glauque, sordide. On sait, on sent que ça risque de mal, très mal finir. J’en ai encore des frissons, rien qu’à regarder la couverture. Les couleurs, les visages inexpressifs de certains personnages, tout est fait pour flanquer la trouille ou du moins, mettre très mal à l’aise… Un univers sombre, très très sombre ! Si vous ne me croyez pas, allez jeter un œil sur la vidéo de présentation ci-dessous…

Si vous êtes adepte des « Feel good books » et autres « Happy end », passez votre chemin, ceci n’est pas pour vous…

Déprimés s’abstenir !

Bon, ceci dit, j’aime bien les happy end aussi et j’ai adoré cette bd !! Alors si vous aimez Hermann, ou si vous aimez les histoires bien sombres, laissez-vous tenter !

Passeur

D’Hermann, j’ai lu « Les tours de Bois-Maury », « Comanche », « Bernard Prince » (j’ai toujours toute la collection !!) ou encore « Jérémiah » qui avait déjà cette ambiance post-apocalyptique, mais avec l’humour en plus. Ici, l’humour n’est pas de mise…

Hermann a eu de nombreux prix tout au long de sa carrière (voir en bas de page de son site), le dernier en date étant le Grand Prix au festival d’Angoulême 2016 pour l’ensemble de son œuvre.

° ° ° ° °

Pour aller feuilleter quelques pages

Le site d’Hermann (une page est consacrée à son fils, Yves H.)

La bd de la semaineCette semaine, nous sommes accueillis par Noukette

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Macaroni ! Bande dessinée ado/adulte

Macaroni

MACARONI !

Thomas Campi & Vincent Zabus

Dupuis (2016)

Ω Ω Ω 

Macaroni, c’est l’histoire d’une rencontre. La rencontre d’un grand-père et de son petit fils.

Roméo, un jeune garçon de 10/11 ans, n’est pas très content. Sans trop d’explications, son père le dépose chez son grand-père, un « vieux chiant » qui n’a même pas la TV… Un grand-père d’origine italienne, que Roméo connait à peine, et qui ponctue ses phrases d’expressions que l’enfant ne comprend pas (Maledetti /Porca miseria…)

Pourtant, petit à petit, l’enfant et le vieil homme vont apprendre à se connaître, à s’apprécier.

Ω Ω Ω 

Macaroni

J’ai beaucoup aimé l’histoire. Ma grand-mère paternelle est italienne et elle aussi ponctue ses phrases de mots en italien comme le grand-père (surtout si elle s’énerve ! Porca Miseria !!) Et j’ai trouvé très originale la façon dont les souvenirs ou les rêves du grand-père s’invitent dans les cases, ombres qui passent (comme la femme sur la couverture) ou parfois s’installent… J’ai bien aimé les couleurs aussi, plutôt soutenues. Par contre, je n’aime pas du tout les visages des personnages…

Une belle histoire, émouvante, qui nous explique pourquoi le grand-père a quitté son Italie natale, nous parle de ses souvenirs, de ses regrets aussi.

Ω Ω Ω 

Le blog de l’illustrateur Thomas Campi

Thomas Campi aussi

Encore une belle découverte que je dois à « la bd de la semaine », encore et toujours ! Par ici l’avis de Yaneck

La bd de la semaineCette semaine c’est chez Noukette !

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Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Dent d’ours

Dent d’ours

Yann & Henriet

Couleurs : Usagi

Dupuis

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T.1 : Max (2013)  /  T.2 : Hanna (2014)  /  T.3 : Werner (2015)  /  T.4 : Amerika Bomber (2016)

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Par le scénariste du « Pilote à l’Edelweiss »

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1944, dans le Pacifique. Max, dit le « Polak » se repose après un appontage délicat sur le pont du Fighting Lady » le porte avion sur lequel il est affecté. Ses rêveries le ramènent à son enfance en Silésie, en 1930 : il joue avec Werner et Hanna, ses deux amis. Tous trois rêvent de devenir pilotes. Trois amis inséparables que l’arrivée au pouvoir d’Hitler va tout de même séparer… L’histoire alterne sans arrêt entre passé (Silésie – années 30) et « présent » (Amérique – 1944).

A la fin du volume, dans une interview, Yann, le scénariste, nous explique sa façon de travailler, ses recherches…

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Je ne suis pas spécialement férue d’aviation ni d’histoires sur la 2nde guerre mondiale, mais « Dent d’ours » ce n’est pas que ça, et l’histoire a su d’une part capter mon attention et d’autre part, me donner envie de lire la suite.  J’ai bien aimé les dessins (assez « classiques ») et les couleurs, douces pour les passages sur l’enfance, plus foncées et plus chaudes pour les passages du « présent » (c’est la guerre). L’histoire commence à peine avec ce premier tome, on nous présente un personnage, Max, le contexte de l’histoire et les liens qui l’unissent aux personnages des prochains tomes.

Dent d'ours

Dans le tome 1, il y avait beaucoup de passages sur l’enfance des 3 personnages principaux, Max, Hanna et Werner. Le 2ème tome, Hanna, est plus axé sur la guerre et la résistance et j’avoue qu’il m’a moins plu, j’ai trouvé qu’il n’y avait pas beaucoup de dialogues, qu’il ne s’y passait pas grand-chose. Le 3ème tome, Werner, signe la fin du 1er cycle et nous apporte pas mal d’explications inattendues… Je lirai le tome 4, même si au final, je pense que cette bd plaira surtout aux fans d’aviation !

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Vous trouverez ici une biographie et une bibliographie de Yann (qui a aussi écrit sous le nom de Balac)

Et ici, un entretien avec le dessinateur, Henriet.

Max a récolté trois prix : le Prix Saint Michel 2013 du meilleur scénario, le Prix BD des collégiens à Angoulême 2014, et le Prix des pilotes de chasse de l’Ardenne.

Pour ceux, comme moi, qui aurait des trous de mémoire, un petit rappel : La Silésie était une région qui s’étendait sur trois États : la majeure partie était située au sud-ouest de la Pologne, une partie se trouvait au-delà de la frontière avec la République tchèque et une petite partie en Allemagne. Merci Wikipédia !

La bd de la semaineCette semaine, c’est chez Stephie

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