Conte du Japon : Le chat bonheur

conte

Conte à partir de 6 ans

LE CHAT BONHEUR
Un conte raconté et illustré par Qu Lan

Flammarion (2011/ rééd. 2018)

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Echigoya est un très jeune homme le jour où il se retrouve à la tête des célèbres ateliers de teinture familiaux. Il ne sait pas gérer ses affaires, préférant passer son temps à rêver, à s’occuper de lui ou de son chat Tama, ou encore à jouer à des jeux d’argent. Hélas, il finira par tout perdre. Se souvenant d’une ancienne légende, il va demander à son chat de l’aider. Quand il découvrira le « prix » de cette aide, il sera trop tard pour faire marche arrière…

conte

illustrations provenant du site de l’illustratrice

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J’ai adoré les illustrations, très belles (le chat est vraiment adorable) et les couleurs, très douces. Je trouve la couverture magnifique (et l’illustration ci-contre également).

Par contre, l’histoire n’est pas très gaie… Faut-il donc tout perdre pour acquérir un peu de sagesse ? Mais bon, c’est un conte et les contes ne sont pas toujours drôles, ils sont même souvent très cruels !

Je ne savais pas du tout d’où venait cette légende du chat bonheur. Sur ce site « Le grenier de Clio » vous trouverez plein d’autres légendes sur ce Maneki Neko ou chat bonheur.

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Le blog de l’autrice-illustratrice Qu Lan (Allez voir, il y a beaucoup d’autres belles illustrations !)

Qu Lan est également l’illustratrice de « Toile de dragon »

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C’est ma 3ème participation au challenge « Un mois au Japon 2019 » chez Lou & Hilde

http://www.lelivroblog.fr/media/00/01/2537231035.jpg

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Un si petit oiseau de Marie Pavlenko

Un si petit oiseau raconte l’histoire touchante d’Abi, qui a perdu son bras dans un accident de voiture. Au fil des pages on suit sa reconstruction mentale, sa vision nouvelle du monde.

Un si petit oiseauRoman pour adolescents,

Un si petit oiseau

de Marie Pavlenko

Flammarion jeunesse, 2019
9782081443846, 17,50€
Disponible en numérique epub et pdf

Thèmes : handicap, famille, reconstruction, amour

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Abi rentre chez elle manchote après un accident de voiture. Cette grande adolescente de 20 ans a qui la vie souriait n’arrive plus à avancer, elle reste terrer chez elle, a peur du regard des autres, n’arrive pas à apprivoiser cette nouvelle condition. Alors avec elle, on vit la douleur, la terreur, l’amertume. La peur qui l’enferme chez elle, loin des autres. Ces regards sur son passé envolé, son ex, ses anciens projets d’avenir. Enfermée dans sa douleur, elle est touchante, et ses mots semblent bien réels dans cette fiction.

Marie Pavlenko se livre à la fin de ce récit sur son inspiration, l’accident de sa mère, et ce livre bien que différent car mettant en scène une adolescente, résonne de cette réalité, de cette douleur et de ses répercussions. Car avec Abi c’est la vie de toute sa famille que l’on suit, une famille bouleversée, proche de l’explosion. La mère qui ne vit plus que pour aider sa fille, le père qui se réfugie derrière un humour douteux, et la petite sœur qui ne se reconnaît plus dans cette ambiance. Seule la tante apporte une touche d’oxygène avec sa joie de vivre et ses histoires d’amour.

Un livre va toucher Abi et commencer à la faire réfléchir, celui de Blaise Cendrars, qui raconte son expérience, suite lui aussi à la perte d’un bras. Ce livre est envoyé par un ami, anonymement d’abord, et puis peu à peu cet ami va prendre une place dans la vie d’Abi, faire son chemin dans son petit monde, et l’ouvrir à l’extérieur et notamment sur les oiseaux. Entre amitié et nature Abi va peu à peu s’ouvrir de nouveau, et prendre aussi conscience de la vie de sa famille.

Un si petit oiseau est un joli livre, à la fois touchant sans tomber dans le pathos, qui s’éclaire au fil des pages. C’est peut-être un peu facile parfois dans le cheminement, car Abi a la chance d’être très entourée, même quand elle est odieuse, mais c’est aussi un beau message d’amour familial et amical. On ne peut qu’être ému par l’histoire d’Abi, mais une émotion somme toute positive, avec les yeux brillants et le sourire aux lèvres !

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+ Challenge Petit Bac chez Enna – animal
+ Challenge Jeunesse chez Mutie #3

+ De Marie Pavlenko j’ai beaucoup aimé aussi Je suis ton soleil (que je n’ai présenté que sur Instagram) et Nathalie vous a présenté le Livre de Saskia
Saskia T1

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Madame, vous allez m’émouvoir – Lectrices ELLE (22)

investigationInvestigation sur l’histoire d’une famille à travers deux guerres mondiales

Madame, vous allez m’émouvoir
Lucie Tesnière

Flammarion (2018)

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Présentation de l’éditeur : En 2012, Lucie Tesnière découvre les lettres de son arrière-grand-père, Paul Cabouat, médecin dans les tranchées pendant la Grande Guerre. Elle commence alors une enquête qui va la mener sur les traces de sa famille à travers les deux guerres mondiales et changer le cours de sa vie. En fouillant dans les archives et en interrogeant les descendants, elle met au jour des histoires incroyables, mêlant Résistance, collaboration, amours, amitiés et trahisons.

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C’est le récit d’une enquête au sein d’une famille et à travers le XXème siècle. Mais c’est également le récit de la création d’un livre, avec les doutes (sur le bien fondé de la chose) et les surprises (pas toujours bonnes).

Un témoignage composé de mémoires, de lettres (écrites par l’arrière grand-père de l’autrice, ce sont elles qui ont déclenché l’envie d’écrire ce livre), mais aussi de photos, d’archives familiales ou non et de souvenirs des survivants.

Le 1er tiers

Il est consacré à ses ancêtres qui se sont battus pendant la première guerre mondiale et fait environ 140 pages (sur 407 p.) On y partage le quotidien de Paul et François. Le reste se passe pendant la seconde guerre mondiale et après.

C’est intéressant, mais il s’agit plus d’une enquête familiale sur les agissements de certains membres éminents de la famille pendant les deux guerres que d’un livre d’histoire. On participe à l’enquête, aux découvertes, mais aussi aux tâtonnements de l’auteur, à ses appréhensions faces à certaines révélations qu’elle va être amenée à faire.

A lire plus comme un témoignage, une enquête familiale qu’un récit historique. J’y ai trouvé le même plaisir que lorsque l’on fait des recherches généalogiques, on joue au détective à travers le temps !

Une agréable lecture.

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ELLE

22ème lecture / 28

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Ce livre participe également au Challenge Première Guerre Mondiale chez Blandine

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La mare au diable – Littérature romantique

Mare MareLa mare au diable

George Sand

Éd. Desessart (1846)

Flammarion – Librio (1995)

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Il existe de très nombreuses éditions de ce roman. Je vous conseille de choisir une édition proposant le texte intégral, d’autant plus que ce roman est très court (122 pages en comptant l’introduction).

Et, si je puis me permettre un autre conseil, allez directement à l’histoire (chap. III chez Librio) il sera toujours temps ensuite, de revenir à l’introduction et aux explications de George Sand sur le pourquoi elle a écrit ce roman.

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L’histoire : C’est une histoire d’amour qui se déroule dans la campagne du Berry. L’histoire commence dans une ferme, où un beau-père, le Père Maurice, parle à son beau-fils, Germain. Dans cette famille, comme c’était alors la coutume, plusieurs générations vivent ensemble. Germain ayant épousé Catherine (décédée au départ de l’histoire) vit toujours chez ses beaux-parents avec ses 3 enfants en bas âge. Les beaux parents, se sentant vieillir et de moins en moins capables de s’occuper correctement des petits, demandent à Germain de se remarier, afin que son épouse s’occupe de ses enfants. Celui-ci, au départ pas très « chaud » pour se remarier, accepte pour faire plaisir à ses beaux-parents et pour les soulager de la charge de ses enfants.

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Une histoire qui m’a bien plu, même si elle est un peu « vieillotte » et si les gentils sont parfois un peu « trop » gentils… C’est une sorte d’ode à la nature et au plaisir qu’il y a à vivre à la campagne. Une histoire facile à lire (intro mise à part) et agréable.

La couverture que j’ai choisi pour illustrer cette présentation n’est pas celle du livre que j’ai lu (librio) mais je trouve que c’est celle qui correspond le mieux à cette histoire, vous comprendrez pourquoi, je pense, lorsque vous l’aurez lu (elle illustre mon passage préféré dans ce roman !)

La mare au diable est née, nous explique George Sand dans son introduction, parce qu’elle voulait montrer une autre vision (plus « gai ») des paysans que celle, par exemple que l’on peut voir dans cette gravure, où le paysan, en haillons, trace son sillon avec la mort pour toute compagne… Voici ce qu’elle dit : « Albert Dürer, Michel-Ange, Holbein, Callot, Goya, ont fait de puissantes satires des maux de leur siècle et de leur pays. Ce sont des œuvres immortelles, des pages historiques d’une valeur incontestable ; nous ne voulons pas dénier aux artistes le droit de sonder les plaies de la société et de les mettre à nu sous nos yeux ; mais n’y a-t-il pas autre chose à faire maintenant que la peinture d’épouvante et de menace ? Dans cette littérature de mystères d’iniquité, que le talent et l’imagination ont mis à la mode, nous aimons mieux les figures douces et suaves que les scélérats à effet dramatique. »

Mare

Gravure du peintre et graveur allemand Hans Holbein le Jeune (1497-1543) qui a inspiré ce roman.

Pour le lire en pdf (l’histoire commence p.19)

Ou l’écouter en livre audio

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Une courte biographie de l’auteure et présentation de la mare au diable par Olivier Barrot.

Intéressante analyse du roman par JC Depotte (attention, le résumé vous dévoile la fin de l’histoire !)

Sur France Culture vous pouvez écouter l’émission « Grands écrivains, grandes conférences » consacré à George Sand.

Pour les passionnés, il existe un Challenge George Sand sur le blog de « Les livres de George ».

Adaptations : Je n’ai trouvé que 2 films et 1 BD, si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à me les signaler, merci.

2 Films : Celui de Pierre Caron (Muet en N&B) réalisé en 1923 et celui de Pierre Cardinal en 1972 (extrait ici- Scène finale du mariage)

L’adaptation de Voro en bande dessinée (2001, rééditée et augmentée en 2009).

classiques

C’est ma 1ère participation à notre challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » !

Thème « L’amour à la page« 

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